PRÉFACE
Le champ de la science médicale a été cultivé par plus de trois millions d’hommes, et, après tant de travail et de labeur, pas une vérité-mère n’a été découverte, pas une certitude njost venue surgir au milieu des doutes pour ennoblir cet art. Ah ! c’est assez ; cessez donc , médecins, de poursuivre votre œuvre ; abandonnez cette terre maudite que vous avez eu vain voulu rendre féconde. Ne voyez- vous pas que toutes les sciences ont marché , excepté la vôtre , usant bien moins d’hommes ? Ne voyez- vous pas tout se rajeunir ou changer de formes autour de vous , et vous, vous restez couverts de la rouille des siècles passés? Des germes féconds sont partout répandus sur la surface du globe , et seuls , au milieu du mouvement général, vous restez immobiles; les hiéroglyphes de vos maîtres sont indéchiffrables à vous-mêmes, et vous le savez bien. N’ayant plus la vertu des premiers temps, vous ne trouvez que des paroles amères pour les hommes qui cherchent dans la sincérité de leur cœur à vous ramener aux vrais principes,
La science est h votre porto , et vous ne voulez pas lui ouvrir ; clic vous supplie et vous l’insultez ;