RACES A TROIS MUES
Toutes les races de vers à soie dont il vient d’être question sont à quatre mues. Il en existe plusieurs qui ont la propriété de muer seulement trois fois dans le cours de leur existence, qui se trouve alors abrégée de quelques jours. On avait pensé que c’était là un grand avantage, et qu'il convenait de s'attacher aux races à trois mues.
Malheureusement ces races se sont trouvées très défectueuses. Les vers restent petits et sont d’une constitution très délicate. Je suis porté à croire que les troismues ne sont que des dégénérescences. En effet, on trouve presque toujours dans les éducations un certain nombre de vers qui prennent le parti de filer leur cocon après leur troisième mue. Évidemment ce sont des vers faibles.
D'un autre côté, presque toutes les races à trois mues que nous avons expérimentées ont fait quatre
mues à la seconde ou à la troisième année, ce qui semble prouver qu'il a suffi de les placer dans des conditions favorables pour leur rendre une-faculté qu’elles avaient perdue sous des influences moins favorables.
Je ne crois done pas qu'il y ait lieu pour le moment de s'occuper des races à trois mues.