EXAMEN EXTÉRIEUR DU CADAVRE
Examen extérieur du cadavre dans les cas pathologiques et de médecine légale.
Avant de commencer une nécroscopie, on aura soin d'examiner l'état extérieur du cadavre.
Nous renvoyons a^ix traités de médecine légale (4 ) pour les signes de la mort : respiration et circulation artérielle ou veineuse anéanties, vacuité des artères carotides ; œil terne, affaissé, mou, flasque et glaireux ; taches de la conjonctive; pupilles dilatées, fixes, immobiles; abolition des mouvements, et roideur cadavérique ; aucune réaction provoquée par les stimulants et les irritants quelconques (électricité, etc.); peau décolorée, faciès
(1) Voyez notamment Gasper, t. II, p. 11 et suiv. : Précautions à prendre pour constater le décès en cas d'expertise ; Devergie, p. 549 et suiv. ; Orfila, t. I, p. 476, et t. II, p. 1 et suiv.
On sait tous les doutes élevés sur la certitude de la mort. « Nous ne sommes sûrs de rien, pas même de la mort, » a dit Pliue ; a Morti's incerta signa^ dit Winslow, non minus ab chirurgicis quam ab aliis experimentis . » « Les dispositions législatives actuellement en \ igueur, relatives aux inhumations, en supposant même qu'elles soient rigoureusement observées, peuvent ne pas empêcher, dans certains cas, que l'on n'enterre des individus vivants. » (Orfila, Méd. %., t. II, p. 2.) Cependant, comme le remarque à ce sujet M. Deschamps dans une note fort intéressante insérée au numéro du 19 janvier 4864 de YVnion médicale, la vérification des décès, bien que fondée sur le système des probabilités, renferme un nombre de preuves indirectes presque toujours suffisautos pour caractériser la fin de la vie.