‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 40 sur 58 · V0C*KI7LA!B · texte numérisé non relu

V0C*KI7LA!B

ment encadré, sur lequel on voit un trophée de guerre soutenu par une victoire.

Cette. belle épée coûte 5oo fiv, et pèse environ o k. 97, (a livres)-; -elle a été faite, en 1816, sur les dessins de M. Ma nceau, déjà cité.

Ep in g (et te , aiguille en fer ou en cuivre, terminée en pointe d'un côté et en anneau de l'autre, servant a- dégager la lumière 7 du fusiL

Epreuve , examen et essai des armes à feu.

Equipeur-monteur , ouvrier qui' ajuste les pièces du fusil sur le fût.

Eseàpette, carabine, arme à feu,

Espadon , longue épée. .

Espatet, partie du chien d'une platine de fusil, (v. Support).

Espingole ou spïngote, arme à feu portative» (t. Tromblon).' ~" • "

Estocade ^ jfongùe épée.

Estradiol , Cavalier armé ( vieux mot ).

Etampes, doubles ou simples, pièces de fer et d'à-, cjer soudées ensemble, dans lésquelïes-on fait prendra à la forge diverses formes an fer. lorsqu'il est chaud » (Voyez *o,r$8). ,

~Etau 9 pince en fer ayant des mâchoires garnies en> acier dont le rapprochement est déterminé par une " forte vis. à pas carrés. Il y en a de plusieurs sortes, étàu à pied, étau à griffes, étau à main, ( Voyez 3o ) \

, Etelle, morceau de bois appliqué sur la mèche avec laquelle on fait le forage du canon. Chaque fois qu'on fait passer la^meche, on rehausse Té tel le en mettant entrellè et la mèche une feuille de papier.

Etouteau , pivot eni plan té dans la douille de la» baïonnette et qui borné le mouvement de la virole. -.

Eventures ou évents, petites fentes ou crevasses dan a. un canon de fusil provenant dé |a mauvaise qualité dq la matière , ou de la mauvaise manière dont la pièc*. a été forgée. . ,'

9*8 TOCAWtAfftB.

Fauchard ou Fauchant* arme d'hast garnie A extrémité d'une lame, recourbée et tranchante de* deux côtés.

Faux, arme .d'hast dont la lame est semblable à celle des faux, ordinaire*.

FUet , petite éminence longitudinale et linéaire exécutée sur certains endroits dune pièce pour lui serrir d'ornement (terme d'archltectnre) ; il prend aussi le nom de listel lorsqu'il est plus large.

Fttet, /(terme de mécanique)' éminence aiguë, ronde ou carrée, faisant saillie sur nn cylindre et l'enveloppant en décrivant nn hélice. La vis est composée d'un , deux , trois , quatre filets. Si elle n'a qu'un filet» la ^ente est peu sensible. Cette pente est inclinée i gauche on à droite, «elon la nature de la vis qu'on vent produire, la révocation du filet autonr.du cylindre s'appelle' pat , le vide qui se" trouve entré deux pas se nomme' étudie ; ordinairement , le vide on l'écnàle et le plein, pas ou filet, sont égaux, ce n'est point Cependant une* règle absolue : dans les vis à bois, les filets sont moins larges que les éc nettes * parce que ces écuelles feront les filets dans l'écrou ; et qne , vu le moins de force, de la matière , il convient que le filet de l'écran , qui est en bois, soit plus' fort que le filet de la vis; qui est en ter, lorsque l'écrou en fer n'a que quelques filets et doit tourner souvent sur une longue via. qu'il parcourra dans sa longueur, il cou» vient également que le» filets de la vis soient plus maigres que ceux ae l'écrou qui supporteront un frottement plus' continu. Dans une vis en bois, tournant dans un écrou en bois, les filets de l'un' et de l'autre èeront d'égale force, . • s ,

Filet doublé ou pat double , le filet est double lorsque l'cspacexompris entre les circonvolutions de ttiéuee est divisé en deux dents d'égale hauteur entr'elle* et de moitié moins hautes que si le filet était simple. Bans ce cas, les filets, commencent et finissent aux ^eux extrémités du diamètre du cylindre fileté. ,

VOCABCLAltt. 3 19

Filet triple, le filet est divisé en trois dents» le rampant étant toujours le même. Ces filets commencent et finissent à trois points équidistans pris sur la circonférence dn plan du cylindre. Le met quadruple est celui qui est divisé en quatre délits : on ne «ha* sait pas de division plus étendue.

Filière, planche d'acier percée de trous taraudés, dans lesquels on fait passer , en les tournant, des fils métalliques pour en former des vis : c'est la filière simple. On s'en sert principalement dans les manu* factures d'armes de guerre, afin que tontes les vis du même numéro soient exactement de même calibre et puissent être vissées dans- les écrans d'une arme on d'une autre indifféremment ( Voyez 33 ).

