‹ Manuel de l'art des autopsies cadavériques, surtout dans ses applications à l'anatomie pathologiqueChapitre 69 sur 85 · NERF OPTIQUE. U · texte numérisé non relu

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et dont il D*esi que le conducteur (4). Nous avons vu que les

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a. Fibres externes du nerf optique et de la rétine provenant de l'hémisphère correspondant. — 5. Fibres internes, issues de l'hémisphère opposé. — c. Chiasma, avec indication de la direction des fibres. — d. Corps genouilié interne.— e. L'externe. — f. Tubercules quadrijumeaux postérieurs {testes). — g. Les antérieurs inates). -~ I. Structure des tubercules testes : noyau rond, gris rougeàtre, plus solide que la substance blanche corticale. — 2. Noyau gris du tubercule antérieur, oblong. —

3. Partie grise servant de communication entre les tubercules du côté opposé. —

4. Bandelette blanche isolant cette partie grise d'avec les noyaux. Au-dessous de la partie grise 4, on voit des stries blanches parallèles, qui sont la continuation du processus cerebelli ad testes. — h. Artère carotide interne, origine des vaisseaux cérébraux de la papille. — t. Cérébrale moyenne ou sylvienne (p. 893). — k. Communicante postérieure. — - /. Branche allant de la cérébrale moyenne i à la bandelette optique. — m. Points oi\ pénètrent dans les bandelettes optiques, au niveau eu bord postérieur des pédoncules cérébraux, quatre vaisseaux qui séparent ainsi les corps genouillés d'avec les bandelettes optiques : deux sont des artères et proviennent du plexus choroïdien (2).

(1) Le corps genouilié externe reçoit un faisceau de fibres du tubercule antérieur, l'interne du postérieur ; si bien qu'en accouplant la première lettre de ces quatre mots, on a A.E., P.I., comme pour les ligaments croisés du genou, moyeu mnémonique pour se rappeler quel tubercule fournit à tel ou tel corps genouilié.

(2) La figure 115 est extraite des Maladies de la rétine de M. Gale-

troubles de ces organes centraux de la vision entraînent la cécité croisée (4). L*amaurose peut de mènoe coïncider avec les lésions des corps pitui taire (hypertrophie et cancer, Rayer : page 364) et pinéal (page 376), — sans doute quand il y a compression des bandelettes optiques sur les os du crâne, — comme aussi avec les affections du cervelet (page 314 , note 4), de la protubérance (Lebert, Calmeil, Gubler, Barth, Friedrich, Ladame), des pédoncules cérébraux, à cause du voisinage de ces organes et des tubercules quadrijumeaux, par inflammation consécutive. La même compression des nerfs optiques explique la cécité dans les tumeurs quelconques de l'encéphale ou de la boite crânienne (fongueuses, syphilitiques, mélanotiques, fibro-plastiques et cancéreuses, kystiques ; caillots sanguins ; tumeurs du rocher, de l'apophyse basilaire, de la selle turcique, collections de pus dans Tespace sous-arachnoïdien antérieur, transforma- . tion fibreuse^de la dure-mère à ce niveau) (voyez page 454).

L^atrophie des corps genouiliés entraîne généralement celle des nerfs optiques (2), mais Tune et l'autre paraissent indépendantes des désordres isolés des couches optiques (p. 288) ; celles-ci pourraient seulement propager leur altération, surtout quand elle est superficielle et postérieure (cas de J.Hunter jeune, d'Eisemann, de Beck)« jusqu'aux bandelettes optiques, appuyéea sur leur face inférieure (3).

zowski, 1863 ; celle-ci Test des Altérations du nerf optique ^ par le même auteur.

(l)Page 314. Magendie, Flourens, Serres, Lelut. M. Jobert {Étude sur le système nerveux, 1838) cite aussi des cas de cécité par compression de ces tubercules.

(2) L existence d'un centre gris dans les corps genouiliés (centre qui est un amas de cellules multipolaires avec lequel se combinent la majorité des fibres optiques) et bien des considérations pathologiques feraient penser que ces renflements ont une action active sur la vision.

