‹ Manuel de l'art chrétienChapitre 43 sur 157 · Voir exemples et éclaircissements à la fin du volume · texte numérisé non relu

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tions relatives aux représentations qui leur sont communes et à celles où ils peuvent être substitués l'un à l'autre.

Nous n'avons encore à parler ici que des figures où l'on se propose de représenter la seconde personne divine en dehors de son Incarnation, à moins que, par son association aux deux autres personnes, on veuille exprimer leur Trinité. Le fait de l'Incarnation domine cependant toute la matière, et ce sont les traits qu'il a daigné prendre en se faisant homme qui doivent toujours constituer le type visible le mieux approprié au Fils de Dieu. Mais nous ne pensons pas qu'en tant que Dieu, on puisse convenablement lui appliquer les figures des différents âges par lesquels, en tant qu'homme, il est effectivement passé ; et il nous paraît très-préférable, tout au moins, de le représenter à l'état d'homme parfait, soit selon le type plus historique de l'homme de trente ans avec tous les signes de la virilité, soit selon le type symbolique de l'immortel jeune homme.

Les compositions où le Fils de Dieu, au moment de s'incarner dans le sein de Marie, descend du ciel sous la figure d'un enfant, ordinairement chargé des instruments de la Passion, ont été blâmées par l'autorité ecclésiastique. Nous serions porté à plus d'indulgence pour la composition que nous empruntons aux marqueteries représentant tous les articles du Credo, dont les stalles de la chapelle municipale à Sienne ont été ornées à la fin du XVe siècle ou au commencement du xvr\

Le Fils n'y est pas représenté par un enfant, mais par une tête d'enfant ceinte d'un nimbe rayonnant. On a voulu rendre ainsi ces paroles : Deum de Deo, lumen de lumine : <£ Lumière de lumière 9. Le procédé est naïf et ingénieux, et il a d'autant moins d'inconvénient que,par rapport à la représentation du Fils, il est plus sommaire.

Nous ne croyons pas d'ailleurs qu'on puisse blâmer les représentations où le Verbe divin, sous figure d'adulte, descend du ciel pour s'incarner, pourvu que ce ne soit pas comme un accessoire de la scène de l'Annonciation, mais dans un sens plus général.

Considéré dans sa divine essence, il est permis, sans aucun doute, de représenter le Fils dans toutes les opérations divines qui peuvent lui être attribuées personnellement, ou préférablement au Père et au Saint-Esprit, ou concurremment avec eux. Il est souvent difficile de reconnaître si on l'a voulu faire dans les anciens monuments où les traits du Verbe incarné sont attribués à toute manifestation de la Divinité sous figure humaine ; mais nous avons cité des circonstances où l'incertitude n'est pas possible.

Maintenant qu'on a rendu très-distincts les traits attribués au Père et au Fils, il est indispensable de se demander si, toutes les fois que les saintes Écritures parlent de Dieu en général, on peut indifféremment, ou

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