Filière double, instrument composé de plusieurs pièces servant également, a faire des Vis , mais les dormant plus parfaites* et de diamètres différens, (Paye* 87);

On faisait jadis cette -filière d'une autre manière s c'était une espèce 4)e compas piat et large d'environ trois pouces dont chaque branche, coupée par en lias, se terminait par deux petits manches ronds. Un peu au-dessus de ces petite manches,. et eu-dedans , était un tenon fixé à demeure dans la branche droite et en* trant dans un trou pratiqué dans l'autre branche, comme cela a lieu dans les grands moules à balles. Le milieu de ce' compas était percé de plusieurs ' trous taraudés comme les trous de filière à coussinets, et plus large d'un côté que de l'autre; les arquebusiers s'en servaient pour former les vis pointues.

Flambera ou fhmmard y sorte d'épée dont la lame avait la forme d^une flamme.

Flamber ge> grosse et forte épée.

' ' FlancaU, caparaçon, en tôle ou cuir bouilli dont on couvrait les flancs du çheial de bataille.

Fleuret , espèce d'épée à lame carrée, terminée à son extrémité par un bouton garni de peau et dont on se serfponr apprendre à* faire des armes i on les fabri+ que à Saint-Etienne.

Fond, c'&t aux fourreattx de tabre en tôle , la p

33o VOCÀBULÀIM.

tie en fer forgé de la cuvette sur laquelle s'appuie la coquille.

Forage ou forée, l'action de percer et évider les canons de fusil en y faisant passer plusieurs mèches ou forets* • '• • < • '

Foret, les forets sont de petits morceaux d'acier trempé , de la longueur de deux ou trois pouces, dont un des bouts est aigu et tranchant. Les. ouvriers en ont de ronds, de plats et & gram d'orge, dont ils se serrent pour faire des trous dans des pièces de fer : ils passent le foret au milieu de laJ>oîte et l'assujettissent dedans, ensuite ils mettent le £out qui n'est point aigu dans un trou du plastron nommé conscience ou violon, présentent la pointe sur le fer qu'ils veulent percer, et puis, avec l'archet dont Jia corde entoure la boîte., ils font tourner le foçet."

Foret aboi»; c'est une espèce de poinçon long de six à huit pouces, fort nfeftu et un peu plat, emmanché comme une lime v aigu par la pointe,) avec lequel on perce de petits trous dans le bois dés. fusils, pont y passer les goupilles qui passent dans les tenons du canal , et qui l'attachent sur le bois. <

Fourniment, étui en bois, en corne ou autre matière, dans lequel les soldats portaient la poudre.

Fourreau, c'est l'étui dans lequel on loge les armes blanches et qui les garantit àes chocs et frottemens.

Fraise, il y a quatre' espèces de fraises, la fraisée bassinet, la fraise plate, la fraise pointue, la fraise à roder»

La fraise à bassinet , est un morceau' d'acier gros et rond comme un gland et taillé, comme une lime : elle a une petite queue carrée et longue d'un demi-ponce : cette queue entre dans le bout dp la broche qui porte la boîte et qui. traverse le chevalet, {Voyez ce mot); on s'en sert pour polir le creux du bassinet -en faisant tourner cette fraise dans le bassinet.

La fraise plate', a un bout rond et plat, plus gros que le reste ; ce bout est cannelé et sert de la même manière que la fraise pointue pour faire un trou plat du fond où l'on puisse placer ta tète d'une vis plate et -. ,„ , -ii ni*ce.

VOCAVUX.AIBE. 35*

Xa fraite pointue, est un petit foret carré. long de* dTeux à trois pouces ,* dont un des bouts est. un cône *■ laree base et est cannelé sur toute sa longueur dcpuisw ï» base du cône jusqu'au sommet ; elle sert à évaser l'orifice supérieur d'un trou, afin d Y noyer la têt* «l*une vis cooique en-dessous. On la fait mouvoir avec* le porte -foret et l'archet. - ■

I*a fraise à roder, est une espèce de clou de la ion-» gêneur du pouce ^ dont la queue est ronde., unie et un . peu forte ; la tête un. peu plus large, ronde, épaisse* et taillée en-dedans comme une lime. Elle sert pour unir en-dessus le trou où doit être placée une vis pour <jue la tête- porte bien à plomb. On fait passer la queue de cette fraise dans te trou, de -manière que le> côté taillé en lime porte sur la surface qu'il s'agit de dresse*, et on' met la queue dans un vilebrequin, qu'on fait tourner,

Fiisit; arme à feu composé d'un canon, -d'un fût» d'une platine, etc.. - ■ ' •„ f -

Fusil à vent, arme dont h* culasse est creuse et forme un réservoir dans -lequel on accumule de l'air comprimé à l'aide d'une pompe foulante; l'air s'é* chappe violemment/ de ce réservoir par un conduit fermé par une soupape, et, en se détendant, lance au loin le projectile.

Fusil de chasse ^i\ est plus, léger que le fùsiT ordinaire..

