‹ Manuel de l'éclairage électrique [etc.]Chapitre 3 sur 8 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ce Manuel, qui comprend spécialemenl rÉCLAJRAGE fXECTRIQUE, poujTait, au point de vue de la forme et du fond, porter, à bon droit, le titre de a Guide de l'élec- TRiriEN B En effet il enseigne tout ce qui a été imagine tente ou réahae dtins i-ette industrie dès lorigme et pai le

ti seulement les faits acquis, ip qui est ouverte à de nou-

constante celle d ai ti\ei est il est sou\ent oblige

f lit il indique au chercheur no m us encore il lui mtntie li \o v elles reLherches

L inventeur a une préoccupati le ptemier et pour savoir où il de pouaser ses investigations bien loin en arrière Sous ce 1 ipport, croyons nous, ce manuel e=it le meilleur guide â u>nbulter, mais il est en outre un tiaité pratique complet sur la matière parce qu il embrasse 1 ensemble des in\ en lions faites dans 1 éclairage électrique depuis la naissance

le (ette industrie il y a 30 ans jusquaux plus récentes cjnquétes de la présente année

Les Brevets et Certificats d addition dans lesquels < nt ete puisés les matériaux qui composent ce recueil em bidsseni cette période de 30 annéei le yremier brevet remontant au mois d a\nl 1851 et le dernier ajant été pris h 14 mars 1881 ^ Dans le texte les brevets se suivent par ordre chronolo

bue et le numéio qui figure en tête est celui du brevet s le classement ai catakgue officiel

Vî A\-ERTtSSESiENT

La table de l'ouvrage présente une division par ordre de matières, afin de faciliter au lecteur les reclierches qui l'intéressent plus particulièrement.

On y trouve, en elTet, la classification suivante :

1. Sources et 'jénèraleiirs d'électricité;' il. Régulateurs, Lampes à arc foltaique, lampe à incaii-

descenee.

ni, Eleclrodei, lîhèojihores ; IV. Divûion et Dïalribittion dt la lumière électrique;

Les brevets d'invention et les certificats d'addition figurent dans ce recueil eu raccourci," c'est-à-dire, sous Torme d'iifi extrait sommaire, mais très précis, où sont condensés, dans l'espace d'une page environ pour chaque brevet, la substance, les points caractéristiques de l'Invention, ainsi qne les revendications, les réserves ou les prétentions de l'ii venteur.

Enfin, nous observons encore que toutes les inventions qui ont acquis, en ces dernières années, une notoriété très grande dans le domaine de la pratique, occupent une place plus large dans le cadre de ce recueil, les développements donnés étant toujours, autant que possible, en rapport avec l'importance de la découverte.

Sources et Générateurs d'électricité.

Lampes et Régulateurs. — Électrodes et Rhéophores.

éclairage par incandescence et par arc voltaïque.

Division et distribution de la lumière.

NO 11,647. - Nollet. — 26 avril 1851.

Perfectionnements dans les moyens et appareils propres à développer l'électricité, et dans l'application de cet agent à l'éclairage, etc.

L'inventeur décrit une nouvelle disposition consistant en quatre faisceaux magnétiques, assemblés pour produire le maximum d'effet, et la combinaison de quatre couples d'hélices multiples à armatures croisées, ayant les extrémités homologues et leurs fils réunis au moyen d'une nouvelle espèce d'anneaux de frottement coniposant des commutateurs. Il indique aussi un système nouveau de spirales parallèles multiplicatrices, réunies en cylindre d'une longueur indéterminée, et produisant des courants induits puissants.

En ce qui concerne l'éclairage, l'inventeur compose un appareil où s'opère dans le vide l'incandescence d'un charbon préparé et qui se distingue essentiellement par la disposition d'un long cylindre de charbon, pressé d'une manière régulière et constante.

Enfin, une dernière disposition permet de produire l'éclairage au raoyen de gaz hydrogène , saturé de vapeurs hydrocarbonées quelconques, et brûlant dans les becs de gaz ordinaire.

N° 34,015. — Harrison. — 14 octobre 1857.

JPerfectionnements dans les moyens d'obtenir la lumière électrique.

Ces perfectionnements ont rapport à la préparation des électrodes pour produire la lumière électrique, et ils consistent à

ABMENOAUD AINÉ 1

2 MANUEL D'ÉLECTEICITÉ

placer des pièces de métal ou autre substances dans les cornues à gaz pour y recevoir un dépôt de coke.

L'inventeur forme aussi des électrodes creuses en charbon, de forme cylindrique, en faisant passer un courant de gaz d'éclairage à travers une chambre où sont disposés des tubes métalliques qui correspondent à un four dont la âamme et Tair chaud sont dirigés à travers ces tubes. On laisse les tubes «xposés à l'action du gaz jusqu'à ce qu'ils soient chargés d'une couche épaisse de charbon. L'inventeur compose aussi dés électrodes de formes déterminées, au moyen de métaux spongieux ou pulvérulents soumis à la compression, et il produit avec ces électrodes des lumières de diverses couleurs, selon la nature du métal employé.

On obtient ainsi une lumière blanche brillante en formant l'électrode positive d'un mélange de 3 parties de plombagine et de une partie de zinc.

La seconde partie de cette invention se rapporte à la disposition des électrodes. Une électrode cylindrique est placée sur un axe dans la direction de sa longueur et on lui imprime un mouvement double de rotation et de progression horizontale dans le sens de l'axe. On place ensuite une autre électrode, de préférence, taillée en pointe ou crayon, la pointe venant en contact avec la circonférence de l'électrode cylindrique. Si le mouvement est alors donné à l'électrode cylindrique, l'électrode opposée tracera un chemin en spirale sur la surface, d'une extrémité à l'autre, la contiguïté des circonvolutions étant déterminée par la vitesse de l'avancement. Quand on vient à fermer le circuit, le cylindre rotatif étant l'électrode positive et la pointe l'électrode négative, la lumière apparaît à la surface de l'électrode cylindrique, et, le mouvement de celle-ci apportant continuellement une surface de contact nouvelle, la lumière est engendrée d'une manière régulière et constante.

N» 39,338. — - Shepart. — 31 décembre 1858.

Perfectionnements dans la construction des lampes électriques.

Le point caractéristique de ces perfectionnements réside dans une ouverture pratiquée dans une plaque à demeure, à la partie supérieure de la lampe, et recouvrant l'électrode de manière à permettre seulement à la pointe de pénétrer à travers, et de se maintenir à la distance voulue, tout en cheminant au fur et à mesure de son usure.

ECLAIBAGE 3

L'inventeur revendique aussi la combinaison du tube supérieur portant Télectrode d'en haut, et du tube, plein de mercure, dans lequel flotte Télectrode d'en bas, les deux électrodes se nourrissant mutuellement au fur et à mesure de l'usure.

N^" 41,818. — De Lucy-Fossarieu. — 6 août 1859.

Lampes électriques.

Cet appareil se compose d'un plateau métallique recevant un mouvement de rotation. Sur ce plateau, et perpendiculairement à son plan, viennent porter, par leurs extrémités, plusieurs tiges conductrices, soit en métal, soit en toute autre matière, et qui, par cela même, se trouvent en contact permanent avec lui. Ces pièces ne sont autre chose que des électrodes, dont Tune, le plateau, est évasée pour présenter plus de surface au fltlide ; de plus, les tiges sont toujours en contact avec le plateau.

En faisant passer un courant, d'une part, dans le plateau et, de l'autre, dans les tiges, et e% donnant le mouvement, on obtient de la lumière, et cette lumière est produite par autant d'étincelles qu'il y a de tiges.

Au lieu d'un plateau, l'électrode évasée peut aussi prendre la forme d'un cylindre, et peut être poli ou rugueux.

N« 59,310. — Lontin et Digney, irères et G^^ —

7 juiUet 1863.

Système perfectionné de régulateur de lumière électrique.

Les mouvements de l'armature ont une indépendance relative ; il en résulte que les petites oscillations qu'éprouve inévitablement Tarmature, par suite des inégalités qui peuvent exister dans l'intensité des courants, ne peuvent avoir d'action sur l'écartement des charbons et, par conséquent, sur la lumière électrique, que lorsque ces mouvements dépassent, en amplitude, la limite fixée.

Ces perfectionnements consistent donc essentiellement dans la latitude que ces dispositions laissent aux oscillations de l'armature, dans une limite qu'on a la faculté de régler, suivant le besoin, afin que ces oscillations ne puissent avoir d'influence sur l'écartement des charbons, qu'autant que leur usure ou d'autres eanses en rendent nécessaire la modification automatique.

.L'application de ce système est surtout avantageuse, quand la lumière électrique doit être produite par les courants d'induction

4 MAinTEL d'Électricité

N« 99,828. — Siemens et Halske. — 5 juillet 1873.

Perfectionnements apportés aux machines et appareils pour l'éclairage électrique, au moyen de courants magnéto-électriques ou dynamoélectriques.

Ces perfectionnements comprennent les points suivants :

1*> L'emploi d'un cylindre à parois aussi minces que possible tournant sur son axe entre deux ou plusieurs pôles d'aimants ou électro-aimants. Ce cylindre est fait en matériaux mauvais conducteurs ou autres matières convenables ; il est recouvert, parallèlement à son axe, à Textérieur de spirales en fils métalliques continus. L'espace intérieur de ce cylindre est occupé entièrement ou en partie par un aimant fixe en acier ou un électro-aimant ; ou bien par une pièce de fer fixe ou tournant sur son axe, laquelle pièce peut être pleine ou creuse, ou avoir toute autre forme convenable, cette disposition servant à faire fonctionner des macbines électromagnétiques, dynamo-électriques ou^lectro-djnnamiques.

2** L'établissement de deux communications au moyen desquelles les spirales forment ensemble un cylindre creux entre et, éventuellement, autour des pôles permanents d'aimants, et créent des courants continus ou bien des mouvements de rotation au moyen de courants continus.

3° L'emploi de la force motrice de machines électro-dynamiques convenables, mêmes par le courant producteur de lumière ou par l'une de ses dérivations, lesquelles machines continuent à fonctionner automatiquement, tant que le courant qui les meut a dépassé une intensité déterminée, cette disposition servant à l'exécution des mouvements nécessaires à l'allumage et à la régularisation de l'arc lumineux ;

4° L'emploi d'un circuit secondaire à côté de l'arc lumineux pour régulariser ce dernier.

1" Addition en date du 19 mars 1877.

Cette addition est relative à l'emploi d'un appareil automatique servant à maintenir la lumière électrique dans le cas d'extinction de l'arc voltaïque du régulateur ou de la lampe électrique principale, ainsi qu'à la combinaison produisant le mouvement rotatif ou rectiligne de glissement à l'aide d'un électro-aimant unique.

2® Addition en date du 21 juin 1878.

Cette seconde addition comprend :

1° La combinaison de générateurs de courants dynamo-électriques

pour la formation de la chaîne dynamo-électrique, ce qui Teut dire qu'en un cercle le courant électrique, produit par l'un de ces générateurs, renforce ou excite le magnétisme en action dans le suivant ;

2° L'application de la chaîne dynamo-électrique à tous les buts auxquels sont employés les machines dynamo-électriques séparées.

N° 106,741. — kosloff. — 8 février 1875.

Système d'appareils électriques destinés à produire la lumière Jixe et permanente, en divisant le courant électrique d'une source quelconque, machines, piles, etc.

L'inventeur revendique les améliorations suivantes : 1** placer les charbons, qui doivent être rendus lumineux, sur des isolateurs, afin que les conducteurs des courants ne leur servent pas de support; donner aux charbons un peu de jeu dans les nids ou creux qui les maintiennent pour que le charbon soit absolument isolé des courants dans son maintien ; 2° faire les contacts du métal avec le charbon, en introduisant le métal dans le charbon intérieurement et ne pas le retenir extérieurement ; 3° faire les connexions des conducteurs principaux avec les fils introduits dans les gros bouts du charbon à l'aide de charnières ou attaches qui donneraient un peu de jeu ; 4° produire le gaz hydrogène à l'aide des charbons eux-mêmes, en les rougissant par les courants électriques, et, en dilatant l'air dans le globe, le faire échapper par des soupapes ; transformer par ce procédé le peu d'oxygène qui reste dans le globe en oxyde de carbone, et employer la fermeture hydraulique à l'exception du mercure ; 6° introduire des pièces pleines ou en forme de tubes d'un côté dans le globe, pour conserver une certaine longueur de globe indispensable à la fermeture, ce qui donne le moyen d'avoir le moins d'air possible dans le globe ; 6° employer le mécanisme automatique pour faire passer le courant de lui" même, en cas d'accident, d'un charbon à l'autre.

N» 107,272. — Koxxn. - 16 mars 1875.

Système de lampe électrique hermétiquement fermée.

Le pôle positif du courant passe par le socle ; le fil de transmission, étant en communication métallique avec ce socle et avec le conducteur par la plaque de contact, parcouii; la baguette en

MANUEL D'iLECTEICITÉ

réchauffant au blanc, traverse les conducteurs et retourne au pôle négatif.

Comme les chevillettes sont de longueurs difEérentes, le courant électrique traverse la baguette qui est jointe à la plaque de contact par la chevillette la plus longue. Donc, si la baguette se brise, par une cause quelconque, elle tombera par la douille en porcelaine dans la coupe métallique, tandis que la plaque de contact entrera immédiatement en communication avec la chevillette la plus proche en hauteur.

Si, par quelqu'accident, le cylindre en verre se cassait, l'air naturellement entrerait dans la lampe, et les baguettes éclairantes seraient par leur contact avec Toxygène de l'atmosphère, consumées en peu de temps.

Si, enfin, la dernière baguette tombait, le courant électrique serait interrompu, et alors toutes les autres lampes, contenues dans le circuit électrique, s'éteindraient. C'est pour éviter cela que l'inventeur dispose une cheville en cuivre qui touche la plaque de contact après que la première baguette est tombée et, de cette manière, reforme le courant momentanément. Les cylindres chauds tombent dans la coupe métallique.

|No 108,415. — BouUguine. — 15 juin 1875.

Lampe électrique.

Cette invention consiste dans une amélioration aux lampes destinée au fractionnement de la lumière par le système Ledygtiine ; elle a pour base l'emploi d'un long crayon de charbon introduit dans une gaîne centrale et sollicité à s'élever constamment par un contre-poids agissant au moyen de deux petites chaînes et de deux poulies de renvoi.

La partie du charbon qui chauffe à blanc et qui produit la lumière est maintenue entre deux pinces agissant automatiquement. Il est inutile de faire le vide sous le globe ; dés le début il se brûle une petite quantité de charbon qui annule l'effet comburant de l'air ambiant et crée, sous le globe, une atmosphère qui ne peut plus brûler le charbon. Lorsque la partie de charbon comprise entre les deux pinces vient à se briser, le courant est rompu et les deux pinces se desserrent ; le contre-poids pousse le crayon qui entre dans la pince de dessus et vient soulever deux petits loquets, lesquels opèrent le serrage supérieur : le courant se trouve alors rétabli.

ÉOLAIRAGB 7

Le courant traveree un électro aimant, placé à la partie inférieure de la lampe, et c'est cet électro-aimant qui, agissant sur une petite plaque et des leviers disposés ad hoc^ opère le serrage du charbon dans la pince inférieure.

Une vis permet d'élever et d'abaisser la pince supérieure, et, par suite de donner, pendant la marche, la longueur la plus convenable au charbon compris entre les deux pinces.

Une deuxième vis, placée à l'intérieur, permet de tourner le support de la pince supérieure de façon à remplacer très facilement les crayons de charbon. Le serrage des pinces peut s'efEectuer en bas et en haut au moyen d'électro-aimants ou de leviers.

N» 108,517. — Gadiat. — 23 juin 1875.

Système d'éclairctge par la lumière électrique.

Ce système a pour but d'éclairer, avec une source unique de lumière électrique, différents points placés d'une façon quelconque, de manière à ce que chaque point reçoive, indépendemment des autres, la quantité de lumière et les rayons lumineux qui lui sont nécessaires. Ce système est basé sur la propriété que possèdent certains corps et certaines surfaces de réfléchir les rayons lumineux suivant des lois déterminées.

Au lieu d'employer pour l'éclairage des rayons directs, fournis par une source de lumière électrique, ce qui conduirait inévitablement à l'emploi de plusieurs lampes et à la subdivision du courant électrique, l'inventeur réfléchit les ;rayons sur une série de miroirs, de façon à les diviser en plusieurs faisceaux qui sont répartis entre les points à éclairer. De cette façon, le courant électrique n'est pas partagé ; il n'existe qu'une seule lampe, et, en disposant les miroirs en conséquence, on peut éclairer tous les points de façon à ce que le mode d'éclairage varie avec chaque point à chaque instant.

Les rayons sont recueillis sur un premier réflecteur qui les réfléchit dans différentes directions, ces rayons réfléchis sont ensuite reçus sur des miroirs inclinés de telle façon que, par une nouvelle réflexion, ils soient renvoyés sur d'autres points.

La forme des réflecteurs variera en chaque circonstance suivant le résultat qu'il s'agira d'obtenir, suivant la position des points à éclairer et l'intensité de lumière qu'il faudra y envoyer.

lue réflecteur sera plan ou courbe. Il en est de même des miroirs qui seront plans ou courbes, suivant chaque cas particulier. Les

8 MANUEL d'Électricité

dimensions et la courbure varieront suivant qu*on voudra obtenir une lumière intense, concentrée en un point, ou une lumière diffuse.

Au lieu de miroirs on peut employer des prismes de différentes matières. Ces miroirs et ces prismes peuvent être mobiles pour s^adapter h toutes les circonstances et à toutes les variations de distances.

La série de miroirs peut être remplacée, suivant les besoins, par une surface réfléchissante unique, dont la forme sera calculée pour le résultat désigné.

Des écrans peuvent être placés sur le trajet des rayons émanant soit du réflecteur, soit des miroirs, suivant qu'on voudra régler rintensité de la lumière. La forme de ces écrans et la matière dont ils seront formés seront déterminées, suivant les besoins, et ils pourront recevoir une coloration permettant d*intercepter tel ou tel rayon lumineux.

La source d'électricité est quelconque.

N*" 109,493. -- Sautter. — 12 septembre 1875. Perfectionnements dans les régulateurs de lumière électrique.

L'inventeur remplace les rouages qui contrôlent le mouvement de rapprochement des charbons et permettent de l'arrêter, par le mouvement d'un fluide liquide ou gazeux, qui est astreint à passer par un petit orifice pour permettre ou arrêter le mouvement du fluide et le rapprochement des charbons.

L'invention comprend aussi les moyens mécaniques pour obtenir ce résultat.

1" Addition en date du 9 octobre 1875.

Ce certificat comprend le moyen pour établir la dépendance de mouvement des deux charbons, et qui consiste dans l'emploi de pistons se mouvant dans des cylindres communicants, et cela quels que soient la disposition des cylindres et les moyens employés pour obtenir, au moment convenable, l'ouverture ou la fermeture des orifices.

2® Addition en date du 16 octobre 1875.

L'inventeur donne à la section du charbon, servant d'électrode positive, la forme d'un rectangle aplati ou d'un ovale, la section du charbon, servant d'électrodenégative, conservant la forme d'un carré ou d'un cercle. Les axes des deux électrodes peuvent coïn-

iCLAIBAGE 9

cider ou non ; on pent aussi faire varier la position relative des diagonales du carré et du rectangle. L'inventeur trouve aussi avantage, dans certains cas, à donner aux deux électrodes une section rectangulaire, et à orienter Tune par rapport à Tautre les grandes faces des deux électrode^^*une manière différente selon le résultat que Ton veut obtenir.

N° 109,895. — Reynier. — 11 octobre 1875.

Rhéophores en charbon (de cornue à gaz ou artificiels) métallisés,

pour la lumière électrique.

Les baguettes en charbon de cornue à gaz qu'on emploie comme rhéophores dans la lumière électrique présentent, entre autres incouT^nients, celui de brûler rapidement. Il en résulte que les lampes électriques, même avec une longue course, ne fournissent qu'une durée de lumière généralement insuffisante pour les besoins ordinaires de l'éclairage.

La combustion des rhéophores n'étant pas une condition essentielle et nécessaire de l'incandescence, on a cherché depuis longtemps, à en diminuer la rapidité. Il a été proposé d'imprégner les charbons de divers composés, mais les résultats n'ont pas été satisfaisants.

L'invention, objet de ce brevet, consiste à recouvrir la surface du charbon par une application ou une enveloppe d'un métal suffisamment réfractaire, tel que le platine, le palladium, l'iridium, l'or, l'argent, le cuivre, le nickel, le cobalt, le chrome, le fer, le manganèse, etc.

Ce recouvrement pourra être fait par galvanisation, par précipitation, par amalgame, par moulage, par simple introduction, ou par tout autre moyen.

Le charbon, ainsi recouvert, aura une durée plus grande que le charbon nu. Les rhéophores n'atteignant leur température la plus élevée que dans la partie contiguë à Tare voltaïque, le métal no sera volatilisé ou transporté qu'à cette extrémité, et les charbons seront à l'abri de la combustion sur le reste de leurs surfaces.

La métallisation pourra s'appliquer aussi aux charbons artificiels qu'on pourrait substituer au charbon de cornue à gaz.

L'inventeur se réserve aussi la faculté de combiner ensemble la méthode de l'imprégnation et la méthode de métallisation.

1** Addition en date du 10 octobre 1876. ♦

10 MANUEL d'Électricité

L'inventeur revendique tous rhéophores en carbone (pur ou non) k gaine métallique, dans lesquels Tétui servirait, à la fois ,de moule et d'enveloppe aux rhéophores.

2* Additioh en date du 2 janvier 1877.

Ce certificat d'addition entre dans des considérations théoriques et pratiques sur la métallîsation, et il explique les avantages que présente cette méthode, avantages qui étendront les applications des rhéophores.

N"* 110,393. — Van Tenac. — 18 novembre 1875.

Appareil électrique de petit volume, pour produire du feu

et de la lumière.

Cette invention a pour objet un appareil électrique de petit volume, hermétique et portatif, ayant pour but de produire da feu et de la lumière, à volonté. Il peut aussi être construit pour donner Tétincelle électrique à de grandes distances, ou pour les besoins de la science et de l'industrie.

L'inventeur revendique la priorité :

1° Pour avoir réuni sous un volume assez restreint pour être porté dans la poche^ une puissance électrique suffisante pour enflammer une lampe à alcool ou à essence minérale, ou une mèche de fumeur, etc.

2« Pour avoir inventé un appareil hermétique, de petite dimension, permettant d'employer, à l'aide d'une nouvelle combinaison, les piles humides au bichromate de potasse et aux sels de mercure et d'obtenir avec elies^ comme dans les appareils volumineux ou non portatifs, l'inflammation de la lampe ou de la mèche de l'appareil en faisant rougir un fil de platine roulé en spirale.

3° Pour avoir, le premier, employé la pile au chlorure d'argent pour faire f onctionnner un briquet électrique de poche, et lui avolr donné la forme et la puissance nécessaire pour obtenir ce résultat d'une façon commode et portative.

Ces appareils sont, soit avec piles au chlorure d'argent, soit avec piles au bichromate de potasse ou aux sels de mercure.

Briquets avec piles au chlorure d'argent

La pile est renfermée dans un vase en verre, en porcelaine ou en caoutchouc durci, qui est rendu hermétique. Elle est composée d'une ou de plusieurs feuilles de zinc amalgamé et d'une ou de

ÉOLAIEAGË 11

plusieurs feuilles de chlorure d^argent s^adaptant à la forme de la pile. Ces éléments sont séparés entre eux, soit par de la sciure de bois, soit par du papier buvard etc., ou par du sable, ou tout simplement distancés de façon à empêcher le contact.

Le liquide excitateur est le chlorure de zinc à 5 ou 10 p. %, ou une dissolution de sel marin à saturation.

Cette pile au chlorure d'argent ne s'usant que lorsque le circuit est fermé, peut durer fort longtemps étant ainsi employée d'une façon intermittente ; elle permet d'obtenir du feu avec le briquet électrique de poche de quinze mille à trente mille fois, sans que l'on ait à la recharger.

Briquets avec piles au bichromate dépotasse ou aux sels de mercure. Ce briquet difEère du précédent en ce sens que les piles ememployées, s'usant aussi bien lorsque le conduit est ouvert que lorsqu'il est fermé, les deux éléments de la pile ne peuvent être laissés en présence, baignés par le liquide excitateur, lorsque l'appareil ne fonctionne pas.

£n outre, ces piles étant liquides et exigeant, par suite, une fermeture complètement hermétique, ni le zinc ni le charbon ne peuvent être déplacés sans mettre en danger l'herméticité de l'appareil, qui est indispensable à son existence. Il faut donc que le liquide puisse être déplacé à volonté. Il faut aussi que l'air qui s'y trouve renfermé n'y soit pas comprimé par le déplacement du liquide et que cet air, qui n'a pas d'issues pour sortir de l'appareil, vienne aider à son bon fonctionnement au lieu d'y nuire. C'est la combinaison de ces deux phénomènes et les moyens de les réaliser qui fait l'objet de l'invention du briquet électrique.

Comme dans l'appareil au chlorure d'argent, on peut rendre te spirale de platine mobile et faire monter la lampe ou la mèche à la hauteur d'allumage à l'aide d'un mouvement mécanique.

La pile est composée d'un ou deux morceaux de charbon de cornue à gaz et d'une ou de deux plaques de zinc amalgamé, ou de plus nombreux éléments, s'il est nécessaire.

On obtient le meilleur résultat et le volume le plus restreint en taillant le charbon cylindrique ou de forme ovale, et en le creusant comme un tube pour y ajuster le zinc roulé en spirale. Addition en date du 10 février 1876.

Le briquet électrique de poche au chlorure d'argent est construit de façon à ce qu'il puisse être introduit dans une canne, dans le manche d'un parapluie, dans un porte-cigares, dans un nécessïdre de voyage, dans une trousse ou autre objet analogue.

12 MANUEL d'ÉLBCTEICITÉ

N*" 110,613. — Reynier. — 9 décembre 1875.

Système de lampes électriques à progression indépendante

et rhéophores appropriés.

Ce système offre les points caractéristiques suivants :

!• Le principe même de la progression indépendante, combinée ou non, avec d'autres procédés, et sous quelque forme qu'on l'emploie ;

2° Le procédé d'allumage par étincelle de tension ;

3° L'allumage par interposition (automatique ou non) entre les rhéophores d'un corps conducteur qui les met en communication;

4° L'allumage et le rallumage par des saillies ;

5° Les extinctions et les éclipses par échancrures ;

6° Tous systèmes de signaux lumineux, obtenus par cette méthode ;

7° Tous rhéophores de matières, formes ou dimensions quelconques, spécialement faits ou proposés pour l'usage de lampes électriques à progression indépendante.

Additions. Ce système est perfectionné par trois additions, en date des 14 février, 2 mai et 25 septembre 1877.

N« 111,064. — Carré. — 15 janvier 1876.

Moyens de fabrication des charbons servant à produire et à employer

l'électricité.

L'inventeur indique sa formule pour composer une bonne pâte charbonneuse.

Coke très pur, en poudre presqu'impalpable .... 15 parties. Noir de fumée calciné 6 —

l Sucre de canne . . 30 parties \ Sirop composé de < Gomme arabique .12 — ( 7 à 8 —

(Eau . 37 — )

Le tout est trituré et additionné, à la fin de la trituration, de 1 à 3 parties d'eau. Suivant certains cas, la poudre est lavée dans des bains acides ou dans des solutions alcalines. Les charbons doivent subir plusieurs cuissons mesurées. Après la première cuisson, qui doit durer de 4 à 5 heures, au moins, et arriver au rouge cerise, les charbons restent 2 à 3 heures dans un sirop très concentré et

iCIiAIRAGE 13

bouillant de sucre de canne on de caramel, avec deux ou trois intervalles de refroidissement notable, afin que la pression atmosphérique fasse pénétrer le sirop dans tous les pores ; on les laisse ensuite égoutter, puis on les agite dans l'eau bouillante pour dissoudre le sucre resté à la surface. Après la dessiccation on soumet les charbons à une seconde cuisson ; on les met debout dans un creuset en remplissant les interstices avec du sable.

Les charbons moulés sont séchés lentement dans une étuve dont la température devra atteindre graduellement 80 degrés en 12 ou 15 heures.

Edôd, on peut aussi augmenter la densité des charbons en les roulant, après qu'ils sont un peu séchés, entre des cylindres presseurs.

1™ ADDITION en date du 13 janvier 1877.

Dans ce certificat d'addition l'inventeur introduit des modifications dans le mouvement de la presse et dans sa commande. Les charbons sont coupés, sans arrêt de la presse, par des lames très minces cheminant dans le même plan et s'approchant seulement à un demi-millimètre l'une de l'autre. Un four horizontal, plus simple et plus commode, est substitué au four vertical. Enfin, l'inventeur décrit un instrument d'imprégnation plus rapide et plus complet des charbons.

2™« ADDITION en date du 21 novembre 1877.

Les liquides suivants peuvent être employés pour le moulage à la filière des poudres charbonneuses:

Solution aqueuse assez consistante de gomme arabiq. 17 à 18 parties Glycérine à 40 à 50 7o d'eau '. . . . 2 à 3 —

Le tout mélangé.

Huile de lin 10 parties

Résine ordinaire 5 —

Essence de térébenthine 1 —

On mélange à chaud l'huile et la résine, et On ajoute l'essence après le refroidissement.

On fait avec l'un ou l'autre des liquides des pâtes d'autant plus dures que l'on veut obtenir des charbons plus consistants.

S™** ADDITION en date du 5 juillet 1878.

Cette addition est relative à un appareil servant à mouler les charbons d'une manière continue.

4™« ADDITION en date du 11 décembre 1878.

L'inventeur indique une disposition pour produire des charbons creux.

14 MAiîUÊL d'Électricité

N» 111,084. — Reynier. — 17 janvier 1876.

Eclairage électrique par de nouveaux modes d'emploi des conducteurs

incandescents, et appareils y relatifs.

Cette invention comprend les dispositions suivantes : 1° Les conducteurs en métaux réfractaîres ou en carbone appliqués à minces épaisseurs sur des corps isolants leur servant de supporta; et toutes lampes ou appareils disposés ou proposés pour remploi desdits conducteurs ;

2^ Les conducteurs très résistants (en carbone ou autres matières quelconque naturelles ou artificielles peu conductrices) recouverts d'une faible épaisseur d'un métal réfractaire, et toutes lampes ou appareils spécialement disposés ou proposés pour Temploi des dits conducteurs métallisés ; ♦

3° L'appropriation de la forme de la surface éclairante à la distribution de la lumière à obtenir ;

4? L'application facultative de la catalyse à l'éclairage électrique, et tous appareils construits pour réaliser cette application.

N« 111,921. — Chardin. - 17 mars 1876.

Régulateur de lumière électriqne.

Ce système de régulateur consiste dans l'emploi d'un rouage^ soit à poids, soit à ressort, fonctionnant pendant toute la durée de l'éclairage. L'effet direct de ce mécanisme a pour but d'écarter les charbons qui tendent naturellement à se rapprocher, soit par l'effet de leur propre poids, soit par l'effet d'un ressort, soit, enfin, par l'effet d'un rouage particulier. Pour obtenir ce résultat il est ajouté, extérieurement au rouage, un galet ou sphère en matière magnétique, soit fer ou acier. Ce galet est entraîné dans son mouvement par un des mobiles du rouage, choisi judicieusement pour cet effet. . Dans le même plan que le premier galet et placé tangantiellement, existe un second galet ou sphère, également en substance magnétique. Il commande par un pignon de petite dimension la roue ou les roues qui entraînent les porte-charbons.

Le sens du mouvement est tellement disposé que les portecharbons, en se rapprochant, font tourner le second galet en sens inverse du mouvement communiqué par le rouage au premier

ÉCLÀIEAGE 15

galet. Celui-ci est enveloppé d'une bobine couverte de fil conducteur dont les diverses couchés sont isolées soigneusement : c'est dans cette bobine que circule le courant destiné à fournir la lumière. Le fonctionnement est facile à comprendre : Lorsque les charbons sont trop près, le courant, traversant la bobine, acquiert une intensité exagérée ; Taimantation puissante qui en résulte fait adhérer fortement les deux galets on sphères de matière magnétique, et Teffet du rouage tend alors à séparer les charbons. L'arc voltaïque, étant devenu plus grand, a diminué, dans une certaine proportion, l'intensité du courant qui traversait la bobine ; l'aimantation, qui faisait adhérer les galets, a perdu de son énergie et il en résulte un glissement qui permet aux charbons de se rapprocher dans une certaine limite. La régularisation de l'efEet provient donc d'un équilibre qui tend continuellement à s'établir entre les charbons qui se rapprochent et le rouage tendant à les écarter par l'intermédiaire de l'aimantation réglée elle-même par la dimension de l'arc voltaïque.

NO 112,024. — Jablochkoff. — 23 mars 1876.

Lampe électrique.

Cette invention consiste dans la suppression absolue dé tout mécanisme usité dans la lampe électrique ordinaire.

Au lieu de réaliser mécaniquement le rapprochement automatique des charbons conducteurs, au fur et à mesure de leur combustion, l'inventeur fixe simplement ces charbons l'un contre l'autre, en les séparant par une substance isolante susceptible de se consumer en même temps que les charbons, du kaolin par exemple.

Les deux charbons ainsi préparés peuvent se planter dans une sorte de chandelier spécial, et il suflBt de les faire tourner par le courant d'une pile ou d'une source quelconque pour qu'un arc voltaïque prenne naissance d'une extrémité à l'autre.

Dans le cas d'un courant de même sens, l'un des charbons s'usant plus rapidement que l'autre, il y a lieu de se servir de charbons de section inégale, afin de maintenir constante l'égalité de leurs longueurs. Au lieu de deux baguettes de charbon fixées de part et d'autre d'une bande de kaolin, on peut se servir d'un tube de kaolin entouré d'un tube de charbon, et renfermant un cylindre "également de charbon.

16 MAÎTUEL D'ÉLECTBICITÉ

Pour l'allumage ou la mise en marclie de la lampe, on réunit les les deux extrémités libres des charbons par une petite bande de charbon, qui, au passage du courant, rougit d'abord, puis se brûle et sert ainsi d'amorce à l'arc voltaïque.

Lorsqu'on a besoin de maintenir le point lumineux à une hauteur constante par rapport à un réflecteur, on se sert d'un mouvement d'horlogerie à déclanchement électrique, commandé par une dérivation du courant, ou sans déclanchement, s'il n'est pas nécessaire.

Au lieu de charbons ordinaires on peut employer des charbons agglomérés qui peuvent surtout convenir à la disposition en tube mentionnée plus haut.

Les deux charbons peuvent être parallèles ou avoir une inclinaison relative dans certains cas.

1^ ADDITION en date du 16 septembre 1876.

Cette addition a pour objet de caractériser de nouveau le principe, et de signaler certains perfectionnements. Ce système de lampe repose sur le principe de la formation régulière de l'arc voltaïque entre les charbons sans le secours d'aucune disposition mécanique pour le rapprochement des charbons, ceux ci étant purement et simplement séparés et maintenus à distance convenable par l'interposition d'une substance isolante fusible, quelle que soit d'ailleurs la nature de cette substance. Celle-ci peut être autre que le kaolin ; c'est ainsi qu'on peut employer toute espèce de matières vitrifiables dans la composition desquelles on peut faire entrer des oxydes métalliques permettant de donner à la lumière des colorations diverses.

Les oxydes peuvent aussi entrer dans la composition des charbons que l'on met en ignition, si I'oq emploie des charbons agglomérés au lieu de charbons de cornue.

Le spectre résultant de la décomposition par le prisme de la lumière électrique contient une large bande violette ; les rayons violets fatiguent beaucoup la vue ; l'inventeur fait entrer dans la composition de la matière isolante une substance capable d'engendrer des rayons jaunes, ceux-ci pouvant, par leur combinaison avec les rayons violets, donner des rayons blancs.

2™® ADDITION en date du 2 octobre 1876.

Au lieu d'isoler les charbons par une substanne très réfractaire, l'inventeur emploie des mélanges de composition variable, où entrent, avec les éléments des verres et des pâtes de porcelaine, d'autres substances résistant à une haute température.

Le caractère spécial de ces compositions est toujours de brûler en produisant entre les deux charbons en ignaition une gouttelette liquide d^une consistance plus ou moins épaisse.

Tout se passe comme si la présence de la gouttelette qui relie les deux charbons était une sorte de conducteur partiel venant fermer le circuit qui, dans les régulateurs anciens^ était réellement interrompu par la couche d'air existant entre Jes deux pointes de charbon.

La conséquence de cette facilité, créée au passage du courant par la présence de la gouttelette liquide entre les deux charbons, n'est autre que la divisibilité de la lumière électrique en foyers, donnant une lumière égale à un très petit nombre de becs de gaz.

C'est l'application de ce fait expérimental que l'inventeur entend principalement revendiquer dans la présente addition.

3™ ADDITION en date du 23 octobre 1876.

Cette addition comprend :

1° La construction de bougies formées de charbons enfermés dans une cartouche dont la paroi extérieur est formée de papier ou carton d'amiante, les charbons étant séparés entre eux et de l'enveloppe par une poudre fine isolante.

2° La faculté d'employer, pour composer les poudres isolantes, des matières diverses et, en particulier, des composés terreux, des silicates, c'est-à-dire des corps les plus infusibles possible.

3** Le mélange do graphite à la matière isolante pour augmenter l'éclat.

4*"® ADDITION en date du 21 novembre 1876.

La modification, objet de cette addition, consiste dans la suppression des baguettes de charbon dans la bougie, et leur remplacement par des tubes remplis d'une substance de composition non pas identique, mais analogue à celle de l'isolation.

5"« ADDITION en date du 31 mars 1877.

Pour l'inventeur l'arc voltaïque ou, pour mieux dire, les étincelles électriques de toute nature ne jouent qu'un rôle auxiliaire.

La source lumineuse principale provient, soit de la combustion rapide, soit de la combustion lente avec incandescence des corps étrangers réfractaires, placés entre les deux conducteurs, et sur lesquels l'action du courant s'exerce dans son trajet d'un conducteur à l'autre.

La présente addition a pour objet la production de la lumière en faisant agir sur les corps réfractaires les étincelles électriques de

ABMKNOAUD AIN^ 2

18 MANUEL D'ÉLECTBICITÉ

toute nature, même celles qui sont les plus înéclaîrantes par ellesmêmes, comme les étincelles d'induction ou des machines statiques.

Comme disposition, on peut mettre les conducteurs, pressant la bande incandescente, d'une manière quelconque.

La- bande elle-même peut affecter une forme quelconque, être droite, courbe, représenter même un dessin compliqué, comme une lettre.

6°"® ADDITION en date du 11 mars 1879.

Cette addition comprend le perfectionnement consistant à incorporer dans la matière isolante du colombin séparateur des parcelles ou oxydes métalliques, en vue de déterminer le rallumage automatique de la bougie.

Les proportions des matières métalliques peuvent s'élever jusqu'à 10 p. 100 du poids du composé isolant.

N° 112,526. — Pumo. — 21 avril 1876.

Production de lumière électrique à Vaiàe des liquides ou des corps

liquéfiables.

L'inventeur résout toutes les difficultés inhérentes à l'éclairage électrique par l'emploi de corps liquides qu'il substitue aux corps solides. Les courants transportent aussi bien lès liquides que les solides ; un fort courant entre deux électrodes liquides, non-seulement décompose l'eau en hydrogène et en oxygène, et, par le mélange, donne lieu à dégagement de lumière, mais il transporte en même temps les molécules des corps en dissolution dans les liquides.

Par exemple, la lumière électrique étant trop blanche, on la jaunira et on en augmentera la puissance' éclairante, en ajoutant un sel dans le liquide, les sulfates, le sel marin, etc.

lia régularité s'obtiendra par la constance du niveau du liquide, ce qui entraînera la suppression des régulateurs à mécanismes.

L'emploi' des liquides permettra aussi d'obtenir la division de l'arc voltaïque.

Enfin, la coloration et l'intensité de la lumière pourront être obtenues par des sels ou des matières mélangées aux liquides. L'inventeur donne la nomenclature de ces sels divers.

éCLAIBAGE 19

N« 113,190. — Lontin et Bertin. — 3 juin 1876.

Appareils desHnés à obtenir de la lumière électrique régulière

et de très longue durée.

Ces inventeurs ont cherché à réaliser les deux conditions indispensables à une lumière de longue durée, lesquelles conditions consistent, d'abord, à opérer en vase clos, pour réduire au minimum l'usure produite par la combustion, et ensuite, à suppléer j?ar wn réglage à cette usure. Ils revendiquent, en conséquence, le principe suivant : « faire de la lumière électrique par l'arc voltaïque ou par l'incandescence en vase clos, régularisée de façon à être constante par le rapprochement nécessaire pour suppléer à l'usure. i>

Il y a bien des moyens d'obtenir ces résultats.

Les inventeurs en indiquent deux, à titre de spécimens seulement.

Dans une chambre en verre, close hermétiquement, sont placés deux charbons, très amincis et taillés en pointe. Ces charbons sont conduits par des tubes métalliques et poussés l'un vers l'autre par un ou deux ressorts de façon à provoquer entre eux un contact parfait. Ces tubes sont également fermés à l'accès de l'air, et c'est* par eux qu'on fait arriver l'électricité du générateur. Avec un courant suffisant, les charbons deviennent incandescents sur une partie de leur longueur. Les ressorts maintiennent le contact, malgré l'usure, et la lumière est sans interruption pendant un temps considérable. Une petite soupape de sûreté empêche une tension trop forte, et l'éclairage est régulier par incandescence.

Quoique la lumière produite par l'arc voltaïque soit moins régulière, comme elle est beaucoup plus éclairante et qu'elle peut présenter des avantages, les inventeurs ont aussi disposé l'appareil pour produire l'arc en vase clos ; voici de quelle manière.

Une chambre de verre est fixée entre deux plateaux de métal, de façon à être hermétiquement close. Sous le plateau inférieur se trouve un tube de cuivre, également fermé, à l'intérieur duquel se place un solénoïde qui a pour mission de régulariser la marche de l'appareil par le passage du courant électrique qui produit la lumière. A l'intérieur de ce tube se meut une tige de fer doux qui est aspirée tant que le courant passe et qui porte à son extrémité l'un des charbons. L'autre charbon est fixé dans un tube en cuivre au-dessus du précédent, et leur marche est rendue solidaire par deux crémaillères et une roue dentée. Le porte-charbon supérieur,

20 MANUEL D'ÉLEOTBICITÉ

plus lourd que l'autre, tend à descendre continuellement, et, par suite de la solidarité de son mouvement avec l'autre, à opérer le rapprochement. Ce rapprochement peut encore être aidé par un ressort placé dans le tube et poussant la tige en fer de bas en haut. L'écart se trouve produit par l'aspiration de cette tige en fer dans le solénoïde et réglé par un petit ressort très élastique qui butte sur une fine denture pratiquée sur cette tige. Une petite soupape empêche tout accès de pression.

N^" 113,223. — Lontin et Berlin. — 6 juin 1876.

Système de régulateur de lumière électrique^ se réglant au moyen de pièces thermo-dynamiques et à charbons à marche indépendante.

Cette invention comprend les points suivants :

1° Le mouvement indépendant des crayons ou charbons, réglés réciproquement l'un par rapport à l'autre par des pièces de dilatation, dites pièces thermo- dynamiques, fonctionnant par la chaleur de l'arc voltaïque ;

2° L'enveloppement des charbons par des tubes ou des plaques d'un métal quelconque dans presque toute la totalité de leur longueur.

3** Le réglage des charbons par un mouvement d'oscillation de ces derniers, au lieu d'un mouvement rectiligne, comme cela a eu lieu jusqu'à présent. L'écartement ou l'éloignement des charbons pour un arc de cercle donné étant en raison inverse du rayon de ce cercle, les inventeurs se réservent de rapprocher l'arc d'oscillation plus ou moins près de la pointe du charbon ;

4** La tige métallique creuse adaptée à l'électro-aimant et contenant une autre tige destinée à faire verrou, ou à enrayer par suite du rapprochement de l'armature.

N« 113,339. — Ghérémeteff et Fontaine. — 16 juin 1876.

Lampe électrique.

Cette lampe est destinée à produire de la lumière au moyen de baguettes de charbon placées dans un récipient diaphane. Ce récipient* est feiiné, rempli d'air ou de tout autre gaz, ou bien encore soumis au vide. Les baguettes de charbon sont portées à une très haute température par le passage d'un courant électrique.

éCLAIEAGE 21

La luinpe se compose d'un récipient en verre ou de toute autre substance diaphane, monté sur un socle, de plusieurs pièces ou contacts tenant les charbons, et d'un mécanisme placé à l'extérieur ou à l'intérieur du récipient.

Tous les charbons sont fixés par une de leurs extrémités à un même plateau communiquant à un des pôles de la source électrique. Les contacts qui tiennent l'autre extrémité de chaque charbon sont isolés entre eux, et communiquent successivement avec l'autre pôle par des conducteurs également isolés les uns des autres.

Ces conducteurs viennent rayonner autour de l'arc de rotation d'une touche métallique, laquelle est mue par un cliquet à chaque interception du courant, et vient se mettre en contact successivement avec chaque conducteur. Ce mécanisme, analogue à ceux des révol\^ers, a pour moteur un électro-aimant ou un solénoïde de forme quelconque, intercalé dans le circuit.

Tant que le charbon, dont le conducteur isolé se trouve en communication avec la touche métallique, est en fonction, l'électroaimant ou le solénoïde attire une pièce de fer doux, laquelle commande le cliquet, mais, dès que le charbon se brise, la pièce de fer doux^ sollicitée par un ressort, abandonne sa position, agit sur le rochet, et fait avancer la touche sur une autre tige. Le courant étant rétabli, la lumière reparait, la pièce de fer doux est de nouveau attirée ; mais, grâce à l'encliquetage elle revient à sa place primitive sans agir sur la touche.

Au lieu de faire rayonner les conducteurs isolés on peut leur donner toute autre disposition.

En résumé, les inventeurs revendiquent :

1» Toute lampe électrique dans laquelle des charbons, en nombre quelconque, sont encastrés par chacune de leurs extrémités dans des contacts rigides et maintenus fixes, avant la fermeture du récipient, ce qui permet de faire fonctionner la lampe dans toutes les positions ;

2° Toute lampe ayant plusieurs charbons distincts et dans lesquels le courant électrique passe automatiquement d'un charbon à l'autre par l'action d'un électro-aimant ou d'un solénoïde intercalé dans le circuit.

ADDITION en date du 5 mars 1878.

La présente addition donne une description plus détaillée du mécanisme destiné à faire passer le courant électrique d'un

22 MANUEL D'ÉLECTEICITÉ

charbon à Tautre automatiquement lorsqu'une extinction vient à se produire.

Ce mécanisme et toutes les dispositions analogues sont caractérisés par remploi d^un électro-aimant ou d'un solénoïde, agissant comme moteur pour faire passer automatiquement le courant d'un charbon à un autre à tous les appareils électriques destinés à produire la lumière, régulateurs ou bougies.

No 113,494. — Sautter, Lemonnier et G^^ — 26 juin 1876.

Perfectionnements dans les appareils d'éclairage électrique.

Cette invention a pour objet certains appareils nouveaux ou certaines combinaisons nouvelles d^appareils connus, en vue surtout de l'application de la lumière électrique à bord des navires et dans les opérations de guerre.

Ce système comprend :

1° L'ensemble de dispositions pour installer la lumière électrique à bord des navires et, notamment, l'installation de cette lumière dans une tourelle fermée placée à l'avant du navire ou dans toute autre position convenable ;

2* La construction du phare fixe, avec suspension à la cardan, qui se place dans cette tourelle ;

3° La construction d'un petit projecteur de lumière portatif ;

4'» La construction d'un interrupteur automatique produisant, au moyen d'une marche continue de la machine, des intermittences périodiques et de durée déterminée ;

5° La construction d'un commutateur permettra au capitaine de commander les diverses fonctions de la machine sans quitter son banc de quart.

N« 114,109. -- Lontin et Bertin. — 9 août 1876.

' Appareil à obtenir l'arc électrique d'une manière fixe et régulière, soit pour la lumière, soit pour les effets calorifiques.

Les crayons en charbon de cornue ou en charbon artificiel sont placés dans des tubes de forme appropriée, ronde, carrée, etc. Ces crayons sont pris et maintenus entre des pinces ou ressorts placés à l'extrémité de chacun des tubes. Ces pinces, qui assurent la perfection du contact, sont en cuivre rouge ou toute autre matière ;

lÊCLAIBAGE 23

un ressort tend à chasser ces crayons hors du tube ; ils pourraient aussi être rattachés à une petite chaîne et sollicités par l'action d'un poids, si l'appareil n'est pas exposé à subir de trop fortes oscillations.

Ces crayons sont dirigés l'un vers l'autre et viennent buter sur une pièce infusible ; ils sont assez rapprochés pour que l'arc, une fois rétabli, puisse se maintenir.

Le tube est assemblé au support à coulisse de façon à pouvoir basculer. Des ressorts tendent à écarter constamment l'un de de l'autre les charbons et, au besoin, à les arrêter.

Une tige, portant, à son extrémité supérieure, le butoir infusible, et, à sa partie inférieure, un prolongement en fer doux qui se meut dans la bobine, rapproche les charbons pointe à pointe, au moyen d'un ressort placé dans le fond de la bobine magnétisante.

Celle-ci a pour but, au moment où le courant passe, d'attirer la dite tige de la quantité nécessaire, de façon à ce que les ressorts écartent les charbons de la quantité requise, préalablement réglée par divers moyens.

Par cette disposition, les inventeurs obtiennent la fixité du point lumineux et le maintien constant de l'arc, sans aucun mécanisme et sans crainte d'arrêt, puisque la force qui agit sur les charbons peut toujours être réglée.

Ce brevet indique aussi la disposition de la bobine ainsi que des charbons par rapport au réflecteur, et une disposition dans laquelle le butoir infusible, non conducteur, est placé de façon que les charbons^ au lieu de venir buter par la pointe, puissent venir se coucher dessus ; ce butoir avance ou recule au moyen de tout mécanisme approprié ; dans cette disposition, un deuxième réflecteur peut être placé à l'avant, de façon à cacher l'arc.

Dans ce système, l'arc, au lieu de se former entre les pointes placées en face l'une de l'autre à une certaine distance, se forme latéralement.

La pièce infusible qui, en outre des différents calcaires ou autres matières à appliquer, peut être formée de magnésie ou de chaux, dans le cas de lumière, devient incandescente en proportion de son volume et de l'arc employé, et restitue, par son rayonnement, une partie de la chaleur qu'elle a absorbée, et -elle peut, en tenant compte du volume à employer, augmenter l'intensité lumineuse tout en servant^ en même temps, de point d'arrêt aux deux charbons.

Si cette pièce de butée est en charbon de cornue, et si l'on emploie plusieurs courants et plusieurs charbons placés circulaire-

24 MANUEL D'ÉLECTBICITÉ

ment, on obtient entre tous les arcs, latéraux ou non, une température excessivement élevée qui amène rapidement la fusion de tous les corps qui y sont placés.

Dans ce cas, et pour élever encore la température, on pourra faire revenir tous les courants partiels par le butoir en charbon et même, complément airement, faire revenir des courants spéciaux d'un charbon à l'autre pour produire des arcs latéraux.

N'^ 115,828. — Lontin et Ci». — 13 octobre 1876.

Système propre à faire fonctionner les régulateurs de lumière

électrique.

Tous les régulateurs des autres systèmes sont construits de telle sorte que les charbons peuvent se rapprocher, soit par eux-mêmes, soit par l'effet d'un mouvement d'horlogerie. Un mécanisme spécial, fonctionnant par l'électricité, a pour but, soit d'enrayer le mécanisme, soit de provoquer l'écart des charbons. On emploie souvent aussi, pour provoquer le mouvement d'arrêt ou d'écart, des électro-aimants qui, par le passage des courants mêmes, fonctionnent pour produire ce résultat.

Le moyen, objet de cette invention, consiste à supprimer ce ou ces électro-aimants et à les remplacer par un simple fil métallique d'un diamètre calculé pour que, par le passage du courant, il puisse s'échauffer à un maximum de 400 degrés. Lorsque, par ce fil chauffé et vu sa longueur, on obtient une dilatation suffisante, il est facile de comprendre que, si le fil est attaché à une pièce pouvant faire mouvement de bascule, et que cette pièce soit armée d'un ressort antagoniste, la dilatation de ce fil produira, soit un arrêt du mécanisme rapprochant les charbons, soit un recul, selon le système de régulateurs employés.

Ce fil peut être remplacé par une lame métallique.

En résumé , cette invention consiste dans l'emploi d'un fil métallique, dont réchauffement et la dilatation par le passage du courant modifient sa longueur et permettent de régler la marche de tous les systèmes possibles de régulateurs pour lumière électrique.

1** ADDITION en date du 29 décembre 1876.

Les inventeurs ont observé que, sous l'influence de courants différents, le fil d'argent pourrait produire des arcs d'une différence

éOLAIEAGE 25

trop grande pour donner une bonne lumière ; ils ont été amenés à obvier à cet inconvénient par une pièce complémentaire.

Cette pièce complémentaire est constituée par un solénoïde ou électro-aimant, dont le fil, par sa finesse, possède une grande résistance ; les deux bouts du fil de cette bobine viennent s'attacher directement ou indirectement aux deux porte-charbons ; il arrive de cette façon que, si les charbons sont en contact ou si l'arc est très court, cette bobine, est presque complètement inactive et que cette activité augmente au fur et à mesure de l'augmentation de longueur de l'arc lumineux.

Ces solénoïdes peuvent être appliqués à tous les systèmes de régulateurs connus.

2°" ADDITION en date du 29 janvier 1877.

Le solénoïde ou électro-aimant pourrait parfaitement suffire, si le régulateur par lui-même était réglé ou construit de telle sorte qu'il puisse de lui-même provoquer l'écart des charbons. Cette explication fournie, le solénoïde ou électro-aimant permet d'en faire l'application à tous les systèmes de régulateurs où l'écart peut être constamment maintenu; tels sont, par exemple les anciens systèmes de régulateurs composés par MM. Lontin et C*®, tels sont aussi les régulateurs Foucault, et tous autres aysuit la faculté de produire un écart par leur manière d'être réglés.

Ce moyen permet d'obtenir une longueur d'arc parfaitement constante, puisque les déviations dans les solénoïdes ou électroaimants à fils fins, ayant une très grande résistance, calculée suivant le besoin, ne permet le passage du courant qu'au moment où la longueur d'arc est devenue suffisante pour se mettre en équilibre avec la résistance du solénoïde ou électro-aimant.

3°»« ADDITION en date du 20 mars 1877.

Si, par suite de l'usure complète ou de la rupture des charbons ou de toute autre cause accidentelle qui arrêterait le fonctionnement du moteur, l'arc ne pouvait se rétablir, la dérivation prise au courant de lumière", qui traverse cette bobine, augmenterait tellement que celle-ci serait exposée à être détruite. Pour y remédier les inventeurs emploient le moyen suivant :

Le fil d'entrée du courant de dérivation dans la bobine, où l'électro-aimant ^est rompu sur une longueur de 2 à 3 centimètres, est remplacé, en cet endroit, par un fil métallique très fin que l'on pose à la main et très facilement dans les bornes fendues préparées à cet effet. Ce fil métallique fond sous l'action du courant, dont le passage se trouve ainsi complètement interrompu.

