VI. — Claude Favre de Vaugelas [Meximîeux (Ain
f 1650, Paris].
1° Les Sources. — Niceron, dans ses Hommes illustres, t. XIX;
— Pellisson et d'Olivet, Histoire de l'Académie française; — Goujet, Bibliothèque française, t. I; — Abbé Lambert, Histoire littéraire du siècle de Louis XIV, t. III.
coteries entre elles, et comme Ton dit, de se « distinguer ». Mais, parmi les manières de se distinguer, si Ton en connaît une qui soit assurément excusable, et légitime même à de certains égards, n'est-ce pas celle qui consiste à vouloir sentir, penser, et agir plus noblement, plus délicatement, plus finement? De là la vogue, en des genres bien différents, des petits vers de Voiture, au nombre desquels il y en a de charmants; des Lettres ou des Traités de Balzac; et des romans de Gomberville et de Gombaud, de Y Endymion et du Polexandre. La raison en est aussi que tandis que le grand épistolier s'efforce à trouver des expressions et des tours dont l'emphase
Monconrt, De la méthode grammaticale de Vaugelas, Paris, 1851,
— Sayous, Littérature française à l'étranger^ Paris et Genève, 1853, t. I, ch. t. 3 et 4. — Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, t. VI.
— Chassang, Notice^ en tête de son édition des Remarques sur la langue française, Paris et Versailles, 1880.
2° Le ROLE DE Vaugelas. — Origine de Vaugelas; — et, à cette occasion quelques mots de l'Académie florimontane. — Le père de Vaugelas : Antoine Favre; — ses relations avec François de Sales et Honoré d'Urfé. — Vaugelas précepteur dans la maison de Carignan.
Importance des Remarques sur la langue française. — En proclamant que l'usage est le maître des langues, Vaugelas a soustrait l'évolution de la langue aux caprices du goût individuel; — en distinguant un bon et un mauvais usage, il a sépare le langage de la a cour » de celui des « crocheteurs du Port au foin » ; — et en faisant de l'usage « parlé » le modèle et le juge de l'usage « écrit », il a imprimé son caractère essentiel à la langue classique, qui est d'être une langue parlée. — Digression à ce sujet; — et que Bossuet, Molière, Saint-Simon, et tant d'autres écriront comme a ils parleront ». — Par là s'évanouissent la plupart des incorrections ou des licences que quelques grammairiens leur reprochent; — et par là s'expliquent les qualités d'ordre intérieur; — de clarté vivante; — de mouvement et de naturel qui sont celles de la langue classique. — Les scrupules de Vaugelas; — et de leur concordance avec ceux de Balzac; — et avec les leçons de Malherbe. — Le mot de Bossuet sur « ce qu'on ne confie rien d'éternel à des
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- Autre service encore dont nous sommes redevables précieuses : dans la conversatiou des ruelles, ce n'est pas la langue seulement qui s'est dénouée ou déliée, c'est l'esprit aussi qui s'est afSnc. On étudie de plus près le développement des sentiments ou des passions, et voici que l'on commence à discerner une foule de nuanci dont il semble bien que les « anciens » n'eussent pus l'idée, ni même les écrivains de la génération précédent*
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Vaugelos à l'bôlel de Rumbouillel, — e — Contradiclions que ses Remarques soulèvenl. ~ L'opuscule dé La Mothe le Vaycr touchant les Eemarques de la Langue frai çaîse. — Jugpmenl du P. Bouhours sur Vaugelas [Cf. EiUreliena d'Aria te et d'Eugène,]
3' Les Œuvres. — Remarques sur la langue française. Paris, 1647, in- 4"; — et Quinte Curce ; de la vie et des actions d'Alexandre le Grand, traduit par le sieur Cl, Favre de Vaugelas, Paris, 1653,
Nous
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aiguali^ plus baut tVicellcnlc i^ditiou des Hemarqui^ jours, 1880, par M. Â. Chassang.