‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 41 sur 58 · T0CABULAI1K · texte numérisé non relu

T0CABULAI1K

Roder 9 c'est tourner entre deux mâchoires de plomb garnies d'émeri les parties qui doivent être parfaitement rondes, les tourillons de la noix, par exemple.

Rodoirs, outil* servant à roder ; il y en a de simples

et de doubles.

Rondache, ou rondelle, bouclier de forme ronde et convexe au -dehors.

Rùuet, petite roue d'acier appliquée contre la platine de l'ancienne arquebuse.

Roulette, c'est, dans la platine des fusils de chasse, uoe petite roulette d'acier qu'on adapte à l'extrémité de la petite branche du ressort de batterie-, ou à l'extrémité du pied de la batterie à laquelle elle donne mn mouvement plus doux*

Ruban , lame préparée avec de vieux fers et étirée.

S , nom- donné an porte- vis a- cause de sa figure. Oa nomme aussi S la contre-plaque sur laquelle portent les têtes des vis de platine.

Sabre, arme offensive composée » comme l'épée, d'une lame d'acier, d'une poignée, d'une garde, d'une calotte sur laquelle la soiç est rivée. Le sabre est trauchant d'iuTci)té et s'emploie en frappant de taille et de pointe , ( t'oyez 1 34 et suivans )•

Saette, tagetie, sajette> diverses flèches lancées avec farc.

Salade, casque de fer à visière, sans orêta et sans ornemens.

Saladin , cotte d'arme.

Sanguine, (hématite)) pierre dure servant à les brunissoirs.

TOCÀBULAÎHR. Zfe

Sarisse, lance des Macédoniens. La lancegaie est ua liminutif de la sarisse.

Scorpion, arme portative des anciens.

Semer on canon , c'est le mesurer.

Semeur v bob . donné an maître ouvrier chargé le la vérification de» canons dans les fabriques.

Sèpé % oa appelât, ainsi un double T en 1er qne l'on ait glisser dans. une coulisse pour y assujettie la.

anon. L

Serpe d'arme, hacher eau y arme des chevaliers*

Serpentin y nom donné, à cause de sa figure, au chien le l'ancienne arquebuse.

Souder, c'est rapprocher deux, morceaux de fer haufles a la chaude suante ,, et le» réunir ensemble veç le marteau, le fer doit être bouillant et prêt à ntrer en ftision ; on amorce les morceaux à réunir, 'est-à-dire , qu*an les, refionle un peu et qu'on y pratique des becs de flûte, qui, disposés en sens contraire, 'appliquent l'un contre l'autre. II faut avoir soin qu'il te se trouve entre les doux parties si souder aucune caillette de fer brûlé, ni crasse, ni cendre, sans quoi a soudure se fait- imparfaitement, aussi doit- on secouer kjBà morceaux , en les frappant sur le bord dé 'enclume, après les avoir tirés, du feu et à l'instant de es poser l'un 'sur l'autre. On commence à pétrir la ionnwe i petits coups pour la faire prendre, avant de brger à toute volée , pour donner au fer sondé la forme ?oavenabte. (r,poubture.)

On emploie aussi ce mot pas corruption pour braser % lui est l'action de réunir deux morceaux de métal , » 'aide d'un intermédiaire qui est ordinairement , bu in métal fusible, ou un composé métallique qni se tomme b#Q*uh* ou plutôt eeudure. Four faire cette >pération, on rapproche les deux partie» à réunir orsqu'ellfes ont été avivées, avec la lime, et en ayant toin de n'y pas toucher avec lesdoigts, pour les garantir le tout corps gras , ce qui nuirait à la parfaite réussit s; jn les fixe avec un fil de fer , puis on met de la soudure iur le joint , et on bât fondre cette soudune*

350 VOCABULAIRK.

braser; pour réunir deux parties dé fer, on emploie le cuivre, dont on aide la fusion avec le borax pilé; pour braser deux pièces en cuivre, on emploie Tétain. Il y a un métal composé , qu'on nomme soudure-, qui est diversement composé, suivant le? cas ; par fois c'est de l'argent et du cuivre mélangés , d'autre fois do zinc et de l'étain : on brase quelquefois aussi à l'ar-

?;ent fin : lés pièces de six liards sont renommées pour aire une bonne soudure.

Soufflet i machine soufflante qui alimente le feu de forge, (v. 7.)

Sous-garde, morceau de fer long d'environ buit ponces, large d'un çtemi-pouce et même de neuf lignes, qui forme par le milieu un demi-cercle, et qui a une oreille de chaque coté, au moyen, desquelles on la fixe après le fût par dés vis : cette pièce , qui se pose sur le dessous du fusil , sert a garantir la détente et à empêcher qu'elle ne s'accroche et fasse partir inopinément la gâchette,

Sous-gOrge, partie du chien qui est sous la mâchoire inférieure. .

