‹ Manuel de l'art des autopsies cadavériques, surtout dans ses applications à l'anatomie pathologiqueChapitre 18 sur 85 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

Nous n*avoDS indiqué que les procédés et les instruments les plus employés dans noire pays. Ainsi, en Hollande et dans quelques parties de TAllemagne, nous avons vu ouvrir le crâne par un procédé inconnu en France, mais assez commode. La tête est fixée par une sorte de compas circulaire monté sur deux pieds de 35 centimètres de hauteur, et dont les deux branches courbes, articulées à charnière, peuvent être rapprochées par une vis de pression. La calotte osseuse circonscrite de cette façon est nettement enlevée par une scie circulaire à manivelle.

Ce que nous disons s'applique spécialement à Tadulte. En effet, l'autopsie cadavérique des enfants très-jeunes et des fœtus est aisée, à cause de la facilité qu'on éprouve à tourner le corps à volonté et à couper les os. Cependant, à l'occasion, nous n'oublions- pas, dans notre travail, les cas particuliers aux hôpitaux d'enfants. Les fœtus surtout sont, à Paris, trop négligés des élèves. La plupart de ceux qu'on apporte aux amphithéâtres de dissection ne sont pas ouverts, et ne seront le plus souvent pas disséqués, ni même examinés. C'est là un fait regrettable pour la pathogénie de la vie intra-utérine.

La SECONDE PARTIE, Gousacrée à la splanchnotomie et à l'examen des organes, est divisée artificiellement en neuf chapitres, où sont examinés successivement : 1^ l'appareil respiratoire^ le corps thyroïde et le thymus ; 2^ l'appareil vascuiaire; S"* l'appareil digestif et la rate, arbitrairement placée ici au lieu de Têtre dans le chapitre précédent avec les glandes vasculaires sanguines (corps thyroïde, thymus, capsules surrénales) ; U^ l'appareil urinaire, l'urèthre de la femme et les glandes surrénales ; 5^ Tappareil génital de l'homme ; 6^ celui de la femme ; 1° l'encéphale, auquel nous avons rattaché les nerfs crânions et, conventionnellement, le bulbe, ainsi que le grand sympathique ; 8^ la colonne vertébrale, la moelle et les nerfs rachidiens ; 9<> l'habitus extérieur, la peau, les muscles, les os.

Dans cette seconde partie, complétant la première où sont esquissées les grandes coupes pour la préparation à l'autopsie cadavérique, je donne encore avant tout le modus faciendiy trop négligé par beaucoup d^éièves. Je l'expose au triple point de vue de l'extraction des viscères, de l'examen extérieur et de l'examen intérieur, à Tœil nu comme au microserope. L'art de la nécropsie n'est certainement pas un don du ciel ; comme toute opération, la nécropsie doit avoir ses règles, ses

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