26 MANUEL d'ÉLECTBICITÉ

Pour remettre Tappareil en état de fonctionner, il suffit de remettre un bout de fil semblable à la place de celui qui est fondu.

On peut aussi obtenir la division -de la lumière en opérant de la manière suivante :

Le fil fusible retient, tant qu'il existe, un conmiutatenr quel qu'il soit ; mais, dès que ce fil vient à fondre, ce commutateur entre en fonction, et permet au courant de continuer à entretenir les autres régulateurs^ en attendant que celui qui s'est éteint soit remis en marche.

Ce commutateur a pour fonction de fermer le courant de telle sorte qu'il passe nettement aux régulateurs voisins.

4°*® ADDITION en date du 27 mars 1877.

Pour introduire sur un même circuit un nombre de régulateurs considérable, les inventeurs augmentent ou diminuent, à volonté, soit la grosseur soit la longueur de la résistance. Ils disposent, en conséquence, les organes* de résistance de chaque régulateur de façon à modifier, à volonté, la quantité de courant qui doit y circuler, et cela de telle sorte qu'un quelconque des régulateurs placés sur le même circuit, qu'il soit accouplé, soit avec 1, soit avec 2 ou 3, etc. autres régulateurs, puisse, dans tous les cas et instantanément, fonctionner dans les mêmes conditions de résistance que s'il était seul, ce résultat étant obtenu par le jeu d'un simple commutateur.

Ils enroulent sur la bobine de résistance un cable à plusieurs fils isolés au lieu d'un seul fil. En laissant libre chaque bout d'entrée et chaque bout de sortie, on pourra les réunir ensuite suivant le besoin, de telle sorte que, pour un nombre donné de régulateurs placés sur le même circuit, la somme des résistances résultantes soit ramenée à la valeur qui correspondait à un seul régulateur.

En d'autres termes, la résistance sera rendue constante, quel que soit le nombre des régulateurs fonctionnant sur le même circuit-

II suffira dès lors de r<ittacher les bouts des fils de sortie à un commutateur convenablement disposé pour produire instantanément la combinaison voulue.

L'application de ces dispositions, jointe à l'emploi du fil de sûreté, permet de réaliser le problème de la division de la lumière électrique.

ÉGLÀlBAGIfi 27

N* 115,368. — Mignon et Rouart. — 9 novembre 1876.

Lampe à lumière électrique.

Le but proposé est de faire un régUialeur de lumière électrique le plus simple possible et approprié à l'usage des machines à produire la lumière.

Les machines à faire Télectricité sont mises en mouvement par des moteurs, et, quand elles sont bien construites, elles développent un courant constant lorsqu'elles font un nombre de tours constant. Comme on est arrivé aujourd'hui à produire des crayons qui sont d'une composition absolument homogène, ils s'usent^ dans im temps donné, d'une quantité constante, si la source d'électricité reste invariable.

Ces faits posés> il suffit de prendre une machine motrice bien réglée, de lui adapter une machine électrique bien construite, et de prendre, soit sur la machine motrice, soit sur Parbre de la machine électrique, un mouvement retardé qui fasse] marcher les crayons avec une vitesse constante et que révèle l'expérience. Les inventeurs indiquent une disposition pour obtenir ce résultat.

Ils se réservent aussi de communiquer le mouvement à la poulie de leur lampe par telle transmission qu'il conviendra.

N« 115,793. — Jablochkoff. — 30 novembre 1876.

Disposition de courants j destinée à l'éclairage par la lumière

électrique.

Cette invention comprend une disposition de courants pour l'éelairage par la lumière électrique, caractérisé essentiellement par l'emploi de bobines d'induction, interposées sur un même circuit, pour développer une série de courants induits constituant des sources distinctes et permettant d'alimenter, 'séparément, plusieurs foyers lumineux d'intensités différentes avec une source unique d'électricité.

L'inventeur donne deux exemples : 1° courants redressés ou de même sens; 2« courants alternatifs.

1" Addition en date du 20 février 1877.

Le but est de remplacer les minces cylindres de charbon par des fils métalliques. Ceux-ci brûlant beaucoup plus lentement que le

28 MANUBL d'Électricité

charbon, la consommation diminue dans des proportions considérables. Seulement, le pouvoir éclairant, soit de* l'arc voltaïque, soit des pointes incandescentes des conducteurs, est beaucoup plus faible qu'avec le charbon.

L'expérience a montré que l'étincelle des bobines a le pouvoir de porter à l'incandescence des corps, convenablement choisis, que l'on place sur 'son trajet. En un mot, elle produit sur la magnésie, le zircon, la chaux, la craie, le kaolin, etc., le même effet que les flammes peu éclairantes dans lesquelles on a placé jusqu'ici ces corps pour produire la lumière Drummond. Ces corps réfractaires et, en général, isolants à froid, deviennent sensiblement plus conducteurs quand ils sont portés au rouge incandescent. Si l'on écarte les électrodes en interposant dans leur intervalle une lame de ces corps, on obtient une belle bande lumineuse douée d'un pouvoir émissif aussi considérable qu'un foyer de lumière Drummond, et cela sur une longueur plus grande que la limite à laquelle l'arc voltaïque ordinaircade la bobine pourrait jaillir dans l'air.

Les revendications portent sur la constitution d'une bougie électrique avec deux baguettes en métal, entre lesquelles est interposée une lame d'un corps réfractaire, tel que la magnésie, le zircon, la craie, etc., portée à l'incandescence par l'étincelle d'induction.

2* Addition en date du 27 avril 1877.

Cette addition est relative à la production de la lumière en faisant agir sur les corps réfractaires les étincelles électriques de toute nature, et notamment les étincelles de grande tension obtenues par les bobines d'induction.

L'inventeur rappelle le principe émis dans le certificat d'addition du 31 mars 1877 (voir supra page 17) à savoir, que la source lumineuse principale provient soit de la combustion rapide, soit de la combustion lente avec incandescence des corps étrangers réfractaires placés entre les deux conducteurs, et sur lesquels l'action du courant s'exerce dans son trajet d'un conducteur à l'autre.

Une disposition très simple d'appareil d'éclairage électrique, établie d'après le principe de l'étincelle d'induction, est la suivante:

L'appareil se compose essentiellement d'une pièce métallique semblable à celle employée dans les bougies JablochkofE. Les deux branches de cette pince retiennent une lame ou plaque de kaolin ou de porcelaine. La pince est disposée au-dessus d'une bobine d'induction, le tout pouvant être renfermé dans une enveloppe, et revêtir ainsi l'aspect extérieur d'une lampe. Cette lame

ÉGLAIBAGE 29

peut être surmontée d'un globe et munie d'un réflecteur pour renvoyer la lumière produite dans la direction voulue.

Quand les courants, produits par la machine, sont alternatifs^ les bobines d'induction peuvent être établies sans commentateur ni condenseur.

Les foyers sont formés par des lames de kaolin qui peuvent être de dimensions différentes^ et en rapport avec les grandeurs des bobines, calculées d'après l'intensité de lumière désirée. La bande elle-même peut affecter une forme quelconque, être droite, courbe, représenter un dessin compliqué, comme une lettre.

NO 115,829. — Jablochkoff. — 2 décembre 1876. Machine magnéto-électrique à courants altemaUfs.

An lieu de déterminer la production du courant par le mouvement circulaire des bobines, soit devant les aimants, soit devant les électro-aimants,' l'inventeur produit ce courant en donnant à des bobines spéciales un mouvement rectiligne alternatif qui les rapproche et les éloigne, tour à tour, soit d'aimants, soit d'électroaîmants convenablement disposés. Une disposition semblable donne le moyen de recueillir le courant pans le faire passer par aucune pièce de contact, donnant lieu à des frottements comme les balais, collecteurs, «te. des machines à mouvement circulaire.

Pour le cas de la machine à électro-aimants, on peut, pour produire l'aimantation de ceux-ci, employer soit une pile, soit une bobine d'induction à courants redressés.

Lorsque cette aimantation artificielle sera produite dans les électro-aimants mobiles, le courant utilisé pourra être pris dans les électro-aimants immobiles.

Héciproquement, le courant utilisé pourra être pris dans les électro-aimants fixes, si ce sont les électro-aimants mobiles qui sont aimantés artificiellement.

Pour produire ce mouvement alternatif de courants, l'inventeur emploie un cylindre à vapeur dont la tige du piston porte directement deux électro-aimants qui se déplacent par suite du mouvement du piston entre les électro-aimants fixes. Il emploie des électro-aimants quelconques, mais il préfère ceux de son système.

On engendre ainsi, par le déplacement alternatif du piston dans son cylindre, des courants électriques qu'on peut recueillir sur les électro-aimants fixes ou les électro-aimants mobiles, de préférence

30 MANUEL d'Électricité

snr CCS derniers ; ils sont pourvus de fils enroulés en spirale, de façon à permettre leur déplacement alternatif.

L^aimantation des électro-aimants est produite au moyen d^une pile ou d'une bobine d'induction à courants redressés. Dans certains cas on peut se borner à amorcer l'appareil en envoyant momentanément soit le courant d'une pile, soit celui d'une bobine; la machine, une fois mise en train, continue à marcherj en vertu de la transformation de la force motrice en électricité.

On recueille ainsi un courant électrique, sans le faire passer par aucune pièce de contact ou frotteur.

N"" 116,475. — Sautter, Lemozmier et Gi^. — 13 janvier 1877. PerfecHmnemmls dans Us appareils d'éclairage électrique.

Ces perfectionnements consistent dans Papplication aux appareils do projection de la lumière électrique des dispositions optiques imaginées par M. le colonel du génie Mangin.

Les inventeurs ont combiné l'application de ses miroirs à la construction de projections destinées à remplacer, dans certains cas, leurs projections lenticulaires qu'ils emploient seuls ou en combinaison avec une ou plusieurs lentilles de forme convenable.

Des dispositions mécaniques nouvelles permettent de faire, avec le miroir et les lentilles, un projecteur de lumière susceptible de se diriger et de s'incliner à volonté.

Un des points caractéristiques de cette invention consiste aussi dans l'idée de projeter sur la partie centrale du miroir lui-même, non étamé et faisant fonction d'écran, l'image de la lumière électrique formée par une petite lentille supportée, soit par un miroir, soit par une lentille auxiliaire ; et, enfin^ dans l'idée de percer le miroir en son centre et de s'en servir pour porter la lentille auxiliaire.

1™ ADDITION en date du 29 janvier 1879.

Cette addition comprend :

1° L'application aux projecteurs de lumière électrique, feux de direction, phares, des dispositions du colonel Mangin pour obtenir des dippositions variables.

2*^ L'ensemble des dispositions mécaniques qui permettent de faire varier le champ du faisceau proportionnellement à un déplacement linéaire.

2™" ADDITION en date du 6 juin 1879.

Les points nouveaux sont les suivants :

1« La position inclinée de la lampe, placée au foyer des projecteurs, en vue dMne meilleure utilisation de la lumière ;

2° La conBtniction d'un projecteur portatif, dit projectçur de canots ;

3*^ La construction de lampes à main, soit pour grands projecteurs, soit pour projecteurs de canots.

N° 116,501. — Prouvost Haubourdin. — 22 janvier 1877.

Mode d'éclairage électrique.

Le principe de cette invention consiste à dépouiller la lumière électrique de son éclat éblouissant par la polarisation et la déperdition d'une certaine quantité de son électricité, à en régler le pouvoir éclairant selon les besoins, et à l'approprier à tout usage.

L'arc voltaïque, engendré à Pair libre, demande l'emploi d'un miroir parabolique et de larges plaques de verre dépoli, pour diffuser convenablement sa lumière. L'inventeur se sert de ces deux parties intégrantes de l'appareil pour en polariser le faisceau et Télectrolyser de manière à le dégager de son fluide. Il suppose deux cas. Le premier, où l'électricité positive se dépose sur le miroir; dans ce cas, une roue de cuivre^ placée derrière le miroir, et portant de son côté sur sa joute et sur ses rayons des pointes aimantées, semblables à celles des mâchoires des machines électriques de Ramsden, sert de conducteur, en correspondance, sur l'antre côté de la jante, devant chaque rayon, avec une tige ou un fil de dimension convenable, pour former le faisceau magnétique à implanter dans la terre.

Dans le second cas, on suppose que la plaque de verre dépoli 8e charge d'électricité négative ; on n'aura alors, pour en faire la décharge, qu'à l'entourer d'un encadrement de cuivre ou d'étain et à la relier avec Jin autre faisceau qui irait la perdre de la même manière.

On pourrait se servir également de l'excitateur, du frottement ou d'un dépôt de gaz sur le verre dépoli et sur le miroir, en uji mot, de tous les moyens connus que le principe de cette invention peut suggérer pour assurer, au besoin, la plus complète efficacité dans ce mode d'opération.

Addition en date du 29 janvier 1877.

Dans cette addition l'inventeur obtient des effets de quantité et des efEets de tension électriques avec une simple batterie et une

32 MANUEL d'Électricité

bobine de Kuhmkorff pour chaque jet, cette batterie étant composée de jarres, chargées en cascades dans des caisses isolées sur des tabourets à pieds de verre, garnies intérieurement de feuilles d*étain servant d'armature négative, Tarmature positive étant ellemênie composée d'une tige en cuivre enveloppée d'une spirale en clinquant sans aucun recouvrement.

On pourrait obtenir également les effets de quantité et de tension avec un simple condensateur sans enveloppe pour la séparation de ses armatures.

No 116,864. — De Marsanne. ~ 3 février 1877.

Obturateurs électriques poter signaux lumineux.

Ce système d'obturateurs est fondé sur la transmission de la lumière émanant d'un foyer quelconque, et consiste essentiellement en un écran destiné à s'interposer, au moment voulu, entre le foyer de lumière et une partie plus ou moins grande de l'espace environnant. Cet appareil peut être mis en mouvement, soit au moyen d'un moteur électrique, dans lequel on fait passer ou on interrompt la circulation d'un courant, soit au moyen d'un moteur mécanique tel qu'un barillet ou autre appareil convenable muni d'un déclanchement électrique, qui en permet ou en interrompt le mouvement au moment voulu.

N"* 117,165. — Jacquot et Strauss frère. — 22 février 1877. Perfectionnement dans les appareils d'éclairage.

Un jet de lumière peut augmenter considérablement d'effet en passant dans un milieu réfringent délimité par des contours ou parois de forme spéciale, tels que lentilles, etc.

Les inventeurs disposent autour d'un foyer lumineux, de façon à l'envelopper en tout ou partie^ un ou plusieurs flacons de forme polyédrique quelconque, soit creux soit remplis d'une eau limpide, pour produire des effets de lumière dans tous les sens.

On peut ainsi donner à ces flacons la forme triangulaire ; ils auront plus ou moins de hauteur et seront placés autour du foyer lumiueux de façon à ce que l'une de leurs faces ou de leurs sommets d'angle reçoive la lumière le plus convenablement possible pour la distribuer et l'augmenter par la réfringence de leur milieu et la réflexion de leurs parois.

La forme triangulaire simple et allongée peut être modifiée, selon les besoins, pour obtenir d'autres effets, par exemple, en changeant la longueur d'une des arêtes ou côtés des flacons, prismes ou polyèdres.

On peut donner aussi aux flacons la forme d'un tétraèdre régulier, ou la forme conique ou sphérique.

NO 117,749. — Senin. — 27 mars 1877.

Perfectionnements du régulateur automatique de lumière

électrique Serrin,

Dans les régulateurs de la lumière électrique, l'usage d'un courant dérivé pour actionner un électro-aimant et lui faire remplir le rôle de ressort antagoniste à l'électro-aimant principal de ces sortes d'appareils n'est pas nouveau. MM. Lecassagne et Thiers l'ont employé dans la lampe électrique, et M. Edmond Becquerel en a donné la description dans son rapport fait sur cet appareil à la Société d'Encouragement pour l'industrie nationale en août 1857.

D'un autre côté, M. Siemens s'est également servi du courant dérivé dans son régulateur de la lumière électrique.

L'inventeur revendique l'application de cette idée au système oscillant qui caractérise son régulateur automatique. Il emploie deux électro-aimants; l'un, à gros fil conducteur, est introduit dans le circuit même de l'arc voltaïque, l'autre, à fil fin, est intercalé dans une dérivation du courant principal.

Le premier est chargé d'opérer l'écart des charbons, et de déterminer leur rapprochement. Le second agit dans le sens opposé du premier, pour venir en aide au ressort antagoniste et pouvoir, au besoin, le remplacer.

Mais, les courants dérivés, dans les régulateurs de la lumière électrique, présentent, dans la pratique, un grave inconvénient, surtout appliqués au système Serrin, qui, on le sait, peut être abandonné à lui-même sans surveillance.

En efïet, il pourrait arriver qu'en se reposant sur cette qualité on oubliât de renouveler, en temps utile, les baguettes de charbon du régulateur. Dans ce cas, le courant total, qui tout à l'heure passait à la fois par l'arc voltaïque et par l'électro-aimant à courant direct, en même temps que dans l'électro-aimant à courant dérivé, n'ayant plus d'autre passage que par ce dernier, il pourrait arriver

ABHEKOAUn JLINÉ 3

34 MANUEL d'Électricité

que le fil conducteur vînt à s'échauffer an point de brûler son enveloppe isolante ou même d'entrer en fusion.

Voici le moyen imaginé par l'inventeur. Lorsque les charbons sont usés, et que, par suite, les tiges porte-charbons sont arrivées à bout de course, or, plutôt, un peu avant, le courant dérivé est rompu automatiquement par le fait même du plus grand rapprochement des porte-charbons qui, l'un ou l'autre, agit sur une touche ou sur une lame à frottement pour rompre le circuit du courant dérivé.

Mais, ce moyen est insuffisant à lui seul puisqu'on tirant la tige motrice de bas en haut, ainsi que cela se fait par le renouvellement des baguettes de charbon, la touche ou la lame frottante, reprenant sa position première, fermerait le circuit et exposerait encore les conducteurs au même danger. Pour le prévenir, voici le dispositif qu'emploie l'inventeur. Lorsqu'il s'agit de renouveler les baguettes de charbon, il est indispensable d'embrayer le système oscillant ; or, il profite précisément de cette opération pour produire en même temps cet embrayement, dont l'effet est exactement le même que celui obtenu par la propre pesanteur de la tige motrice, c'est-à-dire, la rupture du conduit de dérivation.

Ces deux moyens , appliqués simultanément, ont pour but d'éviter, dans les deux cas précités, la fusion du fil conducteur de dérivation. L'inventeur revendique par conséquent :

1° L'emploi simultané de deux électro- aimants, l'un à courant direct, l'autre à courant dérivé ;

2** Le dispositif complémentaire qui consiste à rompre le circuit du courant dérivé afin d'éviter le trop grand échauffement ou même la fusion du fil conducteur qui le compose.

Ce perfectionnement a pour but de donner une sensibilité encore plus grande au régulateur, et de permettre ainsi son application aux machines magnéto-électriques de la Compagnie de l'Alliance, aux dynamo -électriques de M. Lontin, aux machines magnétoélectriques de MM. Gramme, Siemens, Ladd, Wilde, etc., ainsi qu'aux piles voltaïques.

En ce qui concerne les machines magnéto - électriques de M. Gramme, ce perfectionnement offre l'avantage de leur permettre de fonctionner avec un moteur de moindre puissance que précédemment.

L'allumage ou les signaux, produits à distance, s'effectueront également avec une plus grande facilité et plus de certitude que par le passé.

NO 118,600. — Reynier. — 18 mai 1877.

Système de lanternes équilibrées pour lampes électriques.

Ces lanternes équilibrées offrent les avantages suivants :

V^ La facilité de monter ou descendre la lampe directement, sans

le secours d'aucun mécanisme accessoire, tel que treuil, palan,

mouffle^ etc. ;

2° La suppression de tout danger d'incendie par la lampe ;

Le premier de ces résultats est obtenu de la manière suivante. La lampe est placée sur un porte-lampe convenablement disposé. Les chaînes, cables ou cordes qui soutiennent le porte-lampe passent respectivement sur les poulies d'une chape et vont s'attacher à la cage vitrée de la lanterne. Cette cage vitrée fait équilibre à l'ensemble de la lampe et de son porte-lampe, de sorte qu'en tirant celui-ci, on le fait descendre aisément pendant que la cage vitrée remonte.

Réciproquement, en poussant le porte-lampe, on le fait remonter (avec sa lampe) pendant que la cage vitrée redescend, jusqu'à ce que ces deux parties de l'ensemble aient repris leur position respective normale.

Pour supprimer tout danger d'incendie, le dispositif consiste en une pièce métallique fixée sur la cage vitrée, et qui est en communication avec un des pôles de la source électrique. L'autre pôle étant, d'une part, en communication avec la lampe, le circuit est fermé quand la pièce métallique est en communication avec la lampe, d'autre part. Or, le contact de cette pièce n'a lieu que quand la lampe est dans la position normale de son fonctionnement.

Les lanternes équilibrées pourront s'adapter à tous les systèmes de lampes électriques; elles pourront être construites dans les formes et les dispositions les plus variées.

NO 119,672. — Marcus et Egger. — 30 juiUet 1877.

Lampe électrique.

Pour la construction de lampes électriques, la capillarité spirale a été reconnue comme le principe le plus propre à donner les meilleures lampes.

36 MANUEL D ELECTEIOITE

Pour éviter les complications et les dérangements résultant de remploi de roues dentées, de crémaillères, de ressorts^ de leviers, etc., les inventeurs ont effectué le réglage des baguettes de charbon (courtes ou longues) directement par la capillarité spirale.

La spirale est construite de manière à agir, avec la force maxima, sur le noyau de f er^ et de façon que le chemin qu'il doit parcourir puisse avoir une longueur voulue.

Elle consiste en un plus grand nombre de spirales indépendantes de peu de hauteur, qui toutes se réunissent successivement en une spirale unique. En outre, le commencement et la fin de chacune des spirales sont reliés à de petites bandes de métal, vissées aux deux bandes prismatiques en caoutchouc ou de toute autre matière isolante.

Cette lampe est spécialement propre à l'éclairage des ateliers et autres locaux spéciaux, des grandes places, des navires, phares, et est particulièrement propre à donner des signaux dans les trains de chemin de fer, les secousses et les chocs ne dérangeant en rien la lampe.

N*> 119,702. — Jablochkoff. — 31 juiUet 1877.

Machine Tnagnéto-âynamo-électrique,

Cette machine, désignée sous le nom de machine magnétodynarao-électrique, se compose d'une bobine de .fil de cuivre isolé, de forme telle que sa longueur est inférieure à son diamètre. Cette bobine se place entre deux joues de fer doux, d'une masse suffisante, réunies, en leur centre, avec un cylindre de fer doux formant axe. La bobine de fil isolé peut, à volonté, être rendue solidaire du mouvement des joues et tourner avec elles, ou bien, la bobine restant fixe, les joues de l'axe, passant au centre de la bobine, peuvent tourner isolément. .

Le courant passant par cette bobine. Tune des roues sera aimantée de manière que l'un des pôles sera situé sur toute sa périphérie circulaire, et l'autre pôle à son centre, ce qui représentera un électro-aimant du système breveté le 17 février 1876. La plaque posée de l'autre côté de la bobine sera aimantée de la même façon, mais les pôles seront renversés, c'est-à-dire, sur la périphérie sera le pôle de nom contraire que sur la périphérie de la plaque opposée, de même pour le centre.

Si on réunit les deux centres avec lyi morceau de fer doux, on

ÉOLAIRAaE 37

obtiendra un pôle d'un certain nom sur la périphérie d*une plaque, et de nom contraire sur la périphérie de l'autre.

Si, d'une manière quelconque, on aimante les deux joues de façon à ce que l'on ait un pôle d'un certain nom sur la périphérie d'une des joues, et un pôle de nom contraire sur la périphérie de l'autre^ et si on fait changer le sens de cette aimantation, on aura dans la bobine des courants induits alternatifs.

Pour remplir ce but, on découpe les joues en question de manière à leur donner l'aspect d'une sorte de roues d'engrenage. On place, en outre, la partie saillante d'une des plaques vis-à-vis de la partie découpée de l'autre, et on les fait tourner toutes les deux ensemble en face des pôles d'un fort aimant ou électroaimant.

L'inventeur représente par un dessin une machine dans laquelle il place les deux joues entre quatre pôles de deux forts électroaimants, en forme de fer à cheval, de façon que deux pôles de même nom agissent sur une des joues par deux des parties saillantes de la dite joue,^et que les deux autres pôles de même nom agissent, en même temps, sur deux autres parties saillantes de l'autre joue.

Si on vient à faire tourner ces joues sur leur axe^on arrive à placer successivement les parties saillantes des joues, tour à tour, en face des différents pôles. Si on applique des électro-aimants pour agir sur la bobine, on peut créer une aimantation de différentes manières :

P Par une pile ou une petite machine à courants redressés d'un système quelconque et, dans ce cas, il sera nécessaire d'avoir des électro-aimants en fer doux ;

2« Par le courant de la bobine elle-même.

L'inventeur représente une machine destinée spécialement à produire des courants alternatifs par sa méthode.

N"" 119,925. — Benayrouze. — 17 août 1877.

Chandelier automatique multiplicateur pour l'éclairage électrique.

Cette invention comprend :

1° Les chandeliers automatiques multiplicateurs pour l'éclairage électrique,"' dont la disposition est caractérisée par l'agencement d'un fil ordinaire ou métallique qui tend un ressort et maintient un mécanisme dont les deux positions extrêmes correspondent au

38 MANUEL d'ÉLECTEIOITB

passage du courant dans une bougie ou dans la suivante, cette dérivation se produisant lorsque la première bougie est usée et que la flamme a brûlé le fil ;

2° La combinaison du chandelier avec 2, 4, 8 bougies ou davantage.

Ces chandeliers peuvent être établis de toutes formes ; on peut varier Tagencement de mouvements automatiques, le nombre et la disposition des bougies.

No 120,098. — Société TAUiance. — 30 août 1877.

Machine magnéto-électrique.

Cette machine est fondée sur le principe suivant :

Lorsqu^on approche une bobine de fil conducteur du pôle d*nn aimant, il se produit dans le fil un courant électrique instantané, dit courant d'induction, circulant dans un certain sens. Lorsqu^on éloigne la bobine, il se produit dans le fil un courant semblable, mais circulant en sens inverse.

La machine est formée d'une série d'aimants fixes très-puissants, devant lesquels passent des bobines de fil conducteur animées d'un mouvement de rotation très rapide.

Il faut pour, mettre en mouvement cette machine une force de trois chevaux-vapeur. Cette force imprime aux quatre disques parallèles, qui portent 64 bobines de la machine, une vitesse de 400 à 450 tours par minute.

La machine, dans ces conditions de marche, donne, soit une série de courants instantanés alternatifs, soit un courant contraire, selon qu'elle fonctionne sans commutateur ou avec commutateur. Elle donne un jet de lumière d'une intensité de 250 becs de lampe Carcel. Elle fait rougir et fondre un fil de fer de 1 millimètre de diamètre et de 1°^60 de longueur. Le caractère le plus remarquable de la machine magnéto-électrique est son admirable constance, elle ne se dérange jamais.

N» 120,178. — Dubos. — 4 septembre 1877.

Pondérateurs photo-électriques.

Le principe consiste dans le jeu de deux forces équilibrées, la force électrique et la force de la pesanteur, permettant, sans le secours d'aucun contre-poids indépendant des deux pôles, ni de

ÉGLAIBAGE * 39

système d'horlogerie ou d'engrenage, d'obtenir nn régulateur, capable de fixer la lumière d'une manière constante pendant une longue durée.

L'inventeur indique les deux moyens d'application de ces deux forces équilibrées qui ont donné le meilleur résultat pour les besoins des cafés^ restaurants, marchands, etc.

ADDITION en date du 15 janvier 1878.

II faut éviter que la partie métallique des porte-charbons ne se fonde par le contact des charbons incandescents ; le moyen 'pour atteindre ce but est fort simple :

On interpose une substance réfractaire entre les deux charbons, de façon à intercepter le courant dans l'arc voltaïqne même, et^ par ce fait, à arrêter le fonctionnement de l'appareil.

N"" 120,246. — Ballot. — 8 septembre 1877. Système d'éclairage électrique devant supprimer les pointes decharhon.

Il est prouvé que la vapeur d'eau, non-seulement est un bon conducteur de l'électricité, mais encore qu'elle est susceptible de dégager de grandes quantités d'électricité dans certaines circonstances qui ont été déterminées par les expériences de Faraday et d'Armstrong.

n est connu aussi que deux nuages^ chargés d'électricité contraire, produisent, en se rencontrant, un grand dégagement de lumière et de chaleur.

Les nuages ne sont que rarement saturés d'électricité, ce qui indique que les vapeurs peuvent, sous certaines influences, se charger du fluide répandu dans les couches de l'atmosphère, l'air étant mauvais conducteur. Ces nuages deviennent alors de vastes réservoirs d'électricité. On sait aussi que, dans le vide, l'électricité se dégage avec facilité et très rapidement (œuf phosphorique).

L'inventeur remplit de vapeur, à la pression d'une atmosphère environ, deux vases munis de trois tubulures.

La vapeur arrive par une des tubulures, l'électricité par l'autre, et la vapeur s'échappe par la troisième, laquelle reçoit un robinet à long tube garni d'une clef.

Chaque vase contient un conducteur en spirale garni de pointes nombreuses destinées à faciliter la diffusion du fluide.

La vapeur se charge rapidement d'électricité positive sur un des conducteurs , et négative sur l'autre , et avec d'autant plus de

40 MANUEL D'ÉLECTBIGITil

facilité que la vapeur, introduite dans les vases, en a chassé Tair qui se serait opposé au dégagement du fluide.

Ouvrant alors les robinets , on laisse échapper la vapeur électrique accumulée dans les vases ; cette vapeur se charge encore d^clectricité par le frottement rapide dans les deux tubes allongés des robinets.

Les deux jets de vapeur se rencontrent et produisent Teffet de deux nuages se choquant dans ratmosphère, c*est-à-dire, de la lumière et de la chaleur.

Les robinets, plus ou moins ouverts ou fermés, donneront à volonté, une lumière très douce ou très intense.

La chaleur du foyer lumineux peut être employée à la production de la vapeur. •

N^" 120,338. — Ghertemps. — 15 septembre 1877. %y%ièm.e de lampe électrique à rhéophores recHlignes,

Les points caractéristiques de ce système sont les suivants :

Organe magnétique composé d'un cylindre de fer guidé par le canon d'un solénoïde oscillant par les actions antagonistes, tour à tour, prépondérantes des ressorts et de l'hélice magnétisante. Le cylindre de fer est directement surmonté du porte-charbon inférieur, et muni d'une pièce d'attaque qui, alternativement, enraye ou déraye la descente du rhéophore supérieur, lequel progresse seul.

On peut appliquer à l'oscillation du fer tout organe magnétique pouvant remplacer, par son effet, l'effet du solénoïde.

1" ADDITION en date du 29 mars 1879.

Cette addition comprend les perfectionnements suivants :

1^ L'application de nouvelles dispositions au rhéophore supérieur; son double système d'articulation permettant de régler le rapport des charbons dans les deux sens par le moyen de deux vis, Tune réglant l'inclinaison d'avant en arrière et l'autre l'inclinaison de droite à gauche.

2^ La possibilité d'employer des charbons aussi longs que possible, tout en assurant, pendant le temps de leur durée, le rapport de leurs extrémités correspondantes, cette nouvelle facilité étcuit obtenue par l'indépendance des douilles porte-charbons.

3° Enfin, la plus grande solidité de la lampe, par l'application

éCLAIBAGE 41

au mécanisme d^horlogerie d^une boîte renfermant hermétiquement, et la mettant à Tabri de toute détérioration.

2"*® ADDITION en date du 9 juillet 1879.

Cette addition a trait à Tapplication de ce système de lampes à l'éclairage par Télectricité des intérieurs d'appartements, de mag'asinSy etc. Pour cela, tout en conservant les organes constituant la lampe^ Tinventeur modifie les dimensions et l'emplacement des pièces de manière à proportionner le tout à l'aspect ordinaire des lampes Carcel ou modérateur.

Cette disposition permet d'établir des lampes de petites dimeDsions, de formes acceptées, portatives.

Leurs dimensions réduites, les simplifications apportées dans leur système, en permettant d'utiliser la force d'une simple pile, met la lumière électrique à la portée des particuliers.

N« 120,567. — HaUé. — 3 octobre 1877.

Régulateur de lumière électrique,

Li'inventeur produit le rapprochement des charbons jusqu'au contact lorsque le courant ne passe pas dans l'appareil, et produit le recul des charbons lorsque le courant vient à passer; il maintient l'écartement des charbons entre deux limites très-rapprochées, et le foyer lumineux à un point fixe.

Les combinaisons employées pour atteindre ces résultats sont nouvelles. Le charbon négatif marche deux fois moins vite que le charbon positif. Cette disposition est nécessaire lorsqu'on se sert de courants toujours de même sens.

L'inventeur se réserve de modifier le rouage pour obtenir une marche égale des charbons lorsqu'on appliquera le régulateur avec des courants alternativement de sens contraires.

N° 120,573^ — De Mersanne. — 3 octobre 1877.

Régulateur - Mersanne pour lumière électrique , à charbons proportionnés à la durée de l'éclairage.

Ce système de régulateur consiste dans l'emploi de charbons dont la longueur est proportionnée à la durée de l'éclairage, afin de rendre inutile le renouvellement, aujourd'hui obligatoire, des charbons, cette longueur étant d'ailleurs obtenue, soit par un

42 MANUEL d'Électricité

crayon d^un seul morceau, soit par rassemblage, . bout à bout, de crayons de dimensions quelconques.

L'entraînement automatique des crayons se fait au moyen de cônes ou galets de friction agissant directement sur les organes eux-mêmes ou sur leurs armatures.

1" ADDITION en date du 26 août 1879.

Les perfectionnements, objet de cette addition, consistent particulièrement dans les points suivants :

1« La disposition de bobines de dérivation appliquée à la fonction de l'écart et du rallumage des charbons ;

2® L'adaptation d'un curseur au mouvement d'horlogerie pour faire passer le courant de lumière sur la masse de l'appareil lorsque le barillet est à bout de course ;

3^ L'utilisation des galets qui roulent sur les charbons polaires pour faire passer le courant de lumière sur la masse lorsque l'un des charbons est cassé ou mis trop court ;

4® Les principes et les dispositions permettant de faire fonctionner l'appareil au moyen des courants droits produits par des maehines en refoulement total ;

6« L'application des cadres et aiguilles galvanométriques, influencés par le courant total de lumière ou une dérivation de ce courant, pour régulariser la marche de l'appareil, en les substituant aux bobines ou électro-aimants de dérivation employés jusqu'à présent tant pour l'avance que pour l'écart et le rallumage des charbons polaires.

2™* ADDITION en date du 2 avril 1880.

Ces perfectionnements sont caractérisés par les points suivants :

1^ Les principes et les dispositions réalisées dans les boîtes de sûreté permettant de faire fonctionner l'appareil au moyen des courants droits produits par des machines en refoulement total ;

2^ Les principes et dispositions réalisées dans les boîtes de sûreté qui rendent complètement indépendants, les uns des autres, tous les régulateurs fonctionnant dans un même circuit, et, par suite, permettant l'extinction volontaire ou accidentelle d'un ou de plusieurs d'entre eux sans altérer la marche des autres, les courants de lumière étant redressés ou intervertis ;

3^ L'application d'une sonnerie et d'un cadre indicateur et enregistreur au contrôle à distance de la marche des régulateurs.

ÉOLAIBAGE 43

N° 120,621. — Resrnier. - 5 octobre 1877.

Système de lampes électriques à rhéophores circulaires.

L'emploi de rhéophores circulaires rotatifs dans les lampes élec* triqaes présente l'avantage très grand de fournir une longue durée de fonctionnement avec des appareils relativement petits; par contre il présente certaines difficultés.

Dans les diverses lampes à rhéophores circulaires proposées jusqu'ici, on a eu l'arc voltaïque masqué ou mal fixé. Ces deux vices capitaux sont corrigés par la nouvelle disposition de rhéophores, au moyen de laquelle on obtient un arc voltaïque fixe et démasqué.

Ce système nouveau est caractérisé par la position relative particulière des réophores, l'objet essentiel de l'invention étant l'emploi de l'agencement de deux rhéophores circulaires rotatifs, quelles que soient les dispositions mécaniques employées pour les mettre en mouvement.

N<* 120,649. — Gramme et d'Ivemols. — 8 octobre 1877. Machine multiple magnéto-électrique à effets multiples.

Cette machine magnéto-électrique produit plusieurs courants alternatifs on plusieurs courants continus distincts, pouvant être utilisés séparément ou réunis en groupes pour de puissants effets. Elle peut aussi donner des courants continus et des courants alternatifs, simultanément.

Les points qui caractérisent cette machine sont les suivants :

1® La construction de la bobine avec un anneau central en fil de fer isolé préalablement ;

1^ La disposition qui permet de recueillir isolément ou simultanément des courants alternatifs et des courants continus sur une bobine v/nique;

3*^ L'application de cette machine à tous les travaux qui demandaient l'emploi de la pile ou des autres appareils similaires et, en particulier : à l'éclairage, aux projections lumineuses, à l'explosion des mines et des torpilles, à la galvanoplastie, à l'électro-plastie^

44 MANUEL D'ÉLECTEIOITÉ

aux dépôts métalliques, aux décompositions chimiques, au traitement des soudes et des mélasses, à la réduction et à ]a purification des minerais^ aux électro-trieurs, à Paçlhérence des roues des véhicules pour les voies ferrées, aux dynamomètres, au chronographes balistiques, aux signaux, à la médecine, comme moteur, aux transports de force, etc.

1" ADDITION en date du 3 décembre 1877.

Cette addition a pour objet d'indiquer les organes constitutifs de cette machine, établie avec une bobine extérieure et des électroaimants intérieurs. Cet appareil disposé spécialement pour les courants alternatifs multiples se compose essentiellement d'un anneau Gramme fixé sur les entretoises du bâti et de huit barres d'électru-aimants reliées à un prisme claveté sur l'arbre et participant à son mouvement.

L'électro-aimant est consolidé sur l'arbre par des écrous, et les armatures sont fixées, d'une part, aux extrémités des barres constituant l'électro -aimant et d'autre part, iSi deux disques solidaires du prisme central et des tourteaux extérieurs.

Le courant qui charge l'électro-aimant est amené par des balais agissant sur deux rondelles isolées de l'arbre et les courants utilisables sont pris directement sur l'anneau fixe. Ces courants peuvent se coupler d'une manière quelconque pour obtenir des effets multiples ou des effets d'une grande intensité.

2"® ADDITION en date du 30 août 1879.

Cette deuxième addition comprend les particularités suivantes :

1° Disposition pour une machine à courants alternatifs des appareils excitateurs et distributeurs dans une machine unique n'ayant qu'un seul arbre, que deux flasques, et deux paliers, ce qui est tout différent de deux machines complètement isolées ou de deux machines reliées ensemble et entraînées par la même poulie ;

2^ Garniture de bobines formée de plusieurs fils distincts pouvant se coupler de plusieurs manières suivant les effets que l'on désire ;

•3° Régularisation de l'effet de l'excitateur sur les électro-aimants du distributeur pour une résistance variable intercalée entre ces deux appareils ;

4? Balais manœuvres à l'aide d'une vis sans fin ;

5** Collecteurs frétés dans les machines industrielles au lieu de collecteurs fixés par des écrous et des rondelles de pression ;

6^ Machine possédant un cadre en fonte unique sur lequel sont fixées les traverses, les électro-aimants et les pièces d'attache ;

ÉCLAIKAGE 4S

7° L'emploi de ces dispositions dans toutes les machines magnéto et dynamo-électriques, quels que soient leur forme^ leur dimension et leur usage, et leur application à la lumière électrique, à réiectro-chimie et à la transmission des forces à distance.

NO 120,684. — Jablochkoff. — 11 octobre 1877.

Système de distribution et de renforcement, par Vélectricité atmosphérique, des courants provenant d'une seule source électrique pour alimenter à la fois plusieurs foyers lumineux.

Ce système a pour but de distribuer et de renforcer les courants, émanant d'une source unique d'électricité sous forme de circuit, principalement en vue de l'alimentation des foyers d'éclairage électrique, bougies, lames de kaolin et autres.

Les caractères distinctifs du système sont :

1° La transformation du courant d'électricité dynamique en électricité statique au moyen de conducteurs, et la transformation de cette électricité statique en courants dirigés vers] les foyers à alimenter ;

2° L'adjonction aux courants provenant de la source unique d'électricité artificielle de ceux qui résultent de l'électricité atmosphérique naturelle qui est rendue disponible et accumulée dans les condensateurs.

ADDITION en date du 12 octobre 1878.

L'inventeur revendique dans cette addition :

1° Le condensateur à liquide composé d'un récipient contenant des vases ou bouteilles isolants, le récipient et les vases renfermant un liquide qui joue le rôle de métal ;

2° La constitution des isolants^ avec des feuilles métalliques recouvertes d'une substance isolante, spécialement en vue de constituer un condensateur par l'immersion de ces plaques isolantes dans le liquide contenu dans un récipient.

N» 120,839. — Lontin et Ci® (Société). — 22 octobre 1877.

Perfectionnements dans les régulateurs de lumière électrique.

Ces perfectionnements ont pour but l'emploi d'une bobine de dérivation comme moyen de régulariser les lampes électriques.

Ils consistent à faire que l'armature de cette bobine ou électroaimant de dérivation, étant actionnée, ouvre ou ferme un commu-

tateur, pour que cette bobine ou électro-aimant devienne actif ou inactif selon le sens du commutateur, et que, par suite de cet effet, on puisse par une roue à rochet, par exemple, déterminer indéfiniment la marche des charbons.

C'est Tapplication de Télectro-aimant ou bobine de résistance au fonctionnement nouveau des régulateurs de lumière électrique, cette bobine ou électro-aimant de résistance étant tout à la fois cause motrice directe de marche des charbons et cause régulatrice.

L'inventeur emploie de préférence le « commutateur à détente » permettant d'avoir une course aussi grande que l'exigent les besoins.

N"" 120,918. — Jaspar. — 29 octobre 1877.

Appareil régulateur de lumière électrique.

Ce système de régulateur utilise, pour régulariser l'écartement des charbons, d'une part, la pesanteur, qiii tend à rapprocher les charbons, et, d'autre part, l'aimantation d'une bobine, qui tend, au contraire, à écarter ces mêmes charbons. L'appareil est, à ce double point de vue, combiné de telle sorte que l'antagonisme de ces deux actions a pour effet de maintenir constant l'écartement des charbons.

\^ ADDITION en date du 27 juillet 1878.

L'inventeur indique un perfectionnement dans son appareil pour l'éclairage électrique, consistant en une disposition avec un régulateur ou deux régulateurs combinés.

2® ADDITION en date dn 19 avril 1879.

Dans cette seconde addition l'iventeur revendique les pinces ou moyens d'attache quelconques permettant de placer, simultanément, aux régulateurs de lumière électrique plusieurs paires de charbons.

N^" 120,947. — Resmier et Suisse. — 25 septembre 1877.

Perfectionnements aux lampes électriques. Système Reynieb.

Dans les lampes électriques du système Emile Reynier (brevet n° 110,613 et addition) les deux moteurs sont voisins du point lumineux et absorbent beaucoup de lumière et de chaleur.

Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention consistent principalement dans la substitution à ces deux moteurs

d'un moteur d'horlogerie «nique, placé dans le bâti de Tappareil, loin du point lumineux, et commandant à lui seul les rotations des deux charbons. Tous les autres organes et dispositions de la lampe Reynier, la position respective du rhéophore, leurs oscillations individuelles, le solénoïde^ le fer doux, le réglage, le frein liquide, etc. sont conservés.

N^ 121,443. — Bouteilloux. — 12 novembre 1877.

Appareil régulateur de la lumière électrique, dit : Régulateur

haro-électrique.

Cet appareil se compose de deux tubes métalliques, ouverts par les deux bouts, et dont l'extrémité inférieure peut, au besoin, être continuée par un tube en matière isolante. Leur calibre est calculé pour que le crayon du charbon, qui doit y être contenu, puisse glisser librement d'une extrémité à l'autre, lorsque ces tubes sont placés dans une position verticale ou très inclinée.

L'extrémité inférieure du crayon repose sur un support, dit « parachute » en raison du rôle qu'il doit remplir.

Pour faire fonctionner le régulateur, il suffira, après l'avoir mis en communication avec un générateur électrique, de régler la distance des charbons, au moyen d'une vis, proportionnellement à la puissance de la somme d'électricité. Au fur et à mesure que les molécules incandescentes des charbons disparaîtront, elles seront immédiatement remplacées par celles qui sont placées au-dessus d'elles, et, la pesanteur agissant sur les crayons comme un ressort toujours tendu qui les pousserait en bas, il est facile de comprendre que le raccourcissement des charbons se produira sur place, inseneiblementy sans secousses, sans aucun mécanisme, et sans adjonction d^ aucune pâte. Ils brûleront régulièrement.

N^ 121,396. — Fontaine et Halle. — 30 novembre 1877.

Régulateur universel de lumière électrique.

Ce régulateur dit « universel t> se compose, en principe, de

deux porte-charbons et de trois électro-aimants avec un moteur

quelconque : pi»ids, mouvement d'horlogerie ou moteur électrique.

Ce brevet comprend les points caractéristiques suivants :

\° L'emploi, dans tous les régulateurs à moteur mécanique, de

deux électro-aimants, placés l'un dans le circuit des charbons.

48 MANUEL d'Électricité

Tautrc sur une dérivation et agissant en sens inverse sur la même palette.

2* La disposition qui consiste à faire appuyer Taxe d'un pignon sur un ressort afin de permettre au porte-çharbon inférieur d'embrayer le moteur lorsque le courant ne passe pas et que les charbons viennent à se toucher.

3° L'emploi d'un troisième électro-aimant pour mettre la lampe dans le circuit lorsque la lumière s'éteint, et pour donner, au début de la marche, l'écart aux charbons.

Ce mouvement différentiel peut s'employer sur le courant des bougies électriques pour régulariser la lumière.

Addition en date du 30 novembre 1878.

Cette addition rectifie la première revendication du brevet principal, laquelle commence ainsi: «Nous revendiquons l'emploi, dans tous les régulateurs à moteur mécanique, de deux électro-aimants placés l'un dans le circuit des charbons, l'autre sur une dérivation, et agissant en sens inverse sur la même palette. ï

M. Serrin a fait breveter , le 27 mars 1877, l'emploi de deux électro-aimants ainsi constitués, pour son régulateur à système oscillant, dans le but de donner à celui-ci une plus grande sensibilité. Les inventeurs déclinent, par la présente addition, l'emploi de deux électro-aimants en opposition dans le régulateur à système oscillant de M. Serrin.

N<> 121,509. — De Mersaime. — 7 décembre 1877.

Perfectionnements dans l'apporeil moteur (^es régulateurs de lumière

électrique.

Les points caractéristiques de ces perfectionnements sont les suivants :

1» Le principe automatique de mise en mouvement des charbons on porte-charbons des régulateurs électriques d'une façon directe et continue, c'est-à-dire sans l'intermédiaire de moteurs mécaniques, par l'action d'un système de moteurs magnéto-électriques conjugués, actionnés au moyen de dérivations prises de part et d'autre des charbons pour produire leur rapprochement et pour produire leur éloignemcnt du même moteur actionné par le courant de lumière lui-même, pris, soit en totalité, soit en dérivation, d'un même côté des charbons.

Ces coarants dérivéd agissent sur des annatures tournantes, proportionnel! emenit à leur énergie, pour produire surtout le mouvement continu des charbons, ce qui est un des points saillants du système ; leur énergie est, en efEet, toujours en raison inverse ou directe,' suivant les cas, de l'écartement des pointes^ et le résultat total est dû à la différence d'action produite par le passage continu des deux systèmes de dérivations, différence qui s'établira d'une façon constante et régulière et, par suite, produira le mouvement régulier d'avancement et de recul des charbons.

2» L*emploi de tout autre genre de moteur électro-magnétique conjuguée, réalisant la commande, dans un sens ou dans un autre, des mobiles qui transmettent le mouvement aux porte-charbons ;

3* La faculté de multiplier le nombre de dérivations, soit de part et d'autre des charbons, soit d'un seul côté, ou des deux côtés à la fois.

4t° L'application du système sus-indiqué à la régularisation, non-seulement des régulateurs de lumière, mais encore de tous autres courants dans leurs applications industrielles.

N« 121,599. — SiUet. — 14 octobre 1877.

PerfecHonnenunta apportés à la lampe électrique, pour laquelle le sieur Jablochkoff a pris un brevet de 15 ans, le 23 mars 1876.

Pour éviter le déplacement du point lumineux à mesure de la combustion de la bougie, l'inventeur a imaginé les deux dispositions suivantes :

1* La bougie est placée dans un tube ou cylindre muni, k Tune de ses extrémités, d'un orifice en forme de tronc de cône en matière réfractaire et d'un diamètre intérieur moindre que celai de la bougie, de manière k ne laisser passer le crayon qu'à mesure de sa combustion et de la volatilisation de son enveloppe qui se comporte exactement comme la cire qui entoure la mèche d'une bougie dans une lanterne de voiture. Ce tube est conséquemment muni, à son autre extrémité, d'un fond mobile. Entre ce fond et la base de la bougie est placé un ressort à boudin qui la presse vers l'orifice à mesure de sa combustion.

2® La bougie, au lieu d'être xîonstruite suivant une directrice rectiligne, est, soit contournée suivant une courbe à révolution^ telle que la spirale, l'hélice, l'hélicoïde, soit à retours sur elle-

AXtaSQAXJD AESi 4

50 ' MANUEL d'Électricité

même suivant une figure composée de droites et de courbes. Un écartement convenable est maintenu entre les spires au moyen de cales isolantes de manière à éviter Taction de la chaleur du point en ignition sur les spires voisines.

L*inventeur ajoute un autre perfectionnement qui consiste à introduire dans la composition du charbon ou de son enveloppe toute matière susceptible de communiquer à la lumière telle ou telle nuance spéciale, ainsi que toute matière propre à lui donner le degré de ductilité convenable pour Tavancement de la bougie dans le tube.

N^» 121,819. — Wallace. — 27 décembre 1877.

Perfectionnements à la lampe électrique.

Ces perfectionnements ont pour objet le réglage automatique des charbons au fur et à mesure qu^ils se consument.

Un couple de charbons, ayant un bord de travail étendu, est disposé de manière à porter leurs bords parallèles Tun à Tautre et aux dits charbons; chacun est tenu dans un support convenable et relié par son pôle respectif à la source électrique, de telle sorte que le circuit puisse être établi à tout point quelconque des bords parallèles étendus des dits charbons.

L'inventeur revendique, par conséquent, une lampe électrique, composée d'une paire de charbons, chacun présentant un bord étendu, parallèle à l'autre, combinée avec des moyens pour tenir les dits charbons en connexion avec les pôles respectifs.

N*" 121,945. — Presser et Moore. — 5 janvier 1878.

Perfectionnements dans la construction et la disposition des lampes et appareils pouvant s'appliquer à la lumière électrique et à d'autres lumières.

Ce brevet comprend les combinaisons suivantes : 1° L'emploi ou l'application du chaibon ou autre matière convenable, disposé et combiné avec d'autres électrodes et mû, soit continuellement ou par intermittence, selon les besoins, soit en agissant sur elles par un ou plusieurs courants d'électricité, ce moyen donnant une lumière simple ou composée.

2° L'emploi ou l'application de charbons ou autres électrodes convenables, disposés sur des supports circulaires ou autres, qui

ÉGLAIBAGE 51

sont mis successiveinent en position et en action par un mouvement d^horlogerie ou par un autre moteur, et sont employés, soit comme électrodes positives ou négatives^ on tous les deux à la fois, et placés dans une position convenable, l'un par rapport à Tautre, soit en les combinant avec les disques ou autres électrodes ou avec les tambours circulaires ;

3° L'emploi et l'application de deux ou de plusieurs électrodes fluides de mercure, combinées et disposées de manière à ce que, par le croisement ou par l'intersection ou par l'opposition des courants de mercure (l'un positif et l'autre négatif), la lumière soit produite, les dites électrodes étant enfermées dans un ou plusieurs verres ombrés ou enveloppes pour empêcher l'échappement des vapeurs de mercure ;

4° L'emploi et l'application d'électrodes consistant en petits morceaux de charbon détachés, contenus dans des tubes métalliques ;

5<* L'emploi et l'application d'électrodes consistant en matières carbonées, combinées et comprimées dans la forme voulue :

6^ L'emploi et l'application des dispositions précédentes combinées de manière à produire un grand volume de lumière pour les phares et antres signaux semblables ;

7® L'emploi et l'application d'électrodes en disques plats ou dentés, employées ensemble ou combinées avec d'autres formes d'électrodes, le mouvement étant intermittent ou continu, selon le eas.

N» 122,020. — Kipling. — 9 janvier 1878.

Système de lampe électrique à charbons croisés.

Cette lampe électrique est caractérisée par la combinaison des charbons. Elle se compose de 4 crayons de charbon disposés horizontalement et croisés entre eux sous un angle droit, de sorte qu'ils convergent tons au centre, mais, ils ne sont pas dans le même plan ; les deux lignes de crayons sont l'une au-dessus de l'autre, de manière qu'un petit intervalle existe entre ces deux lignes de crayons. Un système de réglage permet d'ailleurs d'écarter, à volonté, plus ou moins ces crayons.

Les crayons sont assujettis chacun dans une douille, au fond de laquelle se trouve un ressort à boudin qui a pour effet de pous^ ser le charboQ au fur Çt 4 mesure qu'il s'use.

82 MANUEL D'ÉLEOTEICITÉ

Chaque ligne de crayons reçoit le courant d'une source électrique quelconque, de sorte qu'il se produit deux foyers lumineux superposés ; par suite de cette superposition, on obtient une régularité absolue dans la lumière produite, sans aucun vacillement.

Addition en date du 9 novembre 1878.

La lampe est une lanterne en forme de tronc de pyramide, avec un dispositif d'allumage réalisant l'écartement des deux lignes de charbons.

N"" 122,227. ~ Br. anglais pris par Repieff . — 22 janv. 1878.

Perfectionnements dans les procédés appliqués à la production des courants électriques, dans Us applications de ces courants à l'éclairage et à divers autres objets, et dans les appareils construits à cet effet

Ces perfectionnements sont l'application de principes qu'on peut classer en trois séries.

La première série comprend la subdivision de chaque bobine, droite, recourbée, ou annulaire, en un certain nombre de bobines plus déliées, disposées côte à côte, et réunies en un ou plusieurs groupes, les bobines étant munies à leurs bouts de certains appendices spéciaux en fer^ acier, ou fonte, de forme et de disposition quelconques.

La seconde série comprend la fermeture du circuit magnétique dans les tiges ou faisceaux de fer de chaque bobine ou de chaque groupe de bobines. La fermeture du circuit peut avoir lieu, soik d'avance, soit au courant même où le magnétisme se développe dans les tiges ou faisceaux et où le courant commence à parcourir les bobines inductrices et induites, des appendices spéciaux étant destinés à cet usage dans ce dernier cas.

La troisième série a trait à l'emploi de certaines dispositions ayant pour but d'éliminer l'action nuisible des courants induits secondaires, qui naissent dans les tiges de fer et les hélices, et qui tendent à retarder l'induction principale.

En outre, l'inventeur introduit dans les appareils certaines autres modifications qui peuvent être utilisées pour divers usages spéciaux.

