SCROFULES
des garde-robes séreuses, qui revenaient par intermittence.
Aucun médicament n'avait été administré pendant ces traitements; ia nature agissait seule.
Ici je dois vous dire que les procédés magnétiques varient. C’est par une application prolongée de la main sur V estomac et le ventre que vous devez agir, car c’est là que se fait le travail, qu’aura lieu la crise. Quels que soient les engorgements glanduleux ainsi que leur situation, n’en cherchez pas la cure autrement que je ne vous l'indique. En supposant que vous agissiez sur leur volume, ce n’est que faire refluer les humeurs ailleurs, les porter dans le torrent circulatoire, d’où elles se reportent sur d’autres points pour y causer les mômes désordres. insufflation qu’on a recommandée n’est utile que quand il n’y a qu’une seule glande; elle se pratique ordinairement au travers d’un linge plié en quatre et appliqué sur la tumeur (1).
$ II. Maladies aux mille noms.
Je me sers de celte définition, car, dans certaines afi'ections, chaque médecin appelé donne
(1) Voir mon Cours en sept leçons, page 229.
un nom différent, selon qu’il croit saisir la cause réelle des désordres et surtout l’organe affecté. Ainsi chez une malade que j’ai actuellement sous les yeux, tous les médecins appelés, et il y en eut beaucoup , car le mal est ancien , dure depuis plus de dix ans ; hystérie, hypochmdrie , mélancolie y maladie imaginaire, humorale, rhumatismale , affection de la moelle épinière , mal à la matrice, ver solitaire, etc., etc. Je m’arrête, cette nomenclature serait trop longue. Mais voici les symptômes :
Ordinairement inappétence, comme aussi parfois appétit immodéré , constipation opiniâtre. Tic douloureux de la face, idées noires et chagrines. Fatigue extrême à la moindre marche, besoin de la solitude. Peau couverte de petites élevures écailleuses que le frottement détache, mais qui renaissent bientôt. Éructations très fréquentes. Abattement, puis tout à coup développement de forces exagérées. Sommeil rare. Jamais de transpiration. Froid aux pieds. Pouls ordinairement petit. Difficulté de lire et de soutenir une conversation, malaise général, etc., etc.
Les traitements allopathiques suivis ont été nombreux comme les régimes. Il s’est parfois manifesté un peu de mieux, mais de peu de durée.