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peu d’années , au milieu de ce bassin , un reste de piédestal ou socle, qui portait sans doute la statue de quelque divinité; de-là, l’eau passait, par des conduits souterrains , hors de la ville , où elle servait, dit Cabias, à baigner les chevaux et autres animaux domestiques.
Non loin de ces bains , et à égale distance des deux sources , s’élève V Arc de Campcmus. Ce monument qui fait encore, par sa'belle conservation , un des embellissemens actuels de la ville
d’Aix , était placé sur la voie des Thermes. Sa structure , où l’artiste a su allier la siriiplicité et l’élégance des ordres Dorique' et Ionique , présente déjà quelques traces de 1 la décadence des
arts.
Sa largeur, prise en dehors, est de 6 mètres , 71 ; sa plus grande élévation , non comprise la portion maintenant cachée dans la terre, de 9 m., 16; le diamètre de l’ouverture de l’arc, de 3 m. , 23 ; et l’attique , y compris la plinthe, est aussi haut que tout l’entablement.
La corniche n’a ni l’épaisseur, ni la saillie prescrites par les règles d’architecture , ce qui fait penser qu’elle a subi diverses mutilations : suivant M. le comte Dcloche, l’architrave aurait disparu sous le marteau, pour faire place aux plates-bandes , où sont inscrits les noms des personnes auxquelles il fut consacré.
Arc deCampanus.
La frise présente sur sa face Ouest, huit niches ( Colombaria ) qui , selon quelques antiquaires , devaient renfermer des moulures en bronze ou des métopes ; et selon d’autres , les urnes cinéraires ou les effigies des personnages dont les noms sont sculptés au-dessous.
Les inscriptions gravées sur l’attique et sur l’architrave forment autant de dédicaces, en l’honneur des membres de la famille Pompeia, Les voici avec leur traduction.
Sur l’attique.