NÉVRALGIES
que de faire cesser ces malaises, qui, sans être dangereux, font souvent beaucoup souffrir.
« Mais , dit M. Rostan (1), la puissance du magnétisme sera-t-elle bornée aux maladies du système nerveux? Nous savons que le cerveau étend son empire sur tous nos organes , sur toutes nos parties. Cet organe-roi, étant par ce moyen profondément modifié, ne peut-il pas à son tour opérer quelques changements avantageux dans un organe souffrant? En suspendant la douleur, ne produira-t-il pas d’abord un premier bienfait? La douleur étant suspendue, l’appel des fluides qu’elle détermine ne sera-t-il pas aussi suspendu? Les matériaux de congestion, d’irritation, d’engorgement que ces fluides apportent, et qui augmentent le mal local parce que l’effet augmente la cause, ne cesseront-ils pas d’arriver? Ne s’opposera-t-on pas, de cette manière, aux progrès ultérieurs du mal , et ne favorisera-l-on pas sa résolution? Nous supposons seulement la douleur suspendue, et cet effet est incontestable, et déjà nous voyons que les résultats sont immenses : que sera-ce si les expériences physiologiques prouvent d’une ma-
(I) Diclionnaire de médecine en 21 volumes in-8, article hiagnétisme.
122 MANUEL DE L’ÉTUDIANT MAGNÉTISEUR, nière incontestable que le magnétisme active l’absorption? >.•
Bientôt nous parlerons de ces cas et de bien d’autres qui ont échappé à la sagacité des magnétiseurs.
Maladies ebroniqucs diverses.
Plus VOUS étudierez le magnétisme, |)lus cette découverte se montrera grande à vos yeux. L’expérience commence à être un flambeau pour moi, je me trompe moins sur les opérations de la nature, et j’apprécie avec un cœur reconnaissant le pouvoir que j’ai et qu’ont tous les hommes de venir en aide à leurs frères souffrants. Mais ce qui me ravit, c’est que j’aperçois mon ouvrage au travers de l’enveloppe du corps j dans certains cas môme , je puis porter un pronostic que le temps ne peut démentir, car l’eflet que j’annonce est le résultat forcé d’un travail organique déterminé par l’agent magnétique agissant en vertu d’une loi qui lui est propre.
Vous aurez donc un jour cette précieuse connaissance qui m’est venue à moi bien tard, car je n’ai point eu de maître. Vous prendrez plaisir à vos magnétisations, car, outre le charme que l’on éprouve toujours h faire le bien, un intérêt