‹ Manuel de l'histoire de la littérature françaiseChapitre 73 sur 90 · VIII. — Hugues Félicité-Robert de Lamennais [Saint · texte numérisé non relu

VIII. — Hugues Félicité-Robert de Lamennais [Saint

Malo, 1783; f 1854, Paris].

lo Les Sources. — Correspondance de Lamennais; — Sainte- Beuve, dans ses Portraits contemporains, 1832, 1834, 1836; et Nouveaux lundis^ t. I, 1861, et t. XI, 1868.

Censure de cinquante-six propositions extraites des écrits de M. de Lamennais... par plusieurs évêques de France, Toulouse, 1836; — l'Encyclique Mirari vos,., dans les Pièces justificatives

couleur locale. C'est à Augustin Thierry qu'il faut fi honneur d'en avoir révélé l'importance à ses contemi rains; et, sans rien vouloir ôter de leur mérite à Vil pour ses Etats de BloiSy ou à Vigny pour son Cinq-Mi il faut pourtant nous souvenir que Cinq-Mars et les Ei de Blois ont été précédés, en 1825, de V Histoire de Conquête de F Angleterre par les Normands, On a mesi trop étroitement sa place à Augustin Thierry dans l'hii toire de la formation des doctrines romantiques ; et il temps enfin de la lui faire^ si, de toutes les conquêtes romantisme, il se pourrait que ce fût lui qui eût réalii l'une des plus durables.

Sommes-nous tenus de la même réparation envers h

— Lamennais, attaqué par une partie du clergé français, — ei défendu par J. de Maistre et par Bonald [Cf. de Maistre, CorreS' pondance, septembre 1820, et Bonald, dans ses Mélanges]. — 11^ répond lui-même aux attaques dans sa Défense de l'Essai sur V indifférence y 1821 ; — dont le premier effet est de lui susciter de nombreux ennemis à Rome. — Le voyage de 1824. — Retour en France. — Fondation du Mémorial catholique et de l'Association pour la défense de la religion. — Publication du livre sur les Pro^ grès de la Révolution et de la guerre contre l'Église, 1828-1829.

— Luttes de Lamennais contre M. de Frayssinous et M. de Vatimesnil. — La révolution de 1830 et la fondation du journal l'Avenir,

— Difficultés nouvelles. — Second voyage à Rome, 1832. — Soumission de Lamennais, dissolution de l'Association catholique, et suspension définitive de l Avenir ^ 1832 [Cf. Affaires de Borne]. — Situation difficile de Lamennais. — Il publie ses Paroles d'un croyant, 1834. — Effet prodigieux du livre [Cf. Sainte-Beuve, Portraits contemporains, 1834], — L'Encyclique Singulari nos... 1834, et la condamnation de Lamennais. — Il y répond par la publication du livre sur les Affaires de Rome, 1836, — qui clôt la première série de son œuvre et la première partie de sa vie.

Si la seconde partie de cette vie diffère de la première aussi profondément que l'a cru Lamennais lui-même? — et qu'à vrai dire en changeant de moyens, — on pourrait presque soutenir qu'il n'a pas changé véritablement d'objet.

Qu'en effet ce qu'il s'est proposé, c'a été d'établir la souveraineté

œuvres qui sont « littéraires », et de celles qui ne le pas. A cet égard, on pourrait dire que la théorie de pour Tart est en germe dans leurs écrits, quelque prise qu'ils dussent un jour éprouver de Ten voir so Ils ont aussi aidé le romantisme à s'émanciper d' tutelle politique qui commençait h lui devenir pesante pour toutes ces raisons, on ne leur disputera pas, qu; on ne les lira plus, la reconnaissance que Ton doi ceux qui ont aimé sincèrement les lettres, et qui ont fidèlement servies, — sans les avoir beaucoup illi trées. Dans les articles du Globe, comme à la S* bonne, vers le même temps, dans les cours de Yili main, de Guizot, de Cousin, l'ancienne et la nouve.

rite du c consentement universel > ; — et cette réponse était q le christianisme et la démocratie ne sont qu'un.

