‹ Manuel de l'étudiant magnétiseurChapitre 13 sur 84 · ACTION SUR DES MALADES · texte numérisé non relu

ACTION SUR DES MALADES

de le dire, car je l’ai vu tant de fois produire ce résultat, que ma conviction est entièrè , complète , et n’aura jamais besoin de nouvelles preuves.

Voici la description d’effets qu’on peut constater.

Si la circulation est accélérée , le pouls petit, irrégulier, la circulation se modère, le pouls devient plus plein, moins fréquent, ne fdt-ceque pour un instant. La peau sèche cesse de l’ètre , mais pour un instant aussi. S’il y a des vomissements , ils peuvent s’arrêter ; le sommeil peut venir également lorsque le malade n’en éprouvait pas le moindre symptôme; mais s’il n’est pas somnambulique , il cesse aussitôt que vos forces diminuent.

Je sens combien il est difScile de suivre une description semblable. Il faut, ici plusqu’ailleurs, savoir bien distinguer ce qui est le produit de la maladie et du travail médicateur naturel qui se fait dans l’organisme, de celui de votre agent, quand les effets de ce dernier se confondent avec le tout, et sont souvent dominés par de plus puissants : aussi, pour plus de clarté, de précision, nous allons laisser la maladie se caractériser, et la prendre avec un nom. Dégagée de l’abstrac-

18 MANUEL DE L’ÉTUDIANT MAGNÉTISEUR, tion, noire marche sera plus assurée dans le domaine des faits.

Premier exemple. — On sait que le magnétisme a été bien rarement employé au début des maladies graves; ce n’est jusqu’ici qu’à la fin, et lorsqu’il n’y eut plus d’espoir, qu’on essaya l’emploi de ce moyen curatif. Je n’ai moi-môme que peu de fois dans ma vie pu précéder tout médecin.

Dans un cas de fièvre ataxique, où cette maladie avait parcouru toutes ses périodes, je magnétisais pour mon instruction, pour essayer. Voici ce qui arriva :

Le malade était sans connaissance ; scs membres étaient d’une roideur extrême (il était au quatorzième jour de sa maladie). Ces symptômes alarmants étaient survenus à la suite d’un délire de plusieurs jours et d’une hémorrhagie considérable. La langue, les dents, les lèvres étaient couvertes d’une espèce d’enduit couenneux, qui s’étendait jusque dans la gorge. La respiration était râleuse et fréquente , les yeux vitreux , et les paupières ne s’abaissaient plus. Si le besoin de boire se faisait sentir, il était de toute impossibilité de le satisfaire , à cause de l’enduit qui remplissait la bouche et l’arrière-bouche. Je magnétisai ce malade sans espoir de le guérir, comme

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