Fusil dé munition ,.pz dit d'un fusil de fort calibre armé de sabayon qe/te. ' • ' * p

Fusil de rempart, le. diamètre entier de la culasse x est de dix-huit lignes, tandis que celle du fusil ordinaire n'est que de seize lignes-, et le diamètre entier de la bouche de 1 1 lignes i/4 au Heu de 8 lignes i/a>» le calibre de 8 lignes i/4 au lieu de 7 lignes 3/4, laballe est de. 16 a la livre au lieu de 18 wmaie dans le? fusil de munition, ordinaire.

Fusil double, qui a deux canons sur. le même fût..

Fusil tournant , celui composé de deux canons don* l'inférieur est mobile et peut être ramené en-dessus^

FùsU à procédé on à sysUme, fusil dont l'amorç* es'

55 i *oeiBi7ï,AiH».

tin grain de pondre fulminante qui l'enflamme par

le broiement on par la percussion.

Fût , bois du fusil , du pistolet , etc. , manche de la pique » de la lance , etc.

Gâchette, morceau de fer coudé dont une dt% branches est plate , arrondie et pose sur la détente; l'autre branche est taillée en quart de rond et se termine par nn petit tenon formant le couteau. Elle est percée d'un trou uni par où passe une vis , tenant par sa tête dans la bride de noix et par sa partie filetée dans le corps de platine. La gâchette pivote sur cette vis , et sert pour fe / repos , la tension et la détente du chien , un moyen des crans de la noix dans lesquels elle ..s'engage au moyen du petit tenon qui termine l'un de ses bras- ( Veyet 1 96*). •

Garde , j>artie de la monture da sabre qui garantit la main des coups de l'ennemi.

Garde-feu , partie dn bassinet : c'est celle qui s/élève du côté du chien.

Garniture, l'assemblage de plusieurs pièces propres à consolider et orner le fusil, comme la plaque, la pièce de pouce, le porte-baguette, les ressorts, la bagnctte de la grenadière et de la capucine , les battans,, etc.

Garniture du sabre, la chape, la boucle pour l'infanterie ; le dard , tes bracelets et leurs pitons pour la cavalerie.

Genouittên, armure des gênons.

Gilterne , botte en bois f couverte en cnir noir, dans laquelle le soldat met les cartouches, des pierres à feu, un tire-bourre, etc.

Guigue , forme ordinaire des fûts des fnails de cha«se.

Gouge è boit, ciseau reployé en gouttièie et trancha ni i>ar en fiAfl. 4nrnnaiM»Ii* mmm* 1a ninAMi a Ak*a*

▼ocABtrtJiii, 535

Gouge à fer, ciseau d'acier trempé , de la longueur

de trois a quatre pouces, qui est un peu replié en goût*

tière par le bas, fort tranchant; il sect pour creuser

les bassinets et à d'autres usages*

Grattoir , verge de fer un peu plus longue qu'un canon de fusil. i elle est fendue par le. haut; chaque branche est aplatie et un peu recourbée en-dehors. On l'insinue dans le canon, et les parties recourbées le grattent à l'intérieur et en détachent la crasse.

Grenadier 6+ douille brisée, fermée avec une vis qui embrasse le fût et le canon , vers le" milieu il y a deux; grenadières.

Grèves + devant de grevée, armures des jambes» (vieux mot). •

Griffa partie du grand ressort qui appuie sur la partie de la noix qui porte Ife même nom.

Grimardy nom donné -à la couleur blonde des pier» res à feu.

Grotes . pierres à feu de rebut.

Guidon, guide, petit morceau d'argent on de ouivre, taillé en grain d'orge, un peu plus gros, qui est soudé, au bout du canon en-dessus^ à un pouce delà bouche , qui sert pour viser.

GuindreUe, nom d'une ancienne épée.

Hache de» tapeurs , elle est destinée, dans les régi* mens d'infanterie, à préparer les chemins dans les boit par lesquels les nommes doivent passer ; on la met dans un étui en peau * ou l'on garnit simplement le tranchant avec un étui en cuivre poli. Les sapeurs la portent sur l'épaule droite, tenant Je manche dans la main, elle pèse environ 8 livres 1 6' onces 7 gros* elle coûtait, àlamanufactured'armesdeYersaiUes,en 1800, 49 fr. 5o cent.

Hallebarde, arme d'hast.

Haltecret, c'était, dans l'ancienne armure dei Français, une espèce de corselet couvert de lames de fer.

Hanapîer on hampier, partie de l'armure courrait la poitrine.

Hampe, fût d'une pique , d'une hallebarde, etc.

Harpin , arme d'hast , composée d'une pointe et d'un tranchet.

Haubert , cotte de mailles ou corselet»

Hausse-col, était une armure propre à garantir le bol : il se dif maintenant d'un croissant de cuivre doré que les capitaines de service portent au col.

Heaume , casque ou armure de tête.

Henses, souliers en fer de l'ancienne armure, tenant aux jambières, on les nommait aussi pèdUvuc.

Jucque, espèce dé juste-au -corps d'nsage dans l'armure des anciens .Français.

Jacquemart, (V. Braquemart),

Jambières, partie de l'ancienne armure couvrant depuis le pied jusqu'au genou (v." Devant de grèves).