1" ADDITION en date du 23 juillet 1878.

Nous n'extrayons de cette addition que les points qui concer-

ÉOLAIRAaH 53

nent plus spécialement la lumière électrique, objet de cet ouvrage. Us comprennent :

1° De nouveaux types de commutateurs et de collecteurs, on, en général, de recueilleurs ou de distributeurs de courants. Le frottement de glissement est remplacé par celui de rotation ;

2° Procédés et appareils pour transformer un courant continu en un courant alternatif et inversement ;

3° Nouvelle méthode de fixer le point lumineux par la rencontre de charbons qui sortent, au fur et à mesure de leur consommation^ suivant une direction fixe, peu importe de quelle manière ou par quel moyen. Division de la lumière, c'est-à-dire, établissement de plusieurs foyers lumineux dans le même circuit ou en dérivation ;

4° Nouvelle méthode d'allumage automatique des charbons en les mettant en contact et les éloignant, ou en fermant k Faide d'un morceau ou d'une lame de substance plus ou moins conductrice, laquelle se retire ensuite automatiquement des pôles, quel que soit le moyen employé ;

5° Mise en usage, pour formation de Tare, voltaïque, de corps solides, liquides, gazeux, de poudres etc., transmis aux pôles par un moyen quelconque ;

6° Emploi, pour la formation de Tare voltaïque, de deux charbons simples ou composés, de forme ou compositions quelconques, séparés Tun de Pautre par un isolateur ou non, entourés par des substances isolantes d'un ou de plusieurs côtés, contraints de s'avancer vers le point lumineux à mesure de leur consommation, disposés côte à côte ou l'un en face de l'autre, mais toujours de manière que toute dérivation du courant en dehors de l'arc voltaïque soit évitée, et qu'un moyen quelconque pour l'allumage automatique puisse être appliqué ;

7* Utilisation de la chaleur de l'arc voltaïque, soit pour rendre incandescent les corps réfractaires, soit pour décomposer certaines substances dont les éléments servent à alimenter l'arc voltaïque ou à rendre la lumière plus intense ou plus tranquilUe, mais dans tous les cas, de manière que Toute dérivation du courant en dehors de l'arc voltaïque soit évitée.

8^ Nouvelles méthodes pour régler la distance entre les pôles de l'arc voltaïque, avant ou après la formation. Moyen d'obtenir plusieurs points lumineux dans le même circuit (ou en dérivation) c'est-à-dire la division de la lumière électrique ;

54 XÂKnsL D'ÉLBCTBiorri

9® Emploi, comme mélaoge aux charbons, de substances oxygénées qui donnent plus d'énergie k la combustion et au dégagement de lumière ;

10* Construction et mise en pratique d'appareils auxiliaires, appelés € circuit de sûreté » servant à empêcher l'intefruption du circuit en cas d'extinction ou de marche îrrégulière d'un des appareils introduits dans le circuit, et à transmettre le courant à un antre appareil à chaque moment donné.

2™ ADDITION en date du 21 août 1878.

Cette addition à trait surtout aux courants alternatifs.

3"*" ADDITION en date 12 a\Til 1879.

Cette addition est relative à des améliorations apportées dans les machines magnéto, et dynamo-électrique, et comprend les trois particularités suivantes :

1* Disposition relative des inducteurs et des parties induites, et arrangement spécial des inducteurs et des parties induites, particulièrement de ces dernières ;

2° Induction plus complète et plus parfaite qui provient de ce qoe les parties induites sont sous Tinfluenoe de Vinduction sur de bien plus grandes surfaces que dans aucune antre machine.

Afin d'accroître la fixité et l'intensité de la lumière, l'inventeur emploie un charbon composé dans lequel la substance des charbons est alternée avec des tranches d'une matière quelconque isolante et réfractaire ou des mélanges de ces matières avec des sels métalliques ou autres substances.

N° 122,712 — Reynier. — 19 février 1878.

Système de lampes électriques à incandescence»

L'inventeur revendique comme sa propriété :

1° Tonte lampe électrique à incandescence dans laquelle le renouvellement progressif du charbon est obtenu par l'application du principe suivant : L'un des contacts touche la baguette latéralement, l'autre contact la touche en hout Dans ces conditions le charbon s'use à son extrémité plus vite qu'en toute autre place et tend à se raccourcir. Par conséquent, si le charbon est poussé continuellement dans un sens, il avancera graduellement au fw et à mesure de son usure, en glissant dans le contact latéral, de manière à buter sans cesse sur le contact en bout

2* Toute lampe électrique à incandescence dans laquelle seraient employés des contacts latéraux, reposant sur ce principe que muni

ÉCLAIBAGE 65

que le contact latéral soit efficace et durable, il faut qu^il exerce une pression continue et modérée sur la baguette de charbon. Dans aucun cas la pression de ces contacts sur le charbon ne devra être assez forte pour arrêter la progression ;

L'emploi de contacts en bout à mouvement pour renouveler le lieu du contact et entrainer les impuretés ;

4« Tout dispositif au moyen duquel, le mouvement du contact en bout étant solidaire de la progression de la baguette de charbon, la pression de celle-ci sur le contact en bout fait frein sur le mécanisme de la progression.

1"" ADDITION en date du 22 juillet 1878.

L'inventeur revendique ensemble ou séparément :

1® Une nouvelle manière d'obtenir la rotation d'un contact en bout circulaire par l'action de la compêsante tangentielle de la pression exercée par la baguette de charbon ;

2® Tout système de frein (quelles qu'en soient les dispositions) consistant à transmettre directement ou indirectement^ à l'une des pièces de la progression, la pression plus ou moins amplifiée que la baguette de charbon exerce swr le contact en bout

2* ADDITION en date du 18 novembre 1878.

Ce certificat d'addition comprend :

1^ La construction et l'emploi de foyers multiples, diversement agencés ;

2® L'emploi de mercure ou d'un liquide électrolysable formant contact latéral sur la baguette de charbon, laquelle baguette pourra être munie d'un lest plus léger que le fluide immergeant et progresser par l'action de la poussée du liquide.

3® ADDITION en date du 13 février 1879.

Ce sont des développements des brevets précédents.

4« ADDITION en date du 23 avril 1879.

L'inventeur emploie le graphite dans la confection des contacts latéraux et des contacts en bout, et indique certaines modifications dans la construction des lampes à mercure.

6* ADDITION en date du 30 juin 1879.

Cette addition a trait à la construction et à l'emploi de foyers doubles composés de deux charbons, situés dans le même plan, formant entre eux un certain angle et butant l'un contre l'autre en s'usant par le bout, chacun de ces deux charbons étant muni d'un contact latéral.

56 HAKT7XL D'ÉLECTBICITÀ

N* 122,754. — BaUot. — 21 février 1878.

Appareil ditnseur de la lumière électrique.

Le courant électrique perd une grande partie de son intensité en traversant Tair humide ou par son contact, par quelques points insensibles, avec des corps conducteurs.

Si le courant arrive dans un liquide bon conducteur ou dans la terre, il se répand dans ce liquide ou se perd complètement en se dispersant

Ces deux principes connus servent de point de départ à Pappareil diviseur de la lumière électrique, objet de ce brevet.

Ce diviseur permet d^obtenir un nombre illimité d'arcs voltaïques sur un seul courant; mais, le côté le plus important c'est qu'il permet d'établir 10, 20, 30, etc. courants distincts les uns des autres; chaque conducteur, étant animé par une quantité d'électricité puisée dans le réservoir diviseur, reste complètement séparé et distinct du conducteur voisin et les charbons de ce conducteur peuvent brûler, tandis que le groupe voisin reste inerte, et réciproquement.

L'électricité , dans cette disposition , circule librement dans 28 paires de conducteurs, et l'étincelle jaillit, à volonté, du conducteur désigné, soit de tous ensemble, soit d'un ou de deux pris indistinctement sur l'une des boîtes, lesquelles sont remplies de limaille de cuivre.

N* 122,825. — Berthon. — 23 février 1878.

Perfectionnements dans la production de la lumière et de

la chaleur électrique.

Ces perfectionnements reposent sur le principe général et les moyens de production de la lumière électrique et des hautes températures à l'aide d'électrodes dont une au moins, suivant leurs dispositions (parallèle, opposée ou inclinée sous un certain angle) sera traversée par un courant de gaz combustible à pouvoir éclairant (gaz d'éclairage et similaires) s'il s'agit de produire de la lumière, on d'un gaz combustible et l'autre comburant s'il s'agit de produire de hautes températures, la combustion s'opérant dans l'arc voltaïque.

ÉOLAIRAGB 67

Oe principe est évidemment basé sur la non-conductibilité des gaz, ce qui fait qu^il n*y aura qu^une faible déperdition de fluide électrique au contact du courant ou des courants gazeux, et aussi Bur la régularité de la combustion résultant d^un écoulement uniforme de gaz 80D8 une pression constante et par des becs brûleurs de forme donnée.

L^inventeur se réserve d^employer comme électrodes les métaux ou des matières réfractaires, même un système mixte.

Ce nouveau mode de production de lumière amène de soi Tallumage automatique, et probablement la possibilité de division d^une source électrique par Tutilisation de faibles courants.

ADDITION en date du 27 février 1878.

L^appareil se compose d*nne électrode creuse, en forme de bec brûleur, traversée de bas en haut par un courant de gaz combustible à pouvoir éclairant, provenant d^un gazomètre. Cette électrode est isolée de son support par une bague en verre, et reliée vers son extrémité par une borne au fil positif d*une source d^électricité suffisammeùt intense.

L'électrode négative dont la forme variera avec celle du bec brûleur est isolée, de même que l'électrode positive, du support de Tappareil, et relié par une borne au fil négatif de la source électrique. L'appareil tout entier est en cuivre et fer, par exemple ; les extrémités des électrodes, le brûleur notamment, pourront être en platine ou en matières réfractaires conductrice de l'électricité.

La communication étant établie avec le gazogène, et le circuit étant fermé, le gaz combustible va s'enflammant, et on réglera^ à la main, la distance à laquelle il convient de placer l'électrode négative pour obtenir une flamme brillante par la formation de l'arc voltaïque, car tant que la distance entre les deux électrodes ne sera pas suffisante, la flamme, produite par la combustion du gaz, servira de conducteur à l'électricité^ et le courant passera comme s'il n'y avait pas d'interruption dans le circuit ; il n'y aura pas d'arc voltaïque, mais en éloignant l'électrode négative on verra la flamme s'allonger, l'électricité s'accumulera vers la pointe de la flamme, y prendra une tension, une combustion très active aura lieu vers cette pointe, et un arc voltaïque s'établira entre la pointe et l'électrode négative. On verra alors, sur l'électrode négative, se déposer du carbone entraîné par le courant voltaïque du pôle positif.

On pourra obtenir la fusion et la volatilisation des corps réfrac-

68 MANUEL D'ÉLECTEICrrÉ

tures, en reliant lee électrodes, l'une il une source d'oxygène, l'autre A une source d'hydrogène. Le circnit fermé, les gaz arrivent projetée boub une [pression euBieante sur les matièreB à fondre on à volatiliser.

Le résultat fondamental des dispositions décrites est d'éloigner les points de naissance de l'arc voltaïque aux extrémités des flammes, en vertu de la conductibilité bien connue des gaz en combustion , ce qui préserve lee électrodes métalliques de la destruction.

H" 123,307. — Siemens et Halake. — 20 mars 187S.

Machine dynamo-électrique prodJiisant des courante intemûitenti) de même êens ou bien det cowanU altematifi invertét dans un ou phuieUT» cirCKitê.

Les inventeurs revendiquent comme parties essentiellement nouvelles :

1° L'emploi d'un disque annnlaire construit en fil de fer, en tSlo de fer ou bien encore en fer massif, recouvert radialement de fils de cuivre, lequel anneau est maintenu en mouvement de rotation entre un certain nombre de pËles d'aimants disposés par paires sur ses deux faces, de telle aorte que ceux placés en regard les uns des autres présentent toujours des pâles de même nonj, alors que ceux juxtaposés ont des pôles de nom contraire ; le tont dans le but de la production de courants intermittents de même sens et cela dans un on plusieurs circuits ;

2" La disposition permettant la suppression de l'isolement du bout intérieur d'une contorsion de fils par l'isolement de la douille carcasse métallique sur laquelle est enroulé ce fil et par la jonction métallique établie entre cette douille métallique même et le bout intérieur.

1™ ADDITION en date du 10 avril 1878.

Les inventeurs font usage, dans le but de la production de courants intermittents de même eens ou de courante intermittents ou alternatifs (inversés) dans un ou plusieurs circuits, d'un anneau affectant la forme d'un disque, ou celle d'un cylindre, lequel anneau peut être construit en une matière quelconque, à l'exclusion du fer, supporte des bobines sans noyaui en fer, et se trouve soumis, avec ses bobines, à un mouvement de rotation pendant lequel il vient passer entre les pâles d'aimants, groupéa

ÉGLÀIBAGE 59

par paires des deux cttéB de Panneau ou du cylindre, de telle sorte que, non-seulement les pôles des aimants juxtaposés du même côté, mais aussi ceux placés en regard les uns des autres de deux côtés différents, aient des pôles de nom contraire.

N» 123,766. — De Méritens. - 10 avril 1878.

Machine d'induction dynamo-électrique.

La machine, objet de ce brevet, est, à Volonté, magnéto-électrique et djmamo-électrîque. L'action est produite, spécialement, sur le fer des bobines, qui sont toutes isolées magnétiquement les unes des autres, puisqu'elles sont séparées par une cloison.de cuivre ou d'ivoire.

Les machines magnéto et dynamo-électriques de Clarke, NoUet, Siemens, Wheastone, Wilde, Ladd, Lontin, etc., tirent leur électricité exclusivement de l'aimantation et de la desaimantation du fer doux dans des bobines d'induction.

La machine Gramme tire son courant exclusivement de Tinterversion, continue et successive, des polarités déterminées dans le noyau annulaire d'une succession de bobines.

La machine, décrite dans ce brevet, utilise, en même temps, les courants résultant de l'aimantation et de la désaimantation, les courants d'interversion polaire^ et les courants provenant de la réaction d'une première induction au travers des cloisons diamagnétiques. Elle réunit donc presque tous les genres d'induction simultanément.

Elle fournit, à volonté, des courants continus ou alternatifs, de l'électricité de tension ou de l'électricité de quantité.

L'inventeur se réserve de diminuer ou d'augmenter le nombre des bobines induites ou des aimants inducteurs, suivant les cas. 1'^ ADDITION en date du 26 juin 1876.'^

Dans cette addition l'inventeur se réserve une disposition magnéto-dynamique nouvelle, qui n'a pas encore été créée, mais qu'il décrit.

2™« ADDITION en date du 8 mai 1878.

L'inventeur établit en sa faveur la priorité de la découverte du principe suivant, applicable à toutes les machines dynamo-électriques : < Le plus faible courant continu passant dans les nducteurs, si l'on y joint les courants alternatifs qui se produisent dans le mouvement, la machine acquiert une puissance considéruble.

60 MANUEL D'ÉLEOTBICiré

et on peut utiliser la presque totalité de la force mécanique employée, 3»

Dans la machine nouvelle on fait passer les courants produits par une seule bobine de Tanneau, par exemple, par un commutateur ordinaire, de façon à les redresser. On ferme ce courant continu sur lui-même et on joint, sous forme de dérivation, les courants alternatifs de tout Panneau. La quantité d^électricité ou la tension se trouve augmentée dans une forte proportion pour la même force mécanique employée. Les courants alternatifs de la machine sont recueillis sur deul frotteurs.

NO 124,223. — Burgin. — 16 avril 1878.

PerfecHonnem^enis aux lampes ou régulateurs électriques.

Cette lampe est destinée principalement aux phares et à tous usages où la lumière doit rester invariablement à la même hauteur dans le foyer d'une lentille, d'un réflecteur, etc.

Les points caractéristiques de cette lampe, qui a |été perfectionnée dans un certificat d'addition en date du 22 novembre 1880, sont les suivants :

1® La suspension d'une armature disposée de manière à former un côté du parallélogramme de suspension ;

2® La combinaison de l'armature avec le support portant un axe avec une roue à frein et des pignons engrenant avec les tiges qui portent les crayons;

3<* Une armature entourée d'une bobine de fil conducteur dans lequel circule une partie du courant électrique employé pour faire la lumière;

49 Plusieurs paires de crayons dans la lampe, avec un levier qui, en s'appuyant contre Tune des tiges des crayons, empêchera l'autre de descendre ;

5® La construction particulière de la pièce qui retient le charbon.

N<> 124,045. — Lizeray (lea Sieurs). — 24 avril 1878.

Nouvelle fabrication de charbon ou crayon destiné aux

piles électriques.

Cette invention consiste à fabriquer des charbons oa crayons avec des matières, introduites dans la pâte, pour obtenir des lumières de difEérentes couleurs.

ÉGLAIBAGE ' 61

A cet efEet, on prend 80 p. Çé de beau coke ou graphite pulvérisé, presqu^impalpable, et 10 p. % de miel,* ou au besoin de mélasse.

À cette composition on a joint les agents suivants :

Feu rouge:

Nitrate de strontiane 720 grammes.

Gomme laque 90 »

Soufre 69 »

Composition 50 p. 96.

Feu vert:

Baryte 400 grammes.

Ly.copode 15 :p

Soufre 25 »

Composition 50 p. ^.

Feu hlanc:

Salpêtre 320 grammes.

Soufre 80 »

Bégule antimoine • 120 3>

Composition. 50 p. 9e.

Feu jaune :

Chlorate de potasse 36 grammes.

. Soufre 12 »

Karabé 12 t>

Composition. 50 p. 96 .

Feu violet:

Manganèse 400 granmaes.

Gomme laque 90 »

Soufre 60 »

Composition 50 p. 9^.

Feu indigo:

Manganèse et cobalt 400 grammes.

Gomme laque 90 »

Soufre 60 »

Composition 50 p. 96.

Feu bleu:

Cobalt 100 grammes.

Gomjne laque 90 :»

Soufre 60 >

Composition . 50 p. %.

62 MAifUEL d'Électricité

Ces divers mélanges sont amalgamés le plus intimement possible, fortement compriinéB dans des raonlea et cufts dans un feu de moufle ou gazette suivant la groasenr des objets et snivant un laps de temps qui pent varier de 4 à 10 heures.

Ferfecdimnement» apporté» à la fabrication de» aggloméré» - iUctrique».

L'inventeur emploie du chlorure de fer, des chlorures doubles de fer et d'ammoniaque, ainsi que des oxy-chlorurea de fer dans l'intérieur des agglomérés électriques à base de peroxyde métallique, fabriqués au moyen de la presse hydraulique. Il obtient d'excellents résultats en donnant à l'aggloméré de peroxyde de mnganéee et de charbon la forme d'un cylindre ou d'un prisme creux ouvert à sa portée supérieure seulement; l'intérieur de ce cylindre cet destiné à contenir le perchlornre de fer, et une plaque de charbon de cornue sert de pôle. De cette manière le perchlorure de fer peut êlre facilement renouvelé.

Cette nouvelle forme, donnée au mélange de peroxyde de manganèse et de charbon, a été désignée sous le nom de i vase poreux dépolarisateur et conducteur. »

Cette forme est particulièrement avantageuse s'il plaît de remplacer les sels de fer, signalés plus haut, par les acides nitriques ou sulfiiriques dilués.

1" ADDITION en date du 14 août 1878.

On obtient ild rendement se rapprochant beaucoup du rendement théorique, en rempliiçant les sels ferriquee par un mélange de charbon de cornue additionné d'environ 10 p. % d'agglomérant quelconqne tel que résine, brai, gomme laque, etc.

L'inventeur revendique aussi l'adjonction à un aggloméré dépolarisiitpiir d'une couche de graphite ou de charbon pulvérisé mélangée d'une petite quantité j 'agglomérant.

Il revendique, «n outre, la disposition de la forme concave sur la face de la plaque agglomérée où se trouve la couche de charbon que l'on accole à la plaque de graphite servant de pâte.

2™" ADDITION eo date du 8 juillet 1879.

Tous les déchets d'agglomérée, sous forme de grains plue ou moins gros, peuvent Être avantageusement utilisés comme pdlea

ECLAIBAGÊ 63

dépolarisateurs en les tassant dans un vase poreux autour d^une lame de charbon ou de graphite serv^ant de pôle.

Quelques fentes longitudinales pratiquées dans le vase poreux, contenant, le mélange dépolarisateur et le traversant de part eu part, facilitent la circulation des liquides entre les fragments d'agglomérés et la lame de charbon ou de graphite.

Ces vases poreux, munis de fentes d*un ou de plusieurs millimètres d'ouverture, sont appliqués aux piles ordinaires fabriquées avec un simple mélange de peroxyde de manganèse et de charbon.

Ce mode de construction facilite la circulation des liquides contenus dans la pile, et permet d'éviter les cristallisations des sels dans Tintérienr du vase poreux, et de diminuer la résistance ; enfin, tout élément de pile peut entrer en fonction aussitôt monté.

No 124,666. ^ Halle. — 23 mai 1878.

Lampe électrique divisant la lumière.

Cette lampe électrique permet d'obtenir plusieurs foyers lumineux dans le circuit d'un seul courant. Elle est essentiellement caractérisée par les particularités suivantes;

1* La réalisation de la divisibilité de la lumière électrique au moyen de Tare voltaïque, la résistance de l'arc et, par suite, l'arc lui-même étant déterminés indépendamment de toutes causes de variation de l'intensité du courant ;

2° Le réglage du porte-charbon supérieur par un double mouvement de rotation de deux axes rectangulaires et au moyen de deux boutons excentriques.

3° Les attaches des charbons au moyen de bagues compressibles qui assurent une bonne communication de ces charbons avec le métal ;

4<> Le point lumineux maintenu à la même hauteur ;

6° Le rapprochement des charbons jusqu'au contact lorsque le courant ne passe pas, ce contact produisant, au moyen du levier,' un embrayage automatique de rouage, afin que les charbons ne se cassent pas sous l'action du poids moteur ;

6° Le pignon avec lequel engrène la tige négative, reliée au rouage par un ressort, ce qui permet d'obtenir l'écart des charbons au premier instant de la mise en marche ;

7" La détermination de cet écart par un solénoïde ;

8^ Le réglage de la lampe s'obtient par le déplacement simultané des surfaces polaires des électro-aimants.

64 MANUEL D'ÉLECTEICITÉ

NO 124,682. — Zifier. — 24 mai 1878.

Perfectionnements dam la constmction des lampes électriques.

Les points essentiels sont les suivants :

1® Le fonctionnement d'une lampe électrique au moyen d'une corde, d'une courroie ou autre transmission intermédiaire, en communication directe avec une force motrice quelconque ou à Taide d'une machine électro-magnétique ou autre analogue ;

2® Le rapprochement des charbons au fur et à mesure de leur consommation, les dispositions employées étant automatiques et positives, aussitôt la mise en marche de la machine par la courroie ou autrement ;

3° La rotation des charbons, soit dans un même sens, soit en sens opposés, de manière à agir automatiquement aussitôt la mise en marche de la machine.

N» 122,729. -- Siemens et Halske. — 27 mai 1878.

Machine à courants intermittents.

Le caractère dîstinctif de cette machine consiste dans ce fait qu'elle produit, par le mouvement des bobines de fils plates dans des champs magnétiques, des courants intermittents de même sens ou bien des courants intermittents alternatifs dans un seul circuit, ou encore dans plusieurs circuits séparés les uns des autres.

N<» 124,730. — De Méritens. — 27 mai 1878.

Lampe électrique.

Le trait distinctif de cette lampe électrique réside spécialement dans la position angulaire des charbons, position qui permet de les brûler entièrement par la tranche sans faire parcourir à la pièce mobile régulatrice ou tige du solénoïde plus de un ou deux centimètres.

Les deux porte-crayons sont mobiles dans le plan vertical autour de quatre supports, auxquels ils sont liés par des articulations en pointes. Deux branches sont fixées, à angles droitp, aux porte-crayons et sont mobiles avec eux. Deux petites bielles sont articulées avec les branches et entre elles. Le tout est fixé sur une

lÊGLAIBAGE 65

planchette. Une tige de fer doux, surmontée d'un prolongement en laiton, est placée à Tintérieur de la bobine et vient s'articuler avec les bielles.

Le courant d*une pile ou d^me machine passe par le solénoïde et de là à un des porte-crayons ; il suit ensuite le charbon, va à l'autre porte-crayon, et, enfin, retourne à la source. La tige, attirée à Tintérieur du solénoïde, entraîne les bielles, et fait tourner les porte-crayons avec les branches. L'arc voltaïque jaillit et se maintient, et les charbons brûlent en entier sans que la tige du solénoïde ait eu plus de 1 à 2 centimètres à parcourir.

No 124,592. — MilUon. — 28 mai 1878.

Appareil à diviser la lumière électrique.

Ce procédé pour diviser la lumière comprend les points suivants :

1*^ Le circuit induit de chaque appareil d'induction peut être composé d'un seul fil dont les extrémités aboutissent à une bougie Jablochkoff. Dans ce cas, si Ton emploie plusieurs appareils d'induction égaux, il y aura autant de bougies d'égale lumière qu'on emploiera d'appareils d'induction, si le même courant inducteur les traverse tous. On ferait plusieurs points lumineux en forçant l'électricité à passer d'une bougie à une autre.

2° Au lieu d'un seul fil induit dans un appareil d'induction on peut employer plusieurs fils, bien isolés les uns des autres, ayant entre eux tous la même section que le fil unique remplacé par eux. Si on fait aboutir les extrémités de chacun d'eux à une bougie Jablochkoff on créera autant de points lumineux qu'il y aura de fils. La lumière de chaque bougie sera en raison inverse de leur nombre.

3° On peut varier à volonté l'action inductrice du courant sur les différents appareils d'induction en variant le nombre des spires du courant inducteur sur chacun. Ainsi, un appareil, ayant un nombre de spires 2, 3, 4, etc. plus grand qu'un autre, recevra du courant une action inductrice 2, 3, 4, etc. plus grande et pourra faire 2, 3, 4, etc. plus de lumière.

Ce moyen de varier la puissance des appareils d'induction est très important^ car il constitue un véritable compteur de lumière, 6t permettra d'évaluer exactement ce qui sera fourni à chaque consommateur.

ABMSNGAXJD AIN^ 5

66 MANUEL D'iLBCTEICITÉ

4® Des appareils d'induction, placés dans Tusine où on produit Télectricité, peuvent, par des appareils analogues^ produire uoe première division de rélectricité, par rue ou par quartier. Ce seraient alors leurs courants induits qui iraient dans les conduits inducteurs des différents appareils d'induction.

N' 125,481. ~ Halle. — 6 jinUet 1878.

Lampe électrique simplifiée.

Cette lampe est caracténsée par les points suivants :

Le charbon positif est réglable autour de deux axes rectangulaires au moyen de deux excentriques.

Les attaches des charbons se font à Taide de bagues compressibles qui assurent une bonne communication de ces charbons avec le métal.

La lampe ne comprend qu'un seul électro-aimant droit produisant, par l'un de ses pôlep, l'écart des charbons à la mise en marche, et, par le second pôle, l'échappement du rouage.

Le réglage de la lampe se fait par le bouton avec lequel on fait varier la tension du ressort antagoniste.

N^» 125,699. -- Léger et Gkinthier. — 18 juiUet 1878.

Régulateur électrique automatique.

Les inventeurs ont essayé de créer un régulateur automatique^ plus simple de constitution et de fonctionnement, et permettant, indifféremment, l'usage des machines magnéto-électriques à courant continu aussi bien qu'à courant alternatif.

Les charbons sont disposés sur le prolongement l'un de l'autre, guidés par deux douilles conductrices et poussés l'un contre Fantre par deux ressorts opposés ; les charbons sont maintenus buttés à faible distance par des noyaux centraux, lames ou cylindres intérieurs d'une matière relativement peu productrice de l'électricité, qui s'échauffe par le passage du courant et par le contact de l'arc voltaïque, et se fond peu à peu en laissant les charbons^ positif et négatif, se rapprocher sous l'impulsion des ressorti antagonistes. Cette matière, silicate, boro-silicate, sel ou oxydl( métallique ou autre, sera constituée de façon à fondre au fur efe à mesure de l'usure des charbons, en terminant les deux crayoni

éCLAIRAGlS 67

par deux boutons en contact, laissant entre les charbons Fécartement de quelques millimètres nécessaires au développement de Tare voltaïque.

Le principe de ce système est d'employer la partie du courant, dépensé dynamiquement dans les autres régulateurs pour opérer le rapprochement ou Técartement des crayons, à produire ici la fusion progressive d'une entretoise isolante en utilisant cette action pour Téclairage et la suppression de mécanismes compliqués.

Il y aura trois sources lumineuses : arc voltaïque, irradiation du charbon^ et incandescence des noyaux isolateurs.

N« 125,714. ' Rizet. — 18 jniUet 1878.

Système d'appareils producteurs de lumière électrique, divisée, fractionnée, pour l'éclairage, au moyen d'un nombre indéfini de foyers lumineux, distincts, indépendants l'un de l'autre, issus d'un même circuit inducteur, avec faculté de les placer à longue distance de

! leur source,

Puisque le même circuit ne peut être fractionné utilement sur un grand nombre de points à la fois, l'inventeur emprunte ces points ou foyers à un grand nombre de courants induits, engendrés par un même courant inducteur.

Imaginons une très longue et très forte bobine inductrice à gros fil; sur ce fil sont enroulés, Tun à côtjé de Tautre, dix circuits induits à fil fin formant comme dix petites bobines qui recouvrent la grande ; avec un courant inducteur proportionné à la résistance, à chaque petite bobine ou circuit induit, dont on rapprochera convenablement les pôles, se produira un arc voltaïque, un foyer lumineux, soit autant de foyers que de bobines pour un même courant inducteur.

Il résulte de cette disposition que \q foyer produit par le courant |induit de ces bobines, peut être porté à toute distance, jusqu'à un

laiimum d'au moins deux kilomètres, sans altération de l'intensité

lumineuse. En effet, les bobines induites devant être confec- |tionnées avec une très grande longueur de fil fin (plusieurs lieues), ftin ou deux kilomètres, de gros fil en surplus, pour éloigner le

oyer, n Influent pas sensiblement sur la tension du courant.

^inventeur a même porté le foyer à 120 kilomètres au moyen

id'une bobine de résistance. Or, la faculté de le porter k un seul

gg KAXmSL D'iLBCmUCITB

kilomètre de distaiH» de la eouice électrique, sans inconvénient,

suffit k toute» les nécearité» de l'éclairage.

Ce brevet comprend donc : . „ 4.- j'.,„ m^me

l. Le principe et lea moyens d'emprunter a l'action d un même

circuit inducteur un nombre quelconque de &/«" f« ^^'""^^ électrique, d'intensité pamlle ou diflEérente, «1»" «^"^^1^ ^ obtenir jilsqu'à présent d'un même circuit que trois foyers au

""?? Lr&culté de placer les foyers à telle dj^t»"** .f «Jf^PP^il ' producteur qu'il conviendra utilement (plusieurs kilomètres par exemple) sans altérer l'intensité lumineuse ; „rot>or-

3» L'application de ce système à l'éclairage en toutes propor^ lion», depuis la lumière la plus minime jusqu'aux plus puissants t((^\» lie lumîèro.

N- 125.795. - Siemens et Halske. - 24 juiUet 1878.

Lmmpe électrique automatique.

\ CvtîNuièrt» aUtinctif de cette lampe consiste dans ralliimag-e ,A^ îoav^iKïW^ dt' ran^ lumineux électrique par la production au vvv,; .i-u v^Meutt |vdir la séparation de deux barres de charbon a ^ .xoo >tc î xvîoriNvsùtion d\me tige dune composition convenable, \,. .v: ,^ L-vtN.ssi:u*tt le^t actionnée par le courant électrique lui- ^ v^ s\ v« Nv^ ?\^j^\îuà d<^ nouveau chaque fois que 1© courant, »-.v\v u'^v i^ ,viirv:v« pxév^xieiite, se trouve de rechef referme.

V l^x^i^ -^- Siemexis et Halske. — 3 août 1878.

■ . », V ...^»'M^.*v i ■»». <»ftt*/»<iff c^ci:iatvirt de l'une ou des deua

\ A i.\v\i.vv%is. ^v\vvKî*'^uv">ut Ta t»JXHiuotîon de l'arc lumineux ^ \s , ,.^ .s \^, ^sj^ sNjN». j s* vitîj^ îtti^»ri:ue^t< à Tone des pointes de ^ •vN vs^. w .^sx ^\ lUyvivv iv xv>vi;>i:î::* jùiercatLÊs^ de telle sorte que N\ N NX Sx* \,s..,vv* >v v^^^^i.îl"tlv"ac it* raoLtnî pointe de charbon, et "*•' "^^^ s V -..v' vsw^ sit.\M»viVx jitOi^ v{«^ le rapprochement des ^ * \\ V» >N,»vvv^x^»..<v.u .^ vv*» u-iut^* ;i lieit suus Taction de poids V ww^vNvJv vvNvNn*,*^^»^ »,it >Lt\î à*î rali*ticxssemeiit convenable

Cette addition comprend les points suivants ;

1** La suspension, côte à côte, de deux baguettes de charbon^ de telle sorte qu^an moins l'une des deux soit mobile par un axe ou un ressort et que ces baguettes soient écartées Tune de l'autre par la force du courant, soit directement, soit avec l'auxiliaire d'une spirale à noyau en fer ;

2® L^emploi de charbons plats, formés en plaques, au lieu de charbons ronds ou carrés, dans des lampes dudit genre ou de disposition semblable, afin de toujours fixer l'arc lumineux à l'extrémité inférieure des charbons.

N"" 126,170. — Brevet anglais pris par Werdermann. —

20 août 1878.

Appareil à lumière électriqiLe,

Les points caractéristiques de ce brevet sont les suivants :

1® La manière de produire un arc voltaïque infiniment petit entre deux électrodes de sections différentes et proportionnées à l'intensité du courant;

2^ La manière de communiquer un mouvement ascendant à une électrode;

3^ La forme de calotte et la forme de boule de l'électrode ;

4® La forme biconcave de l'électrode ;

5® L'emploi de cylindres ou de prismes solides composés de plusieurs morceaux comme chemise d'électrode ;

6^ Les différentes formes de ces chemises ;

7^ L'emploi d'électrodes réunies en faisceau, en peigne ou en brosse ;

8® La manière de régler la pression entre la chemise et l'électrode au moyen d'un anneau à vis ou d'un cône ;

9® Le candélabre à lumière électrique.

ADDITION en date du 15 juillet 1879.

L'inventeur revendique comme perfectionnements se rattachant à son invention primitive :

1® Tout dispositif par lequel la pression, au point de contact des électrodes, est automatiquement réglée de telle façon que tout excès de pression soit arrêté ;

2^ Les organes de l'appareil assurant ce résultat ;

3® Tout dispositif par lequel le mouvement de l'une des électrodes augmente ou diminue la pression du contact latéral ;

7Û MANUEL D'ÉLBCTBIOiri

4** Le dispositif qui raccourcit le circait lorsqu'une des électrodes est consumée ou lorsque, pour une raison quelconque, le circuit est interrompu ;

5^ La disposition par laquelle Télectrode peut être introduite dans la partie inférieure de la lampe au lieu de Têtre par la partie supérieure ;

6® La disposition par laquelle une partie de la lumière est employée comme lumière directe, Vautre partie rejaillissant sur une surface de laquelle elle est, soit entièrement réfléchie et diffusée, soit en partie seulement, une petite partie des rayons lumineux passant à travers le réflecteur.

N» 126,392. — Société générale d'électricité. ^

4 septembre 1878.

PetfecHonnemenU dans les machines magnéto et dynamo- électriques.

Ces perfectionnements reposent sur le principe général qui consiste à polariser et à dépolariser, à des intervalles successifs, les éléments de la partie induite dans n'importe quelle machine magnéto ou dynamo- électrique à courants alternatifs, principe par lequel on régularise la marche de la machine en supprimant les àcoups inévitables lorsque la polarisation et la dépolarisation de tous les éléments se font en même temps. On obtient la création de l'électricité dans tous les éléments en dépensant uniquement la force motrice nécessaire pour un élément, si on recueille séparément l'électricité de chacun des éléments, ou la création de l'électricité dans tous les groupes de plusieurs éléments, si on fait plusieurs groupes, en dépensant uniquement la force nécessaire pour un groupe.

N* 126,499. — Regnard. — 11 septembre 1878.

Nouveau porte-charhon pour les régulateurs photo-HecUiques,

Le caractère spécial de ce porte-charbon est d'être constitué par des supports fixes faisant avancer régulièrement, par un mouvement rotatif, les baguettes de charbon filetées ou non pour l'usage des régulateurs photo-électriques. Le mécanisme, pour conduire ce nouveau porte-crayons, peut être quelconque.

iCLAIEÀGB 71

N^" 126,685. —■ Société générale d'électricité, (procédés Jal)loclikoff). — 25 septembre 1878.

Perfectionnements dans la construction des machines magnéto- .

dynamo-électriques.

Les .caractères dîstinctifs de ces perfectionnements sont les suivants :

1^ La conformation spéciale des bobines avec noyau en fer doux débordant en dehors de la partie enroulée et présentant une grande surface ;

2^ La forme particulière des électro-aimants, semblable à celle des bobines pour la machine du premier type ;

3^ La fonné en U et la position oblique des dits électro-aimants pour la machine du deuxième type.

Le mode^de groupement, les dimensions, et le nombre des éléments constitutifs, sont, du reste, variables.

Addition en date du 19 décembre 1878.

De nouveaux perfectionnements portent sur les points suivants :

!<> La construction de l*électro-aimant et Tenroulement de ses fils;

2° La combinaison des bobines avec trois pôles, ce qui donne un courant électrique plus intense ;

3® La forme en U du fer sur lequel sont enroulés les lils des bobines.

N<> 126,687. — Verrue. — 25 septembre 1878.

Machine magnéto-électrique à courants alternatifs.

Si Ton prend un anneau en fer doux, divisé en sections isolées magnétiquement, et si ces sections sont terminées à leurs extrémités pour un épanouissement et toutes reliées entre elles par une pièce de cuivre, on forme ainsi un anneau solide. Chaque section, sur laquelle est enroulé en hélice un fil de cuivre, constitue par le fait une véritable bobine.

En faisant passer devant ces bobines les pôles alternés d'un ou de plusieurs aimants, on engendre dans chacune des sections constituant Tanneau un courant qui change de sens chaque fois que la bobine se trouve devant le passage des pôles de ces aimants. De cette manière, en reliant convenablement les fils des bobines qUi sont fixes, on recueille des courants alternatifs qui peuvent être employés très avantageusement pour produire la lumière électrique. .

7â MANTTEti D'ÉLECTÏIICITÉ

Les caractères principaux de cette machine sont :

1^ La disposition des aimants placés boat à bout de façon à présenter entre eux les pôles de même nom et constituant un anneau continu entourant les bobines ;

2® La construction spéciale des bobines, dont les carcasses en fer doux sont formées de deux parties plates jumelles et dont les têtes sont à rainures pour s'asseinbler par Tintermédiaire de plaques en cuivre engagées sur le côté du tambour ;

3« La forme particulière du tambour avec sa jante recouvrant les parties extérieures des aimants, qui en est séparée par des cales d'épaisseurs variables.

N<> 126,852. — Marcns. — 7 octobre 1878.

Nouvel appareil d'éclairage électrique par incandescence.

Cet appareil donne, avec un courant relativement faible, une lumière qui, quoique petite, est constante, calme et intense. On peut produire par une seule source électrique un nombre considérable de petites lumières, aussi bien dans un seul circuit, que dans des branches (partant du même courant).

Cet appareil n'est pas fondé sur le principe de Tinterruption du circuit, mais, au contraire, sur le principe d'un circuit pon interrompu, de façon que la lumière en résultant n'apparait pas en flamme, mais par incandescence.

Les particularités de l'appareil sont :

1° L'emploi d'un cylindre (ou cône) en charbon tournant, en contact avec une baguette de charbon ;

2^ Cette même combinaison avec mouvement latéral du cylindre charbon dans la direction de son axe ;

3^ La construction entière de l'appareil à éclairage par incandescence.

Adpition en date du 3 décembre 1878.

Ce certifient d'addition est relatif aux détails suivants :

1» L'emploi d'un cylindre ou cône en charbon ou graphite qui n^est mis en rotation que par le contact excentrique d'une baguette de charbon ou de graphite ;

2^ Cette même combinaison, avec mouvement latéral du cylindre . en charbon dans la direction de son axe ;

30 La construction entière et générale de l'appareil d'éclairage électrique par incandescence.

ÉCLAI&AGB 73

N* 126,857. ~ Dandigny. — 15 octobre 1878.

Diffusion de la lumière et des forces électriques^ comprenant un procédé pour obtenir, à l'aide d'une seule machine électrique^ un nombre illimité de jets lumineux, et pouvant servir à l'éclairage d'une ville dans les meilleures conditions d'économie.

Le moyen proposé est basé sur la persistance de la durée des impressions sur la rétine. M. Plateau a trouvé que cette impression est en moyenue d^une demi-seconde.

Admettons que la durée la plus minime de la persistance de l'impression sur la rétine soit une fraction i/n de seconde.

Supposons, d'autre part, que nous ayons une roue portant une dent, et par laquelle passe le courant électrique de la machine ; la dent de cette roue se trouve en communication, pendant sa rotation, successivement avec une série de fils métalliques communiquant chacun avec autant d'appareils d'éclairage électriques.

Le courant passera dans chacun des fils pendant la durée du contact de la dent avec chacun d'eux, et il est bien clair que le nombre de ces fils peut être illimité.

Pendant la durée du passage du courant, à cause de la vitesse immense de l'électricité, quelle que soit la distance de l'appareil d'éclairage^ un jet continu jaillira entre les deux rhéophores. La terre peut être considérée comme fil de retour, en sorte qu'un seul fil suffit pour chaque appareil d'éclairage.

Le courant passera donc successivement, en conservant toute son intensité première, dans chacun des appareils, au fur et à mesure que les fils correspondants seront mis en contact avec la dent de la source mentionnée.

Supposons que cette roue fasse une révolution dans une fraction i/u de seconde, égale à la durée minimum de la persistance des sensations lumineuses de la rétine; il est évident que, pendant cette rotation, le courant aura été lancé une fois dans tous les appareils d'éclairage en nombre indéfini. Comme la succession du lancement du courant dans chacun des appareils se fait au bout d'un intervalle 7n ^^ seconde, l'impression lumineuse est continue, et l'éclairage peut être considéré comme continu aussi. Donc, le problème de la diffusion illimitée de la lumière électrique, au moyen d'un seul appareil, se trouve résolu. H suffît d'imprimer à la roue un nombre n, suffisamment grand, de tours par seconde.

74 MAIOJEL D'ÉLBOTEICITÉ

On peat dire que chaque fil sera porteur, pendant la durée 7n de seconde, de la somme totale des forces électriques développées par la machine pendant cet intervalle.

N« 126,861. — Laad. — 8 octobre 1878.

Perfectionnement aux lampes électriques.

' Dans cette lampe les deux charhons sont placés sensiblement à angle droit, l'un par rapport à Tautre, chacun d'eux étant incliné à 45 degrés sur la verticale.

Ils se touchent par leurs pointes dans la position du repos et ils appuient alors sur une petite pièce de- kaolin. Quand le courant commence à passer, Télectro-aimant est excité ; son armature est attirée vers le bas et elle fait mouvoir deux leviers. Le premier vient seulement appuyer Tétrier contre le charbon et l'empêche de glisser. Le second levier appuie un étrier analogue et maintient l'autre charbon ; mais, en même temps, il fait basculer le portecharbon, écarte les deux pointes et produit l'arc voltaïque.

Le même mouvement fait tourner le support du morceau de kaolin, qui prend une position à 45 degrés de la première ; dans cette nouvelle position il n'y a pas d'ombre nuisible portée par le suppoii; de kaolin.

L'avancement progressif des charbons se fait dans les conditions ordinaires par l'affaiblissement de l'électro- aimant, résultant de la combustion des pointes de charbon et par le glissement des charbons dans leurs gaînes.

Cet appareil est également applicable avec les courants continus on avec les courants alternativement renversés.

N*" 127,008. ^ Arnaud et G^. — 17 octobre 1878. Manière de diviser indéfiniment des courants électriques.

Il est d'usage pour clore un circuit de mettre Pun des condu( teurs en communication avec le pôle positif de l'appareil productei de l'électricité, et le retour au pôle négatif du générateur élec trique se fait, soit par un second conducteur métallique, soit en substituant à ce dernier les tuyaux de gaz, la terre elle-même ou tout autre moyen.

En un mot, le courant suit une route inverse dans les deux conducteurs et la résistance augmente en raison de la longueur du circuit

ÉCLAIBÀGfi 75

Dans le nouveau procédé on obvie de la façon la plus complète 4 ce genre d'inconvénient; on obtient l'uniformité de résistance dans toutes les parties d'un circuit, quelle qu'en soit la longueur, en renversant les données jusqu'ici en pratique, c'est-à-dire, en faisant circuler dans les deux conducteurs un courant de même sens.

En conséquence, tous les deux se trouvent en communication avec le pôle positif de la source électrique, l'un directement, comme il est d'usage, et le second par l'intermédiaire du travail à exécuter par chacune des fractions du circuit.

Le courant suit donc une marche parallèle dans les deux conducteurs, passant du premier au second par l'intermédiaire du travail à exécuter, et suit ce second conducteur jusqu'à l'extrémité du circuit, pour, de là, faire retour au pôle négatif, soit directement par un conducteur spécial, soit par la terre ou tout autre moyen.

n s'ensuit que la résistance du circuit sera la même dans toutes les parties, et que chaque section de ce circuit dans laquelle un travail quelconque aura été exécuté, sera traversée par un courant d'intensité égale puisque ce courant, venu du pôle positif de l'appareil générateur, sera obligé de suivre une même longueur de conducteurs pour revenir au pôle négatif du dit générateur.

Cette disposition est avantageuse dans toutes les applications d'électricité nécessitant une uniformité de résistance et, par suite, une uniformité de courant -dans toutes les parties du circuit.

N'' 127,028. — Krupp. — 19 octobre 1878.

\ PerfectionnemenU aux lampes électriques.

Les revendications sont les suivantes :

1^ L'application d'une disposition de frein réglant automatiaement la distance entre les cônes de charbon ;

2® L'application d'une roue à palettes tournant dans du mercure m dans un autre fluide quelconque, pour régler le mouvement des porte-charbons, et remplaçant un système de rouage ;

3° L'application d'une spirale aimantée avec enveloppe et support en fer pour actionner le frein, le tout pour être appliqué aux lampes électriques ;

4^ L'application des parties mentionnées aux paragraphes 1, 2 et 3 à une lampe électrique ayant le porte-charbon inférieur fixe.

76 ItfANUEL D*]éLBCn?RICITi

N^" 127,035. -- Brevet anglais pris par Clark. — 19 octob. 1878.

Méthode perfectionnée pour appliquer la lumière électrique à des usages domestiques et autres.

L'objet principal de ce brevet est la subdivision d'un fort courant d'électricité en un nombre quelconque de courants de moindre force, pour produire une lumière artificielle propre à des buts domestiques.

L'inventeur remplit un bain de mercure et y plonge les extrémités d'un nombre quelconque de fils métalliques ; ces extrémités sont revêtues d'une couche d'argent. H fait communiquer le fil conducteur principal ou les fils conducteurs principaux avec le bain de mercure.

Le courant principal est produit par plusieurs machines dynamoélectriques, et l'électricité, qui en est dérivée, est conduite le long de fils conducteurs convenables, se terminant dans un bain de mercure, avant d'être subdivisée pour le but indiqué.

Pour produire la lumière, au lieu d'employer le carbone solide, l'inventeur emploie des poussières comme moyens éclairants. La dite poussière est placée entre des plaques de verre ou antre matière transparente ou dans un tube. Le tube de verre peut être de n'importe quelle couleur, et peut être privé d'air intérieurement pour empêcher la combustion de la matière éclairante.

L'électricité ou l'électricité magnétique, en traversant la dite poussière, la rend incandescente, mais à un degré modéré.

Une série correspondante de fils conducteurs de retour, de longueur égale à peu près^ est ajustée dans un bain de mercure convenable d'où part un fil conducteur principal à la terre ou au pôle opposé de la batterie du fil principal.

N^ 128,056. — Fox. — 23 octobre 1878.

Perfectionnements dans VapplicaHon de l'électricité pour l'éclairage et le chauffage, et dans les moyens ou appareils propres à cette application.

Pour produire la lumière l'inventeur fait passer le courant à travers des feuilles minces d'une matière convenable, de préférence le platine ou un alliage de platine et d'iridium.

La lampe consiste en deux conducteurs isolés l'un de l'autre,

tfyant cette feuille étendue entre eux et en contact avec chacun d'eux. De chaque côté de cette feuille, on place une plaque de mica transparent pour empêcher, autant que possible, la radiation de la chaleur des surfaces et le refroidissement de la feuille par suite de Taction atmosphérique.

Les plaques de mica peuvent être recouvertes de plaques en verre.

£n résumé, les points caractéristiques sont les suivants :

1° La production de lumière par le passage d'un courant à travers de minces feuilles métalliques placées entre deux isolateurs et en contact avec ces derniers, qui sont isolés les^ uns des autree.

2° L'obtention de lumière par le passage d'un courant électrique à travers des bandes de feuilles métalliques ou des fils en spirale ou autre forme analogue et ayant un corps de mica ou autre matière convenable dans l'intérieur de la spirale, et une enveloppe en mica ou verre ;

3** La couverture de la surface de bandes de feuilles métalliques, "afin de produire la lumière avec de l'amiante finement divisée ou une matière non conductrice de la chaleur ;

4» L'obtention de lumière par le passage d'un courant à travers des bandes d'amiante platinisé ou saturé d'une matière conductrice ;

5° L'emploi d'huile de pétrole ou autre liquide isolant convenable dans l'espace entre les conducteurs.

N"" 127,199. — Siemens et Halske. — 29 octobre 1878.

Nouvelle lampe électrique.

Cette lampe présente les particularités suivantes :

1® La disposition ayant pour effet de séparer momentanément la pièce, portant l'un des crayons de charbon, de la pièce qui, sous l'influence du courant électrique, exécute les mouvements nécessaires au réglage de la longueur de l'arc au moment où l'usure des charbons rend nécessaire leur avancement ;

2* Les modérateurs (freins) qui doivent empêcher la chute libre des charbons au moment où cette séparation a lieu ;

3® L'emploi du modérateur pneumatique pour empêcher le mouvement trop brusque des parties oscillantes de la lampe.

78 MANUEL B' ÉLBCTBICITÉ

N» 127,154. — MilUon. — 2 novembre 1878.

Système de lampes électriques âœit Us charbons durent longtemps.

Pour empêcher les chtirbons de se consumer trop vite, Finventeur met un bocal en verre sur la lampe, et Tare voltaïque a lieu dftns le bocal. Le joint de ce dernier avec la lampe est le plus parfait possible si on veut une longue durée des charbons.

Ce système, applicable à toutes les lampes électriques, permet de réaliser une notable économie de crayoTis. La lumière est aussi plus Rxe.

L'inventeur décrit cinq systèmes différents d'organisation d© lampes n\v le même circuit, en employant, soit des courants directs, soit dos courants renversés alternativement, ce qui vaut mieux.

N"" 127,295. — De Mersanne & Berlin. — 2 novembre 1878.

Appareils propres à l'éclairage électrique des habitations.

Ce brevet comprend les points caractéristiques suivants:

1« Les dispositions générales des appareils ;

2^ Fia disponition qui permet, dans la lampe, de faire passer la lumière sur un autre point caché (dans la lampe ou en dehors), noît au moyen des dispositions indiquées, soit en employant un seul fîl et en mnrquant, à l'aide d'un écrou cylindrique ou autre organe, une longueur plus ou moins grande du fil incandescent lumineux;

3° La régularisation automotrice de la longueur de fil de platine incandescent par le moyen d'une bobine magnétisante ou électrcaimant placé sur le circuit ou en dérivation;

4^ La disposition de la lampe caractérisée :

a. Par un butoir réf ractaire traversé par un fil métallique ;

h. Par le moyen de substituer automatiquement un charbon nouveau à un charbon consumé ou cassé ;

c. Par la faculté de régler la longueur des charbons à rougir en vissant plus ou moins le tube qui le contient dans son support ;

6® Le compteur permettant de régler la vitesse de la machine électrique où, en général, l'intensité du courant à fournir pour éclairer un nombre donné de lampes ;

6" Le procédé de répartition du même courant entre plusieurs lampes incandescentes.

N* 127,320, — Weldt. » 7 mmaàlm^ 1878.

PeffecHonnem-ents dans les appareils^ pour diviser ^ distribuer tm réunir les courants électriques, pour l'éclairage et pour d'autres, usages.

Ces perfectionnements consistent dans remploi de deux séries de pièces de contact, Tune fixe, Tautre mobile, les pièces de chaque série étant isolées on non les unes des antres, suivant les cas, et assez éloignées entre elles pour que, quand Tune des séries est en mouvement, les pièces de contact de cette série puissent venir en contact électrique avec les pièces de Tautre série, soit l'une après Tatitre successivement, soit dans tout autre ordre de combinaisons. De cette façon, un nombre quelconque de contact pourront être produits par' une seule révolution ou par un seul mouvement de va-et-vient de l'une des séries, suivant que les pièces de contact seront disposées suivant des cercles ou suivant des lignes droites.

Ces pièces de contact peuvent être disposées à des distances égales les unes des autres ou bien à des distances variables.

On peut disposer plus de deux séries de pièces de contact agissant en commun. Quand on n'emploie que deux séries et quand il est nécessaire que les contacts se produisent d'une manière consécutive et dans un ordre régulier, on dispose les pièces de contact de chaque série à égale distance les unes des autres, l'une des séries ayant plus de pièces en contact que l'autre.

La disposition circulaire est la meilleure, c'est-à-dire, on fait tourner les pièces de contact mobiles. Mais, dans certains cas, ces pièces peuvent être disposées de manière à se mouvoir suivant une ligne droite ou une ligne courbe.

N'' 127,330. — Lambotte & Lachaussée. —

8 novembre 1878.

Régulateur de lumière électrique à réglage automatique.

Cet appareil se compose de deux porte-charbons de forme et de matières quelonques, isolés électriquement l'un de l'autre, et sollicités par poids, ressorts ou tout autre moyen, d'une manière continue, à s'appuyer l'un contre l'autre, chargés eux-mêmes d'une matière isolante, ou sur une lame isolante formée d'une baguette

80 MAiruEL d'électricité

d'ardoise ou de toute antre matière fusible oa volatile dans Tare lumineux et portée par le porte-lame non conducteur.

Ce porte-lame est muni, en outre, d'une partie métallique saillante à tout système et de telle sorte qu'aussitôt que sa voisine a consumé ses crayons, cette partie saillante rencontre l'un des organes mobiles de celle-ci de façon à reconstituer le circuit sans solution de continuité.

Cet appareil, monté sur support, est, eu outre, muni de deux bornes auxquelles s'adaptent les fils de la source électrique. Une clavette métallique peut réunir ces deux bornes de &içon à isoler le restant de l'appareil du circuit.