(3) On a voulu^ d'après Gratiolet [Acad, des se, 4854), donner au nerf optique une troisième racine, venant de l'écorce blanche du thalamus âpticusj et se propageant jusqu'aux circonvolutions du lobe postérieur où s'opérerait la perception de l'impression lumineuse. Mais cette hypothèse n'a pu encore être vérifiée anatomiquement : les apoplexies, par cela qu'elles siègent généralement dans la substance grise, n'entraînent le plus souvent pas l'amblyopie ou l'amaurose ; il en est de même pour le corps strié et le centre de la couche optique. La majorité des auteurs admet que les bandelettes optiques s'accolent aux couches optiques sans entrer en relation avec elles, et se perdent dans la substance grise des nates (cependant, dans sa Physiologie, Power prétend les suivre

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La symplomatoiogie et les observations faites à lophlbalmoscope mettront souvent sur la voie des recherches nécropsiqoes à tenter sur Tceil. Depuis même que de Graefe (1) a montré, il y a six ans, les rapports des tumeurs cérébrales avec certaines altérations de la rétine , depuis les travaux de Stellwag , Schneller (2), Jackson (3), Bouchut (4), Galezowski (5), Gillet

jusque dans les couches optiques). — Pour Waller, la rétine serait le centre trophique du nerf de la deuxième paire.

(1) Ueber Complication von Sehnervenentzûndung (Ârchiv fur Augenheilkunde, 1860, 111, 70, et Gazette hebdom., 1860, oct., p. 707).

(2) Beitr. zur Kenntniss der ophthalm, Befunde bei extraocularen Amblyopien und Amaurosen (Arch. fur Augenheilk.j 1860, III, 70).

(3) Èlinische Bemerkungen ûber GesichtsstÔrungen bei Krankheiten des Nervensystems {Med. Times and Gazette, 1864, n® 722).

(4) Ouvrages cités à notre page 466, note 2.

(5) Thèse, Études ophthalmoscopiques sur les altérations du nerf optique et sur les maladies cérébrales dont elles dépendent, 1865, n° 239, publiée a nouveau en 1866. — Seuls de ceux de l'œil, les vaisseaux de la papille appartiennent au système circulatoire de l'encéphale : M. Galezowski a montré que ces capillaires ne se relient pas tous aux vaisseaux ophthalmiques ; une partie, la plus fine, celle qui donne une teinte rosée à la papille normale, vient du cerveau et constitue avec la pie-mère un réseau vasculair ceontinu (Galezowski, Acad, des se, 11 décembre 1865). L'existence de ces vaisseaux cérébraux de la papille explique pourquoi l'atrophie de celle-ci et du nerf optique (par affections cérébrales) laisse intactes l'artère et la veine centrales, tout en faisant disparaître le réseau capillaire ; pourquoi les tumeurs cérébrales agissent de même, en produisant un développement exagéré des capillaires; comment les vaisseaux centraux peuvent s'atrophier et même disparaître (par exemple dans l'atrophie papillaire par rétinite pigmentaire et dans les affections oculaires non cérébrales), sans que la papille perde sa teinte rosée. M. Galezowski conclut, à l'ophthalmoscope, qu'il y a atrophie des vaisseaux des bandelettes optiques, quand la papille est atrophiée ; ramollissement rouge du cerveau ou tumeur, si le nerf optique présente un développement considérable des vaisseaux capillaires. Mais il ne faudrait pas croire que dans aucune affection de l'encéphale, l'oplithalmoscope ne saurait passer muet : M. Galezowski cite des faits de périencéphalite chronique (paralysie générale progressive) où la vue est restée intacte ; c'est presque la règle dans l'hémorrhagie cérébrale ; les congestions chroniques déterminent seules des congestions papillaires, les aiguës peuvent amener la cécité sans désordres à la papille, ies données de l'ophthalmoscope ne sont pas pathognomoniques ; elles complètent seulement les autres symptômes, mais elles n'accompagnent pas fatalement toute maladie cérébrale (voyez aussi plus loin, note 2 de la page 466).

k^U SPLÂNGHNOTOMIE ET EXAMEN DES OEGANES.

de Grammont, Meunier (4), quelques maladies cérébrales peu^ vent être (doctrine dite cérébroscopique, par M. Bouchut) diagnostiquées pendant la vie, grâce à Télat de la vascularisation capillaire du nerf optique, c'est-à-dire de la papille. Cette émanation directe du cerveau, la seule que nous puissions contempler sur le vivant, est susceptible de présenter des altérations identiques avec celles de la substance nerveuse et nous permettant de reconnaître le siège, l'espèce, la période des processus intracrâniens produisant les troubles visuels. Ainsi la névrite optique (œdème inQammatoire de la papille, avec artères rétrécies, veines dilatées et flexueuses) est regardée par presque tous les auteurs comme constante dans les tumeurs de l'encéphale (p. 449 , note 4 ); elle a d'ailleurs été constatée également avec Tencéphalite et Tencéphalo-méningite (2), avec l'apoplexie siégeant près de l'origine des nerfs optiques, dans les tumeurs comprimant le nerf au sein même de l'orbite, ou avoisinant le chiasma, ou qui aplatissent tout un hémisphère cérébral (tumeurs et hypertrophies de la glande pituitaire, page 452 j tumeurs du rocher et de l'apophyse basilaire ; tumeurs du cervelet, soit voisines des pédoncules supérieurs, soit ayant atteint les processus cere^Ui ad testes ou les testes). — • Voyez les figures 4 02, 103, M 2, 4 43, 445, 446,447.