Joue, é vide ment dans la Crosse du fusil placé du côté du porte- vis.

Laysches , c'était, dans l'armure des anciens Français, des lames minces ou des plaques de fer qui étaient mises entre la doublure et 1 étoffe pour garantir des coups.

Lame à canon, la lame à canon est étirée au martinet en deux chaudes ; elle se fait avec une maquette pré-

Î tarée à cet effet au gros marteau. Les dimensions de a lame à canon varient suivant celles 'qu'on se propose de donner au canon qu'elle doit produire. Celles qui sont destinées aux canons de muuition pèsent environ neuf livres ; leur longueur est de troi» pied; deux pouces , leur plus grande largeur est de cinq

«st de cinq lignes réduites à deux et demie à leur ext.rémité. La partie la plus épaisse et la plus large est destinée à faire le tonnerre du canon ; les deux bords ou lèvres de ha lame sont rabattus en biseau sous le martinet; lorsqu'elle aies dimensions qu'on vient d'indiquer, elle est remise au forgeur de canons.

Langue de carpe, foret tranchant des deux côtés et par le bout. On donne aussi ce nom à un petit outil emmanché dont le bout tranchant a la même forme et qu^ sert à* sculpter et creuser : il y^en a de plusieurs dimensions.

Larn\ier y partie de la monture des anciens sabres de cavalerie légère. ,-...•

Lavoir, verge de fer ressemblant b une baguette de fusil , et dont un des bouts est uni et fendu comme la tête d'une aiguille à emballer , dans laquelle on passe, un morceau de linge, mouillé qu'on fait glisser, par ce moyen, dans le canon d'un fusil pour le nettoyer. ( Voyez 2.5 ?. )

Limes, . outil d'acier denté au ciseau, propre a in ordre sur. les autres métaux , ( FoyAz i5).

Lumière, petit trou servant. à établir la communication entre le bassinet et l'intérieur du canon.

Mâchoires, partie du chiens du fusil ; les mâchoires, serrées par la vis,' pressent et retiennent la pierre a feu ; on dit aussi les mâchoires de l'étau, les mâchoires des tenailles , 'etc.

Mail) ou maillet , masse d'armes. "

Mailloche^, maillot, mai Ilot in, petite masse d'armes emmanchée 'd'un long manche.

Manganetles , mangoniau > mangoneau, mangonclle» mangounelle, fortes arbalètes dont rare avait de i5 à 20 pieds de longueur; oh les nommait aussi, selon leur forme 1 , trèbuth., trèbuchet, vibaudequim , etc.

Mantelets ..grands boucliers d'osier que 'dès hommes tenaient debout tandis que le* archers tiraient sou» leur abrir

536 TOCASVLAIll.

Maquette, c'est une pièce de fier d'un échantillon proportionné aux canons de fusil qu'elle doit produire. Celte pièce est chauffée, au foyer d'une grosse force et battue sous ua gros marteau ; on peut la tirer au boot d'une barre de fer lorsqu'on en connaît bien la nature et qu'on croit qu'il n'a pas besoin d'être doublé , triplé et corroyé; mais plus ordinairement la ma-

3 u et te se fabrique avec deux ou plusieurs morceaux e fer dont on fait une étoffe. C'est sous un martinet 3ue la maquette est étirée , change de forme et prouit la lame à canon.

, Marteau, H y en a de plusieurs sortes, entr'autres, le marteau à frapper devant qui ne diffère en rien du marteau des serruriers. Il sert pour forger les grosses pièces ; on. l'appelle ainsi , parce que le compagnon qui le manoeuvre se tient devant 1 enclume pendant que le maître. , qui tient un marteau plus léger qu'on nomme marteau à rriain, lui donne le signal avec ce marteau pour frapper comme et quand il convient.

Marteau, martel, espèce de masse d'armes ayant la forme d'un marteau.

Masque', on appelle ainsi un des poinçons ou ciselets dont les arquebusiers se servent pour leurs ciselures : ces, poinçons sont graves en creux et représentent diverses têtes, d'homme, de femme, d'ange, de lion, etc., sis sont courts et faits de bon acier, afin qu'ils puissent résister au. choc du marteau qui frappe dessus lorsqu'on veut imprimer en relief sur le métal l'image qu'ils portent en creux. Après que le masque est frappé, on le répare avec divers petits outils comme gouges, ciselejts, frisons, poinçons et autres.

Massue, gros bâton , quelquefois armé de pointes*

Matoir, c'est un petit ciseau de la longueur de deux ponces et gros a proportion qui n'est pas très -aigu ; il sert pour mater ceux pièces que J*t)ft Veut joindre ensemble ; cela se fait en posantdeâ pièces qu'on veut mater dans l'était et en frappant dessus avec le matoir et le mart#»a» *•* *»« ***fouîànt le fer sur le joint;

i assortiment de mèches moim louguei, mais pin*

re, partie- bine dn heaume.

Mire, marque sur lt longueur d'une arme i feu nui

sert de guide a l'oeil de celiu oui veut l'eu servir; les

cannnniers ont de* coins de mire qui blairent et

baissent te canon ; ils 'ont ansiî une cuire-toise portant

M'atrkords , gros poignard.