Support, c'est un billot de bois, rond, 'lourd et un peu épais, qui est surmonté dans l'encastre d'un petit pilier également en bois, de là grosseur d'un pouce et long (le six, et qui est traversé d'un petit morceau de bois plat en forme de croix; il sert pour soutenir le bout d'un canon, de fusil sur lequel on travaille quand l'autre bout est pris dans l'étau.

Stitet, poignard, petit et aigu.

Support, espatejt, ou coude, partie du chien qui sert a l'arrêter dans son mouvement et à empêcher qull ne tombe jusques sur le bassinet. Il y a des fusils de chasse où le chien n'a pas cPespalet., mais une gorge arrondie comme le garde-feu du bassinet sur lequel elle vient s'appuyer.

Sur bande, c'est le chemin une le chien du fusil

YOCABULAlftft* 55 1

Tallevas, grand bouclier.

Talon ,' partie de la batterie de platine qtiï pose sur le ressort ; partie écbanci ée de la culasse ; partie ren« forcée d'une lame de safcr» •

Taraud, outil dépendant de la filière. Cette dernière fait les vis ; le taraud fait les écrottx : il doit donc être en rapport avec la filière , et l'on doit en avoir de toute» les dimensions. Les arquebusiers se servent de tarauds ronds, n'ayant que des lignes de dégagement, et presqu'entièrement cylindriques, en quoi ils diffèrent des tarauds ordinaires qui sont coniques dans les deux tiers de leur longueur et triangulaires, carrés ou pentagcuiaux dans leur coupe transversale : cette disposition de leurs tarauds est' motivée sur là nécessité d'obtenir des écroux qui soient toujours exactement de même diamètre , circonstance qu'on est moins sur de rencontrer avec les tarauds prismatiques : c'est cette même raison qui" leur lait préférer les filières simples, (v. Filière*, 5o et 3 î.J x

Targe, bouclier d^ piéton; il était ovale ou en losange.

Tasseites, pièces de l'ancienne armure qui étaient au b as -de la cuirasse.

Tenailles, elles ressemblent aux tenailles en bois des fourbisse ut s , ( v. 106) ; elles servent pour serrer un canon dans l'étau : il y en a qui sont garnies de plaques de liège pour' serrer les fûts dans l'étau , sans que les mâchoires y fassent des empreintes qui seraient nuisibles.

Tenailles droites > elles sont faites comme celles des senuriers , et servent pour faire chauffer le fer à la forge et le tenir sur l'enclume , \ v. Pinces-, 10 , S 4* }

Tenailles à crochet , elles servent aux mêmes- usages que les tenailles droites , mais dans d'autres circonstances.

Tenailles à vis ou étaux à main; elles sont faites comme celles des . serruriers 9 " horlogers ; les armuriers

35 S TOCABOLAIMp

en ont de plusieurs sortes , à mâchoires plates et à mâchoires d'étau. (v. 49-)

Tenailla à çh*nfrein> ces tenailles sont faites comme celles des serruriers; elles «errent à tenir dans l'état des pièces inclinées à 45* , ( ». 5 1 . )

Tenon» , on appelle ainsi de petits morceaux de fer carrés qui sont sondés de distance en distance le long du canon : ces tenons sont percés an milieu , pour eut goupillés , et entrent dans de petites mortaises pratiquées dans la cannelure dn bois du fusil ; ils serrent à assujettir te canon après le fût an moyen de goupilles traversant ce fût et les tenons. Ce moyen de fixatioi est particulièrement employé lorsque le fût ne se prolonge pas tout le long du canon.

Timbre y partie ronde da casque qui emboîte le dessus de la tête.

Tire- bourre 9 petit instrument composé d'une vit et de deux branches formant une double hélice, et très-aîguës à leur extrémité ; au talon eai un trou taraudé formant écrou et recevant la partie filetée qui se trouve au petit l>out de la baguette du fusil, (t. sot» $ 9 ) , il sert a débourrer le fusil anciennement charge.

Tiiwrr, morceaux de fer plats qui serrent à attacher le canon après le fât : us ne sont pins guère en «sage.

Tonnelets, partie basse de l'ancien habit à la romaine.

Tonnerre,, c'est la partie dn fusil ou dn pistolet fai avoisine la calasse, et où se fait l'explosion de la charge ; cette partie doit être plus forte que le rente da canon.

