RÉUNION
GRAND FIEF
Comté d'Armagnac,
A la couronne
Comté de Bouergue,
Idem*
Dauphiné d'Auvergne ,
Idem».
Duché de Bretagne,
Evéchés de Metz , Toul et Verdun,
Idem.
Comté de Calais,
Idem.
Comté d'Evreux,
Idem.
Vicomte deBéarn,
Idem.
Royaume de Navarre,
Idem.
Comté d'Armagnac,
Idem.
Comté de Foix,
Comté d'Albret,
Idem.
Comté de Bigorre,
Idem.
Duché de Vendôme, •
Comté de Périgord ,
Idem.
Idem.
Vicomté de Limoges ,
Idem.
Comté de Bresse,
Echangé contre le marquisat de Saluces.
Comté d'Auvergne,
A la couronne.
Principauté de Sedan,
Comté d'Artois,
Idem.
Comté de Flandre,
Idem.
Comté de Nevers,
Idem.
Franche-Comté,
Idem.
Principauté d'Orange ,
Idem.
Comté de Dunois ,
Idem.
Duché de Vendôme,
Duché de Lorraine,
Idem.
Duché de Bar,
Idem.
Vicomté de Turenne,
Idem.
Nous ne parlerons pas des diverses manières de posséder des fiefs; elles étaient si multipliées que Ducange en décrit jusqu'à quatre-vingt-huit espèces ; nous préférons entrer dans quel-
ques détails sur les liens qui unissaient le feudataire et son vassal.
Il ne faut pas confondre la foi et l'hommage , ce sont deux termes bien distincts du droit féodal , quelque fois même le vassal ne devait que le serment de fidélité. C'était debout , la main étendue sur les saints évangiles, qu'il jurait d'être fidèle. L'hommage était la déclaration que faisait le vassal des terres qu'il tenait en fief : tête nue , un genou en terre , il posait sa main dans celle de son seigneur qu'il baisait ensuite et promettait de le servir comme son devoir le prescrivait. On distinguait encore l'hommage lige; par cette formule il s'engageait à servir en personne son seigneur envers et contre toute créature qui j)eut vivre et mourir.
Une des obligations du système féodal était le service militaire que le vassal devait à son seigneur suzerain et qui était fixé selon l'importance du fief : de là le ban et l'arrière-ban. Laurière , dans les notes qu'il a jointes aux établissemens de Saint-Louis, établit une différence notable entre ces deux termes ; il dit que les nobles seuls étaient soumis au ban , mais que tous indistinctement , nobles et roturiers , devaient servir en armes quand on proclamait l'arrière-ban. Les villes elles-mêmes y étaient soumises et elles fournissaient des soldats de pied tels qu'archers et arbalétriers qui engageaient ordinairement le combat. D'abord les peines les plus graves furent portées contre ceux qui s'exemptaient du service militaire , mais plus tard la loi féodale s'adoucit, et une simple amende fut substituée à la confiscation du fief qui avait été décrétée d'abord. Du reste le vassal était encore soumis a un grand nombre d'autres obligations , qui furent rarement mises en vigueur. Ainsi dans une bataille si son seigneur perdait son cheval , il devait lui fournir le sien ; bien plus il devait prendre sa place dans les fers si le feudataire était pris les armes à la main , etc. , etc.
Tel est en quelques mots le système féodal qui fut en vigueur sous les derniers princes Karlins et sous les premiers Capétiens. Mais bientôt le roi se fatigua du rôle passif que lui laissait jouer
la féodalité, et les seigneurs virent avec surprise les descendons d'Hugues- Capet lutter contre eux et les dominer. Mais avant d'arriver à ce point de dissolution , la féodalité avait de glorieuses choses à accomplir , évènemens que nous avons déjà décrits en partie, car, comme le dit le docte M. Guizot dans son cours d'histoire moderne, « la féodalité a été un premier pas » hors de la barbarie, le passage de la barbarie à la civili- » sation. »