Modela , les modela* qui ont été adoptés, i diverses époques, par le Gouvernement , pour les armes de guerre, leurs date* sont, 17J6, 1754, i;65, 1766, 176», 1770, 177., .77*. .774, 1777, 1786, 1777, corriges en 1 an 9, an i3, ■816,1814.

Montt-ntutet , c'est on morceau de Ter. dont la t*(e est repliée carrément de la.loogiieurd'undemi-pnuce, et qui est percé -sur le bout d'un trou taraudé dans lequel passe une vis fort longue ayant des filets dans toute sa longueur. L'autre extrémité de ce morceau de fer est recourbée en rond et avance de la longueur d'un demi-pouce; cet instrument sert pour monter le grand ressort sur la noir, lorsqu'il est attaché sur le corps de piétine. A cet effet , on pose la pallie recourbée en rond dessang le bout du grand ressort et ensuite on tait tomber la vis'surle champ supérieur dn corps de platine , pais on fait tourner la vis jusqu'à ce que le grand ressort soit monté lt la hauteur cuu-

Mentcuren blanc, ouvrier qui coupe le bols du fusil et le dispose à recevoir le canon et les autre* pièces qui doivent y être attachées.

Mordachei, màcboires d'étau en bois.

Mtr'um. caabuc du geni; de pied, aplati des deU

538 ▼OCAB0LA1BK.

côtés , terminé par un rebord qui s'élève en pointe devant et derrière.

Mouche , outil servant à polir intérieurement les canons de fusil. - * '.

Mousquet , ancien fusil dont le canon avait 44 P° a " ces de longueur.

Mousquetade, décharge de mousquets.

Mousqueton , arme à feu plus courte et plus légère que le fusil servant à' la cavalerie.

Nazel ou nasal, partie supérieure du casque , grills mobile dans le heaume, servant à garantir le nez.

Néz de Vembouchoir, on nomme ainsi l'ouverture dans laquelle passe la baguette.

Noircir , c'est faire chauffer les pièces après qu'elles ont été forgées et limées convenablement , et les frotter lorsqu'elles sont très-chaudes avec de la corne de boeuf, afin de les garantit de la rouille.

Noix , petit morceau de fer plat sur ses deux faces* de la -largeur de dix à douze lignes et épais de deux lignes et demie à trois lignes, quiest arrondi par derrière et entaillé de deux crans, dont l'un sert pour le repos et l'autre polir la tension ,• et reçoivent te couteau de la gâchette qui est immédiatement posé derrière cette noix. Le devant , qu r on nomme bras, est façonné comme la moitié d'un croissant-, et reçoit dans sa partie supérieure, qui est concave, le bout arrondi du grand ressort ; la noix est traversée a-peuprès dans son centre d'un pivot qui est petit d'un cote ou il fait pivot dans la bride de noix, et plus gros éa côté qui traverse le corps de platine, Croyez îgi* l'explication et la figure ).

VOCAIULAIB*. 33$

Orcitbn, partie de la garde du sabre de cavalerie légère , supprimée dans le modèle 1816.

Panier d'arbalète, c'est le milieu de la corde de l'arbalète à jalet, qui est fait en creux et où Ton met la balle ou le jalet lorsque Ton veut tirer.

Partier de tremble, espèce de bouclier fait en bois léger , appelé panier , 'parce qu'il était creux en-dedans et fait quelquefois en osier..

Panier de sabre , on appelle ainsi l'ensemble delà branche principale et de celle en S de la monture.

Parme, bouclier de moyenne grandeur servant aux piétons. • * ., •

Paquet (tremper en), La trempe en -paquet se fait de plusieurs manières , la plus usitée est la suivante : On met au fond d'une boîte de tôle un lit de suie de cheminée; la meilleure est celle qui est noire, dure, agglomérée, brillante, cassante, lourde et charbonnée ; celle provenant des' grandes, cheminées de cuisine doit être préférée; ce premier lit peut être épais d'un fort travers de doigt. On met sur le lit'desuie une rangée dès objets à tremper, puis un lit dé suie broyée, puis un» lit d'objets , et ainsi de' suite , en terminant par un lit plus épais de. suie. Cette - suie doit être broyée grossièrement. La suie fplle qui est bistre et flammeuse ne vaut rien ; après le dernier lit de suie on pose le couvercle de la boîte et on frite les joints avec de la terre à poêle. On fait dans un coin de la forge , ou dans une cheminée ordinaire , un fourneau avec des briques posées sur champs sans plâtre ni autre ciment , et espacées entr'elles dé manière à ce

3ue l'air y circule librement. 'On remplit ce fourneau e charbon de bois : on en met dans les* intervalles qui séparent les briques, et l'on place la boîte au milieu en ayant soin que le charbon la couvre dans tous les sens: on met le feu au charbon qui brûlera activement sans le secours tl'ancun ventilateur. Si cepén-