Tourne-à-gauche y levier en fer servant à faire tourner les tarauds dans les trous qu'on veut convertir en

■oux ; le tourne-à-gauche a ucnx bras et est percé

•s le milieu d'un ou de plusieurs trous ajustés a la parplate ou carrée fermant la tête des tarauds, (voyex te-4araud), VounuvU , petit morceau >d'acier plat, large de six

jjes environ, épais d'une ligne faible, carré parle

yocjkBTOAitt'. 85$

Travers tt traverses , on nomme ainsi des crevasse»

transversales qui se manifestent dans le canon de f mil

et de pistolet lorsqu'on n J a pas employé de bonne*

matière pour leur confection.

Tronte/cm, espingole, fusil court dont le canon est évasé en forme de trompe et qu'on charge de plusieurs?. petites balles ou chevrotines ; 3 y en a de diverses foraines et quelquefois le canon est en cuivre. Cette arm* eert particulièrement popr mettre dans les voitures devoyage ; elle se charge plus facilement que les autre» a cause de la forme du canon; mais elle repoussât beaucoup, ce qu'on attribué à l'évasement de lu bou**che. La charge de poudre est d'environ o k. oo46 i (90 grains), et de dix à doute chevrotines, pesant en* semble o k. 0329 , ( 6 gros ) .

On ne fabrique presque f>lus de ces armes ; mais on fait encore des pistolets espingotes. Un tromblon bien soigné coûte environ iSofr.

Trousse , paquet de lamettes d'acier avec lequel on fabrique les ïAmés de sabre;

Trousse de batterie , c'est la partie droite qui appuie carrétnen t sur le ressort*

Trousse de forêts, assemblage, assortiment des forets nécessaires pour le forage d'un canon*

Trusquiti, instrument dont les menuisiers font usage et dont les armuriers se servent également. Le truaquin sert à tracer des parallèles ; on en fait en cuivre t en fer, en bois, auxquels on donné des formes divers ses plus ou moins compliquée*. Dans sa plus grande simplicité , le trusqui» se compose d'une tige en bois de six ou neuf ponces de longueur + parfaitement cariée dans sa coupe, et glissant à travers une nlancfa* qu'elle pénètre et qui sert de conducteur; au, bout de la tige est plantée une pointe d'acier qu'on tient aigu» et qui sert à tracer en éloignant plus oumaras la plan*» che conductrice, et la faisant porter sur le champ d'une pièce quelconque , en faisant porter k pointa sur le bois, on trace sûrement une parallèle à c# champ, plue où moins éloignée, selon que la tige m plus ou mains pénétré dans le conéujr^enr » urie clà* vette ou coin arrête te conducteur à la distance voulue . lnmanp, la tige passa trop librement dans la mor

3oJ*

Vilebrequin; cet instrument, qui serti faire virerl» mèches et forets, est nommé quelquefois Virebrteait: c'est un fer coudé en C , ayant une tête garnie d W pommelle de bois dans laquelle la soie est mobile; l'a» tre extrémité , qu'on nomme inii/ ou barillet , est fers (l'on trou rond, carré ou rectangulaire, selon la. forai de la télé des mèches et Forets qui doivent s'y impluterj sur le coté du baril est une ris de pression, .il

en bois Ou en fer, tournant sur ta tige, et qu'on nomme poignet, fv. 68,69, 7°)"

Vit, cylindre de 1er on d'acier ayant une tête, tantôt carrée, tantôt ronde, tantôt spbérique, le plut souvent ronde et fendue , et autour duquel tonmr, a décrivant en hélice ,iin filet saillant, tantôt angulaire, tantôt rond, tantôt carré ,( t. fîtet ) ; le* visprhidpales de l'armurier sont;

La vit du chien, elle est k tête sphérique, fortera travers et rendue sur le sommet ; elle sert a rappn)cher les mâchoires et i opérer la prisa et le maintien delà pierre k feu;

Le chu du chien k tête plate, ronde et saillante; 00 ■1 faisait jadis en goutte de suif; elle sert à Eier 1< cliii-n sur leoarré de la noiïj

La vît du retuart de batterie, tète saillante, ronde (I

■ic. la vit de batterie, la vil de bottine! , la vit h

ressm-t de gaehelle, la fit da grand rtttort, la ai*

Initia, les vit de bride, les vit de culotte , les s" *

if ne, qui auujétûeent la plaque de couche aprtili

été, les vit de platine, etc. , etc. , toutes ces via ont

été -.écrites dans l'explication de la platine, (». '&>''

' tille, outil en acier, cannelé, terminé par une riante

. emmanohéi un hni* fit en travera: c'est <■•

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