X. — Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre [Le Havre
1737;f 1814, Eragny].
lo Les Sources. — Aimé Martin, Essai sur la vie et les ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre^ en tête de son édition des OEuvreSj Paris, 1818 et 1826; — Correspondance de Bernardin de Saint- Pierre, publiée par Aimé Martin, et précédée d'un Supplément aux
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/li'liili'i'n du vofUge; — et comment i>lles éInrgiitcM fiiIrOiiv'-i't |>;>r It'iu-->i>eitii Annu s:i .Soiirelle lléloîse. — Im tioii. dri y-n'iMi- à lllc- de Fi-'iiit,; MIZ, et celles dea VuS.W- \M\\\,; \-}Wi. — Opposition de-'teuxmaDicrcs:c ll>Tii<ir<]ii> d'- Saint- l'i'frrc acI.Vrvt et complète BuITm pi'iiK'ipnl ni.'i'ili' i\,: Puni H Virginie ncsl pas dans U du •UK.y; i-t .|ii.- r.rKL'rrnit-il rie 1 idyllr un peu ni
(|iiii./.i<'iii>' niinr'->', — BÎ lu:, on ol.iît la scduclioa et le t
386 MANUEL DE D*HlSTOinB DE LA LlTTËRATUnE FRAN^
nalisme étroit des encyclopédistes, et, à sa mi sauver Dieu, sauver surtout la Providence, de l'aiM sèment dont il les a vus menacés dans les esprits temps. Et il est vrai que de la façon qu'il s'y est a bien montré qu'il n'était pas ce que l'on appelaitj une « tête pensante ». On ne connaît que trop l'usi l'abus qu'il a fait des causes finales, et, pour nomi choses de leur vrai nom, c'est jusqu'à la niaiserie porté l'excès du sentimentalisme. Mais surtout il a malheur d'avoir été précédé de Rousseau, et suvn Chateaubriand. Toute son œuvre, en tant qu'une pei s'y manifeste ou essaie de s'y faire jour au trave] son verbiage, n'est qu'un développement ou une ai fication de la Lettre sur la Providence ; et toute œuvre, en tant qu'il y revendique les droits du sei ment, n'est qu'une introduction ou une préparai^
du promeneur solitaire. — Souplesse, précision et couleur du sl3 descriptif de Bernardin de Saint-Pierre. — Que ce sont bien] objets qu'il décrit, et non pas du tout, — ou tout à fait secondi rement, — les « états d'âme » qu'ils suscitent en lui. — Nouveau^ richesse, et « technicité » de son vocabulaire. — De la nature < son pittoresque; — et qu'elle consiste surtout dans la fidélité d'u: imitation; — qui obtient des effets d'ensemble par des procédés i miniaturiste.
Dernières années de Bernardin de Saint-Pierre; — et qu'il e encore un bon exemple de ces écrivains dont le caractère a étra gement différé de celui de leur style [Cf. F. Maury, Bernardin e Saint-Pierre]. — Son enseignement à l'Ecole normale, 1795; — sa nomination à l'Institut; — il travaille à la préparation de s( Harmonies de la nature. — Sa Mort de Socrate [fragment des //ia. monies] et son Mémoire sur la nature de la morale, 1798. — S< relations avec Bonaparte et avec Chateaubriand. — Son secoc mariage; — et de l'utilité d'en connaître l'histoire; — pour coi naître le vrai caractère de l'homme ; — et comment Aimé Martii son secrétaire et son successeur dans son propre ménage, — en fait le « personnage respectable et vertueux » que l'on croit qu' fut. — La grande édition de Paul et Virginie, 1806 [in-4P, Did(