-nn -rvmvwnifr nia/ter l'an'namit Haine tlfl liffll OÙ il

34o VOeABUtA»»*

dirait que mieux ; à mesure que le charbon se cfeftsftae on en remet par dessus et en le fourrant par les intervalles des briques. La boite doit devenir rouge cerise clair, et on la maintient en cet état une heure , deux heures et plus, selon que l'on veut que la couche d'acier qui doit recouvrir les objets soumis à- l'opération soit plus ou moins épaisse. On retire la boîte promptement du Feu lorsqu'on juge que la couche est asses épaisse, on l'ouvre sans perdre de tems et l'on plonge immédiatement les objets qu'elle Contient dans de Peau froide, en ayant soin toutefois de les dégager des matières qui les enveloppent. Ces objets , ainsi trempés, seront phis durs et plus résistaus que ceux faits en acier ; ils seront d^'un meilleur usage toutes les fois qu'il ne s'agira pas d'en faire des taillam. Si Ton n'avait pas, assez de suie, on pourrait la remplacer par de bon charbon pilé ; il -y a même des trempeurs qui en composent. entièrement leur paquet. On eoanait encore beaucoup d'autres recettes, mais celles-ci peuvent suffire. *

Pavois, grand bouclier. ,

Pente v c'est une certaine courbure que 1% crosse d'un fusil doit avoir pour être mis plus facilement en Joue. .

PertuUane, espèce de pique ou hâlleharde.

Petrinul ou poiirinat , sorte de pistolet qui'n "est plus en usage.

Pièce de détente , morceau de fer carré 1 , long , épais d'une ligne fendue par le milieu de sa longueur pour laisser passer en -dehors une partie de la détente ; elle se place sous la poignée du fusil.

PUcede pouce, petite plaque de fer, dé cuivre, d'or ou d'argent encastrée sur la crosse de certains fusils et pistolets. On l'appelle ainsi , parce que, -lorsqu'on veut tirer, elle est recouverte par le pouce de celui qui veut tirer : elle n'est plus guère eu usage. C'était sur «ette pièce qu'on gravait le nom, le chiffre, le» ar- *»oiries« etc., du possesseur dé l'arme.

▼OCABOUlkB. 54l

Pilum , qh Pile , espèce de javelot»,

Pinces, elles sont faites comme celles des serruriers s il y en a de longues, de plates , etc. ,• ( Voyez 10 , $ 4)-

Pistolet, arme à feu. qui ne diffère du/ fusil que par sa langueur et ses dimensions.

Plane, couteau '• deux poignées : celle des anhu« tiers n'a rien de particulier; elle est faite comme celle des tourneurs ; on s'en sert pour dégrossir les- bois du fusil. .

Plaque de couche r c'est une plaque de fer, de cuivre Ou d'argent, dont on garnit le bout de la crosse du fusil. Cette plaque est aussi longue eTanssi large d'un coté que la face du bois qui s'appuie sur l'épaule , et le côté qui revient en-dessus de la crosse finit en pointe et. est façonné ; ces deuxcfttés sont assujettis sur' le bois avec des vis que l'en appelle vu dé plaque, " " .

Plastron , morceau de bois plat, fait à-pêu-prè* comme un violon , mais un peu plus petit, sur le milieu duquel est un morceau de ter taillé en losange, de k largeur du doigt et moitié plus épais, qui y est arrêté à demeure et qui est' percé de trois troui de diamètres différens , et ne pénétrant guère que Le tiers de l'épaisseur. On met (a queue du foret dans les trous qui sont coniques et forment crapaudines, et ensuite on met le plastron sur. L'estomac où. il tient à l'aide d'une bricole ; on fait porter sur l'objet à forer, tenu dans l'éfau ou autrement, la pointe du foret que l'on fait mouvoir au moyen d'un' archet, dont la corde est enroulée sur la bobine du foret.

Platine, s'entend de toutes les pièces et ressorts montés à vis sur le corps de platine, et qui servent tous ensemble à faire partir un fusil ; elle se place vis-à-vis la lumière du canon, dans une entajlle pratiquée au côté droit du bois dû fusil.. Les fusite à deux coups ont deux platines , l'une à droite et l'autre à gauche , qui ont chacune leur détente.'

Platiné, (coros t\e\. c'est un ■tarce.au de fartions

faits pour recevoir les vis des pièces qui composent la platine, (v. 187,188.)

Ploie-ressort , ciseau de la longueur de six ponces , plat et peu large , servant, pour ployer le grand ressort à l'épaisseur qui est nécessaire. Quand il est plus qu'à moitié ployé , on met le ciseau ou ploie - ressort entre les deux branchés et on frappée dessus jusqu'à ce que des- deux branches touchent au ciseau, qui est, à proprement parler , un mandrin.

Plombée , masse d'arme, bouge. .

Poinçon à piquer , il est carré et fort aigu : il sert à faire des ayant-trous ; on. pose le poinçon a l'endroit où Ton veut marquer et commencer le trou, et, le

Soi nçon .étant tenu perpendiculairement, on dounc essus un coup de marteau; cet outil porte plus communément le nom de pointeau.