Les avantages sont : division de la lumière ; écartement constant entre les charbons; longueur illimitée des charbons; usage possible en temps de pluie sans abri ; augmentation du pouvoir éclairant et de la conductibilité du circuit en intercalant dans Tare lumineux une matière fusible et volatile; l'allumage automatique des charbons sans addition de mine de plomb ou de graphite; rapprochement continu et régulier des charbons et sans le secours de mouvement d'horlogerie ou de force magnéto-électrique.

ADDITION en date du 22 mars 1879.

Le porte-charbon contourne le support du régulateur jusque vis-à-vis de l'autre porte-charbon, de sorte que si, un crayon vient À se briser ou si les crayons sont consumés, les deux porte- charbons viennent en contact et rétablissent le circuit. Une disposition spéciale de la matière maint ietit l'écart entre les crayons électriques. Cette disposition a pour objet de rendre cette matière assez conductrice pour permettre l'allumage et le réallumage instantané des lampes sans qu'il soit nécessaire d'amorcer les crayons préalablement, c'est-à-dire d'ajouter aux extrémités des crayons un pçnt ou véhicule indispensable au passage du courant.

De cette façon on a, non-seulement la faculté d'allumer ou d'éteindre autant de fois qu'on le désire, mais encore on a la certitude de ne plus avoir à redouter les extinctions.

Cette semi-conductibilité de la matière peut être obtenue de différentes manières, soit en y incorporant une certaine quantité de matière conductrice, soit, simplement, en en enduisant la surface extérieure d'une mince couche de graphite ou de poudres métalliques.

.iM

ÉOLAIKAGE 81

N"* 127,341. — Edison. — 8 novembre 1878.

Perfectionnements dans la méthode et les moyens pour développer des courants électriques et pour l'éclairage électrique.

Les points caractéristiques de ces perfectionnements sont les suivants :

1^ La combinaison avec une lumière électrique d^un régulateur thermal du circuit pour diminuer Faction électrique dans la lumière quand l'intensité ma:sima a été atteinte ;

2? La combinaison avec la lumière électrique d'un levier fermant le circuit, actionné par la chaleur émise par le courant électrique ou par la lumière, et un fil d evitement ou circuit restreint pour dévier de la lumière le courant ou une partie du courant.

3« La combinaison avec la lumière électrique d'un organe, fermant le circuit, actionné par la chaleur, et servant à interposer une résistance plus ou moins grande dans le circuit de la lumière électrique ;

4** La combinaison avec une lumière électrique d'un diaphragme, actionné par la dilatation d'un gaz ou d'un fluide, proportionnellement à la température de la lumière pour régler le courant électrique ;

5° La combinaison avec un organe vibrant, tel qu'un diapason, d'un mécanisme pour maintenir la vibration, et d'aimants, de fers doux et de bobines, d'où il résulte qu'un courant secondaire est produit, de manière à convertir un mouvement mécanique en une forme électrique, et vice versa.

6° La combinaison avec des lumières électriques de moyens pour régler le courant, admis à ces lumières, proportionnellement à la chaleur émise par la lumière, afin d'empêcher toute avarie à l'appareil.

NO 127,375. — Société générale d'électricité. —

11 novembre 1878.

Genres de charbons applicables à tous systèmes de production

de lumière électrique.

Cette invention consiste en l'emploi, pour tout système de production de lumière électrique, de charbons composés de deux ou plusieurs substances distinctes, choisies de manière à utiliser

▲BlUENGAUD AIN^É 6

82 MANUEL d'Électricité

les actions chimiques produites par le courant pour diminuer Tusure des crayons.

Les crayons ou électrodes sont formés d'un mélange de deux substances distinctes, on bien encore d'une substance condnetrice enveloppée ou enrobée d'une couche d'une ou plusieurs matières solides, liquides^ ou gazeuzes, non conductrices à Êroid, disposées autour de la première, soit en anneaux, soit de toute autre manière.

La forme des charbons et leur disposition pourront varier.

Par ces charbons on obtient le résultat suivant :

Le courant électrique produit une série de décompositions et de récompositions chimiques qu'on peut utiliser de manière à produire tin transport de matières et à donner ainsi une usure très faible ou nulle.

Pour fixer les idées, supposons que chaque charbon soit composé d'une tige conductrice métallique de fer, par exemple, enveloppée d'une gaîne de substance isolante quelconque, de magnésie, par exemple, agglomérée, soit par la pression, soit par l'oxichlorure de magnésium.

En mettant en présence l'extrémité de deux pareilles baguettes, et en faisant passer un courant alternatif, il se produit du ferrite de magnésie qui se décompose, le métal allant à l'un des pôles et la base à l'autre.

Le courant changeant de sens, la décomposition inverse se produit et amène une récomposition des éléments.

On ne se trouve donc plus en présence, comme dans les charbons employés jusqu'à présent, de corps s' usant sous l'influence de l'oxygène de l'air. On a affaire à un corps relativement mauvais conducteur de l'électricité et qui, par conséquent, devient lumineux par le passage du courant.

Enfin, le courant employé étant alternatif, les transports d'un pôle à l'autre changent à chaque instant, et l'usure du crayon provient uniquement des pertes accidentelles qui peuvent se produire pendant le transport.

N*> 127,387. — De Mersanne et Berlin. — 12 novemb. 1878

Genre de régulateur à poids , pour lumière électrique.

Dans ce régulateur à contrepoids l'action du contrepoids est régularisée au moyen d'un électro-aimant placé en dérivation sur le conducteur, ledit électro-aimant pouvant servir lui-même d©

contrepoids et son action étant complétée, lorsque c'est nécessaire, par l'adjonction d'un second électro-aimant, agissant sur an tendeur pour produire l'écartement des charbons.

l"^ ADDITION en date du 9 décembre 1878.

Cette addition a pour objet d'utiliser la disposition de noyaux du brevet principal qui permettait l'enroulement du fil de réunir, pai* une plaque polaire en fer, deux pôles de même nom, ou de conserver ces pôles de noms contraires en ne les mettant pas en contact, pour en constituer des induits ou des inducteurs.

2"« ADDITION en date du 23 décembre 1878.

Cette addition indique diverses variantes du mode d'entraînement des charbons par le régulateur à poids, les dispositiona générales de l'appareil restant d'ailleurs les mêmes que celles décrites dans le brevet principal.

N"» 127,430. -* De Méritens. — 14 novembre 1878.

Système de brûleurs pour régulateurs, lampes ou bougies électriques.

L'inventeur a songé à placer, non plus un charbon incandescent, mais l'arc voltaïque lui-même dans un milieu privé d'oxygène.

Un régulateur, de quelque nature qu'il soit, ou une bougie Jablochkoff, est placé sous une cloche transparente en forme d'éprouvette renversée, de façon que le point lumineux se trouve, quand la bougie est entièrement brûlée, à la moitié de la hauteur de la cloche. La cloche doit avoir en hauteur au moins 5 fois son diamètre.

L'espace annulaire compris entre le pied de l'appareil et la cloche donne passage à l'air extérieur.

Dans ces conditions, les charbons, avant d'être usés, durent de 3 à 5 fois plus que lorsqu'ils brûlent à l'air libre. C'est le brûleur de Bunsen renversé.

Dans l'appareil de Bunsen il y a appel d'air pour augmenter la chaleur produite ; dans le brûleur actuel , il y a raréfaction d'oxygène pour diminuer la consommation du corps combustiblo brûlé.

UAITCTEL D'ÉLECTBTCITÉ

- Brevet anglais pris par Wilde. le 16 BOTembre 1878.

Ptr/ectiormementi dans la production et la régvlarieation de la lumière iiectrique.

Les points caractéristiqueB sont

1° La proâuclion de lu lumière électrique avec dea charbons parallèles, en proportionnant la force du couraut électrique k la groiseur des charbons et à knr diataDce entre eux ;

2° La manière de mettre en contact et de séparer aulomatiquenieiit les extrémités supérieures des crayons de charbon parallèles, pour produire la lumière ;

3° La façon d'élever les crayons de charbun parallèles pnr rintermédiaire de porte-crayons dans lesquels ils sont enfermés;

4" L'occultation de la lumière par un tvhe ou par tout autr« moyen équivalent.

H° 127,450. — Pulvermacher. — 15 noremlire 1878.

Fafeclionnemeat dam le» apparnh d^etiné» à la production àe | la lumière iiectrique. j

Ces appareils, destinés à produire la lumière électrique, varient | suivant le mode d'éclairage qui s'y rapporte; par l'arc voltaïque, < ou par incandescence.

Pour l'éclairage par l'afc voltaïque, l'orçane priacipal se compose ' de deux parties, réunies invariableraenl, auxquelles l'inventeur u donné le nom de a bâton-kélice. » i

La partie centrale de ce bâton consiste en une tige, faite d'une pâte de poudre fine de charbon pur, mélangée de goudron et àe pois, obtenue par pression à travers une filière. '

La partie enveloppante, consiste en une antre tige de grosEeufi moindre, égalemuiil obtenue en filière avec la même pâte, et dent la partie centrale est pourvue d'un corps textile qui disparalin plus tard lura de lu cui^on du bâton-hélice.

La dite tige enveloppante, à l'état malléable et pourvue de eo fil textile intéricLii qui la soutient et assure sa cohésion, est tuumi en spirales autour de la tige centrale, en laissant environ n mètre entre les spires.

La tige centrali; doit Être préalablement enduite d'une matièi

ISCLAIBAOE 8K

isolante et réfractaîre, comme, par exemple, le plâtre, le mica, l'amiante, etc., et les intervalles, déterminés par l'écartement des spires, sont également remplies par une matière isolante et réfractaire.

Le bâton-hélice ainsi obtenu est placé dans une boîte remplie de poudre de charbon ou autre matière convenable pour en opérer la cuisson.

Ce bâton-hélice est placé sur un appareil qui se compose de deux tubes en métal, séparés diamétralement par un tube en verre ou autre corps isolant. L'extrémité de la tige centrale en charbon dépasse la dernière spire de l'hélice pour être emboîtée par une petite capsule en métal qui pénètre à frottement dans le tube en métal, tandis que le diamètre extérieur de Thélice de charbon .se trouve en contact par frottement avec l'intérieur de l'autre tube en métal qui est plus élevé que le tube en verre.

Chacun des tubes sera mis en contact avec un des pôles d'une pile quelconque ou électro-générateur, et on obtiendra une lumière électrique par l'arc voltaïque, dont le foyer se trouvera k l'extrémité supérieure du bâton entre la tige centrale de charbon et le bout extrême de l'hélice de charf)on.

Dans le deuxième cas, pour l'éclairage par incandescence, l'inventeur emploie diverses dispositions. L'une de ces dispositions consiste à employer une plaque de mica ou de verre, de forme carrée, entièrement platinée sur une des deux surfaces ou sur les deux. Il fixe, à cheval sur le champ de cette plaque, deux gouttières en métal conducteur, opposées l'une à l'autre. En mettant chaque gouttière en communication avec un pôle de Pélectro-générateur le passage du courant rend incandescente toute la surface platinée et produit la lumière.

N<> 127,498. — Dobler et Stapfer. ~ 16 novembre 1878.

Bec électrique (système Dohler et Stapfer),

La formation d'une étincelle électrique exige une interruption dans le conducteur en métal ou en charbon et, par suite, une grande dépense d'électricité.

Les inventeurs ont obvié à cet inconvénient en remplaçant les becs actuels à étincelles par un fil continu en métal inoxydable d'un diamètre suffisamment réduit pour produire l'élévation de température qui correspond au rouge vif sans interrompre la

86 MANUEL d'ÉLBOTEICITÉ

transmission du courant. La spirale de platine on d^un métal analogue devient éclairante quand elle rougit.

Le fil peut être remplacé par une lame très mince. Pour éviter réchauffement exagéré du fil qui pourrait se fondre ou se volatiliser, le fil est enfermé dans un tube ou globe en verre dans lequel on fait, un vide partiel quand la résistance devient trop grande pour la quantité de fluide à écouler, ou quand la puissance du courant devient plus grande qu'il ne faut pour faire rougir le fil; la tension surpasse la résistance de Pair raréfié et le fluide électrique se transmet à travers le globe sous forme d*un éclair continu, qui modifie peu le pouvoir éclairant du fil, mais empêche la fusion en servant de déversoir. ^

On conçoit, dès lors, qu'il est possible de mettre sur un même circuit un grand nombre de becs sans courir le risque de fondre l'un ou l'autre des fils.

Les inventeurs revendiquent donc l'emploi d'une spirale métallique ou d'une lame mince, noyée dans une atmosphère raréfiée, qui sert de .régulateur au courant.

N° 127,512. — Harding. — 19 novembre 1878.

Perfectionnements dans la production de ta lumière électrique et dans le mécanisme employé à cet effet.

Le but est de régler automatiquement l'alimentation des charbons de manière que les pointes de charbon se présentent constamment au même niveau. Il faut de plus que, lorsque l'éclairage a lieu par la combustion du carbone ou autre corps, ces charbons soient constamment portés en contact avec la substance contre laquelle cette combustion a lieu.

Pour la mise en pratique, l'inventeur fait usage de l'équilibre hydraulique aussi bien que de la pression de ressorts.

Les charbons peuvent être placés diagonalement de manière à ce que les pointes viennent constamment concorder. Leur nombre n'est pas non plus limité, et, autant que la pression demandée peut être obtenue proportionnellement à la hauteur du tube, ce tube peut être d'un diamètre restreint.

Tout l'appareil, entourant la lumière, peut être contenu dans un vase fermé dont l'air a été épuisé ; dans ce cas, la consommation des charbons dans le vide est réduite et, par contre, sa durée est proportionnellement augmentée.

L'alimentation des liquides aux électrodes peut être réglée par la dilatation, plus ou moins grande, du fil métallique, chauffé par la lumière électrique, appelée à actionner ou commander un robinet contrôlant Tadmission de ce liquide dans Pappareil.

N"" 127,529. — Riemenschneider et Ghristensen —

20 novembre 1878.

Disposition qui permet de diviser la lumière électrique, et appareil

ou bec lumineux y appartenant.

Pour obtenir la divisibilité de la lumière électrique on interpose un rbéostat dans un conduit, latéral à celui de Tappareil lumineux (ou bec), de sorte que ce dernier, ainsi que le rhéostat, sont parcouru?, Tun et Tautre, chacun dans sa branche respective, par le courant ; ces branches se réunissent de l'autre côté du bec. La résistance dans le rhéostat doit être égale à celle du bec, car le rhéostat sert en même temps à maintenir la tension du courant et à en garantir la communication.

Les inventeurs revendiquent :

1® La divisibilité de la lumière électrique à Taide d'un rhéostat, interposé de telle sorte dans le courant, que le courant en contact dans l'appareil lumineux se divise en deux branches, dont une passe le rhéostat, tandis que l'autre traverse les pointes de charbon et que ces deux branches se réunissent avant de quitter l'appareil ;

2® Appareils lumineux dans lesquels la lumière se produit entre deux pointes de charbon, de graphite ou de platiné^ à peu près dans le vide, ou dans un espace contenant de l'air raréfié ;

3® Le maintien de l'air dans son état raréfié, de soi te qu'il peut se dilater ou se condenser, suivant les besoins du réglage de la lumière ;

4<) Le réglage de la lumière par la chaleur de la lumière qui fait dilater l'air raréfié entourant les pointes, en combinaison avec la vis d'arrêt.

N"" 127,611. -— Delarouzée. -— 25 novembre 1878.

Lampe portative électrique produisant elle-même l'électricité

et une lumière inaltérable.

Cette lampe se compose de 8 électro- aimants ou magnétoélectriques droits et placés d'une façon invariable, verticalement,

88 MANUEL D*iLBCTBICITÉ

un pôle en haut et Tautre en bas, pendant qu^une double couronne, formant bobine d^inductîon, tourne en haut et en bas en face des pôles, moitié positifs et moitié négatifs ; il en résulte deux courants se dégageant constamment de chaque couronne.

Quatre pôles positifs et quatre pôles négatifs enveloppent les couronnes en haut et en bas. Ainsi, le circuit supérieur est composé 'do 8 électro- aimants dont 4 présentent leurs pôles positifs en demicouronne quand les 4 autres offrent, sur le même plan, 4 pôles négatifs ; de cette manière, la couronne dentée, formant bobine d'induction en haut, reçoit, dans une moitié de sa circonférence, le courant positif, et, dans Fautre moitié, le courant négatif.

Au moyen d*ime double bague, placée sur l'arbre et isolée Tune de l'autre, on recueille les deux courants qu'on dirige à volonté sur les points où on veut les utiliser. La même disposition existant pour les couronnes du bas, deux courants sont ainsi établis pour chaque couronne.

Mais, les 8 électro- aimants ou les 8 aimants étant chargés de bobines d'induction, donnent également deux courants ; les 4 à droite produisent un courant d'induction, ainsi que les 4 à gauche.

Les aimants ou électro-aimants, placés verticalement, offrent en haut 4 pôles positifs en face de 4 pôles négatifs, avec la même disposition en bas.

Ces 4 aimants à droite donnent un double courant (positif et négatif) et les 4 aimants à gauche présentent un double courant avec alternance de courant d'induction, courant direct et extracourant.

Le courant d'induction venant des aimants ou électro-aimants peut passer daus un condensateur^ et, de là, au point lumineux. Il en est de même des deux couronnes tournantes. La lampe produit ainsi 4 courants différents, et peut donner 4 points lumineux, qui, dans le même globe, fourniraient un faisceau de lumière.

Le point lumineux est composé de fils de platine harmonisés avec l'intensité calorifique du courant ; le choix du fil est extrêmement important ; la grosseur, la longueur des fils, leur quantité, tout doit être compté et bien calculé, de façon à être en rapport avec les courants, et ne jamais fondre le platine à blanc.

On peut établir plusieurs points lumineux dans le même globe ou dans des globes différents, ce qui donnerait une lampe à diverses branches lumineuses.

ÉOLAÏBAaE 89

N'' 127,689. — Tessié du Motay. — 29 novembre 1878.

Système de régulateur pour la lumière électrique.

Les caractères distinctifs de ce régulateur sont les suivants : lo LVpplicatîoD de la chute ou de la descente d'un corps,

retardée par un liquide dont on règle Técoulement uniforme ; 2^* D'après ce principe, Tappareil, composé d'un cylindre fixe,

dans lequel se meut un piston pesant faisant joint sur son

pourtour, et déterminant Técoulement du liquide placé au-dessous

de lui ;

30 L'appareil avec un cylindre à fond pesant disposé sur un soufflet rempli de liquide^ la descente du cylindre déterminant l'écoulement uniforme et réglable, à volonté, de ce liquide ;

4? L'application de cet appareil pour maintenir un pt)int lumineux fixe dans l'espace ;

5° Son emplaî pour l'éclairage au moyen de deux charbons antagonistes ou d'une bougie à charbons parallèles, le point lumineux restant fixe dans l'espace ;

6® L'application de la combustion de plusieurs crayons réalisant ainsi un chandelier spécial qui maintient le ou les points lumineux à une hauteur moyenne dans le globe ;

7» Son application à un commutateur pour allumer successivement, à des intervalles de temps déterminés, des foyers électriques.

1" ADDITION en date du 29 novembre 1879.

Ces perfectionnements se rapportent au réglage de l'écoulement du liquide qui doit déterminer le déplacement des brûleurs, afin de maintenir fixe dans l'espace le foyer lumineux, but essentiel de cette invention.

Ces perfectionnements sont réalisés par un clapet de réglage à commande automatique par l'électro-aimant.

2^ ADDITION en date du 25 juin 1880.

Ce certificat d'addition a pour but de rattacher deux perfectionnements, apportés récemment par M. Courtot au régulateur faisant l'objet du brevet principal, et se rapportant, l'un au porte- charbons pour les brûleurs à crayons parallèles, l'autre au système d'écoulement du liquide.

90 MANUEL D'iLBCTEICÎTB

N*> 127,726. — Pister. — 2 décembre 1878.

Système de lampe électrique à bougies, produisant automatiquemefit la commutation des courants d'une bougie terminée à la bougie suivante.

Ce système d'appareil a pour caractère essentiel la production d'un déclanchement ou, plus généralement, d'une action mécanique déterminant un changement de courant qui donne lien à l'allumage d'une bougie, se produisant aussitôt que la bougie voisine s'éteint, et le déclanchement étant dû à la fusion, sous l'action de la chaleur dégagée par le charbon et le courant, d'une pièce métallique de forme quelconque introduite dans la partie neutre de la bougie.

Addition en date du 1®* avril 1879.

Ce perfectionnement consiste à rendre fixe le plateau portant les bougies et les commutateurs, ces derniers ne recevant que le mouvement nécessaire pour établir les courants. Le mouvement des commutateurs est obtenu en utilisant la fusion d'une pièce métallique, convenablement placée contre un des charbons, pour produire simplement le déclanchement d'une tige de forme spéciale sollicitée par un ressort. L'appareil devient ainsi plus stable et moins délicat, plus simple et moins coûteux ; le fonctionnement est plus sûr.

N"" 127,727. — Société anonyme des spécialités mécaniques réunies — 2 décembre 1878.

Système de réflecteur pour l'éclairage électrique^ au moyen

de charbons parallèles.

Le réflecteur de M. Kécopé, permet de renvoyer, parallèlement à la bougie et pour chaque point de la combustion, les rayons émis horizontalement ou à peu~ près, quelle que soit la position du foyer. C'est ce réflecteur qui sert de base au présent brevet.

Le réflecteur conçu pour renvoyer horizontalement le plus de rayons possibles, émis par la bougie aux différents points de sa combustion, se composerait de deux parties. L'une serait engendrée par là révolution autour de la bougie, comme axe, d'une série de demi-cercles tangents, dont les centres seraient distribués sur une ligne droite faisant avec la verticale un angle d'environ 8° 30'.

léOLAIBAÔB 91

Le sinus de cet angle est exactement 0,1463 (8® 24' 45"). L'autre serait engendrée par la révolution autour du même axe d'une droite inclinée à 45 degrés sur Thorizon.

La propriété caractéristique de ce réflecteur serait de faire passer une série de rayons, émis par la bougie aux différents points de sa combustion, à peu près en un point fixe situé sur la verticale de la bougie.

Ce point est considéré comme centre lumineux par rapport à une lentille à échelons, chargée de transmettre au loin les rayons émis.

N* 127,741. — Garpentier. — 3 décembre 1878.

Système d'éclairage électrique avec réglage automatique

de rincandescence du platine.

Le caractère distinctif de ce système est le réglage automatique de l'intensité du courant et, au besoin, son interruption subite par l'influence exercée sur un appareil thermo- électrique, manométrique ou autre, par le milieu confiné dans lequel se trouve le foyer lumineux, et qui subit des variations de températures et de pression suivant l'état d'incandescence de la spirale de platine.

Addition en date du 10 décembre 1878.

L'inventeur revendique la faculté de disposer à l'intérieur même du métal, platine, iridium ou autre, qui doit être porté à l'incandescence, l'atmosphère ou fluide confiné dont les variations de température et de pression règlent l'intensité dû courant électrique.

N"" 127,766. — Somzée. — 4 décembre 1878.

Système de lumière électrique.

L'inventeur applique le courant d'induction, et revendique tout système de production de lumière obtenue par les étincelles de toute machine d'induction, soit que ces étincelles soient considérées isolément, soit qu'elles soient groupées et qu'elles viennent du même circuit ou de plusieurs circuits.

Une bobine Kuhmkorff, «munie de trembleur et de commutateur est intercalée sur le circuit et donne lieu à un courant d'induction intermittent. On fait toucher une électrode, garnie d'une baguette de charbon ou non garnie de charbon, à une masse de charbon

92 MANtrBL D*ÉLECTRICITi

aboatissant à Tautre électrode. Cette masse de charbon peut être nn disque ou la base d'un cône au sommet duquel le fil est attaché, une sphère ou un cylindre. La pointe de la baguette de charbon, attenant à Tautre électrode, touche une face du disque, la base du cône, la surface de la sphère, demi- sphère ou ovoïde, ou la base du cylindre (ou d'un parallélépipède). Après contact, on écartera les deux extrémités, et la lumière jaillira, et cette lumière jaillira si le second électrode n'est pas même garni de charbon.

On peut remplacer le charbon d'une électrode par une masse de mercure; en approchant l'autre électrode, garnie d'une baguette de charbon, ou simplement l'électrode métallique, la lumière jaillira.

Four un même bain de mercure ou une même masse de charbon, on peut, en le reliant à plusieurs électrodes de même signe, obtenir plusieurs points brillants par le rapprochement d'un faisceau d'électrodes correspondantes^ de signe contraire, métalliques ou garnies de pointes de charbon, en faisant passer des courants par chaque couple d'électrodes.'

N» 127,839. — - Tommasi. — 7 décembre 1878.

Lampe électrique, Système Tommasi.

Deux charbons tubulaires, composés d'un ou. de plusieurs morceaux, sont placés l'un en face de l'autre sous un angle convenable et constamment poussés l'un vers l'autre ; leur écartement, une fois fixé, reste invariablement le même, quelle que soit leur usure, par suite de l'indépendance absolue de leur mouvement d'avance ; ces charbons sont animés d'un mouvement de rotation continu, de vitesse convenable, produit par un mécanisme quelconque.

A l'intérieur du tube en charbon se trouve une couche, continue ou non, de matière friable convenablement choisie, qui butte contre une pièce fixe servant d'arrêt au charbon, mais qui s'émiette sous la pression de cette pièce fixe à mesure que le charbon s'use et, par suite, permet le mouvement d'avance du dit charbon.

Une pièce spéciale, établissant la communication électrique entre les deux charbons, en est éloignée par le courant lui-même aussitôt qu'il pasne, de manière à permettre la production de l'arc voltaïque entre ces charbons et mettre automatiquement la lampe en activité ; en même temps, le mouvement d'horlogerie est déclanché et fait tourner les charbons.

Cette pièce est ramenée en place auBsitôt que le courant cesse de passer; le même mouvement d'horlogerie, et, par suite, le mouvement de rotation des charbons est arrêté pendant que la lampe n'est pas en service.

N^ 127,781. — Garron. — 11 décembre 1878.

Distribution de Vélectricité.

Pour distribuer l'électricité, l'inventeur se sert du courant, déterminé par la source électrique, comme d'un courant excitateur appelé à déterminer un courant d'induction là où l'on doit utiliser un appareil devant être mis en action sous l'influence de l'électricité.

Pour que le courant excitateur ou inducteur produise des courants induits, il faut qu'il soit variable en intensité ou en direction. Un courant convenable émane d'une source et doit distribuer son influence, son action à divers appareils électriques. Pour cela, le courant principal passe dans un conducteur principal en traversant autant de bobines ou d'électro-aimants qu'il y a àèétablir d'appareils utilisant l'électricité, l'ensemble du conducteur principal et des fils des bobines ou des électro- aimants formant un conducteur plus ou moins long et sans solution de continuité. Chaque bobine se trouve dans les conditions ordinaires des lois de l'induction par rapport au rapprochement avec une bobine dans laquelle un courant induit sera déterminé par l'influence du courant principal produit par la source. Il est évident que le courant induit ne se produira que si le circuit qui le traverse est fermé. Un courant induit pourra, à son tour, devenir courant excitateur ou ijiducteur dans d'autres bobines ou électro-aimants. Des courants indirects de second ordre pourront être utilisés dans des appareils, ou produire des courants induits, et ainsi de suite indéfiniment.

No 127,943. -- TVilden. -- 14 décembre 1878.

Régulateur de lumière électrique.

Ce régulateur produit la lumière par l'effet de l'arc voltaïque et de l'incandescence, à la fois.

L'appareil repose sur le principe du sablier.

Un vase, affectant la forme d'un entonnoir, composé de matière conductrice et rempli de charbon en poudre, laisse échapper par

94 KANUEL D'ÉLECTBIGITÉ

8un orifice inférieur, qui est réglé par un robinet, la quantité de charbon juste nécessaire pour Téclairage demandé.

Le charbon tombe sur une électrode inférieure où il arrive complètement consumé.

Il se forme une veine fluide de charbon en poudre tombant de Tentonnoir sur le bloc de charbon inférieur. Entre chacune des parcelles de matière jaillit Tare voltaïque pendant que le charbon lui-même se consume.

Au lieu de charbon on peut employer des poudres métalliques.

No 127,964. — Niaudet. — 16 décembre 1878.

Perfectionnements aux appareils de lumière électrique.

Les points caractéristiques sont les suivants :

1° Le frein électro-magnétique et son application aux lampes et autres appareils ;

2° I^e système d'allumage automatique indépendant des organes servant à la progression des charbons ;

3® La possibilité de faire brûler plusieurs lampes à la fois, en circuit ou en dérivation ;

4° L'application à toutes les lampes des dispositions permettant d'en faire brûler plusieurs avec une seule source d'électricité.

Addition en date du 5 avril 1879.

L'inventeur revendique toute lampe du genre Archreau dans laquelle les variations de l'attraction magnétique du solénoïde seraient compensées par l'emploi d'un ressort à boudin tellement construit que le diagramme de sa détente soit une oblique oscu]tant la courbe descendante du solénoïde.

Ce système est applicable à la photographie pour cacher la lumière à l'objet, en amenant l'arc voltaïque à se développer entre deux points des charbons, regardant le réflecteur, et cachés à l'objet par les charbons eux-mêmes.

Parmi les positions à donner aux charbons, il faut noter celle qui dispense de l'aimant et du courant directeur : le charbon positif, le seul éclairant, regarde directement le réflecteur et cache même le négatif à l'objet à photographier. Le résultat est surtout bien obtenu si l'on emploie, comme charbon positif, un charbon d^ftssez ^and die^mètre et comme charbon négatif, un plus petit.

IBCLAIBÂGE 95

Il convient de mettre le bout du charbon positif au foyer très exactement ; il faut le faire au moyen d'une lentille fournissant une image de Tare sur- un écran placé à quelque distance; par ce moyeu, on arrive à un réglage très précis et très facile, sans employer les lunettes noires.

NO 127,979. — De Méritens. — 17 décembre 1878. Ajijpareil d'induction (système de division du courant électrique).

Les plus grands obstacles à la division du courant électrique résultent des considérations suivantes :

Dans Tapplication du courant à la production de la lumière on divise le travail produit par un générateur quelconque d'électricité en un certain nombre de circuits, et chacun de ces circuits entretient lui même plusieurs brûleurs. Il en résulte que, dans un même circuit, tous les brûleurs sont dépendants les uns des autres. De plus, Tare voltaïque constituant une résistance équivalente, dans la moyenne des cas, à plusieurs kilomètres de fils télégraphiques, il est impossible d'utiliser le courant à de grandes distances quelles que soient les dimensions du cable conducteur employé.

Enfin, la division du travail du générateur en un certain nombre de circuits, réduisant la tension qu'on pourrait obtenir de l'appareil dans les proportions mêmes de la division, diminue aussi la distance k laquelle on pourrait utiliser le courant.

Toutes ces difficultés sont surmontées au moyen de l'appareil d'induction qui fait l'objet de ce brevet.

La disposition est telle que le courant entier du générateur d'électricité n'ayant à vaincre, au lieu de la résistance très grande des foyers lumineux, que la résistance très petite du fil à gros diamètre des bobines, pourra traverser un circuit incomparablement plus long, tout en entretenant un nombre de foyers plus grand, à intensité égale, que dans le système actuellement en usage. Au lieu de diviser le travail du générateur en un certain nombre de circuits, on pourra n'en avoir qu'un seul qui possédera alors beaucoup de quantité et beaucoup de tension, et pourra, au besoin, traverser toute une ville.

Dans la bobine EuhmkorfE, c'est un courant continu, alternativement fermé et ouvert qui traverse l'inducteur qui induit le fil fin. Le magnétisme du noyau n'agit qu'indirectement. Dans cet appareil, au contraire, le courant inducteqr n'agit pas sur un fil

96 MANUEL d'ÉLECTBICITÉ

voisin. Il est employé, en entier, à produire l'aimantation des premiers noyaux ; ceux-ci, par induction à travers une cloison non magnétique, aimantent les autres noyaux, et c'est ce dernier magnétisme, qui produit le courant induit circulant dans les bobines.

C'est un appareil ne possédant aucun organe mécanique en mouvement et dans lequel il se produit exactement le même phénomène que dans les machines de Pixii et de Clarke.

N*» 127,986. — Garpentier. — 17 décembre 1878.

Système de lampe électrique à charbon incandescent, produit conHnuellement et automatiquement par l'appareil lai-même.

Cette lampe fabrique la tige de charbon au fur et à mesure qu'elle se consume, de telle sorte que l'appareil peut fonctionner toute une nuit et même plusieurs nuits successivement, sans qu'on ait à l'entretenir.

D'ailleurs, la formation de la tige de charbon est limitée à sa consommation. Si l'appareil fournit plus de charbon qu'il ne faut, il est instantanément débrayé, quel que soit son mécanisme, et la formation de la tige est suspendue jusqu'à ce que la longueur du charbon, porté à l'incandescence, soit devenue normale.

L'inventeur revendique :

1» L'appareil à piston commandé par une vis, le piston poussant la pâte de plombagine dans un trou ou sorte de filière, dans lequel il est séché et d'où il sort pour brûler par incandescence.

2** La commande du piston pressenr par un mécanisme d'horlogerie, actionné et débrayé par intermittences très rapprochées, de sorte que l'alimentation xlu charbon se fait par très petites quantités et que la longueur du charbon incandescent est constante.

N^* 128,048. — Kelxner. — 21 décembre 1878.

Système de conducteurs combustibles pour remplacer les charbons ordinairement employés pour tous les genres d'éclairage par l'électricité.

Les charbons employés pour la lumière électrique ont l'inconvénient d'être relativement mauvais conducteurs et d'offrir an courant une résistance considérable. En outre, ils se consument trop rapidement.

iCLAIRAGi: 97

L'inventeur remédie à oes deux inconvénients par son système de conducteurs combustibles.

Il place dans Tintérieur de la baguette une tige, fil, lame, ou tube, soit métallique, soit d'une autre substance quelconque, bon conducteur ou susceptible de le devenir sous l'action du courant ou bien de la température.

La partie extérieure de la baguette pourra être en charbon ie cornue ou en agglomérés, mais, comme on ne craint plus une conductibilité médiocre, grâce à Pâme centrale, rien n'empêchera de substituer au charbon ordinairement employé du graphite et tout autre charbon plus résistant, ou même une composition quelconque pouvant donner l'arc voltaïque ou Tentretenir.

De cette façon, si on emploie un métal à l'intérieur, celui-ci pourra impunément s'échauffer sans qu'il puisse se produire d'oxyde, vu qu'il sera entouré d'une atmosphère non oxydante, et il est même à remarquer que, si le corps n'est qu'un métal oxydé, il sera revivifié par cette atmosphère réductive.

Ces conducteurs s'appliquent à tous les genres d'éclairage par ' l'électricité. Le corps le.meilleur conducteur est tout à l'intérieur du charbon lui-même pour les charbons brûlés sur les régulateurs ou verticalement, ou bien entre les deux baguettes sur la partie qui occupe l'isolant séparateur dans les charbons doubles, obtenus d'un seul coup à la filière ou juxta-posés, comme dans la fabrication ordinaire des bougies.

Ko 128,080. — FuUer. — 21 décembre 1878.

Système d'appareils pour l'éclairage par l'électricité.

Ce système comprend une disposition permettant ^'établir un grand nombre de petites lampes électriques sur un même circuit principal et de telle manière que chaque lampe ou chaque série de lampes soit indépendante de toutes les autres interposées dans le

circuit.

Un certain nombre d'électro-aîmants sont placés, à des intervalles convenables, dans le circuit principal et en font partie. Une partie des pôles des électro-aimants n'est pas recouverte par le fil du circuit principal, mais par un fil constituant un circuit local dans lequel on interpose une ou plusieurs lampes électriques.

98 • MANUEL d'ÉLECTBICITÉ

Le circuit dans les lampes coitiprend une partie lumineuse. On emploie de préférence du platinB ou du carbone chauffé jusqu'à rincandescence, soit à l'air libre, soit dans des tubes vides ou remplis de gaz neutres incapables de se combiner avec la matière incandescente.

Des commutateurs, de forme convenable, sont employés pour faire passer le courant dans la lampe et Tallumer, ou pour le diriger en dehors de la lampe en lui faisant rencontrer une résistance égale à celle de la lampe.

N"» 128,173. — Ducrettet et G^e. — 30 décembre 1878.

Lampe électrique.

Cette lampe a pour caractère distinctif l'emploi d'une colonne de mercure dans laquelle plonge le ou les crayons conducteurs.. La lumière peut être produite par incandescence ou par arc voltaïque, ou par ces deux effets réunis ; elle peut aussi être produite à l'air libre, sous globe devant des miroirs réflecteurs, ou à l'intérieur de récipients pour avoir une combustion à l'abri de l'air extérieur. A l'intérieur de ces récipients est renfermé de l'air raréfié ou un gaz quelconque, avec ou sans pression, avec ou sans alimentation, avec ou sans renouvellement.

Cette colonne de mercure n'a pas pour effet d'agir sur un flotteur produisant l'avancement des crayons, son action est toute différente. Ces crayons conducteurs plongent presque totalement dans cette colonne mercurielle, la différence de densité agit seule, produisant une poussée sans aucun organe mécanique. Cette poussée peut être réglée par l'adjonction, à la partie inférieure des crayons, d'une petite* masse légère ou lourde. La poussée peut ainsi devenir considérable ou faible, et cela au gré de l'opérateur.

La poussée de bas en haut a pour effet d'amener constamment et régulièrement, le ou les crayons au point d'appui limitant la course, des crayons, au fur et à mesure de leur usure. Si elle est faible lorsque le circuit sera fermé, il y aura répulsion par suite de l'action répulsive de deux portions consécutives d'un même courant ; un petit arc lumineux jaillira, et une partie de- ou des crayons deviendra incandescente. Plus la poussée sera grande, plus cet arc sera faible^ avec une incandescence plus intense. Ces

deux effets peuvent donc concourir ensemble pour produire une vive lumière.

Cette disposition permet une ascension régulière, sans aticun organe mécanique^ d'un ou de plusieurs crayons.

Addition en date du 10 janvier 1879.

Ce certificat d'addition donne les dessins et décrit les modèles, et a pour but de bien définir les particularités de cette nouvelle lampe.

N"" 128,278. — Somzée. — 2 janvier 1879.

Lampe électrique»

Le principe réside dans la substitution d'un jet gazeux à un fil de platine ou à une baguette de charbon pour produire la lumière par incandescence.

Ce jet supprime l'usure des charbons et les inconvénients que cette usure entraîne. Le gaz peut être consumé et renouvelé sans complication ni mécanisme. Tout au plus doit-on isoler le réservoir pour éviter la déperdition de l'électricité.

L'électricité peut émaner de piles de Bunsen ou autres, ou de machines dynamo-électriques ou magnéto-électriques, telles que machines Gramme, Alliance, Siemens, Holmes, Wallace, Clarcke, Niaudet, Ladd, Wild, etc., avec ou sans interposition d'appareils d'induction à interrupteurs ou autres. Le courant se trouve fernié par l'interposition du jet gazeux qui remplacera, dans ces conditions, la baguette de charbon ou le fil de platine d'une lampe à incandescence uu de la lampe dite à arc voltaïque à écoulement continu ou intermittent.

L'inventeur indique différents dispositifs pour évacuer les fumées, vapeurs ou gaz à l'extérieur, ou pour les recueillir si elles ont une valeur.

Addition en date du 5 juillet 1880.

L'inventeur a recours à un nouveau genre d'organes excitateurs de la lumière pour obtenir cette incandescence^ composée d'une multitude d'arcs infiniment petits, et cet arc voltaïque formé paf une traînée continue de particules incandescentes. Il réunit ainsi dans des foyers les avantages de la lumière par incandescence à ceux de l'arc, et concilie, dans la mesure du possible, ces conditions contraires : la grande tension avec l'arc lumineux, d'une part, la continuité assurée avec la division multiple, de l'autre.

tOO MANUEL d'Électricité

Le moyen employé consiste dans la substitution aux baguettes de charbon solides, bougies, fils métalliques ou charbonneux, d'un jet continu de matières imparfaitement conductrices et très divisées comme poudres charbonneuses métallisées, poudre de carbone pur et gaz combustibles.

Par cet artifice, on assure la continuité du courant électrique.

No 128,467. — De Méritons. — 16 janvier 1879.

Bougie électrique.

L'inventeur prend trois baguettes de charbon à lumière, parallèles et séparés l'une de l'autre par un espace de 1/2 à 1, 2, 3, 4, 5, etc. millimètres, suivant la grosseur des charbons, et il fixe ces charbons sur un support isolant. Il les réunit à leur sommet par une masselotte composée de poudre de charbon agrégée. Aussitôt que le courant passe la masselotte est brûlée et l'arc s'établit pour subsister jusqu'à l'entière combustion des trois charbons.

La baguette du milieu, isolée des deux autres, forme conducteur. Son électricité neutre est décomposée par les deux courants, de sens inverse, qui traversent les deux charbons voisins. L'arc voltaïque total est réellement composé de deux arcs partiels. Ici plus de matière isolante et incombustible entre les deux charbons comme dans la bougie Jablochkoff. Au contraire, il y a un corps essentiellement conducteur et combustible: du carbone, et, de plus, un condensateur qui se forme naturellement. Il en résulte qu'avec une tension moindre on produit de la lumière, et toute maind'œuvre de fabrication est supprimée.

N" 128,406. — Déport, Million, Bredin et Troubat. —

25 janvier 1879.

Lampe électrique à doigt régulateur.

Un électro -aimant, traversé par le courant, attire une armature retenue par un ressort antagoniste réglé par une vis de tension. La course de l'armature est limitée par des vis de buttée. Cette armature porte une touche, fichée sur un ressort, et cette touche vient pousser dans un sens ou dans l'autre la roue qui commande la crémaillère , ou bien une autre roue qui engrène avec la première.

iCLAIRAGU 101

Sous Taction de la touche, cette roue se meut et sépare légèrement les charbons, puis reste immobile, Tarmature étant arrêtée devant Télectro-aimant par la vis de buttée. L'arc voltaïque s'établit entre les charbons, puis ceux-ci s'usant, l'arc augmente de longueur, le courant devient plus faible, l'électro-aimant ne peut plus retenir l'armature sollicitée par son ressort antagoniste ; elle s'éloigne et la touche donne à la roue un mouvement pour rapprocher les charbons; ils se rapprochent et^ la touche ayant abandonné la roue des crémaillères, les charbons continuent à se rapprocher sous l'action de la pesanteur. Quand les charbons se sont assez rapprochés pour que le circuit soit devenu assez fort, l'électro-aimant attire de nouveau son armature, et ainsi de suite.

Cette armature avec sa touche constitue le doigt régulateur.

1~ ADDITION en date du 31 janvier 1880.

Les inventeurs entendent se réserver exclusivement ;

1° L'organe nommé doigt régulateur disposé pour saisir, conduire, ou abandonner, en temps voulu, la roue qui commande les charbons, et pouvant par là les écarter d'abord pour établir l'arc au début, les laisser rapprocher au fur et à mesure de leur usure, et, enfin, s'effacer un instant après avoir parcouru toute sa course, pour ressaisir aussitôt une dent suivante sur laquelle il recommence son action ;

2° L'action régulatrice, obtenue par l'antagonisme direct du courant principal et d'un courant dérivé, agissant sur les solénoïdes convenablement choisis pour la longueur qu'on se propose d'obtenir.

2°'*' ADDITION en date du 2 octobre 1880.

Ce certificat d'addition indique une disposition propre à assurer le passage du courant lorsque, par une cause accidentelle quelconque, il cesse de traverser les charbons dans une ou plusieurs lampes placées sur le même circuit. ^

Un des perfectionnements consiste aussi dans la suppression des ressorts, et leur remplacement par un contre-poids dont l'action est plus^sûre, plus constante et qui, surtout, opposant inertie contre inertie à l'action des pièces qu'il équilibre, ne reçoit aucun effet des actions extérieures, à tel point que la lampe, suspendue par des cordons^ peut être agitée violemment sans que l'action régulatrice ne soit troublée.

1 02 HAKUEL D' ÉLECTBIGIT^

N'^ 128,431. — Tommaetf. — 13 janvier 1879.

Lampe électrique à arc voltaïque^ foyer fixe^ et avec réglage automatique par le simple effet des sections différentielles en rapport avec les densités respectives.

Le principe qui sert de base au présent brevet est le suivant : obtenir dans les lampes électriques à arc voltaïque la fixité du foyer lumineux par le simple effet d'un flotteur vertical sur lequel le charbon est emmanché, les sections de ce flotteur et de ce charbon étant calculées d'après la densité du charbon, la densité des matières qui composent le flotteur et la densité du liquide dans lequel ce dernier est plongé. Le résultat de ces dispositions est que la pression de la colonne liquide force le flotteur et, par conséquent, le charbon à remonter d'autant que ce dernier se raccourcit, ce qui produit naturellement la fixité du foyer lumineux.

N*" 128,473. — Prince Talle3n:*and-Périgord de Sagan et Marc-Garly. — 16 janvier 1879.

Perfectionnements dans la production de la Uimièire électrique^ aussi lien que dans les matières et dans le mécanisme^ employés à cet effet,

La lumière, émise par les bougies électriques, est purifiée et rendue parfaitement blanche en exposant à son action un bâton de chanx, chimiquement par, qui descend verticalement d'en haut, et à une lentille, composée d'un alliage de platine et d'iridium, logée sur l'extrémité supérieure d'un petit bâton à amiante dont le dessus est creusé pour sa réception.

Les points caractéristiques sont, en résumé, les suivants :

V* Des chandelles, reliées aux deux pôles de la batterie, e£Eectuant leur combustion avec le bâton de chaux, et la lentille d'iridium et de platine ;

2® Le globe creux à double paroi, chargé d'un liquide, soit incolore, soit coloré ;

3° L'emploi de l'amiante conjointement avec des chandelles ou bougies pour engendrer la lumière ;

ÉCLAIBAGE 103

4^ La combinaison de la chaux dans le but de purifier la lumière électrique ;

5° La combinaison et la position relative des quatre éléments principaux, désignés ci-dessus, pour produire la lumière électrique.

No 128,477. — Dubos. — 16 janvier 1879.

Lampe photo-électrique à charbons circulaires ou courbes.

Les points caractéristiques de cette lampe sont les suivants :

1** L'emploi de charbons courbes et, plus particulièrement, circulaires, de diamètre quelconque, pour l'éclairage électrique, l'are voltaïque jaillissant d'un manière continue entre les pointes de ces charbons qui se rapprochent au far et à mesure de. leur usure ;

2° L'emploi d'un mécanisme quelconque, tel que celui du système Serrîn, ou du système à un ou deux solénoïdes et à leviers à contrepoids, pour produire l'écartement et le rapprochement des charbons circulaires.

3° La fabrication de ces charbons courbes ou circulaires^ de toute courbure et de toute section, par moulage et compression, ou par découpage en morceaux dans des cylindres.

Addition en date du 23 octobre 1879.

Grâce au principe de ces charbons circulaires, l'inventeur est arrivé à constituer un système perfectionné de lampe photoélectrique donnant, à la fois, un arc voltaïque d'un écart à peu près constant, d'une fixité lumineuse rigoureuse, et d'ime durée éclairante pouvant dépasser 16 heures.

NO 128,524. — Siemens. — 17 janvier 1879.

Moyens et appareils perfectionnés pour régler et distribuer les courants électriques et les appliquer à Véclaira^ge,

Cettte invention a pour objet d'obvier aux fluctuations provenant de variations dans la puissance de la source, de rendre l'alimentation régulière, et d'empêcher que l'interruption du fonctionnement d'une ou plusieurs lampes n'ait pour effet de troubler sérieusement ou même d'arrêter le fonctionnement des autres.

Les revendications sont les suivantes :

1Ô4 MAKITEL D^ÉLEGTBIÛiri

lo Le réglage automatique des courants électriques par l'action de rexpansion et de la contraction d^un ruban métallique faisant partie du circuit pour introduire ou exclure des résistances ;

29 L*emploi de Tappareil pour le réglage automatique des courants, dans lequel un ruban mince de métal, maintenu et tendu par un bras ou un levier armé d^un poids, agit, par son expansion ou sa contraction provenant du passage à travers lui d*nn courant de force plus ou moins grande, pour faire mouvoir ledit bras ou levier de façon à presser ensemble un plus ou moins grand nombre de pièces de contact, adaptées à une série de plaques ou bornes isolantes qui sont aussi reliées avec des hélices de résistance ;

30 La disposition du ruban de métal dans une enveloppe en verre ou autre matière, afin de le mettre à Tabri de courants extérieure ou de changements de température ;

4^ L^application de Fappareil pour enregistrer sur une bande mobile'de papier les variations d'un courant électrique ;

5^ L'emploi, dans les lampes, d'un pôle creux en métal, à l'intérieur duquel on fait circuler un courant d'eau ou autre fluide refroidissant pour rendre ce pôle durable ;

6o La construction de lampes avec le pôle négatif en métal creux^ refroidi intérieurement par la circulation de l'eau ou autre fluide, et avec l'autre pôle consistant en un disque de matière carbonée présentant son bord au pôle de métal et pouvant, au fur et à mesure qu'il s'use, tourner lentement et avancer vers le pôle en métal, de façon à maintenir constante la distance entre son bord et ledit pôle ;

7o Le réglage automatique de la distance entre les pôles, suivant la force du courant, par la liaison, d'un des pôles à une bande mince en métal à tension réglable, et enfermé dans une enveloppe pour empêcher tout refroidissement irrégulier, le courant étant dirigé à travera ladite bande, de façon que l'expansion ou la contraction de cette bande, qui résulte de l'accroissement ou du décroissement du courant, oblige le pôle à s'éloignel' ou à s'approcher de l'autre ;

8® Le réglage automatique de la distance entre les pôles au moyen 'd'un électro-aimant dans la bobine duquel passe le courant, dQ façon à attirer, avec plus ou moins de force en opposition à un ressort antagoniste, une armature reliée à un des pôles ;

9^ Le support du disque de charbon constituant le pôle positif sur un bras courbe équilibré pour faire en sorte que^ pendant que

i^cLAiB âge: 1 Ôâ

le disque s'use, il tourne en obligeant le bras à se mouvoir pour permettre au centre du disque de rapprocher de l'autre pôle ;

10> L'interruption du mouToment rotatif du disque de charbon^ lors du passage d'un courant d'une force excessive, au moyen d'un bras qui est engagé sur le chemin d'un volant à ailettes engrenant avec le disque ;

llo L'admission ou l'arrêt de l'aliinentation de l'eau dans le pôle en métal creux pour établir ou interrompre le contact du passage du courant ;

12o Dans la lampe à pôle creux, l'emploi d'un tuyau en matière non conductrice de l'électricité pour relier le pôle en métal avec le tube d'alimentation ;

13* La construciton du disque de charbon, constituant Tun des pôles, en forme de spirale, ce qui lui permet de tourner automatiquement et d'une manière continue au fur et à mesure qu'il s'use.

Addition en date du 25 août 1879.

L'inventeur précise, plus exactement, dans 14 paragraphes, les dispositions spéciales du brevet principal, et indique, en outre, quelques nouveaux perfectionnements dans les détails.

N* 129,031. - Jablochkoff. — 8 février 1879.

Machine électriqtte à courant alternatif ou redressé.

Cette invention consiste, en principe, à produire un courant électrique alternatif ou redressé au moyen de l'électricité statique. L'électricité qui charge l'une des séries de plaques du système, les plaques fixes, par exemple, agit par influence sur les plaques mobiles, et détermine la production d'un véritable courant.

Dans ces conditions, les machines électriques statiques peuvent se substituer aux machines magnéto -électriques actuellement employées.

En résumé, l'inventeur revendique l'application de l'électricité statique pour produire un courant alternatif ou continu, et remplacer ainsi l'électricité dynamique.

N» 129,044. — Mengès. — 10 février 1879.

Système d'éclairage électrique.

Cette invention consiste dans l'emploi de deux tiges en charbon ou autre matière analogue, dont chacune est en communication

106 MAKUEL D'ÉLECTBICrré

avec nn despôls d'une source d'électricité, et pressées, bout à bout, Tone contre l'autre, sous une pression appropriée et constante.

On peut placer les deux charbons en ligne droite ou sous un certain angle. L'électricité rencontrant au point de contact, une résistance spéciale, se transforme en chaleur, et les charbons deviennent incandescents. Les charbons brûlent, s'amincissent et acquièrent bientôt une forme et état d'incandescence permanents, puisque la résistance, offerte au courant, ne dépend que de la pression entre les deux charbons, laquelle est constante.

Le circuit étant toujours fermé on peut disposer plusieurs lampes dans le même circuit principal ou dans les circuits dérivés du circuit principal.

L'inventeur applique son système dans le vide aussi bien que dans l'air et dans les gaz. Il se réserve également l'emploi de lanternes munies à leur surface de lentilles cylindriques ou sphériques à court foyer et juxta-posées donnant au loin l'impression d'une surface lumineuse continue.

Addition à la date du 3 mars 1879.

L'inventeur décrit une lampe électrique dont il s'est servi pour faire ses expériences.

Pour éviter que le courant ne s'affaiblisse trop quand il est obligé de traverser toute la longueur des charbons, il fixe chaque tige en charbon dans une pince élastique en communication avec la source d'électricité, de manière qu'une petite partie seulement se trouve dans le circuit. Pour compenser l'usure des charbons par la combustion, on les fait avancer graduellement dans les pinces afin que la partie engagée dans le circuit reste de même longueur. De plus^ l'une des pinces est mobile pour obte^iir une pression bien constante contre les charbons.

N^" 129,048. — Soxnzée et Gérard. — 10 février 1879..

Système de lampe électrique.

Cette lampe appelée (H lampe de radiation 2> se compose d'un ovoïde allongé en cristal, d'environ 10 centimètres de long sur 3 de diamètre à son milieu. Elle est terminée par des axes de 1 centimètre. Cette masse en cristal est traversée de petits trous à ses extrémités^ de 1 millimètre au plus, où on introduit un petit morceau de bois destiné à en occuper le centre.

ÉOLAlBAaE 107

On y fait pénétrer 2, 4, 6, 8 fils de platine, ou plus encore, par les extrémités.

Ces fils sont poussés contre le bois ; la partie qui passe est assez longue pour permettre de le relier aux électrodes, puis on soude, à la lampe d^émailleur, les extrémités des axes.

On fait rougir la masse à son milieu, en lui imprimant un .mouvement de rotation, jusqu'au moment ou le petit morceau de bois devient incandescent. Il en résulte un dégagement de gaz qui, par son expansion, produit le gonflement de la masse et y fait apparaître une petite ampoule, qui, après refroidissement, formera la chambre vide où se manifestera la radiation^ lorsqu'on aura relié la lampe à une machine magnéto-électrique.

Les inventeurs composent un second système de lampe, qui est le suivant. La lampe est formée d'un tube en verre, tel qu'une cheminée de bec de gaz à double courant, muni intérieurement d'une feuille métallique présentant de nombreuses solutions de continuité ou une série de bandes longitudinales séparées.

On peut intercaler plusieurs de ces tubes.

Les lames métalliques, à solution de continuité, pourront être remplacées par un enduit de couleur, saupoudré de poudre métallique.

N» 129,063. ^ Duoretet et G^*. — 11 février 1879.

Perfectionnements apportés à la lampe électrique de Harrison

{modèle de 1857).

Les inventeurs ne revendiquent pas la propriété de la partie supérieure de leur lampe, car tous les organes se retrouvent dans la lampe Harrison de 1857, mais ils revendiquent, comme leur appartenant, la disposition de la partie inférieure, comprise dans le socle, qui en dificère compètement comme distribution et comme principe.

