AMPHITHÉÂTRES D'AUTOPSIE CADAVÉRIQUE
Les salles d*autop8ie cadavérique ou de dissection devraient ètro hautes, spacieuses, largement éclairées, aérées par des fenêtres élevées et en regard. Un poêle, qu'il sera bon de faire allumer Téé même, activera, dans les amphithéâtres d'aulopsîe, le renouvellement de l bir. Il serait bon que des vases de bois, contenant du chlorure de chaux, existassent dans les coins de la galle. Le garçon devra veiller à ce qu'aucun débris d'organe ne reste à terre, livré à la putréfaction.
On trouve, dans toutes les salles d'autop«ie cadavérique, des tables solides, de pierre ou de fer généra lenjenl, destinées à recevoir les corps : une table ne sera occupée que par un s^ut sujet; le nom de la salle, ainsi que le numéro du lit qui avait reçu le malade, se trouvent, en regard, écrits à la craie sur un tableau noir, ou bien ils ont été marqu.^s sur le bras.
Ces tables sont percées, en leur milieu, de trous destinés à l'écoulement des liquides morbides.
De l'eau amenée avec une certaine force par un robinet, des seaux de bois pour laver les pièces pathologiques, ou pour recueillir les liquides qu'on peut trouver contenus en abondance dans lo ventre des hydropi'|ues, ou dans la cavité pleurale, sont encore de tonie nécessité. Il y a également, dans les salles d'autopsie cadavérique, des poteries et vases de verre pouvant recevoir certains organes, ou bien de petites quantités de liquide, des morceaux de bois, nommés billots, destinés à placer sous le cadavre. Quelques salles renferment enfin des planches ou des claies de bns permettant d'abriler les pieds de l'humidité.
Dans les amphithéâtres d autopsie, on trouve enfin du savon ou de la poudre grossière d amande, et quelquefois du chlorure de chaux pour se la\ er les mains.
Lavage des maina pour délruire instantanément l'odeur cadavé^ riqiie,^ Les lotions au savon et aux sels désinfectants chlorurés
(1) On se rappelle qu'autrefois les garçons faisaient un lucratif commerce des dents et des cheveux. Ce privilège n'est plus guère possible qu'aux garçons de Clamart et de l'Ecole pratique chargés de l'ensevelissement des cadavres déjà travaillés par les étudiants : ces mêmes garçons^ et surtout leurs coUègues de Strasbourg^ Lyon^ Montpellier, complètent également leurs appointements par la vente trop fréquente (}0 déhris cadavériques, aux préparateurs 4'ostéologie,