Une lanterne pour les observations de nuit
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OBSERVATIONS 20. Deux chronoméetres et une montre, { ou trois montres.
ASTRONOMIQUES. 91. Un thermomètre (en emporter au
moins deux en étuis).
Des carnets pour inscrire les observations et d’autres pour les cal-
culer.
Il faudra joindre à ces instruments et fournitures une Connaissance des Temps de l’année et une 7'able «de logarithmes à cinq décimales.
Si l'exploration doit se prolonger l’année suivante, on devra se procurer avant le départ une seconde Connaissance des Tempsrelative à cettenouvelle pé riodeannuelle, Quant à la Table de logarithmes à cinq décimales, bien suffisante pour les calculs de rédaction provisoire, on pourra choisir celles de J. Hoüel qui comprennent des Tabléaux de formules usuelles que l’on peut avoir à
appliquer dans nombre de calculs,
Choix des instruments. — Les constructeurs d’instruments scientifiques fournissent tous les instruments de
mesure des longueurs et des angles.
Nous n'avons que peu de choses à dire sur ceux que l’on emploie dans les levers rapides; on devra les choisir tels que nous les avons décrits et les expérimenter avant de les acquérir pour s'assurer de leur bonne qualité
qui, généralement, est proportionnelle à leur prix.
Le compas de relèvement, en particulier, devra être
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conforme au modèle adopté dans la Marine. On s’adressera au Service hydrographique pour renseignements, dans le cas où l’on serait embarrassé.
Les jumelles seront surtout légères et choisies par l'explorateur lui-même.
Quant aux fournitures on devra les prendre chez des fabricants d'articles de bureau qui livreront les carnets suivant modèles.
La montre qui sert dans les levers rapides doit être aussi bonne que possible, sans toutefois être tenue de réunir les qualités de celles qui sont employées au transport du temps. Les montres de ce genre, qui portent une srande aiguille des secondes parcourant le grand cadran et qui sont dites à secondes indépendantes, sont géné-
ralement préférées, car la lecture en est plus facile.
Les horlogers donnent souvent, pour une montre de cette espèce, qu'ils appellent chronographe, un Tableau des marches déduit des comparaisons faites dans des observatoires spéciaux. On pourra, au moment de l'achat, se baser sur ce Tableau pour avoir une idée de la valeur; mais 1l ne faut pas oublier que les marches d’une montre portée diffèrent souvent beaucoup de celle au repos; on l'essayera donc avant de l’acquérir et, pendant le voyage, on a comparera fréquemment aux montres qui servent aux observations astronomiques. Pour les levers rapides on ne devra jamais employer une de ces dernières.
Les montres qui doivent servir au transport du temps seront, avons-nous dit, des chronomètres ou des montres dites de torpilleurs. On choisira les modèles adoptés
par la Marine.
Chaque année le Service hydrographique fait un concours entre les instruments sortant de chez les meilleurs artistes. Ces instruments sont classés par ordre de valeur, après avoir été soumis à diverses épreuves pendant un certain temps. L'État se rend acquéreur des premiers numéros, mais Ceux qui restent peuvent encore être utilisés pour les voyages scientifiques, d'autant plus qu'il n'est nullement démontré qu'une montre qui, au repos, a donné de meilleurs résultats qu'une autre, se placera dans les mêmes conditions relatives de valeur quand on la transporte.
On se fera donc présenter par les fabricants le Tableau dressé par le Service hydrographique et lon basera son choix sur les résultats qui y sont portés.
Il faudra avoir au moins deux chronomètres et une montre, ou bien, à défaut de chronomètres, trois montres.
Le thermomètre sera du modèle ordinaire. Il sera prudent d’en emporter deux ou trois renfermés dans des étuis en fer-blanc, dont l’intérieur est tapissé de feutre qui amortira les chocs.
Le théodolite, si l’on en a le choix, devra comporter une lunette excentrique; nous en avons donné les raisons. Dans tous les cas, cette lunette sera à fort grossissement. Les visées des signaux naturels dans les opérations de triangulation seront d'autant plus précises que
le grossissement sera plus fort.
Les graduations des cercles horizontal et vertical doivent permettre la lecture des 10” à l’aide des verniers,
On a pu voir, au cours de notre exposé, que nous
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31 CHAPITRE VW.
n'avons pas parlé de la classification ordinaire de ces instruments en théodolites réitérateurs et théodolites répétiteurs. C’est que nos procédés ne font nullement intervenir les méthodes de Ia réitération et de la répétiion que l’on emploie seulement dans les opérations
séodésiques de premier ordre.
Le niveau du cercle vertical ou grand niveau devra, nous l’avons dit, porter une graduation allant en croissant d'un bout à l’autre de la fiole. Si cette condition n'est pas remplie, il faudra en requérir le changement, et, si cela n’est pas possible, coller une bandelette de papier sur lun des côtés après l'avoir divisée et chif-
frée.
Pour ne pas avoir d’ennuis avec le réticule, il faut proscrire l'emploi de fils d’araignée qu'il est très difficile de remplacer lorsqu'ils se sont déformés par l'humidité ou cassés parfois sous la seule influence du vent quand l’on change ou que l’on nettoie l’oculaire, On adoptera le réticule formé de deux traits gravés sur une mince plaque de verre, et l’on pourra au besoin s’en appro-
visionner d’un ou deux de rechange.
On s'habituera au maniement de l'instrument en fai-
sant quelques observations préalables,
Ces mêmes observations préliminaires permettront de se rendre compte du fonctionnement du système d’éclairage des fils pour les travaux de nuit. Certains constructeurs livrent des systèmes de leur invention, mais il y en a fort peu qui répondent aux conditions exigées dans la pratique. En général, les lampes ne sont pas protégées
et s’étergnent au moindre vent. Nous signalerons encore
un défaut capital de la plupart de ces systèmes ; 11 provient de la position trop rapprochée qu’occupe la lampe par rapport à l’un des tourillons. La chaleur qui se décage produit alors une dilatation de cet organe entrai-
nant une dénivellation de l’axe horizontal de la lunette.
Toutes ces constatations faites, avant de procéder à l'achat, on demandera au fabricant les renseignements utiles sur le mode de construction qu'il a adopté pour les divers organes, de manière à remédier au besoin aux
avaries qui pourraient se produire en cours de route,
La boîte dans laquelle est renfermé l'instrument doit être suffisamment solide; les taquets, entretoises, etc., qui permettent d'y fixer le théodolite dans une position invariable, doivent être vissés et non pas seulement collés ; de plus, ils ne doivent pouvoir toucher aucun
organe délicat.
Il est nécessaire de trouver dans la boîte toutes les clefs des différentes vis, une loupe, l’oculaire coudé ou
le prisme, un tourne-vis et un fil à plomb.
Le pied du théodolite offrira toutes les garanties de solidité et il est commode de le choisir avec un plateau supérieur qui peut subir des mouvements de translation et de rotation combinés, indépendants du mouvement général; cela facilite beaucoup la mise en station dans les opérations de triangulation. Il faudra enfin, dans tous les cas, s'assurer que l'instrument peut être fixé solidement sur son pied et qu'il n’y a pas de jeu dans
les vis de liaison.
Transport des instruments. — Nous avons dit comment on transporte les instruments de levers rapides :