Cette lampe a pour efEet de régulariser automatiquement l'usure en bout, et de régler l'arc voltaïque à une longueur plus ou moins grande suivant l'intensité du courant dont on dispose et qui peut devenir extrêmement petit, avec des courants relativement faibles.

Une corde est enroulée sur un des mobiles du rouage contenu dans le socle, d'où il résulte que si le rouage est enrayé momentanément, la descente du poids et de son crayon sera momentané-

ment enrayée. Si le rouage est rendu libre, le mouvement de descente se continuera jusqu'au contact du crayon avec le disque butant. Le rouage peut avoir ainsi toutes les dispositions connues, être à' ressort ou à poids avec volant régulateur de vitesse.

Un premier électro-aimant est traversé par le courant, et, suivant le réglage du ressort antagoniste, sa palette de fer doux vient enrayer le rouage, lorsque l'arc sort des limites de résistance électrique qui lui sont imposées suivant le courant dont on dispose. Ce réglage est donc variable et s'effectue au moyen d'un bouton extérieur. Le défilement du rouage peut être réglé à l'avance et être en rapport exact avec l'usure du crayon; dans tous les cas, l'action antagoniste d'enrayement et de débrayage par l'action de l'électro-aimant régularise parfaitement cette combustion.

Le second électro-aimant est mis en dérivation sur le courant, lequel, lorsqu'il est en action, a pour effet d'attirer la palette, de dégager le mouvement ; ainsi enrayée, lorsque le courant ne circule pas dans la lampe, cette disposition évite le défilement inutile du rouage.

Addition en date du 12 mars 1879.

Les inventeurs se réservent d'appliquer leurs dispositions, signalées dans le brevet principal, à toutes les lampes du genre Harrison, lampes essentiellement caractérisées par un crayon mobile dont la course se trouve limitée par un galet conducteur qui complète le circuit, disposition qui assure un point lumineux fixe.

N^" 129,113. — Société générale d'électricité, (procédés

Jablochkoff). — 13 février 1879.

Commutateur électrique à mercure.

Ce commutateur est destiné à déterminer l'envoi d'un courant électrique dans plusieurs directions successives, et cela par lu simple action ou interruption d'un courant électrique dérivé, commandé par un commutateur ordinaire à deux directions.

Ce commutateur comporte, comme organe essentiel, un axe muni de pointes, dirigées sous des angles égaux, et placées dans des plans différents, chaque pointe se trouvant au-dessus d'un godet spécial contenant du mercure. Suivant que c'est telle ou telle broche dans le bain de mercure qui lui correspond, le courant,

fourni par la source électrique, est dirigé dans une direction ou dans une autre. Le mouvement des pointes, qui établissent les contacts et les interruptions successifs, est produit au moyen d'un déclanchement commandé par un électro- aimant dans le fil duqifel on dérive le courant instantanément et momentanément chaque fois qu'on veut changer la direction suivie par le courant électrique.

No 129,213. — Thévenet. — 20 février 1879.

Procédé de divisibilité du fluide électrique pour ses applications aux effets d'éclairage, décompositions chimiques, etc.

Ce procédé et toutes les applications qui en découlent quand il s'agira de diviser un courant pour en utiliser les effets au moyen de conduites parallèles fermées à leurs extrémités, repose sur le principe de l'accumulation des fluides de noms contraires dans des milieux distincts, isolés extérieurement, et de la faculté d'emploi de CCS fluides, par fraction d'intensité du courant principal ou de la quantité accumulée, dans de telles conditions, qu'on puisse régler leur combinaison à volonté, ou les utiliser séparément dans certains cas.

La séparation des fluides, leur marche indépendante dans des conduites, tuyaux ou cables, ou leur accumulation dans des réservoirs distincts, s'obtiennent par la communication directe de deux ou de plusieurs rhéophores, ou des extrémités de divers conducteurs de lluides de noms contraires, de piles, machines magnéto-électriques ou générateurs quelconques d'électricité, par la communication, disons-nous, de ces extrémités de rhéophores avec des tuyaux électriques fermés à leurs extrémités, indépendants entre eux, et recouverts chacun d'une substance isolante, s'ils ne sont pas euxmêmes fabriqués en matières non conductrices; dans ce dernier cas, leur intérieur, devant faire fonction de cable, serait naturellement garni de matières conductrices, si l'air, saturé d'électricité, ne suffisait pas à assurer le parcours en tension, dans l'intérieur de ces carnaux électriques, du courant produit à l'extrémité des réophores.

Les fluides s'accumuleront ainsi dans des espaces qui pourront être ou non en communication constante avec différents points du milieu ambiant, selon les applications qu'on aura en vue, l'éclairage, par exemple.

110 MANUEL D'ÉLBCTEICiri

N° 129,214. — Thévenet. — 20 février 1879.

Machines magnéto-électriques à courant direct interpolaire

continu ou alternatif.

L'objet de ce procédé est de produire directement un courant induit suivant une même droite interpolaire au moyen d'un courant inducteur direct.

Au moyen de cette disposition il devient possible : 1° De recueillir directement le courant induit tel qu'il se développe quand on introduit un barreau aimanté dans une bobine isolée, ou réciproquement, par l'appel de la bobine vers le barreau, en notant bien toutefois, que, dans les deux cas, les mouvements d'introduction on d'appel seront remplacés par le mouvement de progression fictive des fils enroulés-eur des bobines en mouvement de rotation sur leur axe, ou subissant l'influence magnétique d'aimants en mouvement avec lesquels ces fils seraient en contact électrique.

2° De développer les conséquences à tirer du principe de la production directe du courant électrique, en présentant, suivant une même droite interpolaire, les deux pôles d'électro-aimants ou d'aimants permanents en mouvement, en regard des faces polaires de bobines dans lesquelles ces organes inducteurs développeront des courants directs, ou, réciproquement, dans le même ordre d'idées, d'animer d'un mouvement de rotation les bobines à induire en regard d'aimants permanents ou électro-aimants inducteurs, en tenant compte, pour le caractère spécial du nouveau procédé, que, dans toutes les applications proposées, le courant induit s'établira toujours directement à la circonférence des organes en mouvement et suivant une zone cylindrique parallèle à l'axe de rotation de ces organes inducteurs ou induits.

Il sera toujours possible de tirer d'une même machine un nombre de courants en rapport avec les dimensions des organes générateurs d'électricité, et tous les moyens déjà en usage pourront être employés pour recueillir l'électricité des organes induits, soit pour la constitution de courants indépendants, continus ou alternatifs, soit pour l'association en tension ou en quantité de ces mêmes courants.

ÉCLAIBAGE 111

No 129,215. — Thévenet. — 20 février 1879.

Lampes électriques à foyer variable ou invariable dans l'espace,

à une. seule bougie ou crayon.

Ce brevet comprend le dispositif des matières conductrices et isolantes pour la formation du corps des bougies, et des organes de distribution des fluides pour leur emploi à la production des foyers lumineux fixes ou variables dans l'espace.

L'inventeur obtient une grande facilité pour le remplacement des bougies usées, par suite des combinaisons extrêmement simples qui ont été adoptées pour la mise en relation des bougies avec les conducteurs de courants; de même, la possibilité d'obtenir le moindre écartement des extrémités de courants de noms contraires pour la production d'une véritable ligne voltaïque incandescente et lumineuse, attendu que, si on peut réduire au minimum l'épaisseur des matières employées, on peut, par contre, réaliser de véritables foyers d'une intensité formidable de lumière et de calorique, en donnant telles proportions qu'on voudra aux diamètres ou à la largeur des bougies utilisées.

N» 129,310. — Jamin. — 26 février 1879.

Perfectionnements dans la production de la lumière électrique.

Cette invention, d'un ordre supérieur, consiste dans l'application à l'éclairage électrique d'une loi physique qui n'a pas encore été énoncée dans sa généralité.

L'arc" voltaïque qui jaillit entre deux charbons est un véritable courant qui, dans tous les cas, obéit aux lois dites d'Ampère. Il peut être attiré ou repoussé par des courants parallèles ou angulaires traversant des conducteurs métalliques, il peut tourner sous leur influence autour d'un axe, en présence des aimants ou des solénoïdes. Il est soumis à la loi exprimée par la formule ;

-\k sin ta ds

en un mot, il se comporte en tout comme un élément de courant mobile qui parcourrait un fil.

On peut profiter de ces actions mécaniques pour déplacer l'arc, pour le fixer en une position donnée, pour le faire tourner, pour exécuter avec lui tout^ les çxpérieDces d'Ampère,

112 MANUEL d'Électricité

L*application de cette loi physique pour diriger, fixer ou faire mouvoir l'arc ou la lumière électrique est l'objet de ce brevet, comme conséqueoce spéciale du principe général énoncé.

L'inventeur indique 6 dispositions différentes, rendant compte des effets variés qu'on peut obtenir par son système, mais il a soin de remarquer que ce ne sont pas les dispositions décrites seulement qui font l'objet de sa demande de brevet, c'est l'application de la découverte de cette loi physique 'générale que l'arc voltalque est soumis à toutes Us actions électro-magnétiques des courants, et c'est l'emploi de ces actions pour déplacer ou fixer l'arc par leur effet spontané dans tous les cas prie us par la loi physique, et, en particulier, suivant les conditions que l'inventeur explique par des dessins.

Il lui est facultatif de varier les détails d'exécution de son invention et il en revendique l'application à tous les appareils ^quelconques d'éclairage électrique d'ancienne ou de récente création.

1" ADDITION en date du 18 juin 1879.

Cette addition a trait à des perfectionnements apportés au brûleur simple, lequel est formé par deux charbons parallèles, entourés par un circuit directeur. Ce brûleur fonctionne dans les courants alternatifs, mais légèrement modifié. Il peut être employé avec la machine Gramme ou avec une pile. Il suffit que la pile soit forte, et que la machine ait plus de tension qu'on ne lui en donne ordinairement, ce qui est facile. On peut obtenir deux foyers ; on en aura autant que l'on voudra, si on augmente la longueur et la minceur des fils de la machine ; la seule difficulté vient de l'usure inégale des charbons ; mais il est facile d'y parer :

1* En employant des charbons de diamètre inégal et réglé par l'expérience; le rapport des diamètres n'est pas très différent ;

2° En interposant dans le trajet un commutateur fixe, soit à la machine, soit au moteur, qui change le sens du courant à des intervalles réguliers, qui peuvent être de 5 à 6 minutes et même plus; il faut alors que la commutation se fasse doucement, non brusquement pour éviter les extra-courants.

2°*® ADDITION en date du 10 septembre 1879.

Le perfectionnement^ objet de cette addition, consiste dans la disposition oscillante des deux charbons parallèles, en vue de mieux utiliser le courant électrique, d'augmenter la lumière en activant la combustion et d'égaliser l'usure des charbons, le mouvement

ÉCLAIBAGE 113

oscillatoire étant produit par un électro-aimant, alimenté par la prolongation du circuit directeur.

Quand on emploie les machines à courants intervertis et des charbons parallèles fixes, il y a une perte sensible d'électricité. En efEet, ces courants ont une intensité qui augmente, diminue et s'annulle pour reprendre ensuite les mêmes valeurs en sens contraire et recommencer indéfiniment les mêmes oscillations.

3°« ADDITION en date du 30 mars 1880.

L'inventeur revendique les perfectionnements suivants :

1° La disposition du circuit directeur dans une gouttière en fer doux dont les bords sont placés à l'extérieur et attirent, à chaque passage du courant, une palette mimie d'un bras qui agit sur le charbon mobile ;

2° Le dispositif à mouvement d'iiorlogerie pour faire descendre les charbons ;

3** La disposition dans un même circuit directeur de deux brûleurs, dans l'un ou l'autre desquels le circuit est renvoyé au moyen d'un commutateur avec palettes actionuées par la gouttière du Ifil directeur agissant sur les charbons mobiles ;

4** La disposition dans un même circuit directeur de 3, 4 brûleurs ou davantage, dont un s'allume, brûle jusqu'au bout, et s'éteint, les autres se remplaçant à tour de rôle automatiquement;

5^ La disposition de circuit rendant indépendantes les diverses lampes placées sur un même circuit et donnant passage au courant dons toutes les lampes, excepté dans celles qui viennent à s'éteindre par accident.

4"« ADDITION en date du 13 octobre 1880.

Cette addition rattache au brevet principal certains perfectionnements apportés au mode d'allumage des bougies ou brûleurs placés sur le même circuit. Ces perfectionnements consistent à opérer le changement des bougies automatiquement sans déclanchement ni combustion du fil. Le changement de bougies est opéré par suite d'une dérivation automatique et instantanée du courant pris dans l'arc voltaïque, cette dérivation déterminant la mise en contact des charbons d'une nouvelle bougie.

ABIOENOAUD JJNÈ 8

114 MANUEL D'ÉLECTKICITÉ

N<> 129,360. — Honnay. •— 1"^ mars 1879.

Système d'éclairage et de chauffage publics et de chauffage indusiriel au moyen de Véleciricité et de l'eauj par lequel on produit, à toutes distances et en autant de points qu'on le désire, une lumière et une chaleur intenses, etc., par lequel le chauffage peut produire une vapeur utilisable comme force motrice.

Ce procédé consiste dans Tapplication à l'éclairage et au chauffage des gaz obtenus de Teau au moyen de sa décomposition par l'électricité.

Le gaz est produit dans un voltamètre, convenablement agencé, qui permet d'opérer une décomposition continuelle de l'eau, et de recueillir et utiliser les gaz avec sécurité au fur et à mesure de leur production.

Au lieu d'être saturée d'un acide, l'eau pourra être mélangée d'un sel. L'inventeur ne s'astreint pas à n'utiliser que le platine et le carbone pour employer les gaz à l'usage de la lumière. Il utilisera tous les corps devenant incandescents dans la flammadu gaz oxhydrique, comme l'iridium, etc., ainsi que tout corps brûlant avec éclat dans cette flamme, tel que le cadmium, le bore amorphe, le calcium, etc.

L'inventeur se réserve aussi l'application des gaz, produits par son mode de fabrication, pour engendrer la vapeur d'eau et l'utiliser comme force motrice.

N^" 129,485 — Gougnet. ~ 8 mars 1879.

Lampe électrique destinée à l'éclairage public ainsi qu'à celui de Vintérieur des maisons et des mines, etc.

Cette lampe se compose essentiellement d'un tube en métal conducteur du charbon positif, et d'un pôle négatif composé d'an bloc en charbon, âxé dans un porte-charbon en métal bon conducteur de l'électricité, de forme variable, et pouvant prendre difEéreutes positions à la partie supérieure de la lampe.

L^avancement du charbon positif est obtenu au moyen d'un poids agissant sur un mécanisme spécial qui, à l'aide d'un électro* aimant, le fait avancer progressivement et en règle le débit.

éCLAIBAGE lis

Dans Tapplication de ce système aux lampes de mines Tavancement du charbon positif est produit par un bain de mercure dans lequel la bougie plonge; la lampe est garnie d^une disposition spéciale qui a pour efEet d'éteindre la lumière s^il se produisait du grisou dans la mine.

N<> 129,518. ~ Brevet anglais pris par Wier. — 11 mars 1879.

Moyens et appareils perfectionnés pour produire h. lumière

par réUctncité.

Les caractères distinctif s de cette invention sont les suivants :

1° Les moyens de produire la lumière par Télectricité en lais* sant tomber des substances en poudre ou granulées, ou en projetant les dites substances contre des surfaces électrodes, formées en disposant les conducteurs ou électrodes parallèlement, mais séparément l'un de l'autre, à une distance égale aux grains des substances en poudre ou granulées, ou en agitant la dite surface électrode (et vice versa) vers ou loin des dites substances.

2** La disposition des conducteurs ou branches de ceux-ci, alternativement et parallèlement l'un à l'autre, mais séparés par une distance proportionnée à la dimension des grains de la âubstance en poudre ou granulée, et avec ou sans substance isolante entre eux, de façon à former une surface électrode grillée, à côtes ou en pointe, le circuit au travers des conducteurs étant établi ou rompu par le contact avec les conducteurs de substances en poudre ou granulées ;

3" Les combinaisons diverses pour ramasser les substances en poudre ou granulées après leur passage sur la surface électrode et les y ramener pour un nouvel usage ;

4** L'arraugement et l'adaptation d'une lampe dans laquelle la lumière est produite en faisant mouvoir la surface électrode, ou réciproquement, vers ou loin des substances en poudre ou granulées.

N* 129,565. — Thôvenet. — 13 mars 1879.

Procédé de divisibilité de la lumière artificielle.

L'objet de cette invention est de produire un nombre indéterminé de centres lumineux dans un même milieu ou dans des milieux différents, indépendants, séparés par des cloisons opaques

116 MANUEL D'iLBCTEICITlÉ

au moyen d'un seul foyer lumineux et de conduites pour la direction des rayons lumineux qui en émanent. A Textrémité de toutes ces conduites, la lumière sera diffusée dans l'espace par des moyens quelconques.

L'inventeur peut diviser, au point de vue de la coloration, les rayons lumineux d'une conduite et obtenir les effets du spectre solaire, en dirigeant les différentes subdivisions colorées de ces rayons dans diverses directions. Un prisme, convenablement fixé à la dernière biffurcation d'une conduite quelconque, permettra la solution du problème de la divisibilité de la lumière.

N<> 129,638. — Br. anglais pris par Wortley. — 17 mars 1879.

Perfectionnements dans la fabrication des électrodes pour éclairage électrique et dans la manière de protéger partiellement les pointes incandescentes contre l'oxydation ou action destructive.

Cette invention a rapport, en premier lieu, à la fabrication des électrodes de charbon, en employant certains mélanges de charbons et de substances très réfractaires, et, çfi second lieu, à protéger les pointes avec une couche ou couverture mince composée de substances très réfractaires, dans le but de retarder la combustion et, par conséquent, l'usure des bougies d'un régulateur électrique.

L'enveloppe, qui garnit la pointe de charbon, est de nature, quoique perméable à l'arc voltaïque, à rendre plus difficile l'accès des gaz atmosphériques ou autres aux pointes incandescentes.

La méthode consiste à recouvrir chacune des pointes de charbon avec un capuchon fait d'amiante (silicate de magnésie), l'amiante étant filé et tissé sous forme de chapeau et placé sur les pointes de charbon.

L'emploi du silicate de magnésie dépend beaucoup de la conductibilité relative des échantillons employés.

Un excellent résultat est obtenu par l'emploi de la stéatite combinée avec le mélange suivant :

Charbon de cornue à gaz 10 parties.

Charbon (plombagine) 2 »

Silicate de magnésie, tel qu'amiante 1 t^

ou Stéatite 1 1/2 »

^CLAlRAaE 1 17

N» 129,650. — MonteUlet. — 18 mars 1879.

Appareil dit: Moteur magneto-éleotrique pour chauffage et éclairage. Système Monteillet. ^

Ce système consiste en tout moteur magneto-éléctrique, ou en moteurs circulaires, ou non, porte-piles, servant de moteur à force utilisable, et dégageant par les pôles les gaz nécessaires à la marche de Téclairage et au chauffage.

Ces gaz, dégagés par décomposition de Teau acidulée ou saline se trouvant dans des vases, sont mis en communication entre eux au moyen de siphons recueillant, Tun l'hydrogène, Tautre Toxygène. Ces deux gaz procurent la lumière oxhydrique dont la lumière moyenne est estimée à 200 bougies environ.

La quantité nécessaire de ces gaz est amenée par des conduites pour servir au chauffage de toute chaudière, soit à simple jet de vapeur saline ou naturelle, agissant sur les éléments voltaïques du magnéto ou comme simple propulseur, soit sur toute autre machine k gaz ou à air chaud mettant les magnétos en mouvement.

Cette combinaison fournit, sans dépense appréciable, la force motrice, Téclairage et le chauffage en toutes proportions.

Une pile ordinaire additionnelle sert à produire la mise en train par le développement des gaz.

N» 129,651. — Brush. — 18 mars 1879.

PerfecOonnemente dam les appareils pour l'éclairage électrique.

Ces perfectionnements comprennent les points caractéristiques suivants :

1^ La combinaison dans un seul circuit de deux ou plusieurs lumières électriques dont chacune est pourvue d'une pointe de charbon supérieure, pour relâcher le porte-charbon et permettre à ce dernier d'être alimenté par la pesanteur, et d'un charbon inférieur dont la position est réglée par la force résultant du magnétisme axial causé par le passage de l'électricité à travers une hélice dans le circuit principal, et une hélice dans un circuit d'évitement ;

2*^ Dans un régulateur de lumière électrique, la combinaison

118 MANUBL D*iLBCTRICIT^

avec un porte-charbou d'un aimant entouré de deux hélices, Tune placée dans le circuit principal et l'autre dans le circuit d'évitement, les courants principaux et secondaires passant à travers les dites hélices dans des directions opposées ;

3° Dans une lampe électrique, la combinaison avec un noyau mobile, supportant une pointe de charbon et maintenu par des ressorts appropriés, d'une hélice entourant ce noyau et reliée avec le circuit principal, et d'une hélice secondaire superposée entourant aussi le noyau mobile et reliée avec un circuit d'évitement ;

4° Dans une lampe électrique, la combinaison avec un noyau mobile, supportant une des pointes du charbon, d'une hélice principale et d'une hélice secondaire, entourant le dit noyau et respectivement reliée avec les circuits principaux et les circuits d'évitement des pointes du charbon supérieur, et d'un mécanisme intermédiaire approprié, par lequel la pointe du charbon supérieur est avancée vers le bas par l'action de la pointe du charbon inférieur.

5° Dans une lampe électrique, la combinaison avec les pointes des charbons supérieurs et inférieurs d'une hélice dans le circuit principal et d'une hélice dans un circuit d'évitement, les deux hélices entourant un noyau mobile avec lequel une des pointes de charbon est reliée, et un mécanisme à pince, relié avec les pointes des charbons supérieurs et inférieurs ;

6° Dans la combinaison avec une lampe électrique d'un mécanisme pour produire un circuit court, disposé pour écarter automatiquement le courant de la lampe, lorsque pour une raison quelconque, une trop grande résistance est opposée par la dite lampe ;

7° Un système dans lequel deux ou un plus grand nombre de lampes ou générateurs de lumière sont placés dans un même circuit avec des agencements pour établir des circuits courts reliés avec la dite lampe, le tout étant arrange de manière que le courant soit automatiquement écarté d'une lampe quelconque offrant une trop grande résistance ;

8** La combinaison avec chaque lampe sur un seul circuit, contenant deux ou un plus grand nombre de lampes, d'un évitement et mécanisme par lesquels une résistance, dans n'importe quelle lampe, fonctionne au passage du courant auton'îçtiquement pour écarter le courant et le faire passer par l'évitement individuel de cette lampe, écartant ainsi le courant de la diis lampe sans

iCLAIBAÔl! lld

éteindre d^une manière pennanente ou affecter n'importe quelle lampe du circuit.

9^ Un électro-aimant ayant une hélice à fil de métal fin et une hélice à fil de métal gros, adaptées respectivement pour écarter et maintenir écarté le courant d'une lampe électrique avec laquelle il est associé ;

10^ La combinaison avec une lampe électrique dSm électroaimant et d'une armature, la dite armature étant reliée de telle manière que, lorsque, en raison de la lampe avec laquelle elle est associée, elle ofiErira une trop grande résistance au courant, elle (rarmature) fermera un circuit d'évîtement, écartant par là le courant de la dite lampe ;

IP Associée avec une lampe électrique ou un régulateur, Thélice, d'une résistance comparativement haute, adaptée pour faire fonctionner automatiquement un circuit ou mécanisme d'évitement chaque fois que la dite lampe ou régulateur ofErira une résistance anormalement grande au courant ;

12'^ Mode de suspension de la lampe électrique à un niur ou à un plafond, etc., et communication électrique y relative.

N* 129,692. ^ Regnard. — 19 mars 1879.

PeffecHonnumenta dans les régulateurs^ pour lampes électriques.

Ces perfectionnements consistent :

1® En l'emploi de tubes fendus ayant une longueur quelconque et une section ronde, carrée ou autre, dans lesquels les électrodes de charbon peuvent prendre un mouvement rectiligue soit dans un sens, soit dans l'autre, leur extrémité postérieure étant munie d'un talon métallique présentant un appendice qui pénètre dans le filet d'une vis, placée latéralement au tube, de même longueur que ce dernier et pouvant tourner sur place dans des supports convenablement disposés. Cette disposition permet d'employer des baguettes de charbon d'une longueur quelconque, et de les brûler complètement sans aucune perte ;

2** En un dispositif particulier qui permet, pour l'allumage, d'obtenir très rapidement et par un mouvement de vis dans le sens voulu, l'écart des charbons à la longueur exacte de l'arc voltaïque qu'on veut obtenir.

120 MANUÏSL D*iLECÏRICITil

N^" 129,743. — Société générale d'électricité (procédés

Jablochkoff). — 9 mars 1879.

Brûleur électrique à âme métallique.

Les deux précédents brevets ont rapport à tout brûleur électrique fondé sur le principe de la combustion par l'arc voltaïque de deux substances hétérogènes, réunies sans être mélangées, l'une conductrice, l'autre mauvaise conductrice ou tout-à-fait isolante de l'électricité à la température ordinaire, ou de deux corps de même nature disposés au contact dans des conditions différentes de conductibilité, que cette combustion soit un phénomène physique seul (cas de la bougie) ou accompagné de réactions chimiques (cas des crayons Jablochkoff).

Les perfectionnements actuels portent plus particulièrement sur le choix de la matière isolante ou mauvaise conductrice qui doit se consumer en produisant la lumière, et sur la disposition des conducteurs qui sont des fils métalliques noyés dans la matière isolante. Cette matière est à base de charbon fossile, tel "que l'anthracite.

Les fils métalliques dont le but essentiel est de conduire l'électricité offrent le grand avantage de permettre de donner aux bougies une longueur presqu'illimitée, puisque l'électricité n'a plus à vaincre les résistances que leur opposent les baguettes ou charbons.

L'inventeur revendique :

1*^ L'emploi de conducteurs, métalliques substitués aux charbons pour amener le courant à l'extrémité supérieure et libre de la bougie ou des crayons ;

2^ La combinaison de ces conducteurs, parallèles ou légèrement inclinés, noyés dans une substance isolante à base de charbon fossile, tel que l'anthracite, qui devient conductrice sous l'action de l'arc voltaïque, déterminant ainsi la continuité du .circuit et permettant la divisibilité de la lumière ;

3° L'emploi du mélange authraciteux pour servir d'isolant entre les charbons de la bougie Jablochkoff ;

4° La constitution d'une bougie à conducteurs multiples permettant la production de deux ou plusieurs arcs voltaïques croisés pour constituer un foyer lumineux intense.

Addition en date du 7 juillet 1879.

iéOLAlBAGË 12 1

Ce perfectionnement a pour but de permettre d'employer un courant continu pour alimenter les bougies.

On obtient ce résultat au moyen d'une disposition qui rentre dans celle des brûleurs à âme métallique. La difficulté a été résolue en se servant, au pôle négatif, d'un charbon creux dans lequel on introduit une tige métallique, soit par exemple, un fil de cuivre. En effet, l'électricité traversant un milieu bon conducteur, le charbon ne rougit plus, et, si les charbons employés sont dans un rapport de diamètres convenables, ils se consument également comme dans les bougies ordinaires avec un courant alternatif.

£n résumé, ce sont des brûleurs dans lesquels la baguette du pôle négatif est formée d'un charbon creux renfermant un fil métallique, de cuivre par exemple.

N^" 129,758. — Herz et De Fonvielle. — 24 mars 1879.

Système de production de lumière électrique à réglage automatique, .« de contact imparfait

Les caractères distinctif s de cette invention sont les suivants : 1° La réalisation du principe du contact imparfait par une combinaison faisant appuyer les charbons l'un contre l'antre sous l'effet de leurs poids ou à l'aide de ressorts, soit par pivotement, soit par glissement de ou des charbons mobiles, que les surfaces soient dans un même plan ou dans des plans différents ;

2^ L'invention d'un échauffement artificiel pour diminuer la conductibilité des charbons, ou produire celle des crayons en matière réfractaire.

N^" 129,797. — Dandigny. — 26 mars 1879.

Écoulement électrique comprenant un procédé pour l'allumage successif de toutes les bougies électriques d'un circuit, à l'aide d'un seul et mêm^ fiL

Ce procédé consiste dans l'application au système d'éclairage par l'électricité de ce principe de physique que, si un courant électrique est mis en présence de plusieurs circuits fermés, de résistances variables, il choisira celui qui lui présente le moins de résistance.

L'application de ce principe, très simple et très pratique, basé sur les lois d'écoulement de l'électricité, supprime les com-

lââ MANUEL D*iLECTEIOlTB

imitateurs et les frais de surveillance, et permet d'opérer, k l'aide d'un seul fil, l'allumage successif de toutes les bougies, en nombre quelconque, des candélabres, situés sur un circuit d'une longueur indéfinie.

N"" 129,802. — Foumier. — 26 mars 1879.

Perfectionnements dans les lampes électriques à incandescence

système dit: Lampe éternelle;

Ces lampes produisent la lumière par incandescence, par l'emploi de matières opaques ou transparentes de toutes formes, d'une seule pièce ou de morceaux assemblés, creuses dans leur partie intérieure, suffisamment résistantes pour ne point se détériorer au contact de la chaleur des corps incandescents. Ces matières sont remplies, dans leur partie creuse, d'un corps quelconque devant être porté à l'incandescence par la traversée d'un courant. Ce corps remplit exactement la partie creuse, de façon que l'air extérieur ne peut pénétrer ce corps incandescent et le détruire par transformation, ni changer sa forme par suite de fusion, de désagrégation, ou de volatilisation. Ces substances, aussi longtemps que le corps enfermé à l'intérieur sera maintenu incandescent, produiront de la lumière par incandescence par contact, si ces matières sont de nature opaque, par transparence directe, si elles sont de nature transparente.

Addition en date du 6 mai 1879.

n est des cas, dans l'emploi de fils métalliques rendus incandescents par la traversée du courant électrique, où il sera avangeux de ne pas envelopper absolument ce fil d'un corps réfractairo destiné à lui maintenir sa forme en cas de fusion, mais de le poser simplement sur cette matière réfractaire portant une rainure creuse dans laquelle ce fil sera placé. Les deux extrémités de cette matière appuyant fortement sur deux plaques métalliques portant les courants, l'ensemble formera une espèce de creuset destiné, dans le cas où le fil viendrait à fondre, à le maintenir dans sa position première et toujours en contact avec les plaques métalliques portant les courants.

L'incandescence n'ayant plus à se communiquer que partiellement à la matière opaque, et se trouvant à découvert à la partie supérieure^ il en résultera un efEet lumineux beaucoup plus brillant

N» 129,810. — MonteiUet. — 27 mars 1879.

Lampe électrique.

Dans les différentes applications faites jiisqu^à ce jour, soit par la simple spirale de platine, système Voisin Dronier, soit par l'étincelle électrique de bobines ou de petites machines à roue de verre, Ton n'était encore parvenu, d'une manière pratique, qu'à l'allumage de très petites lampes, dites veilleuses, ne donnant, comme lumière, qu'une demi ou une bougie au plus.

Par le procédé, objet de ce brevet, on réunit ensemble le système Voisin Dronier, comme conflagrateur, le système Dortes, frères, comme bec de lampe, et le système de la pile Valérie, comme source d'électricité.

L'inventeur a combiné ces trois systèmes dans un mécanisme simple, pratique danT toutes ses fonctions. Cette lampe dont le petit modèle donne environ 12 bougies, le plus grand environ 18 bougies, donne une lumière assez forte pour les usages courants, sans pose de fils conducteurs et sans source électrique étrangère à la lampe, l'appareil étant tout-à-fait portatif.

No 129,994. — Garron. — 15 avril 1879.

Lampe électrique à mouvement différentiel funiculaire, ■

Cette lampe électrique porte ce caractère particulier et distinctif qu'elle est basée sur l'emploi d'un mouvement funiculaire moufle, qui, par l'intermédiaire d'un électro-aimant, placé dans le circuit, agît sur les charbons pour les placer à la position convenable pour leur fonctionnement régulier et continu.

NO 130,015. " Puxilland et Raphaël. — 7 avril 1879.

Système d'éclairage électrique à charbons annulaires tournants.

Le point caractéristique de ce système consiste dans des charbons annulaires tournants qui présentent un grande longueur tout en occupant peu de place, et dont l'emploi permet d'obtenir un éclairage régulier et certain pendant un temps aussi long qu'on le désire et sans que l'on soit obligé de renouveler les charbons, qui tournent à mesure que leurs pointes, entre lesquelles jaillit l'étincelle^ s'usent, et qui, par conséquent restent toujours sensiblement à la même distance l'un de l'autre.

124 ÎIANUEL D*iLBCTRlOITil

En résumé, les inventeurs revendiquent comme leur propriété, les dispositions caractérisées surtout par remploi de charbons circulaires ou annulaires tournants.

Addition en date du 8 novembre 1879.

Cette addition comprend les points suivants :

1° L'application à Téclairage électrique de charbons annulaires se développant, avant de commencer à brûler, sur une circonférence presque complète ou bien sur plusieurs circonférences en forme de spirale ;

2^ Les dispositions d'ensemble dans lesquelles les charbons tournent sous Taction d'un moteur convenable, de manière que les pointes soient toujours en face l'une de l'autre et sensiblement à égale distance, l'écart ou le rapprochement étant produit, suivant les cas, par une bobine parcourue directement par le courant de lumière ou par un électro-aimant, placé éffdérivation sur ce courant, lorsque les charbons se rapprochent trop ou s'écartent trop.

N*» 138,066. — WUson. — 8 avril 1879.

Système de lampe électrique à régulateur.

Ce système comprend les points caractéristiques suivants :

V* Le mode de réglage d'une lampe électrique au moyen de la répulsion mutuelle de deux électro-aimants, force que l'inventeur a trouvé être bien supérieure à la force attractive dont on fait généralement usage.

2® L'empoi de l'action d'électro-aimants tournant autour de leur axe, au lieu de l'emploi de leur attraction ou de leur répulsion en ligne droite ;

3<» La fixation des charbons obliquement l'un sur l'autre à l'extrémité de deux longs leviers ou de leur équivalent, ou sur un support fixe et un levier.

No 130,103. — Delahaye. — 11 avril 1879.

Perfectionnement» aux lampes électriques à incandescence y

Système Reynier.

Ces perfectionnements consistent dans un dispositif simple et économique de la lampe électrique à incandescence, brevetée par M. Reynier à la date du 19 février 1878.

ÉOLÂIBAGE 125

La lampe de M. Reynîer se compose, en principe^ d'une baguette de charbon qui vient butter contre un contact en bout, fixe ou mobile, et reçoit le courant par un contact latéral, de manière que la partie de la baguette, comprise entre le contact latéral et le contact en bout soit portée à Tincandescence et brûle en produisant le phénomène lumineux, la progression de la baguette étant assurée par divers dispositifs, spécifiés par l'inventeur.

La disposition nouvelle conserve les éléments de la lampe Reynier, contacts en bout, contact latéral élastique, progression continue de la baguette de charbon ; seulement, les agencements nouveaux de ces éléments constituent un modèle distinct de tous ceux qui existent actuellement, autant au point de vue des moyens mécaniques que de Tensemble général. Les points caractéristiques sont :

1° L'emploi d'un contact latéral, composé de plusieurs boules, trois par exemple, de cylindres ou de cônes en métal ou matières conductrices quelconques, appuyant sur la baguette de charbon par le fait de Tinclination des parois creuses de la couronne à cuvette métallique* qui les porte ;

2** L'emploi d'un liquide et d'un flotteur permettant d'obtenir une progression continue sans emploi de mercure, de poids, de contrepoids, ni de ressorts.

N« 130,188. — Harding. — 17 avril 1879.

Perfectionnements dan» la production de la lumière électrique ainsi que dans les appareils ou mécanisme employés à cet effet

Ces perfectionnements consistent dans l'emploi de la chaux et autre terre appropriée pour la production de la lumière. Les rayons émis du corps éclairant* sont employés pour agir sur la chaux qu'ils rendent incandescente ou lumineuse. Cette méthode d'emploi de la lumière directe pour rendre incandescente une autre matière, qui présente une section beaucoup plus considérable, augmente l'efficacité de la lumière et, en même temps, la rend stable, car tout changement dans l'intensité du courant, qui produit naturellement un changement immédiat correspondant dans la lumière émise par l'agent transmettant, n'aura pas un efEet subit sur la lumière émise par la chaux, celle-ci présentant une masse companitivement grande, laquelle maintiendra le même degré d'intensité

126 MANUEL D'ÉLECTEICITÉ

pendant un plue long espoce de temps que celui nécessaire pour regagner sa force normale.

Lor.<que Tare voltaïque estproduit entre deux électro'des en charbon, la chaux peut être employée de manière, non-seulement à réaliser les avantages lumineux, mais aussi à maintenir ces électrodes à leur écartement voulu.

Addition en date du 22 octobre 1879.

Le but de ces perfectionnements est de créer une lampe électrique sans mouvement d'horlogerie. Elle est actionnée seulement par le courant électrique et se meut automatiquement. C'est Tapplication perfectionnée des principes du brevet principal.

N^ 130,383. — BroYot anglais pris par Mori, Halle^vell, MUner et Griffin. — 29 avril 1879.

Perfectionnements dans les lampes électriques et dans les moyens et appareils pour les régler ou les contrôler.

Dans ces lampes électriques les inventeurs ont adopté une disposition pour la réception de plusieurs paires de bougies ou charbons, afin que, lorsqu'une paire est sur le point d'être consumée, une autre paire peut être allumée, de telle f^içon qu'il bc produit seulement une extinction momentanée de la lumière.

Le but de ces-^erfectionnements est de rendre ces lampes automatiques en renversant le courant d'une paire de charbons à une autre ; on atteint ce résultat par l'emploi d'un commutateur actionné par un ressort ou autre organe moteur, et maintenu stationnaire, quand cela est nécessaire, par d'autres ressorts ou arrêts dont l'action est déterminée par la combustion de bougies ou charbons, ou par un mouvement d'horlogerie.

La partie nouvelle consiste donc dans l'emploi d'un commutateur glissant, automatique, capable d'être ajusté de façon à fonctionner à n'importe quel point de la consommation des charbons.

N^" 130,437. -- Siemens et Halske. - 2 mai 1879.

Lampes électriques*

Les points caractéristiques de cette lampe sont les suivants : 1° Le réglage automatique de l'arc lumineux électrique au moyen de lampes électriques (régulateurs) de telle sorte que la

]BOLAIBAGE 127

résistance de Tare soit déterminée et qne son réglage cui hoc ait lieu d'une façon complètement ou approximativement indépendante des variations subies par Tintensité du courant, ces dernières provenant de causes étrangères aux lampes ;

2^ L'application faites aux lampes électriques de la ce division :» du courant électrique en courants dérivés, combinée avec l'action en sens opposé réciproque et la compensation totale ou partielle des effets émanant des courants dérivés séparément ;

3® La réunion des lampes électriques par des conducteurs à circuit unique (les uns à la suite des autres) en tension, ou bien en circuits dérivés, ou bien, finalement, en circuits mixtes.

Addition en date du 6 septembre 1879.

Cette addition a rapport à l'emploi d'une disposition automatique de mise hors de leur circuit des lampes électriques dès que l'arc lumineux de la lampe s'éteint.

N» 130,473. " Lebailly. - 3 mai 1879.

Nouvelle disposition des électrodes de charbon destinées à laproduction de la lumière électrique avec arc voltaïque.

Cette nouvelle disposition des électrodes de charbon destinées à la production de la lumière électrique avec l'arc voltaïque, soit à l'aide de courants continus, soit à l'aide de courants alternatifs, a pour caractère distinctif que les deux électrodes sont placées 'parallèlement à une faible distance, sans interposition d'aucune matière isolante^ l'une de ces électrodes étant seule consumée, tandis que l'autre reste intacte ou n'est que faiblement attaquée par la chaleur de l'arc voltaïque.

N* 130,494. - Herardin. — 5 mai 1879.

Perfectionnements apportés à l'éclairage électrique.

Cette invention est relative à des perfectionnements apportés dans l'allumage successif des bougies électriques^ et dans leur combustion, et elle a pour objet la fabrication d'un chandelier ou porte-bougies spécial, disposé de telle sorte qu'au moment où une bougie va s'éteindre, la suivante s'allume par un transport automatique du courant, et sans qu'il y ait la plus légère interruption dans l'émission de la lumière. Ce chandelier électrique est carac-

128 MAMUEL D'ÉLBCTEICITÉ

tériaé par m disposition générale , par l'emploi d'un barillet détenninant le mouvement de rotation, par la forme et la dispoeîtion dee colonne» porte- bougies, et enfin par le mode de jonction des fils conductenra.

Vf 130,524. — Desnos. — 7 mai 1879.

^tléme de crayon» pour la Ituniére iUctnqiit

Cette invention consiste dans un proLÙlé de fabncation de eharbons, destinée à l'éclairage électrique, dans lesquels on place autour d'une tige métallique quelconque centrale, du charbon très bon conducteur de l'électricité et, sur ce charbon, un corps conduc teur, mais isolant le charbon de l'air ambiant.

Ln forme de ces crayons peut Être quelconque, et de leur emploi résulte, en particulier, une augmentation considérable dans la durée de la combustion, qui peut aller juaqu an do ible dii temps ordinnire et même plus.

L'inventeur emploie, de préférence, une tige métallique de fer au milieu d'im cylindre de charbon Irèt conducteur, le but étant , de faire servir et le métal et le charbon à la conductibilité du courant.

Le fer a la propriété de réduire l'oxyde de carbone, en même temps que, pendant la combustion, l'oxyde de fer est réduit par le carbone. Ce double phénomène augmente et la chaleur produit»! et la lumière dans lesquelles l'électricité est convertie dans l'are.

N° 130,875. — Bertin et de Mersaune. — 26 mai 1879.

Genre de régulateur électrique.

Ce système est caractérisé par l'emploi du solénoïde mobile, se mouvant sur une tige fixe lui servant do noyau, à la régularisation des èlectrophorcs îles régulateurs de lumière électrique, et auni aux appareils à rdugissement, c'est-à-dire, produisant la lumière soit avec soit «uns arc voltaïque, les bobines étant employées, chacune séparément ou réunies, de manière à constituer un ou plusieurs électro- aimants, et étant actionnée par le courant principal de Imnière uu par un courantdériré de ce courant principal.

ÉCLAIEAGfi 129

N« 130,910. -^ Edison. — 28 mai 1879.

Perfectionnements apportés dans la production de l'électricité dans la lumière électrique , ainsi que dans les^ machines et appareils employés à ces effets.

Ce brevet d'invention comprend 44 revendications et 94 figures. Nous ne pouvons donc qu'en donner un aperçu superficiel. Il a trait surtout à des perfectionnements qui se rapportent à la construction du brûleur, à son ajustement automatique, au système de circuits dans lesquels les lumières sont employées, aux moyens pour développer les courants électriques, au mesurage de la quantité d'électricité employée, et à d'autres dispositions se rattachant à l'éclairage électrique.

Un point particulièrement intéressant est la description d'une lampe électrique perfectionnée' dans laquelle un filament de charbon est enfermé dans une boule de verre d'où Tair est extrait aussi complètement que possible, le charbon, dans cette lampe, étant rendu incandescent par un courant d'électricité, ce qui produit la lumière.

Il est très instructif de suivre la série des observations qui ont précédé la découverte de la lampe électrique de M. Edison, et nous allons en donner un résumé. L'inventeur a reconnu que, lorsque des fils ou feuilles de platine, irridium ou autres conducteurs d'électricité, qui fondent à une haute température, sont exposés à l'air à une chaleur voisine de leur point de fusion, pendant plusieurs heures, en y faisant passer un courant d'électricité, et, ensuite, en les laissant refroidir, le métal est rompu, et, sous le microscope, on voit une myriade de fentes, suivant différentes directions, dont plusieurs atteignent presque le centre du fil.

L'inventeur a reconnu aussi que le platine ou un alliage de platine et d'irridium perdent de leur poids, quand ils sont exposés à la chaleur d'une bougie; que même l'air chauffé leur fait subir une diminution de poids. Cette perte est même si grande qu'elle donne une teinte verte à une flamme d'hydrogène, et, sous l'influence du courant électrique à une température blanc- jaunâtre, la perte est considérable. Après un certain temps le métal se désagrège, d'où il résulte[ que le platine et l'alliage de platine et d'irridium sont impropres pour émettre une lumière par incandescence. En effet, la perte de poids les rend dispendieux, le brûleur se détruit rapidement et ne présente aucune garantie. En outre, la résistance électrique est variable à cause de la perte de poids, et l'émission

130 MANUEL d'ÉLECTKXCITÉ

de lumière, eu égard à la surface totale, est considérablement diminuée par suite des fentes et crevasses. Enfin, pour obtenir une lumière stable, il est essentiel de protéger le brûleur en platine contre le contact de Tair, et, lorsqu*îl est ainsi protégé en étant placé dans un vase en verre, le verre est rapidement revêtu d'nne coucbe de noir provenant du platine. Une spirale de platine, amenée à l'incandescence dans ces circonstances, peut être appelée à émettre ime lumière égale à 3 bougies-étalon] lorsqu'elle est près de son point de fusion et lorsque la surface , rayonnante est d^un peu plus de 1 1/2 millimètre, mais cette somme de lumière ira graduellement en diminuant.

Grâce à ces données de l'observation, l'inventeur a pu empêcher la détérioration du platine ou de pes alliages en interceptant l'action atmof>pbérique. Un fil de platine en (spirale ou toute autre forme est placé dans un tube en verre, le fil étante près de ses extrémités, scellé dans le verre ; l'air est épuisé du tube avec une pompe Sprangel jusqu'à ce que la décharge d'une bobine d'induction de 75 millimètres ne passe plus entre les deux extrémités dn fil placé dans le tube à un écartement de 4 millimètres.

Des expériences très curieuses, dans le même ordre d'idées, ont été faites sur le fer et sur le charbon, et c'est ainsi que l'inventeur arriva à concevoir sa lampe électrique à filament de charbon enfermé dans une boule en verre, d'où l'air a été extrait aussi complètement que possible, le charbon dans cette lampe étant rendu incandescent par un courant d'électricité.

Addition en date du 29 décembre 1879.

Les perfectionnements, objet de cette addition, ont rapport au procédé de fabncation du filament de charbon, et aux moyens pour réunir ce filament aux conducteurs.

L'inventeur revendique les points suivants :

1* La fabrication de charbon de papier pour la production de la lumière électrique ;

2l^ La méthode pour fabriquer les charbons consistant à exposer des filaments de papier à l'action de la chaleur dans un' moule pour en expulser les matières volatiles, et à carboniser ensuite le papier.

3<*. Un charbon fabriqué sous forme de filament avec ses extrémités plus larges pour recevoir les organes servant à le réunir aux conducteurs;

4° L'organe de réunion pour le charbon d'une lampe électrique, composé d'un ressort courbé en arc ou en ellipse avec ses extrémités s'entrecroisant et recevant entre elles le charbon.

iCLAIBAGE 131

N' 130,952. — Siemens frères et C^ (Société). —

29 mai 1879.

Charbon destiné à l'éclairage électrique.

Ce charbon, inséré dans le conductenr d^n courant électrique, produit une lumière d*une grande puissance, brûlant également, uniformément. Il permet d'utiliser les courants les plus faibles qu'on a pu mettre, jusqu'à ce jour, à profit pour l'éclairage électrique. %

Ce charbon est produit par la combinaison d^un tube de charbon cylindrique ou prismatique avec une mèche en verre ou en matière ritreuse ou, généralement, en plusieurs substances se vaporisant à une haute température, lesquelles, par leur vaporisation, rendent l'arc lumineux bon conducteur de l'électricité.

La substance vitreuse, composant la mèche, peut être disposée, soit au centre du chai'bon, soit à l'extérieur, suivant les cas.

N^" 130,959. — Krupp. — 30 mai 1879.

Lampe électrique.

L'inventeur revendique la disposition d'une lampe électrique automatique, qui permettra de produire et d'entretenir l'arc lumineux par des mouvements alternatifs, savoir, en faisant descendre le charbon inférieur, maintenant en sa place le charbon supérieur, et, en faisant monter le charbon inférieur et descendre le charbon supérieur. Pour maintenir et pour détacher le charbon supérieur, l'inventeur se sert, soit d'un électro-aimant, soit d'un mécanisme quelconque appliqué directement au levier de l'ancre (de l'aimant principal), ce levier actionnant, en même temps, le charbon inférieur.

N« 131,019. — De Méritens et G*«. — 3 juin 1879.

Brûlewr électrique à charbons mtUUples.

Dans les brûleurs actuellement en usage, autres que les régulateurs, la tension théorique suffisante pour fixer l'arc à la pointe des charbons doit être encore augmentée dans la pratique parco que tous les procédés, employés jusqu'à présent pour empêcher l'arc de s'enterrer, amplifient forcément l'éventail de cet arc.

132 mXnxtel d'électricité

Dans la bougie Jablochkoff Tamplification tient à la présence de la matière isolante qui jamais ne disparaît mathématiquement en même temps que se produit l'usure des charbons.

Dans la bougie Jamin, l'amplification tient à Tappel de Tare fait par le courant, appel qui varie naturellement avec les variations mêmes du courant.

Dans la bougie Wilde, l'amplification tient à l'écartement du charbon mobile commandé par l'électro-aimant régulateur dont l'intensité varie avec le courant lui-même.

Dans le nouveau brûleur à charbons multiples^n ne détermine plus l'arc entre deux, mais entre un nombre quelconque de rhéophores, en dérivant le courant principal en autant de branches qu'il y a de conducteurs. Cette dérivation est faite dans des conditions telles que la tension de chaque dérivation est proportionnelle à la résistance de l'arc qui s'y trouve intercalé. C'est, en somme, un système de brûleurs à charbons multiples dont les charbons intermédiaires brûlent sur des dérivations prises dans le courant principal.

Addition en date du 2 juillet 1879.

L'inventeur spécifie un procédé pour faire fonctionner le brûleur à charbons multiples, qui consiste à se contenter pour les charbons centraux du courant d'induction qui naît sur eux, grâce au voisinage des charbons extrêmes, et à n"employer, par conséquent, avec eux aucun artifice de combustion.

N» 131,152. — Sedlaczek et Wikulill. — 11 juin 1879.

Perfectionnements dans les lampes électriques.

Ces perfectionnements ont rapport à une lampe électrique dont les électrodes sont mobiles dans le sens vertical dans des vaisseaux, communiquant entre eux, et remplis de liquide, le mouvement de ces électrodes, l'un par rapport à l'autre, étant régularisé en interceptant ou en établissant cette communication.

N» 131,269. — Baudet. — 18 juin 1879.

Systètne de charbon articulé propre à la lumière électrique et appareils se rattachant à son fonctionnement.

Cette invention porte sur les points suivants ; 1° Sur un charbon articulé pouvant s'adapter à tous genres d'appareils construits ad hoc pour produire la lumière électrique ;

ÉcLÀmiGE 133

2® Sur on système de bec électrique se rattachant spécialement an fonctionnement du charbon articulé et pouvant, à volonté, prendre Tare voltaîque, Tare micro-voltaîque simple, à double et triple foyer, avec une même somme d'électricité.

L'inventeur produit Tare voltaîqne conmie Tare micro-voltaîque par la relation directe d^un charbon, comme pôle positif, avec un fil de cuivre rouge, comme pôle négatif, et non entre deux charbons, conmie cela s^est toujours pratiqué jusqu'ici.

l*^ ADDITION en date du 19 août 1879.

Les points caractéristiques sont :

1» La multiplicité des charbons se mouvant automatiquement ;

2^ L'arc voltaïque produit entre un charbon et une tige métallique ;

3® Colonne de liquide pour régler la descente des charbons.

2™" ADDITION en date du 10 septembre 1879.

Cette addition comprend :

1® Changement de titre au brevet primitif qui prendra dorénavant celui-ci : Régulateur photo-électrique à colonne de liquide et à tige d'acier,

-2^ Transposition des pièces constituant ledit appareil, en conservant, comme principe spécial, la colonne de liquide comme régulateur de la descente des charbons, ainsi que la tige d*acier ou fer carburé pour le pôle négatif.

3*™» ADDITION en date du 23 octobre 1880.

L'inventeur apporte quelques simplifications dans le mécanisme qui est ainsi rendu pratique pour les usages domestiques. Il y joint un flotteur en matière isolante dans une colonne de liquide pour pousser le charbon de bas en haut.

N"" 131,426. — BroYOt anglais pris par Hedges. — 25 juin 1879. Perfectionnements dans les lampes électriques.

Cette invention se rapporte à cette catégorie de lampes électriques dans lesquelles deux charbons descendent le long de tubes ou guides verticaux ou inclinés reposant par leurs extrémités inférieures sur une pièce en matière réfractaire, Tare lumineux étant formé sur la face de la dite matière entre les extrémités des charbons qui s*y rejoignent à peu près.

L'inventeur indique les moyens permettant de régler automatiquement l'intervalle entre les extrémités dés charbons, suivant

134 MANUEL D*:éLEOTBICIT£

la force du courant, et de déterminer Tavancement ou la descente des charbons au fur et à mesure qu^ils se consument. Il revendique : ,

1° Le montage d^un des supports de ces charbons sur un pivot et Taction sur lui d'un électro-aimant ayant son fil dans le circuit de la lampe, de manière à régler automatiquement Fécartement des extrémités des charbons ;

2^ La confection du bloc réfractaire sur lequel aboutissent les charbons sous la forme d'un disque ou d'un cylindre qu'on fait tourner de manière qu'il présente successivement les différents points de fia surface à Tare voltaïque ;

3^ L'arrangement sur le porte-charbon d'un châssis à bascule relié au noyau d'un solénoïde qui est dans le circuit de la lampe, de manière que le charbon est serré automatiquement pour empêcher sa descente^ ou abandonné pour pouvoir descendre lorsqu'il commence à se consumer ;

4® La combinaison avec le charbon d'une tige de matière calcaire.

NO 131,550. -- Gohné. — 2 juiUet 1879.

Electrode ou bougie perfectionnée.

Cette bougie, destinée à produire et à diviser la lumière électrique, se compose de la substance connue sous le nom d'outremer, employée à l'état pur ou bien mélangé avec du carbone, du kaolin, de la mélasse ou avec un métal quelconque réduit en poudre à l'état impalpable. Le métal préféré est le zinc. L'inventeur prend 4 parties de carbone auxquelles il ajoute 1 partie d'outremer et autant de mélasse qu'il est nécessaire pour produire, par le malaxage, une masse pâteuse qu'on peut mouler et presser au moyen de la presse hydraulique.

N*" 131,605. — De Mersanne et Bertin. — 5 juiUet 1879.

Perfectionnements aux lampes photo-électriques^ avec arc voltaïque

ou par incandescence*

Les points caractéristiques sont les suivants : 1<> L'emploi de deux disques ou cylindres conducteurs ne pouvant généralement pas se toucher, et faire tomber entre ces deux

ÉOLAIfiAaE 13B

disques, en s^appuyant sur Tun et sur Tautre, une pièce de matière conductrice de forme convenable qui, en établissant la communication entre les deux disques, pourra être portée à Tincandescence entre les deux points du contact.