C'est l'origine de ce que nous avons appelé depuis lors c christianisme social > ou le c socialisme chrétien > ; — dont pente irrésistible est vers le socialisme pur, — dès qu'il se sépai de l'autorité et de la tradition. — Mais nous n'en revenons pa moins au même point; — et l'erreur de Lamennais ne consist point à s'être contredit; — mais à avoir voulu établir entre le deux termes de religion et de démocratie, — une identité qui le rendît en tout temps convertibles l'un en l'autre; — et qui le con damnait donc lui-même à n'être qu'un pur démocrate, — si l'Églisi refusait d'admettre cette identité.

Des autres écrits de Lamennais; — et combien ils sont au-dessous des premiers, — si Ton met toutefois à part son Esquisse d'une philosophie, 1841-1846 ; — dont on a dit avec vérité qu'elle était c une philosophie de l'évolution i [Cf. Paul Janet, la Philosophie de Lamennais] ; — et qui contient d'ailleurs quelques-unes de ses plus belles pages [Cf. son Esthétique]. — Mais ses grandes œuvres demeurent ses premières œuvres; — et c'est d'après elles qu'il faut juger l'écrivain; — qui offre cette singularité d'être l'un des moins c personnels > qu'il y ait dans son style; — tout en étant l'un des plus < entiers > dans ses idées; — et l'un des plus puissants de ce temps. — Qu'aussi bien sa manière, très dure à ses débuts, dans VEssai sur l'indifférence, t. I et II, — s'est détendue à mesure qu'il avançait en âge [Cf., dans les Affaires de Borne, ses

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nisme [Cf. De t Allemagne, II* partie, chapitre II faut noter, à ce propos, qu'environ trente ans pli Henri Heine, dans le livre où il refera celui de StaCl, ne donnera pas du romantisme une idée Ai rente! Mais Stendhal n'avait pas tort, lui non plus, il écrivait en 1824 : « Le romanticisme est Tart àx senter aux peuples les œuvres littéraires qui, dans actuel de leurs habitudes ou de leurs croyances,^ susceptibles de leur donner le plus de plaisir possj [Cf. Racine et Shakespeare\, On a seulement fait obï sur ce mot, que, si le « romanticisme » n'était « modernisme », Racine, Boileau, Voltaire auraient été des romantiques à leur heure, ce qui est parfait!

posthumes, publiés par M. Casimir Stryienski; — R. CoU Notice sur la vie et les ouvrages àe Beyle^ en tête de l'édl Hetzel de la Chartreuse de Parme, Paris, 1846.

H. de Balzac, son article [20 septembre 1840], à la fin de l'édl Hetzel de la Chartreuse de Parme; — P. Mérimée, H. B.^ Pi 1850; — Sainte-Beuve, Causeries du lundis t. IX, 1854; — Ta Essais de critique et d'histoire , Paris, 1866, [L'article ue fi| que dans la 2® édition]; — A. Collignon, VArt et la vie Stendhal, Paris, 1868; — A. Paton, Henri Beyle, Londres, Ifi — Emile Zola, Les Romanciers naturalistes, 1881 ; — P. Bour| Essais de psychologie contemporaine, Paris, 1883; — Edoa Rod, Stendhal, dans la collection des Grands Écrivains françi Paris, 1892.

2° L'Ecrivain; — et d'abord, ce qu'il y a dans son œuvre d<

tradition des idéologues, et même des encyclopédistes. — Lesp

miers maîtres de Stendhal : Montesquieu, Marivaux, Duclos, Hel

tius, Cabanis. — La carrière militaire et administrative d'He

Beyle, 1800-1814; — et d'une expérience de la vie, rare chez

hommes de lettres, qu'il y a de bonne heure acquise. — Son adi

ration pour Napoléon [Cf. le Rouge et le Noir, et sa Vie de Na^

léon]. — Son long séjour à Milan, 1814-1817 et 1817-1821 [Cf.

Chartreuse de Parme, ch. i, et la célèbre épitaphe : Arrigho Bey

Milanesel. — ^^^ premiers écrits de Stendhal : Vies de Haye

Mozart et Métastase, 1814, 2® édition, 1817; — et l'Histoire de

peinture en Italie, 1817. — Ses relations avec lord Byron et a>

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toutes les autres ce grand avantage d'être « sua et ainsi de poser la question comme il faut pose. La définition du romantisme n*est pas une d'étymologie ni de doctrine, mais d'histoire; etj de romantisme, n'ayant point en soi de significatM cipale ou première, n'est rempli que des sens dont les hommes et les œuvres l'ont chargé dai toire, c'est-à-dire dans le temps.