Pointe à tracer y outil d'acier carré par le milieu et fort pointu des deux bouts ; il sert pour tracer les ornemens sur les bois de fusil et dans d'autres circonstances.

Pointeau, (voyez Poinçon à piquer).

Polo , pièce ovale en cuivre, garnissant autrefois ie fourreau du sabre dès dragons.

Polir , tout le monde connaît la signification de ce mot. Les matières servant à polir sont, la presle , la ponce , le papier de verre pour le bois , la pierre du levant pûée, la pierre à. l'eau , le charbon de bois blanc, Téraeri broyé, le tripoli, Je blanc d'Espagne pour lés métaux.

Pommeau r partie supérieure de la poignée d'une épée sur laquelle on rive la soie.

Pommette, calotte des pistolets de poche et d'arçon. •

Pommet tes , ce sont dos plaques creuses et rondes, de fer, de cuivre , ou d'argent ,' avec lesquelles on garnit le haut des crosses ded pistolets d'arçon et de poche.

Pomper, se dit d'un canon* oui ne ioint pas exacte-

TOCABCLAIRB. 345

sorte qu'en appuyant sur ces endroits à pleine main , le bois cède et fait effort pour se relever ensuite. C'est un défaut grave.

Pontet, partie de la sous-garde qui est relevée et arrondie pour garantir* la détente. Partie de la douille de la bayonnette sous laquelle passe le tenon du canon 4 ~

Porte-baguettes , petites douilles de fer ou de cuivre qui s'attachent au nombre de trois avec des goupilles le long de la rainure qui est en-dessous du bois du fusil pour y passer la baguette et empêcher qu'elle ne se perde : on n'en fait puis usage.

.Porte-broche > manche universel. Ce manche porte une virole en fer assez épaisse, recevant une vis de

Eression ) il sert à emmancher subitement les divers roches ou outils dont l'ouvrier a besoin.

Perte-mousqueton , crochet à ressorts passé dans la bandouillère.

Porte-taraud y (voyez Tourne^à-gauclie , 3o.)

Portées, plaque en fer affectant ordinairement la forme d'une S ; elle se place du côté gauche du fusil , pouc, recevoir les deux grandes vis de platine qui traversent le fût ,' et s'oppose à ce que la tête de oes vis ne corrode le bois.

Postage, c'est dans la platine la position relative du chien et de' la batterie , position dont on juge par la distance du centre du trou de la noix à celui de la vis de batterie. -La position du ^assiuet doit être calculée sur la distance que ces deux pièces ont enfr'ellest afin que la fraisure reçoive la plus grande quantité d'étincelles. ;

Potence^ instrument qui prend son nom de sa figure : une de» branches de la potence a divers trous; elle est toute de fer, et sert à limer les platines.-

Pot-en-tête , ancien casque dont on a donné le nom à celui des sapeurs.

344 YOCÀtUfcÀlM.

Queue du Bassinet, partie qui fixe cette pièce surit corps de platine au moyen d\me vis fraisée»

Queaa de gâchette, partie de la gâchette Contre laquelle appuie la détente.

Queue de rat , lime ronde' s 11 7 eu a de toute force et grandeur.

Queue de rat à bots , c'est un morceau d'acier carré sur les quatre carrés duquel on fait des encoches avec un ciseau ^ froid et relevant les argots. On lait alors rougir la barre, on la prend .dans 'l'étais et on la tord. Les, argots décrivent quatre hélices autour, ce qui forme la queue de rat ; on la trempe lorsqu'elle est ainsi contournée, et qui fait une très-bonne queue de rat à bois. ' ■ .

Quitte , espèce de taraud long et finissant co pointe.

Quitte , ' conducteur , ou prolongera* du premier taraud , servant a commencer l'éCrou de la culasse.

Quilton, prolongement inférieur et arrondi de la branche de la garde dn sabre d'infanterie ; il y a an sabre de cavalerie , modèle 1816, un quiilon qui se raccorde avec la coquille.

Rabot, limé montée sur un manche, a deux poignées servant à finir extérieurement les canons de fusil; ou s'en sert aussi dans Ta confection des lames de bayounettes. •

Rabot , outil composé d'un fftt , d'une lame et d'un coin qui la reti&t, servant a dresser les bois.

Rabot à hoquette , il est long et plat , la face de dessous est faite en moulure creusée ; on le nomme aussi tnouchette.

Le rabot à canon est long (fan pied et épais de deux

V0CABULAI1I. Z4S

pant toate la largeur comme dans les guillaumes , le* joues sont plus élevées ; il sert pour dresser et même, au besoin , fermer la cannelure dans laquelle se place le canon.