2® L'emploi de deux disques ou cylindres conducteurs ne pouvant généralement pas se toucher, et faire tomber entre les deux nn système composé de deux pièces de matière conductrice de forme convenable, solidaires entre elles ou indépendantes, mais isolées d'une manière quelconque Tune de l'autre, de telle sorte que l'une venant à toucher l'un des disques, et l'autre à toucher l'autre disque, il soit possible de déterminer l'arc voltaïque entre ces deux points de contact ;

3** L'emploi de deux disques ou cylindres non conducteurs, et faire tomber entre les deux un système composé de deux pièces conductrices semblables à celles du cas précédent et semblablement disposées, mais recevant le courant, chacune de son côté, au moyen d'un contact placé en un point quelconque de leur longueur ;

4® L'emploi de plusieurs disques, isolés ou non de chaque côté, montés sur le même axe, ces disques pouvant se trouver, deux à deux, opposés l'un à l'autre ou les uns entrant dans les intervalles des autres;

5® Faculté de remplacer ces disques par des batteries fixes.

NO 131,840. — Tommasi. — 19 juiUet 1879.

Genre de lampe électrique dite: lampe revolver Tomm4m,

Cette lampe est caractérisée par son mécanisme qui permet de renouveler, soit à la main, soit automatiquement, les charbons aussitôt qu'ils cessent d'être suffisamment longs, et cela sans aucune interruption de la lumière, de manière à obtenir un éclairage d'une durée aussi prolongée qu'on le désire avec une lampe de longueur aussi faible qu'on le veut. Le mécanisme de renouvellement automatique est mis en action par le charbon lui-même au moment où il cesse de soulever le buttoir mobile, parce que la portion qui plonge dans le mercure^ n'est plus suffisante ; on détermine, par suite, le passage du courant dans rélectro-aimant qui actionne ce mécanisme.

136 Manuel D*]ÈLECTRiciTi

N« 131,924. — SoUgfnac. t- 25 jnmet 1879.

Brûleur électrique avec réglage de l'arc et de la flamme, au moyen d'un courant gazeux dit: brûleur Solignac,

Pour fixer Tare voltaïque et sa âamme à la pointe des charbons, l'inventeur a recours au réglage par le verre large, comme pour les huiles végétales, mais spécialement par un verre analogue à celui employé dans les huiles minérales. Le réglage de Tare électrique et de sa flamme se fait' par un courant gazeux, le procédé étant analogue à celui employé dans les lampes à l'huile et dans les brûleurs à gaz, ou par tout autre procédé de tirage ou de soufflage.

N^" 132,024. — Br. anglais pris par Andrews. — 30 joil. 1879.

Système perfecHcmné de lampes électriques.

Deux disques de charbon sont employés comme pôles, Tare voltaïque étant produit aux bords des disques et forcé de circuler autour des disques par Taction indnctive d'une bobine ou aimant placé dans le voisinage.

L'allumage' de la lampe se fait automatiquement.

N<> 132,162. — Vander-Weyde. — 8 août 1879.

Perfectionnements dans les réflecteurs et appareils analogues pour la lumière électrique et autres lumières semblables.

Cette invention a pour objet de soustraire la lumière à la vue, afin de changer son intensité en volume, sans emploi de globes de verre opalins ou d'écrans, qui enlèvent environ 60 p. % de la lumière, et d'utiliser la majeure partie des rayons réfléchis vers le haut, lesquels sont généralement perdus dans l'éclairage des rues.

Ces perfectionnements consistent en une disposition armillaire de réflecteurs entourant la lanterne en zones parallèles au-dessus et au-dessous du niveau du foyer lumineux. Ces réflecteurs annulaires sont disposés en deux rangées séparées par une bande équatorlale ou prisme. Ils sont légèrement concaves, et sont disposés et espacés avec une inclinaison et une concavité telles qu'ils

léCLlIEAGS 137

puissent intercepter des rayons projetés vers le haut et le bas. Ces rayons en tombant sur ces surfaces concaves inclinées, sont diffusés horizontalement dans toutes les directions.

Ces réflecteurs sont formés de plaques de métal, et les surfaces sont peintes en blanc, émaillées ou polies.

N° 132,171 — Hopkinson. — 9 août 1879.

Perfectionnements apportés aux lampes électriques.

Ces perfectionnements se rapportent à cette classe de lampes électriques dans lesquelles on se sert de Tare voltaîqne, et dans lesquelles le courant est maintenu constant, au moyen d'un électroaimant qu'il traverse avant d'arriver à l'arc. L'inventeur a modifié ces sortes de lampes de manière à pouvoir faire brûler deux ou trois lampes ensemble, disposées en séries. A cet effet, les pointes du circuit principal sont reliées, sur les côtés opposés de l'arc électrique, au moyen d'un fil métallique fin formant un solénoïde ou électro-aimant. Le courant dans le fil est nécessairement proportionnel à la différence de potentiel électrique sur les deux côtés de la lampe. Quand les charbons sont suffisamment séparés pour que cette différence soit plus grande que la quantité convenable, le solénoïde actionne une liaison grâce à laquelle l'électro-aimant de la lampe elle-même est légèrement dérivé et permet aux charbons de se rapprocher.

Le résultat de cette disposition est que la lampe maintient constante la différence de potentiel électrique sur les deux côtés de l'arc, au lieu de maintenir constante la quantité du courant, comme c'est le cas dans les autres systèmes.

Cette invention peut s'appliquer à toute lampe qui est construite pour maintenir invariable le courant passant par l'arc voltaïque, et qui fonctionne sous l'action d'un solénoïde, ou électro-aimant, par lequel passe le courant principal.

N<> 132,186. — Bousfield. — 9 août 1879.

Appareil perfectionné pour la production de la lumière

électrique.

Cette invention porte sur des moyens perfectionnés permettant de régler la position des électrodes, de manière à avoir toujours une lumière fixe, et de prolonger la durée de la lumière électrique

138 HAKXTBL D^éLECT&IOITÉ

pendant un nombre d'jieures quelconques, lorsqn^on emploie des charbons parallèles en forme de bougie.

Cette lampe est caractérisée par les points suivants :

1* La régularisation du mouvement des électrodes, Tune vers Tautre, au moyen d^un électro-aimant agissant sur une roue formant frein ;

2^ La disposition des électrodes, Tun par rapport à Tautre, de manière qu^elles se déplacent dans des plans différents en maintenant toujours de cette manière l'arc voltaïque ;

3* Les dispositions du mécanisme pour maintenir continuellement la lumière au moyen d'une série de bougies qui sont amenées successivement dans le circuit d'une manière automatique ;

4** Les moyens pour assurer la rupture du circuit lorsque les bougies ont brûlé jusqu'à leur douille.

No 132,221. — Goncomotti. — 12 août 1879.

Nouvelle lampe électrique» Système Concornotti.

C'est une lampe électrique où la lumière est produite par Tincandescence d'un conducteur (charbon), s'interposant automatiquement dans le circuit d'un courant et se renouvelant tout auaiiî automatiquement au fur et à mesure qu'il est détruit par Tincandescence.

N« 132,247. — Perruche. — 14 août 1879.

Brûleur éUctrique,

La bougie est formée par un assemblage de trois charbons dont deux cylindriques, de 4 ou 5 millimètres, et un à section carrée de 5 ou 6 millimètres de coté, à arêtes légèrement arrondies.

Les deux charbons cylindriques, d'égale longueur, s'appoient l'un sur l'autre en formant un V dont l'angle ne doit jamais être inférieur à 10 degrés. Ces deux charbons constituent une seule électrode.

Le troisième charbon à section carrée forme l'autre électrode. Il est placé Verticalement suivant la direction de la bisectrice de l'angle des petits charbons et présentant une arête de ce côté. Son extrémité est au niveau de la pointe du V, et les deux électrodes, avec les dimensions données plus haut, sont égales eu volume. Toutes ces dispositions ont pour but de maintenir l'arc

écLAïaAûs 139

à Textrémité des électrodes, condîtîoa essentielle pour obtenir la fixité de la lumière.

Le courant vient aux deux charbons cylindriques par une borne placée au milieu de la boîte en laiton, et au charbon carré par Tare du levier.

Avant Téclaîrage, le charbon vertical repose sur les deux autres; au moment où le courant jest lancé, Télectro-aimant, formé par le circuit, attire la palette et sépare les charbons. Tare est alors fermé. Si la bougie s'éteint. Tare reprend par un contact suivi d'une séparation dans un temps inappréciable.

Une disposition spéciale permet, en outre, de supprimer toutes espèces de commutateurs. Une bougie étant consumée ou brisée, Tappareil cède le courant au charbon suivant sans interruption.

La section des charbons peut être soit circulaire, soit carrée. Les' deux charbons convergents peuvent être en arc de cercle ; le poids peut être remplacé par un ressort.

Addition en date du 19 juin 1880.

II y est question d^une modification dans le mécanisme, qui a pour but de rendre non-seulement les charbons convergents, mais de les maintenir de façon que leur intersection soit toujours en face du charbon earré.

N» 132,256. — PorUer. — 14 août 1879.

fabrication et applicaHon à la lumière électrique de nouvelles

électrodes.

Cette invention consiste dans la fabrication d'électrodes où crayons électriques composés d'un tube métallique ou enveloppe externe, chargé intérieurement d'un oxyde mélangé avec d'autres corps ou de carbonates de ces mêmes bases, sans restriction quant à leur forme et leur dimension. Ces électrodes sont applicables à tous genres de becs électriques suivant les besoins.

NO 132,347. — Mondos. - 21 août 1879.

Appareil dit: Chandelier-commutateur automatique, applicable

à l'éclairage électrique.

Ce chandelier commutateur-automatique a cela de particulier dans son fonctionnement que les courants alternatifs passent dans une première bougie ; lorsque la flamme de cette bougie arrive au

140 MANUEL B^ÉLEÛTBICITÉ

niveau d'une petite cale, celle-ci brûle, et le levier, ne rencontrant plus de résistance, obéit à Timpulsion d'un ressort et se met en mouvement dans un certain sens. Puis, le courant changeant de direction passe dans la seconde lampe et Tenfiamme. Lorsqu'elle sera consumée, les mêmes mouvements s'opéreront, et la troisième bougie s'enflammera à son tour ; les mêmes effets se reproduiront pour toutes les bougies' placées sur le chandelier. .

No 132,348. — Carré. - 21 août 1879.

Perfectionnements aux régulateurs de lumière électrique.

Ces perfectionnements consistent en une disposition de régulateur de la lumière électrique qui pemiet d'employer des charbons d'une très grande longueur. Le porte-charbon supérieur est articulé, au moyen d'une rotule, sur la tête de glissière et retenu sur celle-ci par un écrou. Un ressort en hélice, formé d'un cable en fil de cuivre de 4 à 5 dixièmes de millimètres de diamètre, est vissé dans la rotule, et brasé sur un segment fixé par une vis sur la tête do glissière. Le fonctionnement est très régulier.

Ces dispositions nouvelles se rattachent, en outre, à un brevet pris antérieurement par l'inventeur.

N*" 132,390. — Société générale d'électricité (procédés

Jablochkoff). — 23 août 1879.

Système de machines dynamo-électriques à inductions réciproques entre solénoïdes, système Maquaire,

Cette machine dynamo-électrique, système Maquaire, est basée sur l'induction réciproque de solénoïdes sans aucune intervention de corps magnétiques.

Dans ce système, l'induction est produite entre les conducteurs de nature identique, homogène dans toute leur étendue. Elle est de premier ordre et sans transformation dans la nature de la force inductrice initiale. Toutes les inductions de tous les éléments de l'inducteur et de l'induit concourent à cet effet commun dans un sens unique, et aucune action de sens contraire ne peut affaiblir la résultante de toutes les inductions produites.

iCLAIRAQE 141

Le nombre des anneaux induits et indnctenrs est indéterminé. Tous les éléments de cette machine étant symétriques par rapport à Taxe peuvent être augmentés dans une grande proportion, rindncteur n^ayant jamais que les deux faces externes des anneaux extrêmes (soit un anneau) incomplètement utilisées.

N<> 123,426. — Rizet. — 27 août 1879.

Nouveaux procédés de divisibilité appliqués aux machines génératrices, aux distributions de courants et aux lampes électriques, en vue de l'éclairage et autres applications.

Ce brevet comprend les points caractéristiques suivants : 1° Une machine génératrice à électro-aimants concentriques, dont les pôles sont crénelés en plusieurs parties, sectionnées quoique restant constamment en contact, mobiles entre des rangées de bobines induites, dont le nombre n'a d'autres limites que le diamètre des appareils ; la disposition donnée aux bobines les rend toutes, à volonté, indépendantes ou solidaires par groupe ou par totalité, en même temps qu'elle supprime tout frotteur ; d'où résulte la facilité de subdivision d'un aussi grand nombre de courants produits. L'inventeur revendique spécialement le principe de pôles mobiles, qui diminue le prix de revient de l'électricité, en le réduisant à la force nécessaire pour faire tourner une minime partie seulement des puissants et lourds électro-aimants excitateurs ;

2° Diverses modifications aux machines à rotation avec de simples contacts entre les électro-aimants excitateurs et les bobines, etc.

3^ Mode de subdivision et de distribution des courants inducteurs et induits dans les bobines de tension, disposition qui égalise parfaitement les dérivations inductrices et induites et compense leur intensité, n'exigeant pour ces dernières qu'un seul fil par foyer ;

4** Lampe à large surface éclairante dont le principe de pôle tournant est une extension du principe de la machine génératrice. Ce pôle peut être mû par un moteur électrique ou par un mouvement d'horlogerie. Enfin, la multiplicité des crayons, l'emploi du moteur électrique pour leur allumage successif, qui produit une grande surface éclairant^ par la subdivision du courant.

142 KANUEL p'ÉLEOTBIOITé

1** ADDITION en date du 20 mars 1880.

L'inventeur se réserve la faculté de transformer des électroaimants de son générateur en aimants permanents.

Il modifie aussi la forme des bobines induites qui les rapproche au centre d'action magnétique des aimants droits, concentriques, horizontaux, opposés à des bobines très minces, très serrées^ très nombreuses, en rangées circulaires concentriques, d'où résulte la possibilité d'une marche très lente, exempte d'échaufEement.

Un autre perfectionnement consiste dans la disposition des aimants, de façon à ce que les vides et les pleins des pôles d'une rangée soient contrariés avec ceux de l'autro, afin que les réactions magnétiques, qui s'opèrent principalement par les parties angulaires, soient plus énergiques.

Enfin, le principe et les moyens pour la subdivision d'un puissant courant en un grand nombre de courants secondaires indépendants^ obtenus soit par chocs successifs de contacts tournants, soit par des communications fixes rayonnant d'un point central vers les divers fils conducteurs qui aboutissent à des foyers respectifs, avec ou sjans bobines de tension, ces deux modes de divisibilité par radiation étant applicables à tous générateurs quelconques.

2™« ADDITION en date du 15 avril 1880.

L'inventeur revendique l'application spéciale des principes relatifs à la force inductrice, à la masse induite, à la vitesse et au rapport magnétique, à tout générateur dynamo on magnétoélectrique, ces principes fournissant le moyen de connaître immédiatement et de déterminer sûrement les meilleures conditions, proportions et dimensions des générateurs dont il s'agit.

S"*® ADDITION en date du 27 mai 1880.

Les points caractéristiques de cette addition sont les suivants :

1° Des électro-aimants circulaire^ rotatifs^ composés d'un seul anneau ou de plusieurs arcs, dont les pôles, en forme de renflements, épanouissements ou dents d'engrenages, sont susceptibles d'être revêtus d'une héli^ commune ou de plusieurs hélices distinctes ;

2° L'application de ces divers électro-aimants aux générateurs électriques à courants alternatifs ou à courants de même sens ;

3^ Les boîtes métalliques ou manchons emboîtés, l'un fixe, l'autre mobile, ainsi que les contacts en pointe pour la communication électrique permanente des pièces en mouvement avec les pinces fixes et réciproquement, sans production d'étincelles ;

4^ La transformation de la machine à courants alternatifs en appareil à courant continu, an. moyen de frotteurs qui suivent les pOles dans leurs déplacements, cet appareil pouvant servir d'excitateur, ou être employé directement à tout autre usage ;

5° La réduction des deux machines en une seule sans autre changement que la simple adjonction d^une couronne de bobines et d'un électro-aimant, avec deux frotteurs ou deux boîtes tournantes ;

6° L'ensemble que forment ces divers perfectionnements tant pour constituer les appareils à courants alternatifs ou continus que les appareils mixtes ;

7* Le principe de la disposition spéciale qui permet de supprimer tout flotteur dans la production de courants continus de Tappareil mixte, en rendant les bobines induites de Texcitateur solidaires de Télectro-aimant qui détermine les courants alternatifs ;

8° Llnvention d'un nouveau genre de machines à courants continus, intervertis par intervalles, recueillis sans frotteurs et produits par la rotation de faisceaux d'aimants circulaires ou sémicirculaires, permanents et à pôles épanouis;

9** La construction d'aimants permanents, à pôles multiples, notamment sous forme de roues d'engrenages.

No 132,677. — Gérard-Lescuyer. — 10 septembre 1879. Régulateur à petit arcy pour la divisibiliié de la lumière électrique.

Ce régulateur consiste en une disposition qui est l'application du principe suivant : € Etant donné un charbon de faible section, le maintenir, au moyen d'un frein, à un écart constant d'un autre charbon de plus grande section qui ne brûle pas et qui joue le rôle positif de deuxième électrode.

Deux ADDITIONS, l'une en date du 22 septembre 1880 et l'autre en date du 1" février 1881 indiquent de nouveaux perfectionnements à l'appareil. L'inventeur y revendique plus particulièrement le mode de réglage au moyen des mouvements vibratoires d'un frein. Il place, en outre, dans la lampe, près de l'extrémité inférieure des charbons, un électro-aimant pour maintenir l'arc aux pointes.

144 MANUEL d'Électricité

N« 132,657. — Thénard. — 11 septembre 1879.

Utilisation du graphite sous forme de baguette^ pour Vohtention

de la lumière électrique.

Le graphite naturel contient toujours des impuretés et, par conséquent, est impropre à la fabrication d'électrodes. L'inventeur sépare préalablement par les procédés chimiques connus , les oxydes métalliques et autres corps étrangers qu'il contient.

Ce graphite, mélangé avec un agglomérant susceptible de se transformer en carbone par la calcioation, csi trituré à consistance de pâte, puis moulé et porté enfin à la température nécessaire pour décomposer Tagglomérant.

N*" 132,685. — Nysten. — 11 septembre 1879.

Electro-aimant à courants intermittents pour lumière électrique.

Cette invention est caractérisée par l'application d'un électroaimant à courants intermittents permettant de mettre plusieurs régulateurs dans un même circuit.

Cet électro-aimant peut être placé dans l'intérieur du régulateur ou extérieurement. Il peut être utilisé aussi bien avec des courants continus qu'avec des courants alternatifs.

N"^ 132,732. — Edwards. — 16 septembre 1879.

Mode de fabrication des charbons propres à l'obtention de la lumière

électrique.

Cette invention consiste dans la composition et le mode de fabrication d'un charbon donnant une lumière électrique d'une grande fixité, jointe à une grande régularité de coloration.

L'inventeur emploie des cokes spéciaux obtenus par le traitement, en vase clos, à haute température, des résidus fixes résultant de la distillation des huiles de houilles ou des huiles de pétrole et corps similaires. Ces cokes, finement pulvérisés, sont mélang'és dans la proportion de 15 parties contre 5, avec des noirs légers dégraissés par une suite de calcinations en vases clos et à haute température.

Le mélange est empâté avec du sirop de sacre on de glacose et malaxé intérieurement à consistance de pâte ferme, puis passé à la filière autant de fois qu'il sera nécessaire de le faire pour obtenir des baguettes parfaitement homogènes. Ces baguettes sont reçues, à la sortie de la filière, sur des plaques réfractaires cannelées, et portées à Tétuve.

Dans cet état, elles sont, pour ainsi dire, composées de carbone pur, exempt surtout de silice et d'oxydes métalliques, mais elles ont trop de porosité. Le traitement complémentaire a pour but de faire pénétrer dans toute la masse une matière facilement transformable en carbone pur. Ce traitement se compose d'une série de cuissons en vases clos précédées chacune d'une immersion des baguettes dans un liquide riche en carbone, tel que : sirop de sucre ou glucose, huiles lourdes de houille ou de pétrole, térébenthine à l'état semi-fluide, etc.

Lorsque les baguettes ont atteint le degré de dureté et de sonorité qu'on désire, on termine l'opération en les portant, en vrac dans du poussier de charbon, à une température d'environ 1000 degrés.

N"" 132, 7S5. — Molera et Gebrian. — > 19 septembre 1879.

Perfectionnements dans l'éclairage électrique ou autre et dans les

appareils employés à cet effet

Ces perfectionnements consistent :

1° Dans une méthode de former et de transmettre les rayons lumineux, respectivement composés de rayons parallèles, d'une source appropriée et variant, la grandeur de ces rayons, de manière à les appliquer sur n'importe quel point en un volume de lumière déterminé ;

2» Dans une méthode de recueillir toute la lumière émanant d'une source appropriée et de la conduire en rayons, composés respectivement de rayons parallèles, à travers différentes voies, pour se servir finalement de la lumière en cônes de rayons convergents ou divergents ;

3*^ Dans un appareil d'éclairage, la combinaison avep les mécanismes appropriés pour subdiviser le corps principal de lumière en nombre voulu de rayons parallèles de moyens arrangés pour intercepter les différents rayons et les diriger sur n'importe quel point ;

ABKXNQAUD AXSi '"^

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146 MANUEL D'ÉLBCTEICITÉ

4* Dans un système d'éclairage, la combinaison avec des appareils qni forment et transmettent un faisceau lumineux ayant des rayons parallèles d'un prisme ajustable ou son équivalent, adapté à réfracter en partie ou en totalité.

5^ Dans un système d'éclairage, la combinaison avec les appareils qui forment et transipettent un faisceau lumineux ayant des rayons parallèles, de lentilles ajustables, convexes et concaves, adaptées pour faire passer les dits rayons lumineux au dehors et pour servir dans un cône lumineux divergent ou convergent, suivant qu'on le désire ;

6° Un système d'éclairage consistant en une série de lentilles et de prismes qui forment et transmettent des faisceaux lumineux, composés respectivement de rayons parallèles, d'une source appropriée, en combinaison avec une série de lentilles convexes et concaves, lesquelles sont mues ou échangées à volonté, de manière à faire passer les différents rayons en dehors pour s'en servir dans les lentilles convexes ou concaves ;

7° Dans un système d'éclairage, une chambre formée de lentilles et de réflecteurs qui renferment une source de lumière appropriée et passent cette dernière en dehors en rayons respectivement composés de rayons parallèles, en combinaison avec des prismes ajustables ou leur équivalent^ adaptés pour intercepter^ en partie ou en totalité suivant qu'on le désire, les différents rayons de lumière qui sortent de la dite chambre ;

8° Dans un système d'éclairage, une série de lentilles et de prismes ajustables ou leur équivalent qui forment et transmettent les rayons lumineux, composés respectivement de rayons parallèles, en des lignes différentes de direction d'une source appropriée, en combinaison avec une série de lentilles convexes et concaves qui peuvent s'échanger et des moyens ou substances adaptées pour intercepter les dits rayons, en totalité ou en partie, et par là les colorer ou les modifier;

9° Dans un système d'éclairage, la combinaison des appareils qui forment et transmettent un rayon lumineux ayant des rayons parallèles avec- des moyens ajustables pour changer la voie du dit rayon, en totalité ou en partie, et pour en colorer ou modifier la lumière ;

10*^ Dans un système d'éclairage, la combinaison avec un passage angulaire capable de transmettre la lumière d'une source appropriée sur n'importe quel point donné, d'un mécanisme ajustable

éCLÂIBlGE 147

placé près de l'angle du dit passage et adapté pour diriger la lumière en totalité ou en partie dans les embranchements ;

11° Dans un système d'éclairage, la combinaison avec une série de tubes, capables de transmettre la lumière d'une source appropriée dans une direction prescrite, de mécanismes ajustables adaptés pour changer la direction de la lumière, en totalité ou en partie, en dedans des dits tubes.

N"" 132,875. — Brush. — 25 septembre 1879.

Perfectionnements dans les lampes électriques.

Ces perfectionnements comprennent les points suivants :

1° Deux paires de charbons (ou un plus grand nombre) en combinaison avec un mécanisme pour séparer les dites paires successivement ;

2® Même disposition pour établir la lumière entre les membres d'une seule paire, à savoir : la paire séparée ou les paires restantes sont maintenues en une relation séparée ;

3** Dans une lampe électrique ayant plus d'une paire de charbons, combiner avec ces paires de charbons un mécanisme construit pour leur imprimer des mouvements de séparation et d'alimentation successifs indépendants par lesquels la lumière sera rétablie entre les membres d'une seule des dites paires à la fois, tandis que les membres de la paire ou des paires restantes sont maintenues séparés dans leur relation ;

4^ Dans une lampe électrique seule, deux ou plusieurs paires ou séries de charbons, toutes placées dans le circuit, de sorte que lorsque leurs membres sont en contact, le courant peut passer librement à travers toutes les dites paires, également en combinaison avec un mécanisme construit pour les séparer successivement ;

5** Dans une lampe électrique dans laquelle plus d'une série de charbons sont employées, le souleveur ou son équivalent mis en mouvement par n'importe quel moyen approprié et construit pour agir sur les dits charbons ou porte-charbons successivement;

6® Dans une lampe électrique dans laquelle plus d'une paire ou série de charbons sont employées, une tenaille ou ôon équivalent pour chacune des dites paires, lesdites tenailles adaptées pour saisir et faire mouvoir les charbons successivement ;

-*t«jw*k:

148 MANUEL D'ÉLBCTEICITÉ

7^ Dans une lampe électrique, la combinaison avec un portecharbons d^un souleveur ou support ou de son équivalent construit pour fonctionner en forçant le dit mécanisme mobile à soutenir le poids du porte-charbons après que son charbon est suffisamment consumé ;

8^ La résistance ou son équivalent, en combinaison avec n'importe quel mécanisme pour écarter le courant lorsque, pour une raison quelconque, la dite lampe ofErira une résistance anormalement grande au passage du courant qui la fait fonctionner ;

9^ La combinaison avec les électrodes et le mécanisme séparant et gouvernant les dites électrodes d'un évitement ou intercepteur approprié et d'une résistance ou son équivalent, le dit évitement laissant automatiquement un passage assez libre pour le courant indépendant de la lampe lorsque, pour une cause quelconque, cette lampe offrira une résistance anormalement grande au passage du dit courant; cette résistance est adaptée lors de l'union des électrodes pour affaiblir ou rompre le circuit à travers l'évitement, et pour établir l'écoulement normal du courant à travers les électrodes et reproduire la lumière.

N» 132,900. — Higgins, HUl et Foule. -^ 30 mai 1879.

Perfectionnements aux appareils destinés à produire la lumière

électrique.

Ces perfectionnements comprennent les points suivants :

1** L'emploi d'un bain de mercure ou d'un autre liquide pour presser continuellement de bas en haut le crayon de charbon inférieur, ou les crayons, et le ou les mettre en communication directe avec le courant électrique ;

2» Les arrangements combinés pour conserver la fraîcheur du tube qui contient le mercure ;

3° Les arrangements pour conserver la fraîcheur du tube qui supporte le crayon supérieur.

N<> 132,976. — Tommasi. — 1««' octobre 1879.

Système de lampe électrique à combustion alternative des charbons.

Ce système est caractérisé par l'emploi d'un mécanisme distributeur faisant parjie de la lampe, ou plus ou moins éloigné de celle-ci, et agissant pour distribuer le courant, successivement et

ÉCLAIBAGE 149

alternativement, à chacun des charbons et à leur buttoîr commun, ou, à la fois, à deux ou plusieurs charbons, d'où il résulte que chaque charbon ou groupe de charbons, après avoir brûlé pendant un temps plus ou moins long, s'éteint tandis qu'un autre charbon ou groupe de charbons, se rallume immédiatement. 1" ADDITION en date du 7 novembre 1879.

Dans cette addition se trouve indiquée une disposition permettant de maintenir constant le niveau du mercure dans le tube contenant la baguette de charbon, malgré l'usure de ce charbon. 2™* ADDITION en date du 14 octobre 1879.

Cette seconde addition a trait à un mode spécial de construction qui permet de faire fonctionner ces lampes électriques sous l'eau. 3™* ADDITION en date du 23 décembre 1879.

L'inventeur donne à ses régulateurs une disposition qui permet de maintenir fixe le niveau du liquide dans lequel plongent les charbons polaires des lampes électriques.

4™« ADDITION en date du 3 avril 1880.

Ce certificat d'addition porte sur la combinaison et la disposition d'électro-aimants, adaptés à la lampe, en vue d'effectuer sûrement et automatiquement la substitution des charbons les uns aux autres, et de supprimer la possibilité de toute extinction de la laïupe^ la disposition et la combinaison des électro-aimants restant d'ailleurs les mênies en principe, quel que soit le nombre des charbons que comporte la lampe.

5"^ ADDITION en date du 27 mai 1880.

L'inventeur revendique le système de piston à vis servant à régler et maintenir le niveau du mercure dans les tubes à charbons, ainsi que le régulateur à électro-aimant différentiel servant à faire passer automatiquement le courant d'un charbon ou groupe de charbons dans la lampe, aussitôt que le premier circuit se trouve. . ' interrompu par une cause quelconque.

N^" 133,157. — Million, Duport, Bredin et Troiibat. —

14 octobre 1878.

Division d'un courant électrique en plusieurs foyers lumineux, à

régularisation indépendante*

Cette invention comprend les points caractéristique suivants : 1^ La division de l'appareil en deux fonctions, confiant la plus délicate à un courant djÉttvé' constamment proportionnel à l'arc

150 HANUBL D'ÉLECTEICITÉ

qu'il EBt chargé de régler et sur lequel les variations dn courant principal sont eans iriQuence, et réservant à ce dernier, directement ou par l'intermédiaire d'un courant epêcial, une opération plus facile et n'eiigeant pas de régularité, celle d'écarter seulement les charbons uu début et cbaque foia qne le courant se rétablit après avoir été interrompu ;

2° La fonctionnement particulier de l'organe régulateur qui agit Beuleuaent pour rapprocher les charbons à mesure qu'ils se consumant eana jamais a avoir à les écarter ;

3° La diapositioii du mécanisme ramenant forcément les charbons en contact à chaque interruption du courant principal.

TX" 133,499. — Mondofl. — 4 novembre 1879.

Syetëme d'éclairage éUetrique.

Ce Hystème repose sur le principe suivant :

Etant donné, dans un même plan sensiblement vertical, deux tubes de cuivre non parallèles et tendant à se rencontrer dans leur direction de haut en bas, si on introduit par la partie supérieure deux liaguettes de cliarbon jusqu'à leur point do lencontre, ces baguettes s'y maintiendront immobiles par la pression qu'elles cïtrcent l'une sur l'autre. Ce système de deux baguettes combinées correspond & un seul pSIe de la source électrique. Leur position et leur point de contact ne peuvent pas être modifiés par la coiabus- (ion déterminée par l'arc voltaîque, attendu qu'elles descendent en vertu de leur projire poids au fur et à mesure de leur uenre. L'application de ce principe peut donner lieu à différentes dispositions que l'inventeur décrit.

1» ADDITION en data du 28 décembre 1879.

L'inventeur revendique la propriété de toutes les dispositions qui peuvent être biiaées sur la descente des charbons en vertu de leur propre poids et sur le point d'appui formé, en opposition, par une bfiguette ou un b!oc de charbon ou de toute autre matière.

2'"" ADDITION en da» du 30 octobre 1880.

Des soléooïdes agissant par répulsion donnent le réglage le plus sensible do l'arc voltaîque.

L'inventeur applique aussi le rallumage par augmentation de tension à tous les systèmes de lampes et brûleurs électriques; il revendique, enfin , l'emploi du charbon enduit d'une matière isolante et réfractaire.

H" 133,756. — Edison. — 20 DOvembre 1879.

Perfectionnements dans les lampes électriqaes et dans la méthode de fabrication de ca lampes.

Les poioti! digtinctifH do ces perfectionnements sont les snivBotB :

1° Une lampe électrique, émettant la lumière par ïncdndesceDce, composée d'un filament de charbon offrant une grande réaistance et réuni à des Sla métalliques;

2" La combiuaieon de lilamenls de charbon dans un récepteur fait exclu si veinent en verre, à travers lequel passent les fils conducteurs, et duquel récepteur l'air est épuisé ;

3" Un filament ou une bande enri telle manière qu'une partie seulement de la surface d rayonne de la lumière.

4" La méthode pour réimir les fiis de platine devant établir contact avec le filament en charbon, et pour carboniser ( oneemble dans une chambre fermée.

N° 133,763. — Roguler. — 20 novembre 1379.

Nouveau gyatime de division de la lumière électrique.

L'inventeur revendique un système de diviseur de la lumière électrique au moyen d'une lampe à deux mouvements d'horlogerie distincts, l'un agissant sur les charbons, l'autre comme moteur, et a'embrayant proportionnellement à la force d'un système magnétique placé dans le circuit principal. Il divise également k lumière au moyen d'une dérivation «ans action directe sur le mécanisme même de la lampe, mais permettant au courent de ne rencontrer dans le système de la lampe et de la dérivation qu'une résistance constante.

1" ADDITION en date du 26 décembre 1879.

Les perfectionnements dans la division de la lumière consistent dans le réglage des charbons au moyen d'un frein électrique et d'uD électro -aimant placés dans une dérivation réglée automatiquement au moyen d'un appareil spécial.

2" ADDITION en date du 3 février 18S0.

152 UAirUEL d'éleotbicité

L'inveitenr applique le principe de l'indépendàDce dea foytra et il obtient cette indépendance lana affaiblir l'intensité lumineuse de» foyeis qui restent dans le circuit lorsqu'un ou plusieurs s'arrfltent acciden tellement,

H" 133,935. — Million. — 20 novemlire 1879.

Mode de digtribulimi de la lumière.

DauB c^ ayetèiaB, la lumière solaire ou artificielle étant conceatrée en un seul point, tous les rayons, recueillis par divers moyens sont projttés dans un ou plusieurs tubes pouvant eus-mêmea ae diviser en un ou plnsieurB embranchements, conduisant la lumière, par fractions mesurées, aui divers appareils de dispersion qni doivent l'utiliser pour l'éclairage.

L'inver.teur se réserve de recourir à toutes les ressources de l'oplique pour l'établissement du parallélisme, de la convergence ou de la divergence des rayons, ainsi que pour la coloration et la décompuàtion de la lumière.

If" 133,979. — BaUot. — i décembre 1879.

Lampe éhctrique à frais charbons, donnant l'allumage et l'extîncfioti inafanlanés sans inferraption du courant.

Un charbon, monté sur une pièce mobile à volonté, vient se placer enlre les deux charbons, positif et négatif. Il en résulte ta prnildi I ioi d'un double arc, et le courant circule librement d'une hiLjijji ,L i,ne autre. En poussant un bouton, la pièce mobile recule; it; lIl.il liou neutre n'étant plus k la distance normale, ne reçoit pluB le courajr, et la lumière s'éteint, mois le courant continue à passer par le contact de la partie de la pièce mobile qui est garnie de cuivre et ^ui vient s'appliquer sur les cuivres des charbons fixes.

N" 133,987. — Daudigny. — 6 décemJire 1879.

Système r^artiteur et untformiaateur de la lumiirt électrique, avec fiidté du point lumineux et rendement pratique plus considérable. Ce système est basé sur des conditions géonjétriques des

réflocteurg, uniformisant et répartissant la lumière par une ou

plusieurs surfaces réfléchissantes pouvant s'appliquer, à tout

système d'éolairage.

ÉCLAISAOE 153

L'invention coDBiste aussi dans les procédés pour obtenir la fixité du point lumineux dans l'éclairage électrique an moyen des bougies Jabiochkoff, soit en n'employant qu'une senle bougie, soit, ce qui paraît de beaucoup préférable, en employant plusieurs bougies et faisant application du brevet pris par l'inventeur à la dste du 26 mars 1879 sur l'écouleraent électrique, etc.

Enfin, l'inventeur substitua la bougie tubulaire à la bougie pleine.

' 134,026. — Nety et Crozier — 8 de emb e 1

Nouveau ay ém l éj! g d I / leclnj es.

Cette invention a p bj t 1 éfcl g d I mp électrique

qnelconqne au moj d t

d 1 m d manière à

réaliser la divisibilitd d 1 1 è

Dans les bobines d d t 1 j

t j d hl , l'un, pluB

gros que l'autre, dest à d 1

ra t d t et l'autre.

pliia petit, le courant d t

Les inventeurs ont m gi é d

ft 1 g til dune ou de

plusieurs bobines d' d t d 1

t d de plusieurs

lampes ; il résulte, h q 1 ang m

t d t té du courant,

un courant induit p t p I p t

t ai p II d IIS un sens

ou dans un autre, si t i 1

t d t a eu moins

ou en plus, c'est à d n m

nplu d maiimum

d'intensité.

La conséquence d tt d p t

f t q 1 p it, dans un

sens, remonter les b b t d

1 t 1 1 er se rap-

procher en agissant 1 m m

d é 1 g d 1 arbons par

un on plusieurs élect m t

Ce réglage équilibre 1 t 1

t t 1 p tes du circuit

i>ù se trouve la bobi d d d

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On comprend que p t d tt

d p t d réglage, il

faut mettre à chaq 1 p b

b d d t à chaque

lampe également u 1 t t

p d t ne palette

qui se trouve entr ] b b d

Il t b distinctes

nui agiront, l'une p ur m t 1

Il 1 t e pour les

1 approcher.

Dana le cas où il n'y aurait pas

assez de force on pour»

polariser lea électro- aimanta.

KANUBL D'iLBOTBIGITli

N" 134,073. — Andrews. ~ 10 décembre 1879.

fti/ectomements dan» le» lampe» ileetriqae».

Tout en ee réBervant la fftcnlté de vuier lea dimaneioiiB et la matière de k lampe, l'inventeur revendique la production de l'arc voltaïque lumiDeui par l'emploi de deux ou pluaieurB plaques ou kiDEs de charboas placées parallèlemeut avec des intervalles étroits entre eux et disposés de manière que l'arc ait lieu entre leurs arrêtes supérieures.

N° 134,199. — Brin (les sieuiB). — 17 décealire 1879.

Syslème d'alimenlation de charhow pour ImniÈre oxycarhonigue ileclrique.

L'appareil qui fait l'objet de cette invention, se compose d'un cylindre portant un certain nombre de tubes recevant les crayons ou charbons. Ce cylindre reçoit son mouvement d'un mécanisme d'borlogerie muni d'un petit appareil de déclanchement produisant la distribution automatique et sans interruption des dits crayons.

Pendant la combustion du charbon et par le fait du levier de déclarchement, le mouvement dTiorlogerie se trouve arrêté, et, par suite, k rotation du distributeur.

Le charbon en combustion se trouvant suffisamment conenmê pour déterminer la chute du levier sus-dit, qui, à cet effet, est muni d'un contrepoids, le mécanisme reprend sou mouvement en amenant un nouveau crayon qui remplajie le précédent.

Cet appareil dont le nombre de tubes porte-crayons peut être varié à volonté est applicable aux appareils producteurs de lumière oxycarboniqne et électrique pour en régulariser le fonc-

II permet aussi d'approvisionner de charbons les dits appareils pour un laps de temps déterminé sans qu'il y ait à s'en préoccuper

davantage.

N* 134,255. — HondoB. ~ 22 décembre 1879.

NouvelUa dispotitiona de lampes iUctriqueg, perfeainiinemenls apportés et application industrielle de divere principes de phyti(/ne à l'éclairage électrique et à la production des eourantt électriques.

Ce brevet, pris à la date du 22 décembre 1879, a été augmenté de trois certificats d'addition, à savoir :

1" ADDITION en datfl du 18 mai 1880;

2™ ADDITION en date du 10 septembre 1880;

3™ ADDITION en date du 21 décembre 1880.

Pour condenaer la matière, trèa étendue, de ce brevet et de eea additions, nous n'indiquerons que les parties les plus saillantes de l'ensemble.

Cette lampe électrique est basée sur les combinaisons des circuits moteurs. Elle se compose d'un porte-cbarbon fixe et d'un portecharbon mobile glissant entre des galets. A l'extrémité libre de ce porte-charbon se trouve fixée une petite chaîne qui passe sur l'un des galets dans une rainure, et, de là, vient s'enrouler sur un petit tambour calé sur l'arbre d'une roue à rochet. Cette roue est luise eo mouvement par un moteur qui n'est autre chose qu'un trembleur électrique; les bobines de l 'électro-aimant de ce tremblsur sont en dérivation dn circuit de l'arc voltaïque, de sorte que le moteur ne fonctionne que lorsque, la résistance de i'arc devenant trop grande pur suite de l'usure des charbons, une partie du courant p p la dérivation pour en produire le rapprochement. L'élect ot

de dérivation, muni de sou trembleur, constitue le circ'J t t

Le mouvement de va-et-vient du trembleur est tran^f é a moyen de la roue à rochet, en un mouvement de rotatiu nt

Pour l'allumage et le réglage de l'écart des charbonE I d p aition adoptée est la suivante: les galets dans lesqij I ^1 le porte-charboD mobile sont fixés à l'extrémité d'un brt: d 1 mobile autour d'un axe coïncidant avec l'aie du petit ta b lequel e'enroule la chaîne ; un tube de fer doux fixé e p mt

de ce levier s'enfonce dans un solénoïde parcouru par 1 t

l>a8Bant par l'arc voltaïque ; un deuxième levier, placé I j Iq centimètres du premier et parallèlement, sert à maintenî I p rt charbon mobile dans la même direotioa pendant qu'il e dépla longitudinulement.

1B6 MANUEL D'ÉLBCTEICTTE

Le fùnctiuDDemeDt de l'allumage est le suivant ; lorsque le courant ne passe p&s, ud contre-poids relève le porte-charbon mobile jusqu'à ce que les charbons soient au contact; dès que le coarant passe, le solénoïde, produisant une attraction sur le tube de fer doux, règle l'écart.

Dans la disposition qui vient d'être décrite, le point lumiaeiix ^e déplace, mais on peut aussi s'arranger de maaiére à avoir le point lumineux fixe, en rendant les deux porte- charbons mobiles an moyen du mémo mécanisme.

L'appareil peut fonctionner soit dans la position verticale Boit dans la position horizontale.

Les charbons peuvent être placés dans le prolongement l'on de l'autre, on placés bous un angle quelconque ; dans ce dernier cas, le charbon peut brûler renversé, condition excellente pour l'éclurage.

K- 134,286. — Lacombe. — 24 décembre 1879.

Système de lamqe électrique dite: Lampe Victor Lacom.be.

Cette invention consiste dans la dispoBÏtioQ d'une lampe électrique dont l'arc voltaîque formé entre les deux pfiles, n'est plus mesuré par un régulateur pbofo-électrique fonctionnant par le même courant d'électricité que celui qui produit la lumière, :iiaia par un buttoir contre lequel, de son propre poids ou sollicité par une force auïiliaire, s'appuie le charbon ou la substance combustible, dont le dit buttoir règle la combustion en ne le laissant s'avancer vers l'arc voltaîque que proportionnellement à la combustion.

K° 134,390, — Brevet ang. pris par Godfrey, le 31 déc. 1879.

FerfeeUofmementt dans les lampes électriques.

Cette invention a rapport à un porte- électrodes sur lequel plusieurs paires d'électrodes sont disposées de telle manière que lorsqu'une paire est consumée jusqu'à un certain point, cette paire s'éteint et une nouvelle paire s'allume; en outre, l'appareil opère à ce moment un mouvement, soit rotatif, soit en ligne droite, de manière à amener la nouvelle paire exactement dans la position qui a été occupée par l'ancienne paire qui vient de s'éteindre, d'où il résulte que la lumière est produite invariablement le long d'nne

iOtAIEAQB JIS7

»ea1e ligne, ce qui constitue tin avantage sérieux sur les autres «jsiénies dans lesquels un emploie plusieurs paires d'électrodes. Ce mouvement est effectué à l'aide d'im ressort ou d'un poids BI,nBEant, soit directement, soit par des intermédi aires, sur le portoélectrodes ou sur lin organe faisant partie de celui-ci, et le moment où il a lieu est déterminé piir l'influence de la clialeur de l'arc Toltaïque agissant, lorsqn'uae longueur détenninéo d'imo paire de charLons est consumée, sur un organe composé de matière facilement fusible ou combustible, cet organe serrant à eitipécliur lo ilit mouvement jusqu'à ce que cet orgaue soit détruit par la cliitleur.

N° 134,402. — Marescot. — 2 janvier 1880.

S^etime de bougie éUcIrique à point kimineux JLce.

Dans cetle bougie le rnpprocbement des charbons, inclinés l'un vers l'autre, résulte de leur ascension, réglée par le courant.

Ce sysfème consiste en deux cylindres creux fixes, inclinés de fri^'on à ce que les charbons placés dedans soient en contact par leurs extrémités, à une certaine distance des extrémités de ces tubes où les charbons, entre des galets à ressort, reçoivent le courant.

Les autres extrémités des charbons Tiennent se placer dans deux tubes de m?me diamètre, qu'un mouvemeut lent et régulier fait monter en même temps de la luéme qnnntité pour le» courants des machines magnétiques et l'un du double de l'autre pour lea fjourauts des piles. Une pièce de fer mobile, actionnée par un clectro- aimant, arrêtera ou permettra ce mouvement selon que les ciiarbons seront à la distance voulue ou commenceront à trop s'écarter de leur course.

La bobine do cet électro-ai d'un fil très fin traversé par n qui fournit la lumière, ou de façon â dans le premier cas, il agira par le passage d'une plus grande quantité d'électricité, et, dans le second cas, par le passage d'ime quantité moindre.

L'ascension des cliarbone est obtenue par des ciémaillères, ou pw pression sur un liquide qui, par s( pousse les charbons.

158 MANUEL D'iLBCTEICITÉ

Dans le cas où on aurait besoin d*un éclairage de grande durée, on pourrait, dans le premier mode de mouvement, placer deux paires de cylindres Fur nn plateau de façon à ce que, une bougie étant à bout, Tautre, en faisant tourner le plateau, vînt se présenter an mouvement qui Tactionne comme la précédente.

Les cylindres devront être mauvais conducteurs au moins sur une partie de leur longueur; les tubes porte-charbons de^Tont être formés d^une partie conductrice pour permettre aux charbons de brûler presque jusqu^au bout, et d'une partie isolante en contact avec la crémaillère.

La bougie sera placée de façon à ce que les charbons soient à peu près à la distance voulue et reliés par une pâte qui permet la production de Tare. A partir de ce moment, le mécanisme fonctionne, et il y a une deuxième bougie à placer, ensuite elle s'allumera à Taide des charbons de la première.

La méthode consiste toujours à placer les deux charbons dans deux cylindres ou sur deux plans légèrement inclinés, de façon à ce que, par leur usure, ils laissent agir le mouvement qui, en les rapprochant Tun de l'autre, les amène constamment au point fixe où jaillit l'arc lumineux.

N*» 134,493. — Barton. — 9 janvier 1880.

Système perfectionné âe régulateur de lumière électrique.

Les caractères distinctif s de ce système sont les suivants :

1» Dans un régulateur de lumière électrique, la combinaison d'un électro -aimant dans le circuit principal pour éloigner les charbons et faire jaillir l'arc voltaïque, et d'un électro-aimant dans le circuit d'une dérivation k l'arc qui seul règle la position dés pointes des charbons pendant la continuité du courant;

2o La combinaison, dans un seul circuit, de deux ou plusieurs régulateurs, chacun deux étant muni d'un électro- aimant dans le circuit principal pour séparer les pointes de charbon et faire jaillir l'arc, et chacun étant muni d'un électro-aimant dans le circuit d'une dérivation à son arc qui seul règle la position de ses pointes de charbon pendant la continuité du courant ;

3o Dans un régulateur de lumière électrique, la combinaison d'une tige portant un des charbons, d'un électro-aimant placé dans le circuit de l'arc du générateur électrique, de son armature et d'un dispositif à friction de coincement, attaché à l'armature.

ÈaLiiakOTù 159

qni maintient la tige es place contre la pesanteur agJBHant sur elle;

4" Dans nn régulateur de lumière électrique, la combinniscn d'une tige portant un dea charbons, d'un élecïro-aimant plscé dans le circuit de l'arc du générateur électriqne, de son armature et d'un dispositif à friction de coinceraeut attaché à l'armature qui maintient la tige en place contre Ii^esautenr agissant sur elle, et d'un dispositif de coincement qui coince et entraîne la tige lorsque l'armature s'approche dee pôlefl de l'aîniant et laisse la tige libre lorsque l'armature vient contre les pdlea de l'aimant on contre des arrêts convenablement disposés.

5° Dans un régulateur de lumière électrique, la combinaison d'une lige portant l'un dos charhoni, d'un dispositif à friction do coincement qui maintient la tige en place cootre la pesanteur agissant sur elle, d'un électro-airaant placé dans le circuit d'une dérivation à l'arc, de son armature, et d'un dispoutif de coincement qui coince et entraîne la tige lorsque l'armature se rapproche des pËles de l'électro-aimant, et laisse la tige libre lorsque l'armature e'éloigtie des pSlee de l'aimant ou reste contre les arrêts;

6" Dans un régulateur de lumière électrique, la combinaison d'une tige portant un des charbons, d'un dispositif h friction de coincement qui maintient la tige en place contre la force do gravité agissant sur elle, d'un électro-aimant placé dant le circuit d'une dérivation à l'arc de son armature, d'un dispositif de coiucemont qui coince et entraîne la tige lorsque l'armature se rapproche des pBles de l'éleclro- aimant et laisse la tige libre quand l'armature s'éloigne des pfllea de l'aimant et d'un circuit régulateur qui onvre le circuit dérivé lorsque l'armature approche des pôles de l'aimant et ferme le circuit dérivé quand l'armature a'écarte et vient contre ees arrêts ;

1" Dana un régTiIatenr de lumière électrique, la comhinaiaori d'un électro -aimant dans le circuit de l'arc et du générateur électrique, de son armature qni porte un des charbons et fait jaillir l'arc lorsque le courant pa^se du générateur au irégulateur, d'une lige portant un des charbons, d'un dispositif à friction de coinc«iaeut qui maintient la tige en place contre la pesanteur agissant "nr elle, d'un électro -aimant placé dans le circuit d'une dérivation â l'arc, de son armature, d'un dispositif de coincement qui coince et entraine la tige lorsque l'armature se rapproclie des pôles de l'aimant, et qui laisse la tige libre quand l'armature s'écarte ôea pùIeH de l'aimant ou reste contre les arrête ;

8" Dans un régulateur de lumière électrique, la combinaison

160 MANUEL d'éleothicité

d*un électro-aimant dans un circuit de Tare et du générateur électriqne, de son armature qui porte un des charbons et qui fait jaillir Tare lorsque le courant passe du générateur au régulateur, d*une tige portant un des charbons, d'un dispositif de friction à coincement qui maintient la tige en' place contre la force de gravité agissant sur elle, d'un électro-aimant placé dans le circuit d'une dérivation à l'arc, de son armature, d'un dispositif de coincement qui coince et entraine la tige lorsque Tarraature se rapproche des pôles de l'aimant ou reste contre ses arrêts, et d'un circuit régulateur qui ouvre le circuit de dérivation quand Tarmature vient en arrière contre ses arrêts.

N» 134,519. — Clerc. — 13 janvier 1880, Brûleur électrique.

L'arc, à l'extrémité des charbons, est fixé au moyen d'un corps réfractaire porté à une haute température, lequel corps réfractaîre vient ajouter son pouvoir éclairant à celui des charbons et de l'arc.

Deux charbons, inclinés l'un vers l'autre, sont poussés à mesure de leur usure par un poids ou une colonne liquide, lis buttent contre un bloc de matière réfractaire.

L'arc se produit entre les pointes de charbon, échauffe la matière réfractaire et forme une atmosphère élevée à une très haute température qui retient l'arc vers la pointe des charbons.

De plus, la matière réfractaire entre en ignition et son pouvoir* éclairant s'ajoute à celui de l'arc.

L'éclat lumineux variera à volonté, suivant l'inclinaison des charbons, suivant leur écartement et leur grosseur. Pour certaines matières on fera brûler les charbons en leur assurant une très faible poussée, constante et réglée par une chaîne ou une colonne liquide.

Si la matière est tendre, on placera des bases en platine pour arrêter la base des cônes de combustion, ou deux cylindres en matières réfractaires placés parallèlement.

Le courant pourra être celui d'une machine à courants al ter > natifs ou celui d'une machine à courant continu.

L'allumage, pour le début de l'éclairage ou en cas d'extinction , s'obtient en faisant butter sur les deux charbons un charbon mobile

1 corps conducteur quelconque qui eat aussitSt éloigné aa n d'nne artirulation mûo par un éleEtro-aimant qui traverse

N' 134,569. — Bodet. — 15 janvier 1880.

Bougie régulateur électrique.

Cette bougie régnlateur se oorapoae de deus parties, l'une fixe, l'autre mobile.

IjS partie fixe comprend donx petites gaines cylindri([uea en cuivre ou en toute autre matière, de longueur variable, disposées verticalement l'une à côté de l'autre et séparées par une matière iaolacte.

La partie mobile se compose de deux baguettea cylindriques de cliarbon, placées dans les gaînos, la pointe tournée vers la terre ; elles ont, par conséquent, un diamètre un peu pins faible que celui des fourreaux qui leur servent de guides.

Les gaines, à leur partie inférieure, sont rétrécies légèrement de façon à ce que les charbons ne puissent pas les traverser et tomber, mais cependant eliea conservent une ouverture suffisante pour que la partie conique des charbons dépasse presque toute entière.

En mettant les deux baguettes de charbon en communication avec le générateur d'électricité, à courants alternatifs, l'arc voltaïque se produit et les cliarbons descendent d'eux-mêmes à mesure qu'ils se consument en vertu de l'action de la pesanteur.

Par ce procédé, tous les mécanismes de régulateurs ordinaires se trouvent supprimés et remplacés par la pesanteur qui agit constaniment sur les charbons pour les faire descendre, l'arc voltaïque se trouvant ainsi toujours à la même place et le point lumineux restant immobile. A ce point dovael'appareil eat un régulateur; il lient également de la bougie par sa disposition mSme, c'est donc nne bougie régulateur.

Au lieu de rétrécir les deu3t gaînes qui servent de guides aux baguettes de charbon, on peut leur donner la forme cylindrique SOI tonte leur longueur et disposer, dans ce cas, k une petite distance en dessous de leur partie inférieure un anneau circulaire très fin et d'un diamètre un peu plus petit que celui des charbons. Ceux-ci viennent reposer sur les anneaux qui servent de support et qui laissent, en même temps, dépasser la partie conique des baguettes, tout en les empêchant de tonjber.

En résumé, l'inventeur revendique la bougie régulateur, telle qu*elle est décrite, avec ses différentes modifications, ayant pour principe l'action de la pesanteur et l'idée de diriger les pointes de charbon vers la terre ; il revendique aussi tout dispositif dans lequel les deux charbons seraient placés verticalement ou inclinés la pointe en bas, et sur lesquels viendraient agir, au lieu de la pesanteur, soit un ressort^ soit un système à contrepoids, soit tout autre système, même un régulateur proprement dit.

N"" 134,671. — Br. anglais pris par Brockie. — 21 janv. 1880.

Perfectionnements dans les lampes électriques.

