‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier, ou Traité complet et simplifié de ces arts formant une encyclopedie des sciences et des artsChapitre 19 sur 87 · MANÜEf. ■ -w · texte numérisé non relu

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roi e. Le bo'ulet'pesait de 6 à 9 livres, siiivant la force

de celui qui faisait usage de l’arme,

* 110. La liaclic d'armes a affecté une grande quantité de formes, la fig. 4 en donnera uue idée suffisante. Les armes des Francs, lorsque Clovis fit la conquête des Gaules , étaient la hache nommée francisque et l’épée ; ils avaient aussi , mais moins généralement , le javelot et le bouclier. Procope, en parlant de l’expédition que les Francs firent en Italie sous Théodoric I*r, roi d’Austrasie, dit que ce roi, parmi les cent mille hommes qu’il dbnduisit en Italie, avait fort peu de cavaliers qui étaient tous autour de sa persoune. Ces cavaliers seuls portaient des javelots, tout le reste était infanterie; ces piétons n’avaient ni arcs ni javelots, leurs armes étaient une épée, une hache, un bouclier. Le fer de la hache était à deux tranchans , le manche était de bois et fort court. Au moment où ils entendaient le signal ils s’avançaient, et, au premier assaut, dès qu’ils étaient à portée, ils lançaient leur hache contre le bouclier de l’ennemi, le cassaient, puis tuaient leur adversaire avec l’épée.

On se sert encore maintenant de haches et de cognées , mais elles sont plutôt des objets d’utilité que des armes ; les haches des sapeurs, destinées à faire des abalis, sont lourdes et solides. leur fabrication est plutôt de la compétence du taillandier que de celle de l’armurier.

1 4. Projectiles. Le premier des projectiles c’est la fronde qui est faite avec un morceau de cuir et deux courroies; tout le monde connaît cette arme dont ou se sert encore comme moyen d’amusement dans diverses contrées de la France. Cette arme très-simple est très-meurtrière, mais il est difficile d’ajuster avec son secours. Les premiers frondeurs lançaient des cailloux; lorsqu’on en eut fait des compagnies qui prirent rang dans les batailles, on leur donna des balles de plomb pour projectiles.

1 15. L’arc et la flèche sont bannis de nos armées, on en voit encore parmi les troupes russes et turques. En Asie, en Afrique et dans les parties encore sauvages de l’Amérique, ils sont encore en faveur; chez nous ils ne sont plus qu’un objet d’amusement dans

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nos campagnes. C’est cependant l’une des armes tes plus •'‘anciennes et le plus généralement répandues. Les Grecs, les Romains, mais surtout les Partîtes, s’en servaient fort avantageusement. Avaht l’usage des armes à feu, la majeure partie des troupes était armée d’arcs, et l’on nommait archers les soldats qui s’en servaient. Les habitans des villes étaient même obligés de s’exercer au tir de l’arc : c’est l’origine des compagnies de l’arc qui subsistaient encore en France avant 1789. L’usage de l’arc dura jusqu’en 1-481, Louis XI l'abolit pour ses troupes et lui substitua la hallebarde , ou la pique , et le sabre. En Angleterre on faisait grand usage de l’arc, et il y a eu des lois et réglemens pour encourager les peuples à se perfectionner dans l’art d’en tirer. Sous le, règne de Henri VIII, le parlement se plaignit que les peuples négligeassent cet exercice qui avait rendu les troupes anglaises redoutables à leurs ennemis, et en effet, elles dùrent en partie à leurs archers le gain dés batailles de Créci, de Poitiers et d’Azincourt. Par un réglement d’Henri VIII, chaque tireur d’arc de Londres fut obligé d’en faire un d’if et deux d’orme, de coudrier, de frêne et d’autre bois, ordre aux tireurs de la campagne d’en faire trois. Par lte huitième réglement d’Elizabeth , chap. xo , les uns et les autres furent obligés d’avoir toujours chez eux cinquante arcs «Forme, de coudrier ou de frêne bien conditionnés. Par le douzième réglement d’Edouard, chap. a, il «•st ordonné de multiplier les arcs et défendu de les vendre trop cher, les meilleurs ne pouvaient point valoir plus de six sous huit deniers. Chaque commerçant qui trafiquait à Venise ou autres endroits d’où l’on tirait les bois propres i» faire les ares, devait en rapporter quatre pour chaque tonneau de marchandise, sous peiue de six sous huit deniers pour chaque bâton manquant, et, par le premier réglement de Richard III , chap. 11, il leur était ordonné d’apporter dix hâtons propres à faire des arcs , par chaque tonneau, à peine de treize sous quatre deniers d’amende. On trouve encore des arcs chez quelques montagnards «le l’Ecosse et des Oreades.

Les bons arcs nç sont plus faits en bois, Les annu*

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