OBJETS NÉCESSAIRES
généralement, de jiavoir qu'elles sont, comme nous réimposerons dans ce livre, les différentes lésions propres aux divers organes. Instruments. — Les instruments nécessaires dans la grande
Fig. 6. ^ Fig. 7.
l'iff. 8.
Fig. 9.
majorité des ouvertures^ et qui sont communs à presque toutes les autopsies, sont :
<" Des scalpels, au nombre de quatre environ : deux gros (fig. I et 2), ayant ordinairement une lame de 0™,095 de long, elnn manche d'ébèno quadrillé, cloué sur Tacier; deux petits,
10 CONSIDÉRATIONS FRÊLIIIINÂIRES.
ordinaires, l'un droil, Taolre deini-coûvexe (fig. 3 et 4). — On n'emploie généralement pas de bislooris ou scalpels fermants.
2"* Deux paires de ciseaux, Tune courbée sur le plat et sur le
Fig. 11.
côté-, d'une longueur totale de 40 à ^4 centimètres (fig. 5), Taulre droite (fig. 6).
3° Des pinces à dissection de diverses grosseurs (fig. 7, 8,9).
On trouvera encore, dans toutes les bottes d'amphithéâtre, d'autres instruments dont nous parlerons à mesure que leur emploi sera nécessaire : un marteau à crorhet, un couteau à cerveau, un rachitome, unentérot(nne,untube insufHateur, etc. Nous pourrions ajouter une ou deux scies pour les pièces osseuses à prépa-
OBJETS NÊGESSAIfiES.
rer, et même une ou deux érignes (fig. 4 0, 4 4), bien qu'on se passe prudemment d*érignes dans la majorité des cas.
Ceux de ces instruments qui sont destinés aux incisions doivent bien couper : on aura grande attention, après chaque nécropsie, de nettoyer soigneusement tous les instruments d'acier dont on a pu se servir; autrement la rouille attaquerait promptement le métal souillé de sang.
On peut enfin avoir besoin de fil pour ligature, d*éponge pour absterger les liquides, d'un mètre en ruban (fig. 4 2), d'une balance avec ses poids, d'une loupe (fig. 4 3) et même d'un
microscope, d'une seringue destinée à recevoir un liquide coloré coagulable pour injections vasculaires. ' Soins après Vautopsie. — L'autopsie une fois terminée, l'élève
Fig. U.
doit nettoyer les instruments le mieux possible, puis fermer et ranger sa boîte d'amphithéâtre ou celle de son service.
C'est au garçon que revient le soin de rentrer, dans une cavité quelconque, les débris d'organes, de nettoyer le corps et de recoudre les solutions de continuité, — toutes charges qui incombent à l'expert dans les opérations médico-légales. Dans ces derniers cas, on ne devra pas oublier, ni dans l'ouverture, ni après qu'elle est terminée, qu'une nouvelle enquête peut devenir ultériearement nécessaire, et il faudra ménager les parties, les replacer avec assez de soin pour ne pas rendre impossibles des recherches ultérieures : on s'abstiendra, dans ce but, de remplir
12 CONSIDÉRATIONS PRltU MIN AIRES.
les cavités avec du son ou de la sciure, comme on le fait dans quelques-uns de nos hôpitaux ou amphithéâtres de dissection. Porte-aiguille (fig. 15). — (Dans beaucoup d'hôpitaux, on
Porlc-aiçuille à recoudre les sujets.
Fig. 15.
n'emploie pas de porte-aiguille; les aiguilles courbes sont suffisamment longues à cet effet. On se sert généralement de corde plutôt que de fil de chanvre.)