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Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier, ou Traité complet et simplifié de ces arts formant une encyclopedie des sciences et des arts

Tl n’existe aucun traité spécial sur l’art do l’armurier-fourbisseur , mais des articles publiés dans les diverses encyclopédies et dictionnaires technologiques qui nous fourniront des notions sur les phases de l’art , et nous serviront à constater à quel état de perfection il se trouvait à telle ou telle époque. Depuis la publication des encyclopédies , l’institution vraiment nationale de l’exposition périodique des produits de l’industrie, la loi sur les brevets d’invention, les longues guerres de la / révolution et de l’empire , la paix qui a ensuite permis à nos artistes de visiter l’Angleterre , qui avait aussi fait des progrès de son côté, et qui a produit un flux et un reflux dans lea deux pays des armes de prix de l’une et de l’autre fabrication ; toutes ces circonstances ont opéré un changement total dans l’art de l’armurier, principalement sous le rapport des formes, de la qualité et de la bonne exécution; d’une autre part, la Société d’Encouragement pour l’industrie nationale, qui doit toujours être placée en tête lorsqu’il s’agit de publications utiles, et ensuite une foule d’é-'. crits périodiques estimables, mais dont la carrière a été moins longue , parce qu’en France les entreprises de celte nature ne sont pas asseï encouragées, ont fait connaître des

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procédés -, des inventions utiles , qui n'ont produit que peu de bien ; parce que ces ma-* • y tières, qui se présentaient de loin en loin au milieu de faits relatifs à d’autres professions, n’offraient point aux manufactures d’armes , aux armuriers, un aliment assez soutenu pour qu’ils devinssent tous souscripteurs ù ces ' publications. Il en résulte que plusieurs artistes, en des lieux divers, se sont livrés, en même tems , à des travaux longs et pénibles pour arriver à un résultat déjà obtenu , mais - ignoré; et qu’ainsi de louables efforts, un tems précieux, ont été consommés, nous ne dironspas inutilement, maissansavantagesmarquans; inconvénientqui n’aurait pas eulieu, si les essais de chacun eussent été mieux connus. Tous les travaux postérieurs auraient alors été dirigés vers un but progressif, vers des routes nouvelles. Quoi qu’il en soit, et ainsi que nous venons de le dire, l’art de la fabrication des armes a fait d’immenses progrès, et ce sont ces progrèsqu’il s’agit de recueillir et de constater: tâche nouvelle que nous nous imposons dans Tardent désir qui nous consume sans cesse de nous rendre utile aux producteurs , et de payer ainsi notre dette à la patrie, en concourant, selon nos faibles moyens, au perv perfectionnement général dont dépendent sa gloire et sa prospérité.

ISous appelons nouvelle la tâche que nous allons nous efforcer de remplir; parce qu’aucun traité spécial n’est encore venu recueillir dans celte matière les faits passés, et qu’il ne

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