(1) J. E. Meunier, De ^atrophie des nerfs et des papilles optiques dans ses rapports avec les maladies du cerveau, thèse de Paris, 1865.

(2) M. Bouchut (Union médicale, 1866, p. 7 et 8) en cite un cas soigneusement étudié cheï une enfant. A l'ophtiialmoscope, sur les deux yeux, papille masquée par une infiltration gris perle (fîg. 3 de M. B., sans légende ici); dans cette gangue se perdent les veines devenues flexueuses* Les artères ne sont pas apparentes. A l'autopsie cadavérique, pie-mère de la convexité rouge-livide ; veines méningées pleines de sang liquide, comme les sinus. Injection de la substance corticale dont la surface est villeuse, après l'ablation de la pie-mère. Nerfs optiques, en avant du chiasma, canaliculés au centre et entourés d'une substance blanche. A la loupe, la papille est presque invisible ; près d'elle, une saillie jaunâtre, formée par la macula hypertrophiée, du volume d'un grain de blé. Au microscope (d'après M» Gornil), en étalant sur une lame de verre la plaque ovoïde, jaune et saillante, de chaque rétine, à 200 diamètres, on voit des granulations graisseuses réunies dans une enveloppe commune ou sans enveloppe, avec lacis de capillaires très-serrés (comme à l'état normal), et parties jaunes, finement pigmentées, provenant d'épanchements sanguins. Les bâtonnets sont granuleux et déformés (modification cadavérique) et la rétine a sa structure normale. Dans le nerf optique^ la zone centrale jaune^ observée à l'œil nu^ offire une simple congestiont.

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On devrait ici, — comme dans Tamaurose, l'urémie (amaurose par rétinite hémorrhagique chez les urémiques, p. 403, noie 4), la leucémie (p. 137, note 4), et en général chaque fois que des désordres graves ont été constatés dans la vision, — enlever

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Examen à l'ophlbalmoscope de l'œil dWe enfant de quatre ans atteinte d'encéphalite chronique partielle avec atrophie de rbémisphère gauche, hémiplégie droite, envahissement du nerf optique par le tissu conjonctif (noyaux embryopiastiques^, inûltration granuleuse de la papille (d'après M. Bouchut, Gaz des hôpit., 31 juillet i866).

— P. Papille à demi voilée par l'infiltration. — 1. Infiltration granulo-graisseuse cachant la partie supérieure de la papille. — Y. Veines de la rétine. — V. Ces veines interrompues par l'infiltration. — A. Artère du nerf optique et de la rétine.

— R. Granulation graisseuse miliaire. Ces lésions ont été confirmées par l'examen microscopique de M. Ordofiez.

l'œil par la voûte orbitaire, pour voir au microscope la papille ou les divers éléments des couches rétiniennes (mal délimilées, rendus opaques par des granulations solubles dans la glycérine

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additionnée d'acide acétique, etc.), ou vérifier (4) delà sorte les données oplithalmoscopiques : papille blanche ou injectée, à contours effacés ; infiltration séreuse de la papille, sa congestion dans les affections du cœur et les congestions cérébrales ; apoplexie rétinienne, unioculaire, artérielle, ou, plus souvent, veineuse ; infiltration pigmentaire ou rétine tigrée, avec stries

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Examen ophthalmoscopiqm d'une apoplexie de la papille et de la rétine (2).— La papille est atrophiée, blanche, avec son centre grisâtre : les vaisseaux centraux sont sensiblement diminués de volume. Dans la partie supérieure et externe (image renversée), on voit un épanchement de sang A, sur le trajet de l'artère, et à côté une tache exsudative. A partir de cette tache apparaît un vaisseau blanc B qiù a la forme, la direction et le volume d'une artère ramifiée ; c'est une artère atrophiée. — G. Artère saine sur le reste de la figure. — D. Veines saines.

noires vers Vora sarrata; décollement de la rétine; choroïdite, cholesteritis, etc. Combien d'obscurités et dUncertitudes disparaîtront ainsi par les études nécropsiques et ophthalmoscopiques combinées avec soin et persévérance.

On pourrait en outre constater, par cet examen direct de Toeil, si les veines ophthalmiques sont enflammées, contiennent

(1) Cette vérification demande souvent grand soin : sur le cadavre il est plus difficile qu'à l'ophthalmoscope de retrouver une tache apoplectique de petite dimension .

(2) Galezov^ski^ Observations sur les maladies des yeuxy 1862.

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