Mais, de cett« multiplicité de sens que lui ont tour à tour les Hugo et les Dumas, les Vigny et les les Sainte-Beuve et les George Sand, — pour dire des moindres, — et de cette diversité de trai le caractérise, si nous essayons d'en dégager, d'en

de la société. — Il est aussi l'un des premiers qui aient fail « culture du moi » la loi du développement de l'artiste.

Il a dû à d'autres raisons ; — diiïcrentes quoique connei de survivre lui-même au romantisme ; — et par exemple à soi du « petit fait » ou du fait précis et a documentaire o ; tendance à transformer en lois de l'esprit ou de la natui anecdotes particulières; — à sa manière d'écrire, anon^ impersonnelle, mais surtout « analytique »; — et d'ailleursi valeur de quelques-unes de ses observations. — Si ccpcndai valeur même a documentaire », — et surtout la valeur littéi de la Chartreuse de Parme^ 1839, — sont aussi considéra qu'on l'a quelquefois prétendu? — ou encore, si la profoni n'en est pas souvent plus apparente que réelle? — et à ce pr< d'une étrange facilité que se donnent les ironistes, — qui es nous faire croire qu'ils pensent dès qu'ils se moquent. — Les nières œuvres de Stendhal : Vittoria Accoramboni , 1837; Les Cenci; La duchesse de Palliano, 1838; — VAhhesse de Cai 1839. — La lettre de Stendhal à Balzac, 1840; — et les c phrases devenues célèbres : « La Chartreuse de Parme est é( comme le code civil » ; — et : « Je songe que j'aurai peutquelque succès vers 1880 ».

30 Les Œuvres. — Les Œuvres de Stendhal comprenne] 1° Ses Romans, que nous avons tous indiqués, à l'exception premier : Armance, 1827; — ses Chroniques italiennes, 1855 et Lamiel, publié de nos jours par M. Stryienskî, 1888;

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comme tenus envers leur propre originalité, avons, à diverses reprises, assez insisté sur ce estimer sans doute inutile d'y appuyer encoi nous contenterons d'ajouter qu'entre 1825 et i n'était rien, — depuis l'exemple de Byron r « idéalisme subjectif » de Fichte, — qui ne à favoriser ce développement de Tindividualisi donc aussi précisément pourquoi, de tous les du romantisme, il n'y en a pas qui lui soit plus ei j'entends par là qui explique mieux les caust grandeur; celles de sa décadence; et la natui réaction qu'il devait provoquer.

Guerre au classicisme, liberté, vérité dans Tai

Causeries du lundi, t. I, 1849; et t. IV, 1851; — A. Vînet,'| sur la littérature française au xix« siècle^ t. II, 1845; — Planche, dans la Revue des Deux Mondes/yiïn 1851, novemb] — Cuvillier-Fleury, Dernières études littéraires^ 1859; — de Laprade, Le Sentiment de la nature chez les modernes^^ Eugène Pelletan, Lamartine, sa vie et ses œuvres, Paris, 11 Ch. de Mazade, Lamartine, sa vie littéraire et politique, 1870 ; — Emile Ollivier, Lamartine, Paris, 1874 ; — Ernest LegI Soixante ans de souvenirs, Paris, 1876; — Gh. Alexandre, Sou/à sur Lamartine, Paris, 1884; — F. Brunetière, La poésie de LS tine, dans la Revue des Deux Mondes, août 1886; et VÉvoluth la poésie lyrique, t. I, 1894; — Ém. Faguet, XIX^ siècle, 188: Ch. de Pomairols, Lamartine, Paris, 1889; — Chamboran* Périssat, Lamartine inconnu, 1891 ; — F. de Reyssié, La jeufi de Lamartine, Paris, 1892; — Ém. Deschanel, Lamartine, F 1893; — Jules Lemaitre, Les contemporains, t. VI, 1895.