Rallonger un canon de fusil ; lorsque le canon, après Avoir passé ans usines , ne se trouve plus aroir les dimensions prescrites , onie rend au canonnier qui soude nu tonnerre nn bout de canon assez Ion* pour que son canon, «sine de nouveau, puisse «vokr épaisseur nécessaire dans' toute sa longueur. On ne tolère la rallonge des canons de fusn et.de mousqueton qu'une seule fois, et cette opération n'a pas lien pour les canons de pistolet. y

Ramasse, verge d'acier ronde sur laquelle on a (ait des dents , servant aux équipeurs - monteurs pour élargir le canal de la baguette d'une arme à feu. C'est aussi une verge de fer ayant à l'un de ses bouts un renflement *cylindri(rue long de quelques pouces » fendu et taille en hélice et an peu au-dessous du calibre eu «fanon du fusil. Eu promenant un canon sur la ramasse, on le nettoie. Cette ramasse est fixée par le petit bout dans un étau ou tout autre moyen de fixation. ...

lUmaêU* vieux foret dont la taille est usée; on U passe daps les canons pour les décrasser.

Râpes, lianes piquées à grains d'orge : elles serrent pour façonner lès bois de niai!.

Rapière, épée longue et tranchante des deux côtés.

Rayer, c'est faire une rayure en forme de via dans le canon de -Parme à feu, afin qu'elle porte pins loin.

Ray ares à cheveux ou merveilleuses. Les rayures d'un canon de Carabine sont ainsi appelées quand elles «ont extrêmement rapprochées et aussi fines que des cbeveux. On connaît aussi les rayures à -cotonjut, à Mollet, a racket, etc. '

Recul, c'est le mouvement rétrograde que fait une arme à feu.

546 V0CABTJLA1HE.

Règle , celle des armuriers est plate , de deux lignes d'épaisseur , large de deux pouces , longue de deux pieds. '

Rempart, partie saillante du corps de platine faite dans l'intention * d'appuyer la queue clu bassinet et d'augmenter le nombre des filets de Técrou de la vis de batterie. -

Renard ou loup , crochet dont le bee , en entrant à volonté dans un cran fait à l'arrière du chien , l'empêche de s'abattre et constitué ce qu'on appelle une platiné cUlârctê. '

Rencontrer, c'est le vice qui a lieu dans la platine lorsque le bec de la gâchette , en «'échappant du cran du bandé,* heurte la partie saillante du cran du repos. Ce bec ou l'angle du cran* risque de se casser, on le chien, ne s'abat pas.

. Repasser te canon , battre le fer chaud à petits coups avec un marteau trempé dans l'eau , pour en resserrer les pores et détacher les pailles.

Repousser , recul du fusiL Un canon léger repousse

Elus ,' toutes choses d'ailleurs égales, qu'un canon >urd ; un canon monté sur une couche trop droite repousse plus que celui qui est monté sur une couche courbe; un fusil qui est mal épaule" repousse davantage; C'est à tort qu'on attribue le plus ou moins de recul à la position plus ou moins avancée de la lumière : cette position n'a pas d'influence sensible sur cet v effet.

Résonnante du, fusil , on l'obtient dans les fusils modèles de 1816, en élargissant par le haut le canal de la baguette dans l'émbouchoir. La baguette serrée du bas par son ressort, mais libre du haut, vibre assez pour produire le son désiré.

Ressort (grand) , morceau d'acier de la longueur de

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fin

la plus longue est encore reployée en-dessous en demicercle , et Forme un buttoir qui appuie sur le bras de la noix. Le grand ressort tient encore après le corps de platine, au moyen d'un étoquiau qui assure son immobilité. Ce grand resjort est trempé bleu ; c'est lui qui fait tomber le chien avec force sur la batterie.

- Ressort de baguette, la baguette est pressée par un ressort en feuille de sauge incrusté dans le bois sous le tonnerre et retenu par une goupille.

Ressort de garniture! On nomme ainsi trois petits ressorts d'acier noyés dans le bois du fusiL où ils sont fixés à crochet et a goupille ; ils servent à retenir les garnitures, l'embôuchoir, la grenadière et la capucine à leur place respective.

'Ressort de batterie, c'est le ressort placé à l'extérieur qui est destiné à assurer la parfaite fermeture du bassinet et a opposer assez de résistance, au choc du chien, afin qu il y ait production d'étincelles. Ce. ressort peut avoir deux pouces de longueur de chaque côté ; il est également fixé après le corps de platine par une vis et par un étoquiau.

"" Ressort de. gâchette, c'est un petit ressort moins fort que les deux premiers, destiné à faire appuyer la gâchette sur la noix, et à pousser la partie tranchante de cette gâchette dansles crans, de la noix ; il est en outre destiné à donner de l'élasticité à la détente, il est placé à l'intérieur du corps de platine ; dans la partie postérieure, il est -fixé à l'aide, d'une vis et d'un taquet , (voyez, pour les ressorts , 19a , 197 , 198. )

Révision , c'est lé nouvel examen des canons dont on a déjà fait l'épreuve.

Rîbaudcquin , grande arbalète lançant des traits de six pieds de longueur.

Rifloir, morceau d'acier trempé, long d'environ six ou sept pouces, emmanché coinme une lime qui est ployée en trois parties , et dont la dernière partie est en-dèssou* , faite comme une lime ira peu arrondie; il serf pour timer et dresser dans un creux.

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