POUDRES FULMINANTES
a~5. On appelle ainsi une poudre composée de trois parties de salpêtre , deux parties de tartrate acidulé de potasse ou de sel de tartre , et une partie de soufre. Onf pulvérise séparément ces matières et on^és triture ensemble, jusqu'à ce que le mélange soit complet.
Si l’on met de cette poudre dans une cuiUer de/er on d'argent, qu’on l’expose un quarl-d’heute sur un
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petit feu ,. la chaléur l’enflamme et elle détonne avec violence. 'i
Poudre fulminante. La première poifdre détonnante dont on ail fait usage dans les armçs dites à percussion, était de la poudre muriatique ; mais, comme elle oxide promptement les pièces en fer et en acier, on la remplace maintenant par des poudres contenant de l’argent lulminayt ou. du mercure fulminant. Pour former avec l’argent fulminant la poudre d’amorce, on la mêle dans les proportions d’une partie avec trois parties de poussier de poudre ordinaire. On humecte ensuite ce mélange avec environ dix pour cent d’une eau légèrement gommée, et on forme la matière en grains en la faisant passer, à l’aide d’une spatule, à travers un crible percé, comme pour la poudre fine. Ou fait sécher ce grain à l’air ou à une chaleur très-douce , en ayant soin que la dessicatioiV soit complète.
Cette composition exige beaucoup de précaution dans les manipulations, l’argent fulminant étant, de • toutes les poudres connues, la plits terrible par ses effets : car le contact d’un corps froid suffit pour la faire détonner, et l’on ne peut opérer que sur une très-petite quantité à-la-fois.
Le mercure fulminant paraît beaucoup moins dan- . gereux, tant sous le rapport de la chaleur, que sous celui du froissement, et, en plus grande quantité dans le dosage, il offre les memes avantages que l’argent fulminant, suivant les expériences de M. Lepage .
Cet artiste fait des grains d’amorce de la grosseur d’une forte tête d’épingle, et il les revêt de deux ou trois couches successives d’un vernis à l’bsprit de vin , et d’une dissolution de kaoutchou dans l’alcool. Des grains de poudre , ainsi revêtus , restent quelque teins plongés dans l’eau sa*ns perdre leur propriété de s’enflammer par le choc. «
Cette poudre s’obtient en dissolvant une partie de mercure dans sept parties et demie d’acide nitrique, à trente degrés de l’aréomètre de Baumé, ajoutant, onze portions d’alcool à la dissolution, faisant bouillir cette dissolution pendant deux à trois minutes et l’ôtant de dessus le feu. La poudre se précipite ‘peu-à-
{>eu , par le refroidissement , sous la forme .d’aiguilles , égarement aplaties : elle est d’un blanc gris. * Poudres muriatiques. On appelle ainsi ces poudres dans lesquelles^ entre du,muriate sur-oxigéné de potasse, (chlorate de. potasse ), elles s’enflamment par la percussion , et communiquent rapidement le feu de l’amorce à la charge d’un fusil, au moyen d’un mécanisme particulier! On n’pn emploie qu’Ori grain pour cette amorce, et on ne, s’en sert jamais pour la charge des armes, à cause de ses redoutables effets, si la quantité était un peu considérable.
Ges sorte^ de poudres, dont le chasseur fait usage , oxident promptement les pièces en fer des armes, sont d’une manipulation dangereuse et d’un .transport peu sur. On enveloppe maintenant les grains d’amorce de rire molle , afin d’éviter les accidens de a*Thumidité qui les décompose.
Voici une composition de poudre muriatique ;
. o, 45o nmriate sur-oxigéné de potasse , (chlorate • de potaése). <
o, 25o nitrate de potasse, o, 1 5a de soufré.* , . .
. 0, 075 bois de bourdaine, râpé et tamisé, d, 07a Iycopode.
Nous le répétons, toutes ces poudres ont le grave inconvénient de rouiller promptement les armes, le chlorate de potasse est un agent très-actif de détérioration ; espérons qu'on parviendra à découvrir un moyen plus simple. Il n’est pas à notre connaissance <pcles armuriers aient essayé le moyen pneumatique : ce serait là le nec plus ultrà. Nous doutons, il est vrai, que l’étincelle produite par la compression de l’air soit aussi énergique que le jet de flamme résuljtant du choc du chien qui, broyé la poudre fulminante; mais, peut être, y a-t-it moyen d’augmenter la foYce de cette étincelle : peut-être y a-t-il d’autres pioyens qui nous sont encore inconnus; a-t-on essayé ces globules de verre remplis de gaz hydrogène, qui détonnent violemment ? réveil est donné- * espérons . qu’inceseannnent le champ des découvertes, exploité parptps dé bras, 'deviendra plus productif .en choses réellement et évidemment préférables.
• de l armurier.
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