Les points caractéristiques sont les suivants :

P Dans les lampes électriques, le réajustement de l'arc à des périodes ou des intervalles déterminés à l'avance, au moyen d'un commutateur automatique, ce réajustement étant indépendant de la variation de la force du courant;

2° Dans les lampes électriques, l'alimentation périodique et bien définie des charbons, combinée avec le réajustement périodique de l'arc, afin d'éliminer et de prévenir les erreurs sérieuses ou une différence dans le volume de l'arc dépendant de cette dite alimentation régulière, cette dernière et le réajustement étant accomplis automatiquement par un commutateur ou par un autre moteur, et ne dépendant nullement de la variation du courant ou de la résistance ;

3° En combinaison avec ce réajustement périodique de Tare, la construction de lampes électriques;

4" En combinaison avec l'alimentation périodique des charbons, puis le réajustement périodique de l'arc, la construction de lampes électriques ;

5° La disposition de deux lampes ou plus, à la suite^ et leur réglage, à différents moments, au moyen d'un commutateur ;

6° La construction des lampes électriques ayant deux paires de charbons.

N» 134,651. — Pilleux. — 22 janvier 1880.

Appareil d'éclairage électrique.

L'invention consiste à introduire dans lare voltaïque un conducteur secondaire en charbon qui est le siège du point lumineux.

^^àii^..

ÉrUIRAQE 163

Ce conducteur est de longueur indÉterraiuée , variabîe. Il est placé vertical Binent HU-deflanB du petit intervalle qui sépare lea deux rhéophorcs et est en conlsct permanent avec chacun d'euï, descendant au fur et à mesure de son usure.

La position du charbon n'eut paa essentiellement verticale, et le ctihirbon peut être (iiit de quelque élément charbonneux que ce soit, graphite, plombagine agglomérée etc., et brûler à l'air libre ou dans le vide ou dons un gaz non comburant, selon lea beBoins.

L'électricité ne parcourt pas toute l'étendue du charbon, maia seulement sa section tranevcrsalQ à eon extrémité inférieure, et, par conséquent, n'échauffe le charbon qu'à sa partie liuiiînense, ce qui permet d'économiser toute l'électricité qui, dans les aulres appareils, ne sert qu'à produire une plus on moins grande quantité de chaleur obscure. De !à aussi, la possibilité d'établir de très petits appareils en employant des conducteurs de charbon d'une section très petite pour de faibles courants, et en donnant aux charbons une longueur très grande en vue de l'usure.

Cet appareil se prèle, an plus haut degré, à la division de la lumière.

1" ADDITION en date du 7 février 1880.

L'invention consiste à introduire dans l'intervalle très rapproché de deux rhéophores J'estrémité d'une tige de charbon qui, poi'téo à l'incandescenee, donne une Borte d'arc voita'ique solide, la dite tige n'étant jamais traversée par l'électricité en dehors de l'arc vollRïqne. Celui-ci est formé de la réunion de deux étincelles naissant au contact de la tige de charbon avec l'un et l'autre rhéophore. Cette réunion des deux étincelleB caractérise le

2"" ADDITION en date du 22 mars 1830.

Dans une nouvelle disposition l'inventeur supprime le bloc do magnésie contre lequel venaient butter les deux tiges de charbon ; lo rhéophore est disposé de façon à ce qu'il puisse suffire comme buttoir.

3'°" ADDITION en date du 13 avril 1880.

L'inventeur considère comme nouveau, lo moyen da ne jamais faire arriver l'électricité que par les pointes de charbon ellfSmêmes, siège du point lumineux. II revendique aussi l'empKii des Bolénoïdes en fer pour produire l'écartement des charbons en en employant deux, l'un dextroreum, l'autre rinistroream.

164 MANUEL d'Électricité

N» 134,664. — Henry. — 20 janvier 1880.

Nouvelle lampe électrique à incandescence lumineuse sans combustion.

Cette lampe à incandescence est essentiellement caractérisé par la nature de l'atmosphère dans laquelle se produit rincandescence.

Cette atmosphère n'est autre que de Tazote, provenant de l'air contenu dans le globe hermétiquement fermé de la lampe, et dont tout Toxygène a été enlevé pendant les premiers moments de la combustion par le carbone incandescent ; il s'est formé de l'acide carbonique qui, au fur et à mesure de sa formation, a été absorbé par la chaux, placée dans le globe. L'incandescence se produit donc dans une atmosphère d'azote, débarrassée d'oxyg^ène et étant à la même pression que l'air ambiant.

N« 134,726. — Société générale d'électricité (procédé Jablochkoff). — 24 janvier 1880.

Charbons à combustion rationnelle pour les brûleurs électriques.

Les inventeurs revendiquent la découverte de la propriété que possèdent les formes dissymétriques, triangulaires, circulaires, elliptiques, polygonales etc., données aux charbons des bougies et brûleurs électriques en général, au point de vue de la combustion et de l'usure. Ils se réservent^ par conséquent, l'emploi exclusif des dites formes sectlonnelles pour les charbons.

N^" 134,732. — De Baillehache. — 26 janvier 1880.

Lampe électrique à foyer invariable et à réglage automatique,

Système E. de Baillehache.

Pour la création de l'arc voltaïque il n'est pas indispensable de disposer les charbons l'un à l'eiicontre de l'autre comme dans tous les régulateurs ordinaires à mouvement d'horlogerie ou autres, tels qu'ils sont dans le système Jablochkoff avec une matière isolante pour les séparer, ou à l'air libre sans matière isolante, comme dans le système Jamin.

La production de l'arc voltaïque a lieu aussitôt que deux corps conducteurs, tels que les charbons servant d'électrodes, quittent

le contact et sont maintenus à une distance sensiblement proportionnée à la force du courant.

Si le contact de ces deux électrodes a lieu, Tincandescence seule existe. De là, deux sortes de lumière bien distinctes dont Tune est destinée aux grands espaces, Taulre aux espaces plus restreints, aux appartements, par exemple.

Pour obtenir la fixité de l'arc voltaïque dans le système E. de Baillebache, les cbarbons sont dans des plans variés, de telle soi-te que la lumière jaillit à Tintersection des surfaces. Les deux charbons viennent butter par leur pointe sur une matière infusible, telle que la magnésie calcinée, cette matière, qui sert de bloc d'arrêt devenant infusible quand elle n'est pas placée dans l'arc voltaïque. Il n'est pas même nécessaire que les deux extrémités des charbons . viennent butter sur ces cônes ou crayons de magnésie calcinée ; il suffit, en effet, qu'un seul de ces charbons vienne y butter.

Dans ce cas, l'arc voltaïque a lieu également à l'intersection. Il est toutefois à remarquer que, pour faciliter la taille des charbons en sortant des tubes directeurs, on fait passer les charbons, soit à travers un cône de magnésie calcinée creusé dans un cylindre, soit à frottement doux entre des crayons de magnésie calcinée dont l'écartement est maintenu, par la base, à la distance désirable, suivant la grosseur des charbons employés.

N^" 134,740. — De Puydt et Gougnet. — 26 janvier 1880.

Système de lampes électriques applicables à l'éclairage.

Ce système consiste dans l'emploi de charbon ou de morceaux de charbons, soit purs, soit mélangés d'autres substances, employés dans le vide, quelque soit d'ailleurs le degré de vide et le moyen employé pour le produire, ou que, conjointement, on emploie un ou plusieurs gaz ou substances volatiles.

Les inventeurs désirent spécialement protéger l'emploi du carbone pur, soit naturel, soit préparé par l'un des procédés connus.

Ce diâpositif permet l'emploi de plusieurs lampes dans un même circuit.

mâsiîbl d'électricité

N° 134,749. ~ Société générale d'électricité, (procédéi I Jablochkotf). — 26 janvier 1880.

I Syilhne de ilUlribulioa île l'éUctriciti par cummulaUur aux

ckandeliera ilfe brûleurs et bougies électriques.

Ce système a pour but d'opériir dans Ici chondelieru à bougies multiplea Jabloulikoff lE^s cbungemcnts nccessaireB dans la distribution du couriint, sott lorsque les bougie» Bunt arrivéei au bout dn leur cotubuGtiou, noii lorsque, pur une rircunaCimce imprévue, la bougie en cours de diiri/e vient à s'éteindre, ou, enfin, lorsque la ivnitpe sur laquelle on envoie le courant est brisée ou impropre u Liiûler pour une cnuse quelconque.

Dans ee eyetèmc, ecï changements sont commandés par le oiiandelier Ini-mëinc qui, & cet eSel, comporte vn dispositif spécial qui lui permet, lorsqu'une des causes ci-dessus ce produii, de changer autoiunlipiement la direction du courant. Ce changement s'effectue par l'entremifle d'un commutaleur, construit, de préférence, d'après une modllicalion du s^stonie à mercure décrit dan? le brevet du 13 février 1879.

En résumé, les inventeurs revendiqueut leur système de distribution de l'électricité par commutateur aux chandeliers des brûleurs et buugies électriques, et, en général, k tous appareils, lampes ou régulateurs de lumière placés sur un même circuit uu ;illmentés par une même source d'éleutricilé.

Ils revendiquent, en particulier, comme l'un des cnractèies ctiaentiols et distinctifs de cette invention, le prinQÏpe de la commande automatique de cette distribution par une pièce de dilalalion ogiaiiant par dêclsnchenient sous t'influence de la chaleur produite par k combustion dca crayons pour envoyer le courant au commutateur. Ce mode de distribution peut se réaliser, non-seulement par le commutateur h. mercure ogenué suivant une des dispositions décrites, mois encore pur des commutateurs de touH autres syalcmeii,

I" ADiimoN en date du 24 mars 1880.

Cette addition comprend :

1" La disposition du commutaleur agencé de telle sorte que, lorsque le courant rencontre une bougie mauvaise, il est immédiatement dérivé dans l'électro-aimunt d'nn ëchnpperaent qui agit sur l'iirbrc distributeur du courant, de sorte que le courant eat -^ aussitôt envoyé dans la bougie

iOLAIHAGÉ 167

2° L'application aux clmniltliere d'une pince de dilatation par décltuiclicuiËiit nous l'iiitluvnce de la chali^ur produite par lu combustion des crayons du charbon pour dériver le courant (iana r^leclro-uimant do l'étbappemcnt du cotniuntatcur lorsque ta bougie est compiêttimcnt brûlée;

3° La coubin&ÎBon et lea détails de construction du coinmu-

4° L'installalion d'ensemble de la m.icliine produisant l'élet!- <, des iliandeliiTS dessurvis par eui, et de

2~ ADDITION en date du 24 novembre 1880.

Le commutateur aulomiitique, tel qu'il existe actuellement, ee meut SOUS deux actions distinctes. Le mouvement est transmis i l'ftxe de distribution du courant dans deux cas :

1* Lorsque la bougie arrive à la fin, la pièce dilatable du chandelier envoie le courant dons un élcclro qui met l'axe en mouvement et, par ce fait, envoie le courant aur une autre bougie ;

2° Lorsqu'une eitincliun te produit dont un est averti par un tableau indicateur, le courant est envoyé de la machine dans un second éleclro- aimant qui actionne également l'arc de distriljution et envoie le courant sur une autre boagie.

Pour remplir ce double but, le commutateur se compose de l'sie à palettes, de !a cave à compartiments et du système d'échappement décrit dans le brevet principal. De plus, il comporte deux électro-aimants indépendants, mais agissant sur la i}fëme armature, dételle aorte, que l'un et l'autre desétectro-aimants •gissant, ils transmettent tout le mouvement à l'axe portant les palettes distributrices du courant.

H" 134,963. — Thénard. ~ lénier 1880.

iVoKmau mode de fabrication de» iltctrodet propre» à l'obtention de la Iwniire électrique.

Les différents charbons, susceptibles de conduire le fluide électrique, ou ceux aiiaceptibles d'acquérir cette propriété par la calcination, sont intimement mélangés i des poudres ou limnillea d'ini ou de plnsieurs métaux ou de composés susci'.ptibles de lea prodoire. Le tout est aggloméré à l'aide des substances et des procédés employéa pour ce genre de fabrication, débité soit pour moulage,

168 MANUEL D ÉLECTEICITÉ

filetage et sciage, séché à Tétuve ou à Pair libre et soumis à la calci nation dans un milieu réducteur.

Ces électrodes présentent l'avantage d'être de meilleurs conducteurs , de fournir une lumière plus fixe , plus intense , plus photogénique, et surtout de pouvoir donner une lumière teintée selon la nature des poudres ou limailles utilisées.

N<> 135,130. — Gérard Lescuyer. — 18 février 1880.

Nouveau brûleur électrique à grande lumière.

Ce brûleur se distingue de tous ceux connus jusqu'à ce jour par sa grande simplicité de construction, son grand pouvoir éclairant comparativement à la force dépensée pour le mettre en action, par Téclat invariable des électrodes maintenues automatiquement, ce qui assure une fixité absolue à la lumière produite.

Ce brûleur peut fonctionner pendant un temps très long sans avoir besoin d'y toucher.

L'inventeur joint un dessin en grandeur d'exécution, représentant le brûleur en élévation et en vue de côté. Il se compose essentiellement de deux paires de tubes-guides ou porte-charbons, formant une pyramide renversée. Dans ces tubes-guides glissent librement les deux électrodes formées chacune par deux charbons taillés en biseau et se rencontrant suivant un angle aigu sur un plan vertical, se maintenant ainsi mutuellement, et descendant au fur et à mesure de leur usure.

Tout le mécanisme est disposé sur les deux faces d'une pièce en équerre, à laquelle est fixée une des électrodes, isolée par une plaque de caoutchouc, les tubes-guides de cette électrode cou: servant toujours la même position.

L'autre électrode est fixée à la pièce en équerre au moyen d'une charnière. Une vis sert à régler l'écart des électrodes selon la tension du courant électrique ou la longueur de l'arc voltaïque que l'on veut obtenir.

Un électro-aimant joue le rôle d'allumeur. Au fur et à mesure que les charbons s'usent, ils descendent par leur propre poids d'une manière très régulière, et conservent invariablement leur position.

ÉOLAIBAGE 169

N<> 135,132. ~ De TaUeyrand. - 18 février 1880.

Perfectionnements aux lampes électriques.

Cette invention consiste en une combinaison d'appareils destinée à régulariser la lumière obtenue au moj^en d'électrodes de toutes natures faites, soit de charbon ou autre matière, soit de tubes de fer remplis de magnésie, mélangée ou non avee d'autres matières.

Un des caractères particuliers de cet appareil régulateur, est qne tontes les pièces qui le composent sont dans un état de fixité tel, que l'appareil peut prendre toute position oblique ou autre sans que son fonctionnement en subisse la moindre altération.

En résumé l'inventeur revendique :

1° La disposition d'ensemble du régulateur perfectionnée permettant d'obtenir la fixité de la lumière dans l'éclairage électrique ;

2® La combinaison d'un frein électrique, à pression variable, avec la lumière, le dit frein formé par un barreau et une armature d'électro-aimant tournant en sens inverse l'un de l'autre au moyen de deux barillets distincts.

N"" 135,296. — Brevet anglais pris par Grompton. —

27 février 1880.

Perfectionnements dans le mécanisme régulateur des lampes électriques.

Ces perfectionnements consistent dans un régulateur où l'alimentation de la lampe est réglée par les mouvements d'une barre soumise à l'influence magnétique , laquelle est réunie à l'armature de Télectro-aimant ou solénoïde, mais possède également un mouvement indépendant par rapport à cet électro-aimant, ce mouvement indépendant étant obtenu de manière à ce que le courant, en passant par l'électro- aimant et en faisant du noyau un aimant d'induction de force variable, puisse contrôler le mouvement indépendant de la dite barre, et, par suite le fonctionnement de l'appareil alimente ur sans que, pour cela, le noyau lui-même se meuve.

Un autre perfectionnement consiste dans l'emploi d'un levier influencé par l'attraction magnétique, lequel est assujetti à l'armature par des électro -aimants contrôleurs, mais est suscep-

170 MlNÛEIi D'iLEOTEICITÉ

tible d'un mouvement indépendant par rapport à cea derniers. Une détente est disposée de lelle aorte que, quand le coumiit passe, le levier est attiré vers l'armature du fer doux et la détenli! est débrayée dn mécaniBrae alimentateur ■ mais quand le courant cesse, le levier est libéré et la détente tombe et arrête le mécanisme d'alimentation aussitôt que le cbarbun supérieur vient en contact avec le charbon mfénei r

Pour former l'arc 1 inventeur attscl e le le\ ler articule le telle manière que, quand le porte charbon inférieur portant av c lui ce levier articule est abaisse une extrémité de ce levier vient en contact avec la roue déchepj.ement du mouvement d. horlogerie, agissant ainsi comme détente et ). ermettant au courant, une fois qu'il est admis d abaisser I armature jusquan bout If sa course et de former un espace pour lare entre les dtux. charbons.

L'antre extrémité de ce levier articulé est jilacée et formée dimaniére que, quand l'armature est attirée par le passage du cornant autour de l'électro-aimant, cette autre extrémité soit attirée et que, par ce mouvement, l'extrémité à détente soit dégagée de la roue d'échappement. La barre sus-meutionnée vient alors en jeu.

N" 135,309. — Brevet anglais pris par Broughazn — 28 février 1S80.

PerfecUoTinemeftU dans les lampes électriques.

Ces perfectionnements consistent dans le moyen d'exclure l'air atmosphérique de l'intérieur des lampes. En outre, l'inventeur environne le vase contenant le lampe d'un autre vase séparé, ei verre de préférence. Dans ce vase séparé il met tout liquiç convenable ou des combinaisons de liquides qu'il colore en tf nuance voulue, ou bien, il emploie d'autres matières, telles des filaments de silique, de coton ou d'amiante, combinées ei.le liquide, afin d'obtenir une meilleure diffusion de la lumière.

En résumé, le procédé consiste à entourer le vase, contenant lu lampe ou la partie de la lampe où le joint est situé, d'un autre vase séparé cootenaiit du liquide, le niveau de celui-ci se trouvant au-dessus de la jonction de la chape du vase contenant la

ÉCLAIBAGB 171

N« 135,440. — Bureau. — 8 mars 1880.

Lampe électrique dite: Lampe-Soleil.

Dans cette lampe, les charbons mobiles, guidés par des tubes, ont leurs extrémités noyéeô dans un bloc de matière réfractaire ; à quelques millimètres des pointes sont percés deux orifices guidant le passage de Tare que Ton oblige à lécher la matière réfractaire.

Par ce moyen, l'arc n'a pour se mouvoir qu'un espace très restreint, ce qui lui assure une grande fixité et une grande étendue.

L'ai'c jaillissant à quelques millimètres des pointes, celles-ci ne pénètrent pas la matière réfractaire et lui assurent une plus grande durée. Cette durée peut augmenter sans interruption par Tadjonctiou successive des charbons.

Par le passage de l'arc le long de la matière réfractaire, on obtient un effet d'ignition qui s'ajoute à la lumière de l'arc et permet de faire varier la couleur par l'adjonction de matières propices. Quand la matière réfractaire est de la chaux, on obtient une couleur dorée analogue à celle du soleil.

L'allumage se -fait au moyen d'une baguette de plombagine ou d'une pâte d'amorce fixée à l'extrémité du charbon.

On emploie, à volonté , le courant continu ou le courant alternatif.

Addition en date du 27 mars 1880.

Cette disposition nouvelle a pour but de permettre l'emploi do blocs de charbon de toutes formes, pour remplacer les crayons ou les baguettes de charbon. L'arc est guidé par des orifices ménagés dans la matière réfractaire; l'arc fouille le charbon et donne, sans mouvement des blocs, un éclairage d'une certaine durée sans nuire à la fixité.

Pour une longue durée les blocs sont mobiles.

Cette disposition a pour conséquence une grande économie dans la matière consommée.

N*" 135,532. — Guest. — 12 mars 1880.

Perfectionnements dans les lampes électriques.

Ces perfectionnements comprennent les points suivants : 1® Deux on un plus grand nombre de fils métalliques, très fins, scellés hermétiquement à l'endroit où ils traversent le globe en

MAHUEL d'Électricité

verre, enroulés ensemble, et conduÏBant an corps £ia lumière par incandeacence, dans le but d'éviter les a

2" Dana une lampe électrique avec globe à conducleur incandescent, un joint mercurïal appliqué » chaque conducteur et à l'intérieur d'un vase ou

3° En conibinaisDii avec le globe k vide et e laétalIiqueB, une boîte ou cliambre à tbarbone, en verre, déti dans le globe, à l'aide de lacjuelle Ion cIi.irbouH peuvent ëtraS

H° 135,534. — De MéritenB. — 12 :

Nouvelle machine magnéto-dynamo-ihctrique et dyttamo-i à eowantg alternatif», gant machine exàtafrici (ai; inducteurs par le eouraiti alternatif).

Ce syBtéiuo s'applique à toulee les machines à c natifs , machines magnéto -électriques et machines électriques. Celles-ci peuvent toutes fournir leur courant al sans le secours d'une machine excitatrice à courantr j destinée à aimanter les inducteurs. Ceux-ci sont a courant alternatif lui-même, sans qu'il soit besoin de le.q au moyen d'un commutateur ou d'un collecteur quelcoD^ s'applique à tous les aimanta de la machine; on formera « avec toutes les bobines qui contiennent le pâle sud etti: circuit avec toutes les bobines qui conlienùent le p61e-: peut prendre, à volonté, le courant de toutes les bobî anneau pour le faire servir à l'aimantation avant d'aller à |j ou, ne prendre que le couraut de quelques bobines e Dans ce dernier cas, on a deux ou ]iluHiciirs circuits c pour les brûleurs.

Ce système peut Êtie appliqué à la machine magnéto-él de l'inventeur, mais il peut -Être appliqué, avec les mêm tages, aux machioea de rÂllîance, de Holmes, etc.

On peut aussi supprimer les ainiiints permanents ( machines et les remplacer pur des électro- aimants.

La machine excitatrice avec son collecteur ou son avec aes étincelles ou ces bobines fermées sur elles-n supprimée.

■f-U même muS. "«"'•""' Onm^

174 MANUEL D'éLBCTRICITÉ

de poussier de charbon et portés au four à une température de 900 degrés.

Une seule immersion dans la solution de léiocomme chloniré suffît pour remplir le peu de vide que laisse la première cuisson.

N"" 135,771. — Harrison. — 25 mars 1880.

Perfectionnements dans l'éclairage électrique et dans les moyens

et appareils qui y sont employés.

Ces perfectionnements ont rapport à la fabrication des électrodes et consistent à ajouter au noir de lampe son volume de pulpe de bois séchée, finement pulvérisée, et préalablement débarrassée des impuretés.

On dissout ensuite de la naphtaline, de la poix, ou de la résine dans du goudron bouillant et on maintient le mélange à une température d'environ 300 degrés Fahrenheit jusqu'à ce que les hydrocarbures les plus volatils aient été expulsés et que le tout soit devenu plastique. Puis, on ajoute suffisamment de ce cotnposé chaud aux matières pulvérisées indiquées ci-dessus et on pétrit le tout de manière à former une masse plastique sèche qui adhérera quand elle sera pressée.

Les électrodes négatives pour la production de lumière de contact sont formées de noir de lampe imprégné de fer par immersion dans une solution neutre de fer, le tout étant mélangé aux matières plastiques ci-dessus indiquées, moulé et pressé.

Ces perfectionnements se rapportent aussi à un régulateur de courant, à des lampes à disques^ à des poteaux lampes et à un système d'éclairage de bâtiments, chambres, etc.

N« 135,791. ~ NapoU. — 26 mars 1880

Lampe électrique à gaz.

Cette lampe est fondée sur le principe du voltamètre; elle produit dans son sein et par l'électrolyse d'un liquide convenablement choisi, eau salée, acidulée, etc., des gaz combustibles, à mesure des besoins et à pression constante ou variable, à volonté, lesquels gaz sont brûlés à leur sortie, soit en présence d'une matière réfractaire qui devient incandescente, soit en présence

]&GLAIBAGE 173

des métaux, tels que le platine, lo palladium, riridium, etc., soit à la façon du gaz oxhydrique de M. Tessié du Motay, Texcédant d'iij'^drogène étant fourni par le gaz d'éclairage ordinaire ou par des vapeurs d'hydrocarbures et d'air.

N*" 136,036. — Million, Duport, Bredin et Troubat. ~

14 avril 1880.

Lampe électrique à doigt régulateur et à charbons sans fin.

L'organe du régulateur est le même que celui décrit dans un brevet précédent pour la lampe électrique à doigt régalateur.

Cette lampe porte son réflecteur; les charbons se placent naturellement, et sont toujours guidés rigoureusement en face l'un de l'autre ; réiectricité n'a qu'une faible longueur de charbon à traverser.

L'effort étant transmis par levier, la régulation coûte peu d'électricité; elle est simple, énergique, précise; elle b'accomode à toutes les allures de la machine, à toutes les variations de quantité d'électricité. Enfin, on peut mettre sur le même circuit autant de lampes que la puissance électrique en peut faire marcher.

N« 136,088. — Edison. — 13 ayril 1880.

Perfectionnements dans les lampes électriques, ainsi que dans leur

fabrication.

Les points caractéristiques de ces perfectionnements sont les suivants :

1* La méthode de former des lampes électriques, consistant à former séparément le globe renfermant la lumière et la tête servant de support au conducteur incandescent, et à y attacher les fils et le conducteur incandescent et, ensuite, à réunir hermétiquement les différentes parties avant la formation du vide;

2° La méthode de sceller hermétiquement une chambre à vide vitrifiée, qui consiste à sceller, en premier lieu dans le vide, et ensuite à sceller dans l'air;

176 MANUEL d'Électricité

3° Les pinces et les fils faits en platine ou en métaux de ce groupe ou en conducteurs qui ne sont pas sujets aux influences de rintérieur de la lampe ;

4** Dans un système de génération, distribution et translation d'électricité pour la production de la lumière, la méthode pour diminuer la quantité de métal nécessaire sur une longueur donnée de conducteurs-maîtres en augmentant la résistance des lampes ;

6® Un conducteur incandescent formé de plusieurs conducteurs séparés, réunis ensemble ;

6° Un conducteur électrique formé d'une longue bande redoublée sur elle-même à Teftet d'augmenter la résistance et de maintenir une surface rayonnante donnée ;

7« Un conducteur incandescent formé d'une seule flbre carbonisée ;

8° Un conducteur incandescent ayant un corps formé d'une seule fibre avec ses bouts agrandis faits à l'aide de papier enroulé sur les extrémités de la fibre et carbonisés;

9° Une lampe électrique séparée adaptée pour être enlevée facilement ou placée ou replacée sur ou à l'intérieur d'un support approprié ;

10** La combinaison d'une lampe électrique séparée et amovible avec un porteur approprié ;

11° La combinaison d'une lampe séparée amovible, d'un porteur approprié, et de conducteurs électriques qui complètent le circuit, quand on le désire, avec la dite lampe, et qui y sont attachés ;

12° Une lampe électrique consistant en uii globe essentiellement d'une seule pièce de verre, scellé hermétiquement et renfermant dans le vide une matière susceptible d'être rendue incandescente par un courant électrique et pourvue à sa base de pièces de contact ;

13° La combinaison, dans une lampe électrique, d'un globe en verre renfermant dans le vide une matière susceptible d'être rendue incandescente par un courant électrique, une base isolée, un contact à ressort et des conducteurs dirigés de ce dernier sur la n^atiére incandescente ;

14° Une douille ou porteur pour lampes électriques, consistant en un cylindre isolateur formé pour recevoir et supporter la lampe et pourvu de deux plaques de contact et d'une disposition contrôlant le circuit à Tune des plaques de contact;

ÉCUIBAGE 177

15° La combinaison avec ud candélabre ou bras du chandelier d'une doiiille ou porteur adaptée pour recevoir et aupporter une lampe électrique ;

16° La combinaison d'un porteur candélabre ou bras de cbande!ier avec une douille ou porteur adaptée pour y Ptre montée et pour recevoir et supporter une lampe électrique et des conducteura passant dans un bras à dea plaques de contact établies dana le porteur;

17» La combinaison avec une douille ou porteur poun-ue de plaques de contact appropriées d'une lampe munie de ressorts de cODtact correspondant à son intérieur.

K° 136,146. — Do Méritens. - 15 avril 1880.

Nouvelle lampe électrique.

Cette lampe est caractérisée essentiellcineiit par deux portecrayouB, mobiles dans le plan vertical autour de quatre supports auxquels ils sont liés par un système d'articulations, dont deux brancbeE sont fixées à angle droit aux porte-crayons et sont mobiles avec eux. Deux petites bielles viennent s'articuler sur ces brandies et le tout est placé sur une plancbette de bois ou d'une matière isolante. Une bobine sur laquelle est enroulé un Bolénoïde est fixée BOUS la planchette. Une tige de laiton est placée dans l'intérieur de la bobine i son centre et vient s'articuler avec loa bielles indiquées plus buul. Deux cburbous pour lumière électrique sont ajustés dans les porte-crayons, ils sont un peu inclinés et se touchent par la puinte.

Un lube de fer doux est placé dans la bobine et est traversé par la tige de laiton. La disposition est telle que, quand le courant vient à traverser !e solénoïde, le tube de fer doux est attiré fortement et, agissant sur les leviers articulés, il donne à la tige de laiton un mouvement ascendonnel et l'arc jaillit.

Une bobine auxiliaire est disposée à la plancbette, et elle a pour but, quand le courant passe, de permettre de faire brûler, dans le même circuit, autant de lampes que le circuit est capable d'eu alimenter.

Lee lampes sont indépendantes les unes des autres quant k la grandeur de l'arc et l'homogénéité des charbons.

178 MANUEL D*iLECTRICITÉ

N» 136,127. ~ Mandon. — 16 avril 1880.

Régulateur de lumière électrique.

Les points caractéristiques de ce régulateur sont les suivants:

1° La convergence suivant un V renversé (a) de deux électrodes également inclinées sur Taxe de la lampe, quand Parc jaillit, chacune déciles concourant en un point commun, situé sur le dit axe et qui est le point de combustion ;

2^ L*équilibration des charbons plats isolés au moyen d'un flotteur et d'une tige plongeant dans le mercure, la poussée de la tige dont ils sont isolés s'effectuant de bas en haut.

3*^ Le bras central oscillant régi par Télectro-aimant que traverse un courant dérivé et qui, tenant en contact les électrodes, les éloigné aussitôt après Tallumage pour les maintenir à une distance constante et réglée par le passage de Parc voltaïque.

N» 136,301. — Mary t. — 23 avril 1880.

Système de lampe électrique.

Ce système de lampe électrique est destiné à fonctionner au moyen de courants alternatifs ; Tare voltaïque n'y est pas continu mais jaillit à des intervalles très rapprochés et d'autant plus courts que le renversement du courant est lui-même plus fréquent.

En résumé, l'inventeur revendique le système de lampe électrique dans lequel l'arc lumineux jaillit seulement à chaque renversement du courant de la lampe, le réglage des charbons étant opéré au moyen de courants alternatifs qui traversent l'appareil.

No 136,308. — Carré. — 24 avril 1880.

Perfectiormements aux procédés de fabrication des charbons servant

à produire et à employer VéUctricité,

La densité des houilles et, particulièrement, des houilles grasses augmente en raison des impuretés qu'elles contiennent; celles-ci se trouvant inégalement réparties dans la masse, on peut par les moyens suivants purifier leurs poudres destinées à la fabrication des charbons pour la lumière électrique.

On les immergera dans des liquides d'une densité un peu supérieure à celle des purtiea les plus pures, et un peu inférieure & celle des purtiea souillcca, de manière qu'après avoir bien mélangi le tout, les poudres se séparent par le repos en deux couchée dont 1& plua dense ira au fond, et la plus légère k la surface ; on pourra enlever celle-ci avec une cuiller, régoulter sur un filtre, la laver à l'eau pure sur le filtre ou au bain d'eau dont on l'extraira pat décnniatbn.

L'inventeur obtient les liquides d'iinroersioo aux densitéa voulues au moyen de SL^Ie très solubles, tels que sulfate de magnéaie pour les charbons légers, et chlorure do calcium, de ïïdc, poiir les charbons ]ihi» lourds. Des solutions d'une densité de 20 à à 60 degrés Baume suffiront dans la plupart des cas.

Les poudres sont, en outre, purifiées par macération duns des Bolutiona d'acide cblorbydrique, azotique, fluorhydrique, eau rêj;alB, potasae et soude caustique, puis lavées h, grande eau. Les denuèrce traces d'acide aont neutralisées par le carbonate de potasse, te carbonate de aoude, l'ammoniaque, etc.

LeB poudres de houille grasse ayant la propriété de former des cokes aolidea, seront mélangées, dans la proportion du tiers ou de la moitié, avec des poudres de coke fin purifiées par les mÉmes moyens, le tout à l'état sec. Le mélange sera ensuite additionné de 8 à 10 parties d'un sirop, formé de 25 parties de ancre de canne, 15 partiea de gomme arabique et 32 pariies d'eau, et, enfin, trituré, moulé à la filière et soumis à la cuisson.

Addition en date du 29 mai 1880.

Les poudres de charbon de bois et notamment de eicur de ciiène, d'orme et do hêtre pourront remplacer les poudres de coke, après avoir été préalablemeot macépéa dans des solutions acides, lavées et neutralisées.

La poudre de coke de pétrole étant presque complètement exempte de matières aolubles et sufGaamment pnra n'aura pas besoin de cette préparation.

M" 136,421. — Maxim. — 29 avril 1880.

Perfectionnements dans les appareils d'éclairage élechique.

Les points nouveaux et caractéristiques sont :

1" DocB une lampe électrique, la combinaison d'un niécaniame pour faire avancer ou alimenter les charbons, mécanisme consistant en un arbre manivelle et en un train de roues d'engrenages avec

180 MANUEL l/éLBCTBICITÂ

iiD mécanJaniG de réglage qni consiste ea nne détente fixe, un aimant axial et une armature mobile ayalit on protoogement portant le dit méMûiBine d'alimentatioD, l'ormatore et son prolongetneitt étant autpenduB aur des ressorts ;

2* Dans une lampe électrique, la combinaison d'nn porte-charbon mobile qui porte le charbon supérieur, et d'un mécanisme destiné à régler son mouvement et adapté ponr être arrêté et mis en marche par un léger mouvement verlical, avec un support pour le dit portË-tliarbon, et le mécanisme régulateur suspendu sur des ressorts et ai'.apté pour être soulevé et abaissé par suite des variations dans la force d'un électro-aimnnt placé dans le circuit de la lampe;

3° Dans uns lampe électrique, la combinaison de l'aimant, de l'armature et eu train d'engrenage monté sur le prolongement de l'annatiire iivec des ressorts, ce dernier ayant UDe ou plnaieurs vÏb de réglage poar régler sa tension ;

4° Dans une lampe électrique, la combinaison de l'aimant avec l'armature mobile et les ressorts qui servent k soustraire la dite armature au frottement qui résulte du contact avec la partie fixe de la lampe ;

5° Dans une lampe électrique, la combinaison d'une armature oscillante portant un train d'engrenages et uu échappement actionné par le porte -charbon mobile avec un électro-ùraant dans le lég«r circuit générateur.

6° Dans une lampe électrique, la combinaison d'une armature OBoillante portmt un train d'engrenages pour alimenter les chorboua, et d'un écbappement actionné par un porte-charbon mobile avec une détente fixe pour arrêter le train d'engrenages quand l'armature est soulevée;

7" Dans une lampe électrique, la combinaison d'nn arbre et d'une crémaillère portant l'un des charbons avec un train d'engrenages et une détente fixe, le dit train d'engrenages étant suspendu

8" Dana iii^e lampe électrique, la combinaison d'une armature d'aimants mobile suspendue sur ressorts et portant les mécanismes alimenteur^ et régulateurs du charbon avec le crochet pour les arrêter ;

S° Dans une lampe électriqiie, la combinaison d'un support de globe avec des tiges de supports à joints de télescope et avec dea pinces ou autres pièces d'attache convenables pour la maintenir «B pkoe.

H* 136,610. — Jamln. — 11 mai 1880.

Ferftetionnemenlg à la maciiine Gramme.

Ces perfection Déments apportés àlamacliino Gratniiie 4 courants alteroatife et à excitatrice consistent à fuirn suivre nu courant total de roxcitatrice k série de tous les éli^itro-aiinants, suna se diviser, ce qui a pour résultat Ao prodnire mie aimaotatiao supérieure et beaucoup moins de chaleur dans l'o^i'itatrice.

La machine Gramme À courants altematilH (ixigu une excitatrice à courants contions qui sert exclusivement k uiniJtuter les électroaimants, et qni dépense une notable portif>n du travail demandé &n moteur. Dans la machine dite à six ImuiéreB, quand la vitesse eat grande, l'excitation prend jusqu'à 4 cbevinx sur S, u'est-à-dire, Is moitié de la dépense sans profit pour la liiiiùère obtenue. Tout procédé qni réduirait cet emprunt augmenterait tu valeur de l'appareil. Voici celui que propose l'inventetii' et qui fnit l'objet de ce brevet.

Dans la machine Gramme primitive le courant de l'excitatrice se bifurque ; une partie du courant suit trois électro-aimant s, la dernière partie du courant parcourt les trois autres électro- aimants ; chacune des branches du courant bifurqué a donc uue intensité moitié de celle qui traverse l'excitatrice elle-iuème ; de !^ deux inconvénients :

1° L'aimantation est faible ; 2° l'excitatrice e'échauSe beaucoup. L'inventeur remédie à ce double défaut en fuisntit suivre au courant total la série de 6 électro-aimants tinnn le iliviscr. Â la vérité, le courant devient moins intense, muis il cki encore très supérieur & la moitié du courant total que donnerait Vuxcitatrice dans sa disposition primitive. De lideuK avniitsgeB;

1° Une aimantation supérieure; 2" quatre fois nmins ilo chaleur dan a l'excitatrice.

L'inventeur a été conduit à cette amélioration par k tliL^orie des courants : elle prouve que le rapport — — du travail dépensé dons les deox cas est donné par la formule

en désignant par B et r les résistances de l'exciLatrice et de chacun des électro-aimants. En discutant cette formule on voit aisément

182 MANUEL D'ÉLECTEICITÉ

que c' est toajoiiTS plus petit que c, et qne le rapport peut Stre réduit à 1/4 dans les cas les plus favorables ; en général, TéconuDiie de force eut Bupérienre à la moitié du travail total. Dès lors, l'excitatrice, au Heu de dépenser 4 chevaux, peut n'en dépenser qu'un seul tout en produisaut plus d'aimantation dans les éloctro-ainiants, putirvu qu'on règle convenablement les résistances et qu'avec un moteur de 8 chevaux il y en ait jusqu'à T consacrés & faire de la lumière quand précisément il n'en restait que quatre.

L'expérience a confirmé ces résultats d'une manière inespérée. La machine du plus petit module, celle de 4 bougies, étant modifiée comme il vient d'être dit, peut allumer 24 lampée du B;ystème Jaiain ; soit 3 lumières par cheval ; c'est un grand pas vers le but si obstinément poursuivi de la division de la lumière.

S), au lieu de 8 chevaux, on en dépense 10 ou 12, la taême machine peut recevoir une vitesse plus grande et allumer aisément 40 lampes en deux circuits distincts; c'est environ 4 lumières par cheval. A la vérité, leur éclat a diminué parce que la chaleur régénérée dans chacune d'elles est moindre.

Ko 136,M7. — Ghoné. — 13 mai 1880.

S^etéme d'éotairage et de ligitaux électrique» par Ua tv,bta Geyêler.

L'i nven te 'ir s'est proposé d'appliquer les effets lumioeux, obtenna par l'électriuité, dans lo vide ou dans des milieux raréfiés, à l'aide des BppareiU connus sous le nom de tubes de Geysler, et celaptonr la production des éclairages de courte durée on des signaux intennittenta pour les chemins de fer, les mines, et autres destinations.

Ce procédé repose snr denz observations: la première c'est que l'on peut plicer sur le même circuit plusieurs tubes Geysler Bans trop affaiblir l'éciat do l'illumination produite par le passage des courants itiiinits. La seconde observation est qne l'on peut conduire à de très grandes distances les courants induits destinés à produire ces effets wns en amoindrir l'intensité. Toutefois, lorsqu'il s'agit de franchir ies distances trop considérables, l'inventeur a imaginé, en s'inspiratit des principes des relais en télégraphie, de se servir de courants ordinaires pour mettre en action les courants induits d'une bobine et d'une pile locale placées dans le voiùnage des tubes à illuminer.

N" 137,036. — Schrader dit: Franz Schrader. — 3 juin 1880.

Système d'appareil réfleetear destiné à l'éclairage électrique et autres modes d'éclairage, pour f loyers lumineux de grande intensité.

Ce système d'appareil réflecteur est destiné epétialeraent à l'éclairage électrique, et est caractérisé par la disposition de deux réflflcteurB principaus rassemblant les rayons lumiueiix daûB le sens vertical et les dispersant dans le sens horizonlal.

K" 137,139. — Piette et Krizik. — 8 juin 1880.

Not^'clle lampe électrique à fonctionnement automatique sans mécanisme régulateur.

Le principe fondamental de cette lampe- régulateur consiste dans la construction et l'emploi d'une tige en fer, formée et équilibrée d'une manière particulière, laquelle est inSuencée arec |uri. force Égale, mais de sens contraire, par deux bobines dans t(Utei les positions qu'elle occupe par rapport à ces bobines et cela tant que les moments magnétiques des bobines restent égaux

L'emploi des deux bobines se fait de la manière bien connue qui consiste à introduire l'une d'elles dans le courant pnncipi! qui traverse l'arc Inmineux et l'autre dans le courant d embraii chement, comme cela a été pratiqué en 1855 à Pans et à Ljun par MM. Lacassagne et Tbiers et plus tard par d'autres.

La eoDstruction des tiges est basée sur l'enseiable des lois suivantes :

On sait que lorsqu'une tige de fer cylindrique, facilement mobile, ee trouve engagée avec une des eïtrémités dans une bobine parcourue par le eourant, cette bobine tend à attirer la tige à ellemême et cela avec une force d'autant moindre que le miUeu de la tige se rapproche, dans la direction longitudinale, du milieu de la bobine, et que la force aura atteint son maximum lorsque Vaxtrémité de la tige se trouve dans le milieu de la bobine.

Eu outre, on sait que le magnétisme libre de cbaque section transversale sur la longueur d'un aimant est proportionné ù la différence entre la racine carrée de la moitié de la longueur et In racine carrée de la distance de la section tronaveTBale à l'extrâmité la plus proche.

"^^rxF^j

184 MANl/EL D'iLEOTBIOITÉ

Le magnétisme libre de noyaux de fer massifs de lon^^eur égale, avec toutes autres conditions égales, est proportionné aux racines carrées des diamètres de ces cylindres.

Le magnétisme libre est également proportionné à la longueur des tiges comme aux racines carrées des diamètres.

Les revendications portent sur les points suivants :

1° La construction et l'emploi d'une tige de fer, de forme particulière, dans le but d'obtenir une attraction égale de cette tig'e dans une bobine parcourue par le courant sur une grande longueur ;

2? L'emploi de cette tige dans les lampes électriques pour la régularisation des arcs lumineux en particulier.

No 137,151. — Rézard. — 8 juin 1880.

Commutateur -avertisseur servant à remplacer automatiquement les bougies électriques venant à s'éteindre ou être en défaut d'une façon quelconque.

Le fonctionnement de ce commutateur- avertisseur est le suivant :

La bougie vient-elle à s'éteindre ou à être en défaut, le courant est interrompu ; un levier, sous l'influence de son propre poids et d'un contrepoids , tombe et entraîne dans son mouvement le cliquet qui le termine ; celui-ci ramène le rochet, rétablit la communication avec la lamelle suivante du commutateur par le déplacement d'un bouton, et une autre bougie prend la place de celle qui vient de manquer. Par ce remplacement automatique des bougies, on évite les grandes pertes de temps occasionnées par le changement manuel, et on obtient une intermittence moins grande dans la lumière.

N« 137,309. — Million, Duport, Bredln et Troubat. —

17 juin 1880.

Nowoeaux moyens de guider et de conduire les charbons dans les

lampes électriques.

L'invention réside essentiellement dans les points suivants :

1° Guidage des charbons près des points lumineux par des tubes

fixes de dimension raisonnée pour assurer leur rencontre exacte

sans frottement dur ;

éOLAIRAÛK 18S

2" Transmission du mouvement de régolation par chaînes an cordons tendus auxquels le thurbon est iiië vers son extrémité

3" Soutien du charbon dans toute aa loaguenr par un tube, couloir DU tout autre mojen propre à empêcher sa rupture ea limitant sa flexion.

Ces dispositions ont les avantages suivants :

l' Simplicité de conBlniction, de réparation, et d'entretien;

2° Suppression des ruptures, croisntes, chocs, ete., inhérents aux

3" Possibilité d'employer des charbons de longueur indéfinie pouvant fournir an éclairage régulateur pendant une nuit entière [

4' Possibilité d'employer des charbona de diamètre très réduit, ce qui permet de pousser beaucoup plua loin la divisibilité de la

En cas de courants altematifa, le mécanisine est symétrique pour les deux charbons.

Pour les courants directs, Ips treuils et contrepoids sont disposés D des charbons deus fois plus vite.

Perfectionnements dans l'éclairage électrique.

L'inventeur fait usage de la découverte annoncée pnr M. Spottiswoode, qu'une bobine d'induction peut élre exdtée par une machine magnéto-éleetrjquo ou dynamo- électrique de Méritena ou autre, à courants alternatifs, sans qu'il soit besoin de eocnmutateur ai de premier condensateur.

11 place un certain nombre de bobitiea d'induction sur une machine, soit en séries, soit en circuit parallèle, soit en toute combinaison des deux modes, la machine e:(cite les bobines et la lumière est obtenue par les courante dérivés.

La machine doit poavoir donner des reuversements rapides et

Lea lampes consistent en morceaux d'un métal réfractaire fixés sur des tiges minces do même métal.

La décharge du courant dérivé passe d'un morceau à un sutre et cbaufie les morceaux qui rougissent et donnent de la lumière.

186 liAimEL D^iLEOTBÏGiri

Les tiges minces empêchent la chaleur de se x>^rdre trop rapidement.

Quatre boutons, en forme de piores, portés chacun par une tige métallique sont alignés Tun près de Tautre; les deux extérieurs sont reliés avec le courant dérivé.

Lorsque le courant passe, les deux boutons extérieurs acquièrent une chaleur modérée et les deux intérieurs une chaleur intense.

Les deux boutons extérieurs peuvent être en platine et les deux intérieurs en iridium ou en un mélange d'iridium et de platine. La dimension des boutons varie, suivant la force du courant, de la grosseur d'une tête d'épingle à celle d'un petit pois. Il convient quelquefois de faire les quatre boutons en iridium, et de faire les deux extérieurs beaucoup plus petits que les intérieurs.

Les tiges sont en platine, et pour cela on emploie des fils d'environ 5 à 8 centimètres de longueur et aussi minces que possible sans fondre. L'écartement des boutons, lorsqu'ils sont froids, doit être ajusté de façon qu'ils ne se touchent pas lorsqu'ils sont dilatés par la chaleur.

On peut placer plusieurs lampes sur un même courant, en attribuant à chaque lampe une portion du circuit dérivé, ce qui rend toutes les lampes d'un même courant à peu près indépendantes l'une de l'autre; pour cela, le fil dérivé peut être divisé en plusieurs bouts le long du courant, et l'on peut employer un certain nombre de disques recouverts de fil dérivé pour chaque lampe.

Pour allumer et éteindre les lampes, on 'peut, soit disposer un interrupteur dans le circuit dérivé, soit abréger le circuit dérivé, soit glisser un tube de métal entre le courant principal et le courant dérivé. Ce dernier mode peut aussi servir à varier la lumière.

L'inventeur donne ensuite les dimensions des bobines. Cette lampe présente les avantages suivants :

n existe un épais fil de cuivre continu tout le long du circuit; la destruction d'une des lampes n'a aucnn effet sur les autres ; la lumière est susceptible d'une grande subdivision ; il n'y a ni charbon, ni antre matière consumée dans les lampes, il n'y a ni vide, ni mouvement d'horlogerie, la lumière est parfaitement fixe.

En résumé, l'inventeur réclame l'emploi de bobines d'induction excitées par une machine à courants alternatifs, combiné avec l'emploi de morceaux de métal portés par des tiges, et chaufEés

ÉCtÀtBÂGt! 187

par lea décharges des coumntp dérivés, pour l'obtention de la lumière électrique.

1™ ADDITION en date du 15 septemljre 1880.

La lampe décrite dans le brevet principal peut être employée avec la bobine d'induction, et on peut la manœuvrer directement en la pluçant dans le circuit d'une niSicliiiie ou d'un appareil dynamo-éiectrique donnant des courants alternatifs à renveraeiiitnts rapides et vifs d'une grande intensité comme ceux qu'on iibtifcnt dana les appareils nouveaux de M. de Méritena.

2"°' ADDinoB en date du 5 janvier 1881.

L'inventeur fait passer à travers lea lampes électriques, o(i il est fait usage, au foyer, d'iridium ou nutres roétauï précieux, un courant d'air traversant ensuite une large surface, arrangée de manière à la subdiviser le plus possible pour obtenir le dépût et la retenue du métal dissipé durant la combustion.

H» 137,5S5. — Partz. — 1" iuiUet 1880.

Perfeclionnementa dans les lampes éhet'riqaei.

Une baguette ou crayon en charbon formant le p61e positif d'une machine magnéto-électrique ou dynamo-électrique ou bien d'une pile voltaïque, eat poussée contre un gros buttoir en charbon, formant le pôle négatif, et la lumière se produit en contact des deux pSles.

Des organes spéciaux permettent l'emploi d'un certain nombre de crayons de longueur modérée, qui sont rangés à côté les uns des autres et qui sont successivement poussés contre le pôle négatif en charbon. Cette disposition supprime la nécessité d'employer des tiges d'une longueur incommode, et présente, en outre, cet avantage qu'une lampe peut Être alimentée de charbons pour uue durée beaucoup plus grande qu'on ne peut le faire pratiquement avec les moyens actuellement usités.

En résumé, l'inventeur revendique le combinaison, dans une lampe électrique, d'un récipient destiné à contenir une rangée de crayons, et du mécanisme comprenant ime chaîne ou courroie mue par la descente d'un poids et portant des saillies par lesquels lea charbons sont prie successivement et entrainéa vers le pôle négatif à la vitesse avec laquelle ils brûlent.

188 MANUEL D'IÉLECTRICITIÊ

. N» 137,046. — Oohne. — 7 juiUet 1880. Lampe électrique avec régulateur automatique.

Les lampes électriques ont généralement pour mécanisme nn électro-aimant plus ou moins compliqué^ et les mouvements des électrodes sont constants au lieu d'être proportionnels à Tintensité du courant qui passe par l'arc voltaïque, par conséquent l'arc ne garde pas iine même longueur constante et donne lieu à une lumière yacillante. L'invention présente obvie à ces défauts et consiste dans une construction simple basée sur les lois de l'hydrostatique.

Un cylindre est rempli d'huile ou d'un autre fluide, tel que l'eau, l'esprit de vin etc. dans lequel est immergé un récipient mobile construit de n'importe quelle forme et avec une matière quelconque, telle que le caoutchouc, la gutta-percha, le liège, le verre ou un métal. L'inventeur donne la préférence à une forme globulaire immergée dans l'huile, et à l'emploi d'un métal. Ce récipient supporte deux paires de crémaillères fixées chacune en haut et en bas sur une barre transversale, de sorte que le tout forme un cadre parallélogramme embrayé par des pignons. Les bougies sont fixées chacune sur des barres transversales, de manière que leurs pointes se trouvent placées l'une vis-à-vis de l'autre. Le récipient, en cas de besoin, est lesté pour régler le rapprochement des bougies.

Voici maintenant comment fonctionne la lampe : Le courant électrique passe, les bougies s'allument, et, aussitôt qu'elles commencent à s'user, le poids que le récipient a à supporter diminue, et celui-ci s'élève et élève, en même temps, la barre transversale et la bougie qui y est fixée. Cette marche ascensionnelle entraine la barre transversale et la bougie supérieure et les fait descendre dans une proportion égale, en sorte qu'une bougie s'abaisse à mesure que l'autre monte, et, par conséquent, le rapprochement régulier a lieu automatiquement.

Pour former l'arc, on place un petit morceau de charbon entre les pointes des deux bougies qui, en brûlant, les allume, et l'arc est ainsi formé.

[ H» 137,799. — Avenarius. — 15 juiUot 1880.

Mé h de iTé la' ag 'l triq aaau an! l"ndip ndance des brûleuTe.

Les Durants alte natifs p d ta pa lee nncliines dynamo- I nques p u cDt R appl qne ut lemeot à 1 e ;lairag;e électrique,

a B à ta ond tiDQ q e lee brûle rs e ent dêpendanta l'un de In e b en que d ep ses dans un n me cuit, du moins ainsi qae ela a 1 pou les brùlea b à gaz omn uniquant avec un du t pnn pal ommuD L n enteu l ent ce résultat de In n n e e la plus B mple au moyen de dé vations renfermant I ne un appa e 1 ele t ol t q e q el onq e. Ainsi, Bupposona n nomb e q el onque de 1 rûteu s éle tr q es (régulât eura, bougies JablochkofE etc.) disposés dans un même circuit et alimenléB par une machine dynamo -électrique fournissant des courants alternatifs. On joint, dans ce cas, cbacun des fils conducteurs des charliona du brûleur k l'électrode correspondante d'un voltamètre.

La constrnctioD du voltamètre doit être telle qu'on puisse faire varier la polarisation des deus électrodes de l'appareil ainsi qne sa ti'sistflnce, conformément à la polarisation des cbarbons du brûleur correspondants et à l'intensité de la lumière voulue.

L'inventeur revendique ;

1" Le système d'écluirage électrique à conducteurs secondaires Bveu appareil électroly tique ;

2° L'appareil électrolytique permettant d'en effectuer prafiquenient la réalieation, d'en varier la forme, la substarjce ou Its malériaui, et de l'employer en nombre égal ou inégal au nombre licB brûleurs.

Addition en date du 8 décembre 1880.

La métbode proposée est particulièrement applicable avec les courants alternatifs d I ' rt gnéto et dynamo- éle étriqués.

La construction de c h t t être faite en vue d'obtenir

(les courants de faibl t d grande quantité.

Cette méthode pem t d d se la lumière électrique en un nombre vouln de brûl I tnq s-, indépendants les uns des

antres, par l'applic ti lî j t ne de polarisateur dont la

construction et le fon t nn m nt ni été décrits.

190 MANUEL D'ÉIiBOTEICITB

N« 137,835. -- Carré (Les sieurs). — 19 juiUet 1880.

Perfectionnements à Véclairage électrique.

On augmente considérablement le pouvoir lumineux d^un appareil d'éclairage électrique en mettant au pôle positif un charbon dont la section est 3 ou 4 fois celle du charbon négatif. On se trouve dans les meilleures conditions en mettant sur une machine Gramme, dite de 100 becs, un charbon positif de 12 millimètres et nn charbon négatif de 6 à 7 millimètres^ ou encore un charbon positif de 14 millimètres et un charbon négatif de 7 à 8 millimètres.

Dans ces conditions Tusure du charbon négatif est plus rapide que celle du positif, et, pour conserver la stabilité du point lumineux, il est nécessaire que les courses respectives des portecharbons des régulateurs soient modifiées de la manière suivante :

Avec des charbons de 12 millimètres au pôle positif et de 6 au pôle négatif, la course pour le premier étant 460, celle pour le second sera de 837.

Avec des charbons de 12 et 7 millimètres, les courses seront comme 430 est à 655.

Si Ton veut se servir de régulateurs ayant des courses égales pour chaque pôle, on mettra au positif du charbon de 12 millimètres de diamètre et de 8 au négatif.

N» 138,180. — Société universelle d'électricité Tommasd. ^ 10 août 1880.

Lampe électrique mixte^ à arc et à incandescence.

Ces lampes se composent d'une ou de plusieurs paires de crayons en charbon placées dans des tubes convergents, deux à deux, et remplis de mercure, dont la poussée fait monter les charbons au fur et à mesure de leur usure, et les appuie contre un buttoir placé à la partie supérieure. Ce buttoir, qui est simplement destiné à arrêter les charbons, est fait de préférence en zircone.

Entre chaque paire de charbons conjugés se trouve une lame de ressort qui est fixée, à sa partie inférieure, sur une traverse mobile et qui porte, à son extrémité supérieure, un contact également en charbon qui se trouve précisément entre les pointes des charbons émergeant des tubes à mercure.

A une certaine hauteur au-dessus du |(ocle de Tappareil se trou-

iCLAIBAGB 191

vent des électro-aimantB, en regard l'un de l'autre, traveraés par Te courant de lumière. IIb attirent succesaivement la lame du ressort portant le contact qui oscille très rapidement entre les pointée des deui cbarbons conjugués, avec chacune deequellea il vient Bncceasivement en contact, et le charbon qui s'en trouve momentané ment le plus éloigné, tandis que l'autre cliarbon est eiinpIementinoandeEcent.

Les raômes eSels se reproduisent sans interruption.

Il en résulte qu'on obtient une lumière très fisc et en même temps plus intense qu'avec une lampe seulement à incandescence.

L'inventeur revendique plus particulièrement les points eui-

1» La disposition entre les pointas de deux cha.rbons convergents ou parallèles d'un contact également en cbarbon ou en une autre subatarco convenable, et oscillant rapidement entre les deus cliorbouH, de manière à fermer le cirituit allernalivement sur l'un ou eiir ll'aufre, et a produire ainsi l'incandescence, tandis] que l'arc ïollaïque jaillit entre le contact et le charbon qui ne le touche paa;

2° La diaposition des électro- aimanta qui produisent la vibratiration du contact commun de manière à utiliser, pour renforcer le courant de lumière, les courants secondaires qui se développent ilsna l'hélice de ces électro- aimants.

V 137,911. — Guest. — 23 juillet 1880.

FerfecHonnemenlt dam ks rigulatears pour lampes éhctrique».

L'objet de cette invention est de fournir des moyens de régler Biilomatiquenient la longueur de l'arc voltaïque daua les lampes élEctriques, et d'empécber les oBtillationa ou les inégalités de la lumière qui résultent de variations dans l'intensité du courant.

Le procédé consiste dana l'emploi d'une tige ihermosco pique combinée a,vec une lampe électrique et destinée à s'allonger aui- Tûnl l'inteneité du courant et la réaietanco du circuit. L'allongement linéraire eut augmenté k l'aide de leviers agissant au moyen de crocheté ou pinces pour séparer les- charbons.

L'inventeur combine aussi avec nue tige d'allongement, une portion de charbon ou de métal peu conducteur, de façon que la clinleur due à la résistance soit rapidement engendrée et dissipée.

Une pièce aéparative divise le courant quand les charbons sont eépués en un point défini.

192 MAlfUEL D*iliECTElCITÉ

JH^ 138,271. — Douay. — 16 août 1880.

Spiro-hrûleur électrique.

Cette invention se compose :

1** D'un système de bougie électrique constitué par deux charbons cylindriques en spirale d'un pas constant dont les spires sont superposées l'une à l'autre, et maintenues à im écartement convenable par des moyens d'ailleurs quelconques, les courante électriques envoyés produisant un arc ' voltaïque qui se trouvera toujours à l'extrémité de deux charbons;

2° Le système de rallumage fonctionnant au moyen d'un électro-aimant, établissant la communication entre les deux charbons avec rappel de la pièce de contact par la pesanteur, et réglage de la position d'équilibre du système au moyen d'un contrepoids;

3® L'application nouvelle pour constituer des brûleurs ou bougies électriques de charbons en spirale superposés dans les conditions indiquées.

NO 138,418. — Porter-Michaels. — 26 août 1880.

Charbons à sections articulées pour lumière électrique^ Système

MiCHAKLS.

Ce système consiste dans la combinaison, par une série de sections, de charbons articulés et accouplés par un moyen quelconque formant chaîne de longueur variable (pour les sections), pouvant remplacer avec avantage les bougies électriques, et servir économiquement, par les sections, de contrôle pour l'éclairage privé.

Ces charbons articulés peuvent aussi être emmagasinés en quantité plus considérable que par tout autre système et rendre l'éclairage par la lumière électrique plus pratique et susceptible d'être exploité industriellement.

N*" 138,670. — Delaurier. — 11 septembre 1880.

Perfectionnements apportés aux lampes électriques.

Ce brevet comprend 5 procédés apportant des perfectionnements aux lampes électriques.

Le premier est un moyen de rendre fixe le point lumineux des bougies^JablochkoflE ou autre système analogue. C'est à l'aide d'un

KCLAIEAGE 193

thermomètre à air qui reçoit la chaleur de l'arc voltaïqiie ; il se produit par la dilutatiou de l'uir un niouvemenl dans ie liquide qui, par le jeu d'un fiottenr, fait monter in Ijougie dans le tuhe. De cetle manière le point luminenx peut être ni;iinteiiu lise.

Le deuxième procédé a pour hut de maintenir les extréraitéH dea pointes de charbon constamment à la inênie distance. L'inventeur fait descendre sans frottement deux charbons dnris des tubes inclinés à 45 degrés, et im corps raa.uvai« conduuteur et infusible, comme le disthéne, le topaze du Brésil ou autrp, est placé en dessous de ces charbons et les empêche de descendre plus has. La lumière est fise, blanche et régulière.

Un anneau de mica est fixé à chaque branche pour supprimer lu conductibilité entre les deus branches de rapparoil.

Dana le 3™° procédé, un treuiMcur élcitrique eKt appliqué auï: lampes Eeynier, Ducretet et autres pour pouvoir toujours avoir un arc électrique avec 8 ou 10 éléments de la pile Delanrier ou de la pile Bunsen. Ce moyen est une véritable division de la lumière électrique.

Lee autres procédée se rapportent à l'emploi de réflecteurs concaves de forme parabolique ou autre, et de niiroirs pour diminuer l'intensité du point lumineux sans perdre de lumière,

N° 139,068. — Maxim. — 9 octobre 1880.

Per/ectionnemenls dans les lampes électriques.

Cette invention consiste principalement dans les moyens à employer pour protéger le conducteur incandescent contre l'accès de l'oxygène de l'air atnioaphériquû. Ces moyens sont les suivants :

1" Dans une lampe électrique avec un conducteur incandescent continu, une atmosphère considérablement raréfiée dliydrocarbure à l'état de gaz ou de vapeur, entourant ce conducteur et renfermé dana un globe en veire scellé ;

2" Dans une lampe électrique ayant un conducteur incandescent et un globe en verre scellé renfermant ce conducteur, un vide ou une atmosphère considérablement raréfiée d'hydrocarbure gazeux

3" Le procédé pour produire ce vide dans le globe en verre scellé ayant un conducteur incandescent continu dans son intérieur ;

4° La combinaison du globe avec les pièces de communication en platine et avec les espaces capillaires remplies de cire ;

194 MANUEL D'ÉLECTEICITB

5° La combinaison de la base portant le tampon, la pièce de dessus et la bague ;

6** Dans une lampe électrique, un conducteur incandescent continu et un globe de verre, renfermant ce conducteur et scellé directement sur les pièces de communication électrique du dit globe, en combinaison avec de la cir^ ou de la résine appliquée sur ce globe dans les parties où les pièces de communication le traversent ;

7° La combinaison d'un suppport en charbon continu, de pièces de communication en métal, et d'une ou de plusieurs rondelles en charbon tendre placées entre le dit conducteur et chaque pièce de communication métallique ;

8® La combinaison du conducteur en charbon, du support ayant son extrémité aplatie, et des rondelles de la tige et de l'écrou.

N<> 139,080. — Desbordes. — 12 octobre 1880.

Système de machine magnéto-électrique à lumière, avec charbons à longue durée et conducteurs à grande surface.

Les dispositions nouvelles qui caractérisent ce générateur d'électricité ont pour objet principal d'augmenter, dans une très forte proportion, la quantité d'électricité produite comparativement à la force motrice employée.

Cette machine est à division de courants et construite de manière à les produire en plus ou moins grand nombre et avec telle intensité qu'il conviendra.

Les dimensions pourront varier de manière à pouvoir alimenter de 6 à 60 foyers de grande intensité.

L'appareil décrit représente un type de moyenne grandeur et capable d'alimenter 24 ou 36 foyers suivant qu'il sera composé de 2 ou de 3 couronnes.

Ses dimennions principales sont de 1" 80 de longueur, 1"* 70 de hauteur et 1™ 40 de largeur ; il est construit pour 36 foyers et pèse 3000 kilogrammes environ.

Un appareil de 60 foyers aurait environ 3™ 20 de longueur, 3™ de hauteur et 1° 50 de largeur ; son poids serait de 4800 à ÔOOO kilogrammes environ.

H" 139,128. — Billon père. — 13 octobre 1880.

Syslème de lampe rleelrique à réglage absolu.

Ce (■ystème n ceci do caractéristique qu'il fonotionno ou moyen d'nae combinaison qui supprime eornplètement [es variations de courante <iaUB l'arc et les porte ttur l'armatnre da Bolénoîde où leur effet n'est nullement nuisible, en sorte que le réglage est absolu,

N° 139,178. — Gramme. — IS octobre 1880.

Procédé pour obtenir plasii'iirs élcctriguc, nu moi/m

Les générstoufs d'électricité différent des inacbi nés ordinaires pur tenr furme, le mode d'nsaem1)lage de leurs organes et leur collecteur de courants. En principu, ['inventeur uiet sur les bobines une graniiu longueur de fi!, de miiiiièrc à ne pas avoir besoin d'une très grn.nde vitesse, et il place den conducteurs ayant une râsistance d'autant plus grande que la résistance des électro- aimants est plus petite.

XiBs régulateurs renferment l'éleclro-aimant intermittent connu BOUS le nom d'appareils A'ysten.

La générateur est composé de deux flasques en fonte ayant des hottes à graisse ménagées au centre et des entailles transversales pour loger les fers des électro aimants ; les autres orf^ranes sont : deux électro- aimants méplats aseeroblés avec des fiasques an moyeu de vis ; un arbre central portant une bobine Gramme et un collecteur de eonranta ; deux armatures fixées au milieu des électroaimants et se développant chacune sur presque toute une demicirconférence de la bobine; deux porte-balais, réglés par des vis sans &D ; et divers accessoires communs à tontes les macliines dynamo ou magnéto -électrique.

Le collecteur est fixé sur un manchon en bois, sur lequel est montée la bobine au moyen d'un anneau de cuivre alésé en c€ne et d'une série de vis au pourtour. Entre !e collecteur et l'arbre central est placée une douille en fer légèrement conique extérieurement, mus dans un sens opposé au c6ne de l'anneau de cuivre.

L'assemblage des électrn- aimants avec les bâtis, la construction du collecteur et du double graissage des tourrillons sont des

196 KAïrnEL d'éleothicité

[loinls noii'eaux qui n'existent jusqu'à présent dans aucune mncliine Gramme. Ces points sont essentiels pour l'uRage spécial auqut'i 80iit deetjnés ces nouveaux générateurs électriques. Le régrluleur i]8t disposé de telle sorte que le porte-charbon inférieur est fixe, le point lumineux mobile, et le mouvement est en haut de l'appareil ; mais l'inventeur fait éi^alement UHage de régulateurs avec charbon en haut, mouvement en bas, et point lumineux lixe. Dans tons les cas, Ie« organes principaux restent les mêmes et leur position relative ne subit que des variations insignifiantes.

Le mouvement de recul pour k formation de l'arc voltaïque est non-seulement indépendimt du mouvement de rnpprochement di?s charbons, mais encore aussi éloigné que possible de celui-ci- C'cst une des particularités importantes de l'invention.

Les conducteurs ont une résistance d'autant plus grande que la résifitanct de l'électro -aimant des générateurs d'électricité est plus petite.

Ces appareils peuvent servir à n'importe qnel usage : lumière unique, lumière multiple, bougiei, transmission de force, galvanoplastie, etc.

L'inventeur se réserve la disposition générale qui consiste & mettre plusieurs régulateurs dnns le circuit unique d'une machine magnéto- électrique à courants continus à l'aide de résistances snfRsantes placées dans les électro-aimants ou dans les conducteurs d'électricité,

N' 139,298. — Berjot. — 23 octobre 1880.

Régulatmir de lumière électrique.

Cet appareil se distingue par les caractères suivants : 1" Ecgulateur avec parallélogramme à articulations flexibles, charbons maltiples, passage automatique mécanique du couraitt â une nouvelle paire de charbons lorsque ceux qui brûlent sont

2° E établis sèment du poids primitif du système après chaque paire de charbons brûlés, suppression de l'appareil du circuit lorsque la dernière paire de charbons est brftiée, et électro-aolénoïde en dérivation pour limiter la longueur de l'arc lorsque plusieurs appareils fonctionnent dans le même circuit, l'appareil pouvant fonctionner avec l'élcctro-aimant ordinaire placé dans le circuit, sans intervention de la dérivation.

N° 139,378. — Gliugmaii. — 28 octobre 1880.

Perfectionnement» aux ap^iareils semant à produire la lumière électrique.

Cette iavenlion a pour objet Temploi d'une petite masse sphéroïdnle, oblongue, semblable à un cylindre à bonts convi'xpd, compoEée d'osyde de zirconium ou de mélange de zircono et .in plombagine, ou de magnésie, alumine, chaux, silice. Cette masse, ainsi composée de zircoiie et de plombagine ou d'autres substances, peut aussi être recouverte à sa surface d'une mince couche de zircone ou d'une de ces substances.

Ce globule est supporté, à ses extrêinités, par des fils ou broches de platine, de bronze de fer uu d'un autre métal, qui sont reliés ans électrodes métall ques en cuivre, par exemple.

Ces broches qu sont en contact avec la masse de zir one peu vent être de f om e quelconq le o peuvent être reliées en pi sie points avec la masse

Le zircone'est la «ubstan e la plus infusible CDunue et elle est aussi non conductr ce de 1 electr té. Son défaut de c n lu tib 1 té la rend incandescente sous le passage du courant électrique.

L'incandescence est produite par le passage de l'électricité A travers et au-dessus du zircone, et, en même temps, le charbon est protégé du contact de i'air et, par suite, de la combustion ili' sorte qu'il n'y a pas besoin demécanismepour ahmenter le chuibon au fur et à mesure de son usure.

N" 139,568. — G'8 générale d'éclairage électrique. — 10 novembre 1880.

Appareil de dèclaiickement applicable aua; hràleurs électriques.

Cet appareil consiste en un mécanisme k déclanchement et contact mobile destiné à supporter une lampe électrique d'un système quelconque et permettant d'établir et de rompre instantanément le courant qui alimente le brûleur.

La lanterne étant suspendue à In partie mobile de cet appareil à déclanchement, on peut la descendre facilement du point où elle est élevée, ce qui permet de remplacer facilement les charbons de la lampe et dispense de l'emploi d'échellu.

198 MANUEL D'iLECTEÎCIT]è

Lorsque Tinstallation comporte la disposition de plusieurs lampes sur le même circuit, Tappareil à déclanchement est complété par lin commutateur à résistance ou parachute ou autre commutateur qui ferme le circuit pour les autres lampes lorsqu'on en descend une pour changer les charbons ou pour toute autre cause.

N* 140,061. — Debrun. — 16 novembre 1880.

Bougie électrique dite : Inextinguible.

La bougie proprement dite se compose de deux charbons légèrement obliques l'un par rapport à Tautre, d'une longueiu: d'environ 25 centimètres. }Is ne sont pas cuivrés et n'ont entre eux aucun isolant ; seulement, à la base, est inséré dans le chandelier un petit morceau de bois qui assure aux charbons l'écartement nécessaire à la production de l'arc. Cet écartemeut est proportionné à la puissance des machines employées.

Comme il faut amorcer la bougie pour qu'elle s'allume, l'inventeur a établi à la base de la lampe une amorce mobile qui se remet en place ^'elle-même chaque fois que la bougie s'éteint

Elle se compose d'iin petit morceau de charbon porté à l'extrémité d'un bras de levier. Au repos, ce morceau de charbon croise les bougies de façon à établir une communication électrique par la base. Lorsque le courant passe, il trouve un électro-aimant intercalé dans le circuit ; cet électro- aimant attire une pièce de fer doux qui est attachée au levier porte-amorce^ le charbon-amorce s'écarte et l'arc jaillit ; comme les charbons sont plus près en haut qu'en bas, l'arc remonte jusqu'à la pointe et s'y maintient tant que le courant passe. Si l'arc s'éteint, l'électro-aimant abandonne son contact, l'amorce tombe sur les bougies, et l'allumage se reproduit comme précédemment. Donc, plus d'extinctions continues.

Addition en date du 4 mars 1881.

La bougie de l'inventeur remplit les conditions suivantes :

1° Elle se rallume d'elle-même si quelqu'accident vient à l'éteindre ;

2o En cas où le mécanisme d'allumage ne fonctionnerait pas, le courant doit continuer à passer de manière à pouvoir alimenter les autres foyers ;

30 Les conditions totales du circuit ne sont pas changées, quand les bougies sont allumées ou non ;

ÉCLAIEiSE

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3 à la base des bougies se tient constamment éloignée de la bougie, mais, quand le courant passe, ce charbon s npprot-he de la bougie et établît une communication électriqua a ia base Alors le courant passe dans la bougie et l'ainorce l'éloigné, 1 arc jaillit et monte, entraîné par la colonne d'air chaud, jusqu'à la pointe des bougies.

Tant que l'arc btûle, l'amorce se tient éloignée. Si l'arc s'éteint l'amorce se rapproche et le rallumag-e s'effectue comme précédemment. Oq obtient cette manœuvre i l'aide d'un électro -aimant auxiliaire qui attire une armature iixée au levier articulé qui tient

Ces mouvements varfés sont obtenus à l'aide d'un relais. Ce relais lance le courant de la machine dans l'électro-aimant du porte-amorce quand la bougie est éteinte, et rempêciie d'y passer quand elle est allumée.

L'avantage d'une pareille distribution est que l'on dispose d'une très grande force pour faire fonctionner le levier portu-amorti;. La relais se compose d'un trèê petit électro- aimant, infei-calé dans le circuit de la bougie. Cet électro-aimant fait fonctionner un interrupteur k mercure qui coupe le cour&nt qui se dirigeait dans Télectro-aimant ou porte-araorce.

Le courant venant de la machine ne trouve d'abord que le circuit du porte-amorce où il puisse passer; il anime l'électroaimant du porte-amorce , l'amorce se rapproche et établit la communicatioa par la base des bongies. Le courant se bifurque entre la bougie-relais et lé porte- amorce, le relais fonctionne, coupe le courant du porte-amorce, l'arc jaillit et la totalité du courant

200 MANUEL D*iLBOTBIClT]É

est obligée de passer par la bougie. Le commutateur automatique est un commutateur analogue à celui de la G^^ Jablochkoff, mais très simplifié.

L^intensité lumineuse de ces bougies est plus considérable pour la même force que celle des bougies Jabloclikoff. Le seul appareil susceptible de faire quelque bruit est le relais, mais on peut facilement l'éloigner des appartements que l'on éclaire, la bougée du globe étant silencieuse. Les bougies de 25 centimètres brûlent 3 heures consécutives. En outre, un seul électro-aimant commande 3 amorces. L'électro-aimant du porte-amorce ayant un Ohm de résistance, l'état du circuit est le même, qu*i] y ait ou non allumage.

N° 139,701. — Solignac et G*^ — 17 octobre 1880. Régulateur de lumière électrique.

Dans ce régulateur ce n^est plus, comme dans le Serrin, la buttée solidaire d^un des charbons qui se déplace vis-à-vis du mécanisme^ ou, comme dans le Foucault, deux mécanismes fixes et antagonistes que la buttée oscillante laisse plus ou moins fonctionner.

Dans le nouveau régulateur c'est, au contraire, le mouvement d'horlogerie qui se déplace vis-à-vis de la buttée entrainant avec lui le charbon supérieur et l'armature dans un mouvement parfaitement rectiligne et échappant ainsi à tout frottement théorique.

Lorsque le courant passe, le fer rentre dans la bobine relevant le charbon supérieur et le mécanisme en même temps ; l'écart se trouve alors déterminé, puis, l'arc augmentant petit à petit, le solénoïde perd de sa force et laisse redescendre le fer avec le charbon et le mécanisme, l'étoile abandonne la buttée fixe et aussitôt le mécanisme laisse défiler le. barillet jusqu'à ce que l'écart convenable soit atteint ; à ce moment, le fer remonte, et le mécanisme, battant à nouveau, empêche la descente. Le fer, pendant la marche, compense les petites variations d'écart par les positions successives qu'il prend dans la bobine.

No 139,812. -- Maxim. — 23 novembre 1880.

Perfectionnementa apportés aux appareils à lumière électrique.

Ces perfectionnements comprennent : .

V Dans une lampe à lumière électrique, un conducteur de gra-

iULAIEAQE 201

TÎtatiou poDr le charbon supérieur et un engrenage qui contrôle fia descente, en coiiibiDusOD avec un. aimant et un levier d'armature qui fait fonctionner un diquet <jui ent en jeu avec !e dit engrenage, et un conducteur pour le eharbon inférieur auependn au dit levier;

2° Dana une lampe à luDiiére électrique, un aimant et un mécanisme pour contrQIer l'alimention du eharbon supérieur placé au-desaua du foyer Hupérieur, en combinaison avec un conducteur pour te charbon supérieur à mouveineut vertical et réuni au levier d'armature du dit aimant;

3° Dana une lampe à lumière électrique, im aimant contrôlant ie mécanisme, eu combinaison avec un régulateur compensateur disposé sur l'armature au moyen de l'aimant et entourant sa tête;

4° Dans une lampe à lumière électrique, la combinaison du conducteur de charbon inférieur et du globe en tournant le foyer avec des supports plata, minces, puur le dît conducteur et globe, placés, bord à bord, aur le même cSté du foyer et sur sa même surface.

5° Le conducteur de charbon, en combinaison avec la burre, la tige de connexion, et la bande Sexible ;

6o Le conducteur de charbon en combinaison avec le ressort ajustable, la tige, et tète fourchue ;

7" Les pièces latérales, en combinniaon avec la vie, lu cheville, et la mâchoire ;

S" Lu combinuiaon du globe avec le support et le chien.

N" 139,834. — De Méritans. — 24 uoTambre ISSO.

l'erf hou m I ua> lampe» électriques.

S 1 fait pas tm h ffiaant d'élincellea électriques

t 1 t é tes d d d cteura de platine, joints aux

1 ph os q f t I ut d'une bobine d'induction,

1 p mté d oe f él t que ne tarde pas à se remplir

J p dd tq td cïde hypo- azotique. Le courant

q m I d ti d 1 1 b peut provenir d'une pile ou

d m h magnét él tn j u dynamo- électrique à courant

Il p t et f p machine magnéto ou dynamo-

I t q à t It m t f Dana ce cas, l'interrupteur et le

202 MAKUKL DELECTBIOITE

condeoeateur de la bobine d'induclïon sont supprimés, et le nombre des'éliDcelles qui parlent, duaa ruuitë de temps, est augmenta et avec lui la quantité d'acide nitrique et nitreux funnés. Plua la tension do l'appareil d'induction est grnnde, plus la qauntità d'acide produit par iin mêms nombre d'étiucelles eut grande aiw. On arrive au même résultat sans le secours d'une bobine d'indui:tioD avec une machine magnéto -électrique, à courants allernatife, qui a une tension équivalente à celle d'une forte bobioe d'indactiun.

Si l'on supprime l'œuf électrique, la formation des acides iiitriqties et nitreiix a lieu dons les mêmes conditions et les mËmee proportions.

Tous lee brûleurs électriques, régulateurs, lampes ou bougies, fonctionnant avec un arc, produisent la combinaison de l'oxygèoe avec l'azote de l'air atmospLérique.

Supposons uiaÏDtetiant que les extrémités des rhêop!ioi-ee Hoicnt constituées par deux fils de fei', terminés eux-mfmes par deux petites sphères du même métal. Si l'on approche les boules l'one de l'autre, elles commencent par rougir.

On voit jusqu'à ce moment les étincellen se succéder. Les boulca atteignent bientfit le blanc éblouissant. Le fer ne fond pat, m te consume pat, on no diEliog^e plus la moindre trace du passage des étincellea et la lumière persiste aussi longtemps que le couraot passe. Les boules ne sont nullement attaquées par l'scide azotiqui;. Ce qu'il y a de remarquable c'est qu'auii pSles des deux sphèree le fer est liquide et est retenu par la capillarité à la surface de la spbère. La présence continuelle des acides nitrique ot nitrauJ ont rendu le fer pattif. Il n'est donc pas attaqué et ne peut l'être.

L'inventeur réclame la priorité de la découverte de l'incombustibilité dtt fer daus l'arc voUaïque d'un courant de tension et son application è la production do la lumière électrique. Il se réserve également son système de lampe, composé d'un nombre quelcoorju? de petites tiges de fer, surmontées de splières du même métal ei disposées, à volonté, en lignes droites ou courbes.

H" 139,859. — Mondon. — 26 novemlire 1880.

Lumpe éUcIrique régulatrice, à allumage autamaliqtie.

Cette lampe est. caractérisée par les points suivants: 1* Par la convergence, suivant un V renversé (i) de deOï électrodes également inclinées sur l'axe de la lampe quand l'ari.'

ÉCLAIBASi: SOâ

jaillit, chacune d'eliee concourant en un point commun situé sur le dit aie, et qui est le point de combustion ;

2» Par l'équilibration des charboos plats isolés nu moyen d'un flotteur et d'une tige plongeant dans du mercure, les dits ùborbons no touchant pas le mercure ni la tige dont ils sont isolés et la poussée «'effectuant de bas en haut, ,

3" Par le bras central oscillant équilibré, régi par l'électroaimant qui traverse un courant dérivé, et qui, tenant en eontnt;t les électrodes, les éloigne aussitSt après l'alhiniage pour les maintenir à nne distance constante et réglée par le passage lie l'arc voltaïque,

H' 139,925. — Porter-Michaëls — 1°' déceiiil)re 1880.

Appartil pour la production de la iTimière électrique d'une très grande durée, au moj/eTi de charbons gectioanéê perJecHomié», utiliêé» à cet effet.

Les caractères distinctifs de cette invention sont : 1' La combinaison de bandes ou chaînes de charbon, à sections

articulées, d'une longueur facultative en rapport avec l'iraportance

de l'appareil, et produisant une lumière rég^ulîère et constante ; 2" La combinoison du brûleur comprenant un bec conique

formé de fils ou plaques de platine servant d'appateil presseur

pour limiter la marche du charbon au fur et à mesure de l'usure,

pour obtenir une lumière par arc voltaïque ; Z" Enfin, an système particulier de brûleur pour obtenir une

lumière électrique par incandescence.

H' 139,952. — André et Easton. — 2 décembre 1880. Perfectioimements apportés aux lampes électriques.

Len inventeurs revendiquent les points suivante :

1° L'électrode négative articulée à un bras ou support monté sur la lampe, et qui, selon qu'il se trouve en contact oli non, intercepte ou ouvre un circuit et règle dnsi l'alimentation du ciiarbon;

2° Une électrode négative articulée, réunie à un contact ouvrant et fermant un circuit et qui porte une corde sans fin à poids et un frein qui dégage k corde et alimente le charbon quand le circuit est fermé ou ouvert ;

3* La construction et la disposition du frein dans son applii^iition à rslimentatjon d'un charbon dans ane lampe électrique ;

201 UIIIUEL d'électsicité

4° L'applicalioii d'uii électro- moteur à r&limuntBtiun des cWbons dans le» Itunpea électriquuB incaiideBcentea ;

5° Le mode de réunion du moleur à la corde sans fin ponr . olimentur le charbon;

6° Le support de la lampe ayant une lampe incandeeeenle iv< porte-charbon au charbons tuhulairea, ceux-ci étant placés bout A bout et alimentés prèa d'une électrode négative par une coidc eana lin commandê<: par un éleclro -moteur ou un poida réglé pu

7° Procurer aux lampes éleclriqut^g une al i me n talion d'air déterminée au moyen d'ouvertures destinées à l'entrée et é la sortie if-l'air; l

8* Le mode d'établir antoinatiqucment un courant d'air daOB | une lampe électrique au moment où la lam|>e est éteinte.

N° 139,969. — KUmenko. ~ 3 décemlire 1880. i

Machine dynanio-éUctrique à couranU alternatifs.

Toute machine dynamo-électrique se compose de trois parlii'o distinctes: l'inducteur, l'induit et les armatures. Jusqu'à prése ni, dans les nombreux aystèmcs de machines de ce genre, c'est, Du l'inducteur, ou l'induit qui tourne, et les armatures sont Bies. Dans le système, objet du présent brevet, c'est l'inverse qui a lieu. L'indarteur et l'induit restent lises et les armatures sont seules mobiles. EUea tournent entre les deux autres parties et répartissent le magnétisme reçu de l'inducteur entre les différents électro- aimants de l'induit. Tel est le principe de cette nouvelle machine. Les arwitages qu'elle présente sont les suivants :

1° Il n'y a dans tout le système ni collecteur ni redresseur, par conséquent, il n'y a pas de perte de courant résultant 'Ir l'emploi des collecteurs ;

2' La résistance opposée par l'air au mouvement de la machini? n'est pas très considérable, parce que la surfnce des armatures n'est pas grande ;

3" La coiistrnetion est simplifiée, et, par suite, le prix de revient de la machine est diminuée ;

En résuraé, l'inventeur revendique tonte machine ilynamoélectrique dons taquolle les armatures sont mobiles et tournant entre l'inducteur et l'induit et, eu particulier, la disposition de lu machine.

N° 140,070. — De Changy. — 9 décembre 1880.

' SyitÈme d'éclairagi ilectriqjte donettique.

Dana cf syalèmi-, les lanijii'a étlnirent par l'incandescence d'un iil il(^ plaline on d'un |)etit crayon de clmrbun, runft'rmâ dans une luipoiile en verrez dans Inqiielle li; vide parfait c été fuit et qui est remplie d'azote ou d'acide carbonique.

La grosi^eur et l'écarteinent des fila de platine Bont calculés Fniirant le pouvoir éc1ainn^ que l'on désire obtenir en utilisant un . loiirant relativement faible,

I On empêche la foaîon du platine par In régula ri us lion du courant "bienoe par nn dieprnitîf très simple.

Ce aystème e«t surtout destiné à l'éclairage dea apparie m enta, due voitures, dea wagons, t'ic, etc., partout où l'on emploie dea pouvoira édairunts rie 4 à 20 bougies.

N" 140,128. — Deraare et ChevroUier. ~ 14 décembre 1880.

lirûUur électrique .

Cet appareil supprime l'assemblage dea charbons, IVitinction (les boBgies, le changement de bougie» tous les 2 lieurea, et même avant, s'il survient une extinction.

Pour parvenir k ce réfiiltat, les inventeurs ont imaginé le procédé d'isolement dea charbons en lea émaitlant, on en les ri'coDvrant d'iaolants de compoaition, soit silcieuse, soit magnésienne ou autre. C'est ce procédé d'isolement dea charbons pur remaillage et la disposition convenable des charbons dans l'appareil, qtii cunstilue le point caractéristique de cette invention.

N° 140,143. — Swan. — 14 décembre 1880.

PerfectionnejntnU aux lampes électrique».

Ces pprfefTtionnemcnta sont relatifs aux lampes électriques par incandescence.

L'inventeur fabrique le charbon conducteur avec du iil de coton, préalablement aoumia à l'action de l'acide siilfiirîque de degré tel, qu'il détermine dans le coton une transfonnnlion ou un changement de ni^nie nature que celui que produit l'acide sulfu-

206 MANUEL D'ÉLBCTRICITB

rique sur le papier spongieux quand on transfonne celui-ci en parchemin végétal.

Le fil de coton plongé dans cette solution y est maintenu un temps suffisant pour que la transformation demandée s'effectue ; on l'enlève ensuite, on le lave, on le sèche et on le carbonise par l'un quelconque des moyens connus.

Le fil de coton le plus convenable est celui qu'on appelle « fil au crochet (crotchet thread). »

Outre la disposition générale qui constitue cette lampe électrique, l'inventeur revendique la constitution des charbons au moyen d'un fil de coton, transformé par l'action de l'acide sulfiirique, et carbonisé.

Il se réserve, en outre, le surcroît de grosseur donné aux extrémités des charbons, par l'adjonction de fil de coton, de papier ou de carton, soumis d'abord à l'action de l'acide sulfurique.

N° 140,102. — Swan. — 17 décembre 1880.

Perfectionnements apportés aux ktmpes électriques.

Les points caractéristiques sont les suivants :

P La formation du ou des charbons d'une lampe électrique à l'aide d'un fil de coton converti ou transformé par l'action de l'acide sulfurique, et carbonisé en le soumettant à la chaleur dans un récipient contenant du charbon pulvérisé ou toute autre poudre qui puisse empêcher l'oxydation de la matière en traitement ;

2° La construction de charbons formés d'un fil de coton dont les extrémités sont renforcées ou épaissies à l'aide de rubans de papier spongieux, de mousseline ou de toute autre matière convenable, lequel fil, ainsi traité, est soumis à l'action de Tacide sulfurique et ensuite à la carbonisation en le soumettant à la chaleur dans un récipient contenant du charbon pulvérisé qui empêche l'oxydation de la matière en traitement ;

3° La réunion des extrémités de fils de «coton aux fils conducteurs en les traitant à l'aide de procédés de conservation, de transformation et de carbonisation ;

4° L'emploi, dans une lampe électrique, de charbons multiples formés de filaments courbés ;

5° Dans la production de charbons pour lampes électriques en

ÉCLAIRAQB 207

fil de coton comprimé de manière à le rendre pstfaityiiiciit uniforme en testure et en section dans toute aa longueur;

6° Dana la production de uiiartrans pour Iftniiina KloclriquiiB en fii de coton aplati, afin d'obtenir une augmentation ih Hiirfuci' ;

7" La construction de charbons en fils comjjosés.

N° 140,199. — De Changy. — 17 décemlira 1880.

Fabrication el dispolilion de» charhong pour l'éclairage éleclriqvs.

Cette invention consiste eBsentiellement dans l'emploi, pour la lumière par incandescence, de crayons de plombagine, aoit pare, Huit agglomérée -ivec du kaolin ou du carbonate du niagnébic, de 1 an n ou ou autre substance nfnsible poavsjtt former des c ayooa de tontes g ose u a par une calcination préalable ou

L n e eu ob n a um è par incandescence, soit à l'aide I B a; na s p ses nvenablement entre deux élcc<

t des BO n ea en u an d un hélice en platine pur ou en jilatine indié. Il obtient aussi la lumière par inuandosccnue à. l'aîde de deux, trois ou un plus grand nombre de crayons en plombagine plies convenablement par une hélice de platine.

Cette disposition d'hélice en platine entourant un ou plusicura charbons s'applique, soit au charbon végétal, soit au eharbon de cornne dans le but d'obtenir une incandescence plue rapide et plua facile, quelle que soit la forme ou la disposition que l'on puisse leur donner.

En résumé, l'inventeur revendiqne, comme caractère de nouveauté de cette invention, l'application :

l" De crayona de plombagine, soit pure, soit agglomérée à l'aîde du sulistanccs inftisiblea pour obtenir lu luiuicre par incandescence ou autrement ;

2° De crayons, soit en plombagine pure ou agglomérée, soit en tous autres charbons pouvant produire la lumière électrique, entourés d'une hélice en plaline pur ou iridié ou. tout autre conducteur pour obtenir la lumière avec un inoindre courant ;

3° De charbons en plombagine purQ ou agglomérée, soit en il 'ii àru toa sée dans le vase poreux pour rempla:;er le charbon de

-^ '-TIt on se aert bahiluellement;

iduire les charbons de cornue de plombagine pour obtenir intensité dans les piles, quelle que soit lu foime ou la diauion (ue l'on puiaflc leur donner.

N° 140,497. — De Khotinaky. — 5 janTior 1881. Système /féclairage avec suhsiance réfractaire dam la fiammr.

Ce Byitème d'édairape consiste essentiellement dans l'échaiifEerneot de nubatunceB réfractaires jusqu'à iDcandescence diiae la flamme d'un ci'mbiiBlible liquide (pulvériné ou non) ou Kazeiix, par eiemple dans la flamme pruduite par des hydrocarbures liquides ou gazeui (gaz d'éclairage ett.), cette fliimuie recevant dune Ioub les CB8 lin jet d'oxjgéne à l'intérieur.

Tonte Bnbslflnce réfractaire, qui n'éprouve pas d'altération ot ne se gerce pas soui l'actioa de la haute température de la flamme, peut ^tre einplnyée dans cea appareils, Coi.irtie substance réfrBClaire on peut emplnyer IcB terres, en génértil, les terres alcalines, les oxydes de calcium, de barium, de strontium, de magnésiniD, d'ahiminium, de zirconinm, et d'autres matières analogues.

On peut employer la masse réfractaire, soit sous forme do morcoaus plus ou moine gros, soil sous forme de poudre.

La musse réfractaire est échauffée jusqu'à incandescence dans la flamme d'un gaz ou d'un liquide, pulvérisé ou non.

La flamme peut consister en un simple jet, provenant d'nn orifice circulaire, ou bieo elle peut f'tre produite par plusieurs jeta provenant de plusieurs orifices ou d'un orifice en forme de fente reotiligne, curviligne ou annulaire.

Suivant la forme de la flamiiiR, la masse réfractaire pent être de forme cylindrique, tronconique, pyramiilale .on prismatique, limitée par des surfaccis planes ou courbes. Dans le cas de flainmeei annulaires, la masse réfractaire peut recevoir la f onne de cylindres, de pyramides ou de c6nes creux; le creux intérieur de ce corps peut être coniqne, le sommet du cËne étant dirigé vers la base du corps réfractaire.

Dans tous les cas. In substance réfractaire est placée dans lo prolongement de l'axe géométrique de la Hamnie et du jet d'oxygène, ou bien sa position, en dehors de cet axe, est limilée par un angle ne dépassant pas 10 degrés. Dans cette position, la substance réfractaire est toujours complètement entourée par la flamme qui en lèche tous les cËtés.

En résumé, les points caractéristjques de ce eystème sont les

1° La position de la substance réfractaire Anrii la direction de

itCLAIRAGE 209

l'axe de la flamme et du jet d'oxygène, oa bien daDs les limites d'un angle ne dépaasant pas 15 défiée ;

2° La lampe disposée poar brûler des liquides (pulrérisés ou non) ou des gaz combustibles recevant un jet d'oxygène et échatiffimt jusqu'à incaudeecence une subetance réfroclaire, placée dans la position indiquée au paragraphe précédent.

3° La disposition d'ensemble de la Umpe on du brûleur, consistant en detu tubes concentriques, dont t'un amène du gaz combuBlible et l'autre de l'oxygène, les deux tubes étant munis d'ajustages mobiles, en combinaison avec la lige portant !a masse réfractaire et le robinet à deux voies.

4° La disposition d'ensemble de la !amp« sons-marine, applicable À l'éclairage dans une atmosphère remplie de gaz ou de poussières explofiibles, on privée d'oxygène.

H° 140,519. ~ Lacombe, — 7 janvier 18B1.

Moyen» et procédés pour fabriquer économiquement le» charbon» éleclriqves.

Le coke de cornue, dit graphite, contient des matières terreuses et particulièrement des matières siliceuses qu'il est très difficile d'éliminer; du reste, tous les charbons électriques qu'on trouve dans le commerce contiennent de la silice et du fer.

La silice a le grand inconvénient de rendre la lumière instable et de lui donner des différences d'éclat considérables. Cet inconvénient devient capital surtout dans les bougies, car il suffit qn'un très petit globule de silice tombe sur l'isolant (colombin) pour le fondre rapidement et alors l'arc devient complètement instable, il parcourt constamment et dans tous les sens les parties de charbon privées de leur colombin. Pour obtenir un produit de qualité irréprochable et exempt de silice et de fer l'inventeur emploie un mélange à base de coke résultant de la distillation des huiles minérales (coke de pétrole). Sa formule est la suivante:

Coke de pétrole en poudre impalpable 100 parties.

Noir de fumée calcinée 10 à 20 »

Four donner plus de corps à la matière, on jieut mêler aux 100 parties de coke de pétrole, 20 à 25 parties de coke de cor-

--^fl

âlO HANT7EL B'ÉLECrraiCITâ

Ce mélange est paifutement trituré avec une Bolatîon eoncentrée de gomme arabique et amené à Tétat de pâte dure sous Taction de mortiers-pilons on de meules. Cette pâte, soumise à une forte pression, est tirée à la filière sous la forme et les dimensions désirées.

Les charbons ainsi obtenus sont placés sur des tablettes en plâtre et soumis à une température d'environ 30 degrés. Après leur dessiccation ils sont placés dans des cornues en fer dont les parois intérieures sont préalablement garnies de coke en pondre afin de protéger les charbons de coupn de feu. Ces cornues, introduites dans un four à réverbère o.dinaire, y reçoivent leur première cuisson.

Après refroidissement, ces charbons peu denses et poreux sont placés dans un récipient en communication avec une solution concentrée et bouillante de sucre de canne ou candi du Nord. On opère le vide dans un récipient et aussitôt les charbons absorbent relativement une grande quantité de ce sirop, de sorte que toutes les porosités se remplissent.

Dans ces conditions, les charbons sont placés d& nouveau dans les cornues et soumis à une très haute température dans le four à réverbère. Le sucre se transforme ainsi en carbone et remplit tons les pores. Après cette cuisson les charbons ont acquis une grande dureté.

L'énergie des moyens de trempe qui viennent d'être indiqués est telle qu'à la seconde opération les charbons out acquis une densité, une homogénéité et une dureté très suffisante, résultats qui n'ont été obtenus jusqu'à ce jour qu'après 4 et 5 cuissons.

Avec le même mélange et le même traitement on obtient également de très bons charbons pour piles électriques.

N« 140,546. — Tabourin. — 5 janvier 1881.

Système d'éclairage à lumière électrique^ dit: Système

PNEUMO-ÉLECTBIQUE.

Les points caractéristiques de ce système sont les suivants :

lo Production divisée et directe de la lumière électrique sur des

points divers et éloignés^ obtenue par de l'air comprimé ou tous

autres fluides comprimés ou même distillés dans un] lieu central

ou usine de production initiale, puis envoyé par canalisation sou-

ÉCLAIBAGË 21 1

011 à l'inlérieur de chaque appareil lumineus ou candélabre électrique, afin d'y faire fonctionner des petits moteur;! de Bj'Btéma quelconque, mettant en mouvement de petites macbiiieH à lumière également de systèmo quelconque.

2" Disposition d'une ralve ou soupape de retenue quek'ohque dana l'orifice d'introduction des petits moteurs ou dans l'orifice et sur toute la longueur intérieure des petite tubes de biffurcation ainsi que Bur toute la longueur intérieure d« tous les tuyaux de conduite employés dans ce système d'éclairage, afin d'obtenir un allumage instantané et simultané de tous les foyers électriques d'un m^me réseau.

3" Refroidi ssenient de tous appareils ou organes susceptîDles d'échauffement par récbappoinent et k détente du fluide moteur.

i" Tout appareil lumineux nu candélabre électrique qui renfermerait en lui-même la maubine à lumière et le moteur pour le mettre e'

H" 140,648. — Maxim. — 17 janvier 1881

PerfeetionnemenU dans les appareils d'éclairage électrique.

Ces perfectionnements sont relatifs aux lampes à incandescence dans lesquels la lumière est produite par une bande continue ou conducteur de faible conductibilité faisant partie du circuit électrique de la lampe.

On a trouvé que le cbarbnn est la meiïieure substance qu'on

puisse employer pour la partie incandescente de ces lampes, à

cause de sa forte résistance et de son infusibiiité. Mais, à. cette

haute température le charbon s'osyde promptement, et il est

important de le garantir de tout accès d'oiygène.

ifebjet de ces perfectionnements est donc de construire le globe

j^lea autres parties de la lampe de façon à pouvoir employer un

conducteur d'une résistance quelconque et de façon que la lampe

puisse être facilement enlevée pour y introduire et y disposer un

V nouveau charbon pendant que les joints sont tous hermétiquement

I fermés.

, En résumé les caractères distincîifs sont les suivants :

i-* 1° Dans une lampe électrique, la combinaison d'un globe transparent renfermant la panie éclairante de la lampe plafée dans le vide, avec un bouchon disposé sur la bouche du globe, un joint

lUNnSL Q'ÉLECTBICrri

rodé coiidiiÏMiiit les fils conductetira acelléa directement dans la iiintiére dont le 'lit bouchon est composé;

2° Dantt une lampe électrique, un globe transparent, reufertniml dons le vide U partie éclairante de la lampe, en combinaiBOn nvot nn oharlion à joint rode disposé but la bouelie du globe et muni de gomme ou da eïre appliquée comme scellement Bupplémentairt à l'extérieur et au-dessus du dit joint ;

3° Daas une tanipe électrique, un globe renfermant dans le vide la partie éclairante, en combinaison avec un bouclion conique, s | joint rodé, disposé evr le bouclion du dit globe, les fils coDduct«Dn ' scellés dans la matière du dit boucbon, et nn scellement supplimt^ntaire appliqué à l'eslérieur et au-dessus du dit joint;

4° Dans une lampe électrique, un conducteur incandeaci'îi' 1 continu renfermé dans un globe transparent vide d'air, en combi- | njii-on avec des fils conducteurs conduieant audit cunducteur incandescent, chacun de ces fils étant divisé en deux ou plusienra branches K l'endroit oii il ti-averse le, dit globe; 1

5" Dans une lampe électriqne, un globe traiispariiiit vide d'air renfermant la partie éclairante do la lampe en combinaison avec im tube d'napiralion et une soupape munie de joints rodée et d'un scellement supplémentaire appliqué à l'exlérieur et aa-deBsiie des dits joints. I

H" 140,E&0. — Nicola. — 17 janvier 1881.

Perfeetioiutemertls aux appareil» ù lumière électrique. Ces perfectionnements sont relatifs aux lampes à incandescence

c'estrà-dire dans lesquelles 1 ceticed'un conducteur contii lequel forme une partie du (

■e est produite par l'ineandes- 1, présentant une faible condiictibilllé, rcuit électrique de h lent en vue de construire l< craquements i la base du globe ou la partial dune composition, obtenue cin m alliqueB avec la silice et de li^ être augmentée et le verre e>-t,\ é que lorsqu'on emploie des mé ainsi «dliére prompteinern rt es ne craquent pas lorsqu'elles d mpérature, cette composition

1 ÉCT^iaAOE

1 tnétallo-vitroiise n'étant en fait ni du métal, i 1 |>oaséd»!it, pour certains bnts, les propriétés de ci Biibstances.

ni du verre, maia ?B deux claasBH de

l'ii situent de ce genre, donnant de bons résultats, est obteaa en nèlungennt et en foudiiiit enEemble 56 partica (en poids) d'oxyde de plomb, 17 parties de silice, 10 parties d'oxyde de plomb, 10 parties d'oxyde de cuivre et 5 parties de potasse ou de soude,

Lee fila cooducteurs sout de préférence faits de cuivre à CBuae de fa haute conductibilité électrique et de son baa prix.

La auppression de craquements dans la baKe d'une lampe ainai i;uo3truite est probnblement due à l'a^siuiilaliou du ciment au métal des fila, tiint au point de vue de son eoetlîcicoL de dilatation qu'à celui de sa conductibilité pour le. chaleur, et parce qu'il est phis flexible et plus élastique que le verre.

En conslruiaent les fils conducteurs en métal présentant une grande conductibilité électrique, on évite, en outre, l'écbauJîemeDt lies fils par le courant

En réaumé l'invcnteu e nd q e

1° La combinaison d os une lampe le t [ue d n gl te de vene vide entourant n ondu n ande eut a e des tils

conducteurs reliés au d t ndu eu t n n Qt n tallo treul interposé entre le ve e du lobe et les t Is ondu te re et éuni à ces deux pièces par f n

2° Dans une lampe électrique, un globe de verre, vide d'nîr, contenant un conducteur donnant la lumière par incandescence, en combinaison avec des tils conducteurs en cuivre ou autre métal très conducteur et avec im ciment métailo-vitreux interposé entre le Terre du globe et les fila conducteurs, et réuni par fusion i, oea deux parties.

t»Lea points essentiels de cea perfectionnements sont les suivants; sil" L'application h l'échiirnge di's villes et autres localités d'une t taino étendue de groupes de foyers électriques dont chacun ' iporteiiit nombre de lumières réunies ensemble et établies daiia j pomtion élevée au-dessus des bâiiments, les divers groupsa

M" 140,654. — JuaUcB. — i7 janYier 188!.

PerfectUmnemenfs dans Féclairage électrique.

314 MANUEL D'âLECTHICITÉ

disposés à prosiuiité les une des autres de manière â éclairer les espaces entre evyi ;

2" L'application à l'écluirage des villes, etc., de tours ou phares dipposéa en groupes triangTilnires de trois ou d'un plus grand nombre chaque tour étELut garnie d'une lanterne i groupe de foyers électriques;

3° L'écluirage do villes, etc., au moyen de groupes de foyers électriques, placés dans une position élevée, chacun de ces groupe? subdivisé en groupes secondaires dont ciiauun se trouve dans i; circuit indépendant, les lumières composant chaque s ous'groupe étant dispotiées de manière à être séparées les unea des autres par la lumière des antres sous- groupes.

J'erfectionnementa dans les machiit^s i/ynamo-éleelriques pour l'éclairage électrique.

Cette machiae dynamo- électrique est destinée k alimenter ur grand nombre de lumière» distinctes, sans que l'action de 1:; machine et la régularité des lumières ne soient Ijoubléea par l'augmentation ou ia diminution du nombre de foyers lumineux ec' activité. Elle réalise, en entre, une grande simplicité de construction jointe à un effet sftr, et elle est facile à examiner et à réparer.

Elle est composée esaenlîelleraent de bobines d'induction fisc^ et de bobines électro- aimant s montées sur roues ayant leurs axe* parallèles à Vase des roues, la disposition étant telle que par l'efft; de la révolution des roues les électro- aimants passent, bout à bom. devant les bobines d'induction. De chacune de ces bobioea fiït-^ peut partir un courant distinct pour alimenter une lampe au moypr des courants alternatifs qui y sont induits par le passage rapl,'. des électro -aimants. Pour les lampes à dimension supérieure, peut grouper ensemble deux, trois ou un plus grand nomlr de bobines, disposées en séries, ou en quantité, ou suivant toir combinaison préférable pour l'alimentation d'une seule granijlampe, ce qui n'empêchera pas de desservir simultanément, àc petites lampes avec la même machine.

Dans les grandes machines pour 200 à 300 lampes on fait ur très long arbre supporté par plusieurs coussinets interméciÏRirf^ auxquels on fait place on supprimant trois ou quatre bobines Bseï

. Pour que lo courant excitateur passe cea L'ouHainets, l'arbre à cet endroit est un peii plus épaia, et des pas- Bagee j sont percés pour les fila conducteurs.

N" 140,702. — Leblanc, NapoU et Finaud. — 20 janvier 1S81.

Nouvelle lampe électrique à incandescence.

Cette lampe est liasée sur l'incandescence d'une tige de charbon ou de métal enveloppée d'une matière réfmotuire destinée à la préserver de l'action de l'air ou à 1b. rendre inaltérable à l'air à liante température.

On peut, d'après ce principe, réaliser plnsietirs variantes de ce Eystème, mais les inventeurs revendiquent plus particulièrement, comme caractère distinctif de cette lauipe, l'incandescence d'une tige de ciiarbon ou de métal enveloppée d'une matière réfractaire, vttrifiable, ou inaltérable à l'air k liante température, matière qui est destinée à préserver de l'action Ce l'air la pointe de cbarboD ou de métal portée à l'incandescence, la lampe pouvant d'ailleurs Être réalisée suivant des dispositions diverses.

N" 140,886. — Gérard-Lescuyer. — 1°' IsTrier 1881.

Machine dynamo-éhctTique à courante alternatifs.

Cette machine dynamo- électrique inductrice mobile formée par une roc

A la circonférence de cette rou nombre d'électro- aimants droits à pôln

Les èlectro -aimants sont reliés & pur des flotteurs avec une machine k

L'induit, qui est fixe, se compase de di ovales, fiséea sur deux cercles choque câté de l'inducteur.

Le fil de ces bobines est enroulé entre deux jouea reliées par extrémités en fer et une bobine en cuivre qui sert i. fixer les

e compose d

la partie

en bronze calée sur l'arbre.

sont disposés

un certain

alternés.

collecteur co

ninuniquont

urants droits.

e deux série

de bobines

ou en cuivre.

disposés de

irles

rcles

La joue tournée v que celle qui est fixée si

'B est percée de trous, tandis en tflle pleine. Entre chaque

ii6 Manuel d'électeicité

couche de fil est interposée une feuille de tfile qui a pour effet de renforcer l'actiuii iuductrice et d'uuipËcber la formation d'électro-

ftioiBDlH.

Les courante développés d&na tes bobines par !o passage dee éloetro-aimurits inducteurs sont ollernatife ; ils peuvent ûLre utilisés eéparcment ou groupés au moyen d'un corn mu tuteur.

On peut em[iloyer une partie des courants développés à exciter les itidiicleiu's, ec les redrtssant bien entendu.

N" 140,896. — Jeromine. — 1" février 1881.

Composition s'allumant «eus l'arc voitaiqin.

Cette composition, qui s'allume Bons l'arc voltaïqiie, est applicable dans tous les cas où on isÀt nsuge, pour la production de ta lumière électrique, d'uu isolant pour eéparcr les crayons ou cbarbone. Elle est formée: 1° d'un dissolvant; 2" de matièrea ioiiiblea diversEB.

Les dissolvants peuvent Être de la benzine, de l'essence de térébenthine, de l'alcool, etc.

Les matières soluMcs sont: difiérentes résines, de l'aspbatle, de la gomme laque.

A la solution on ajoute une matière larbonée, comme le graphite, le noir, de fumée, du coke, etc., ainsi que différents sels, donnant du charbon sous l'infiuence de l'arc voltaïque.

Les meilteuree composiliutis sont les suivantes :

1* Vernis d'asphalte 1600 granimes

Essence de térébenthine 926 —

2° Vernis d'asphalte 2000 —

Graphite 138 ~

Noir do fumée G8 —

3« Vernis d'asphalte 2000 —

Graphite 90 —

Noir de fumée 68 —

Ces proportions peuvent varitir ; par exemple, on peut employer le graphite de 25 p. "/u (musimum) à 2 p. 7. (minimum) et de même le noir de fumée.

Ln cDuipoeilion se prépare de la manière suivante :

1° Les liquides de la première composition seront mêlés soigneu- «emeat.

iCLAIHAOS

H" Ul,074. — De Mersanne. — 10 fémer 18S1.

Apparais de prolecfiun jiour ious foyers élcctriqites dits:

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