20 Le Poète, — et quelque rôle qu'il ait joué par ailleuri comme aussi quelque air de dédain qu'il ait affecté parfois sa poésie; — et quelque service enfin qu'il nous ait rendu dai jour fameux ; — que sa gloire sera toujours d'être l'auteui Méditations et des Harmonies; — et non celui de V Histoire i Restauration ou même de VHistoire des Girondins.

Son origine et son éducation [Cf. sa Correspondance, toute p de précieux renseignements sur ses premiers maîtres et ses mières lectures]. — La famille de Lamartine; — et d'un m(

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de Tart, qui sont deux choses très différentes, pas été sans doute à se rendre maîtres du choix sujets, puisqu'on avait bien permis à Voltaire d'al cher les siens jusqu'en Amérique et jusqu'en Cl écrire des drames en prose, puisque Cromwelly Christine y Othello sont en vers; ni même à vil a règles », puisqu'enfin quelles « règles » dira-ty eût de Télég^e, de Tode, du roman, et Cinq^u Orientales, Notre-Dame de Paris, les ConfessU Joseph Delorme sont-elles, ou non, des œuvres tiques? II faut l'avouer : les romantiques n'ont ei la liberté que du droit d'être eux-mêmes en toi n'incliner devant aucune puissance au monde la «

tations; — et, quand on les compare aux Chansons de Bel 1816-1824; — ce qui est presque une profanation; — ou m^ Élégies de Chénier, 1819 ; — que ce qu'on y voit de plus nei que le poète y a retrouvé les vrais « thèmes » lyriques ; — 1< sont la Nature, l'Amour et la Mort ; — et les a traités avec d'élévation qu^il y a de sensualité dans les vers de Chénier;, de (( gauloiserie )t narquoise ou d'épicurisme sournois dans les sons de Béranger. — De la Mort de Socrate ; — et de l'aptitu^ Lamartine à la poésie philosophique [Cf. Voltaire, dans ses| cours sur l'homme]. — Les Nouvelles Méditations [Cf. le chai de M. Pomairols, dans son Lamartine]; — et qu'aux carao$ des premières elles en joignent un autre ; — qui est d'allier | de grâce [Cf. Ischia] à plus de force [Cf. le Crucifix] ; — moins de sincérité à plus de virtuosité [Cf. les Préludes] ; — d'être à la fois ce qu'il y a dans la poésie française de plus ne et de plus voluptueux.

B. Jocelyn; — et qu'il a d'abord ce mérite; — qui eu est bien — d'être le seul « poème » de quelque étendue que nous ay en notre langue. — Du sujet de Jocelyn ; — et de quelques obj tiens que l'on a faites à Lamartine [Cf. sur ce point les qus articles de Vinet et Em. Deschanel, dans un sens, et de Saii Beuve et J. Lemaître dans l'autre]. — Que de reprocher à Lam tine de n'avoir point marié Jocelyn et Laurence; — c'est rep cher à Corneille d'avoir séparé Polyeucte de Pauline; — et oub] qu'ils n'ont sans doute écrit que « pour les séparer » l'un son drai

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soi r univers, s'explique Tabondance, la richesse et Vi du lyrisme romantique. Il n'y a rien de supérieur c notre langue aux Méditations de Lamartine, à quelqi unes des grandes odes d'Hugo, — depuis les Deux 1 1824, jusqu'aux Magesy 1856, — ou aux Nuits d'Alfred Musset. Si ces très grands poètes ne nous intéressent ] toujours en nous parlant d'eux-mêmes , ils ne nous' in ressent jamais qu'a nous parler d'eux-mêmes. Ou pla encore, ce qui les a eux-mêmes émus dans l'histoire dans la vie, telle est l'origine et le sujet de leurs chant qui ne nous intéressent point quand ils n'y ont mis d'ei que ce qu'il y avait en eux de plus singulier, mais l'unisson desquels nous vibrons tout entiers quand noi

quelques-uneg de ses inspirations les plus précises [Cf. Le premii regret, Milly ou la terre natale^ ; — mais de le montrer s'échappas à lui-même ; — ne se préoccupant désormais ni de choisir entr ses idées; — ni de donner des digues au flot toujours plus abon dant de son improvisation; — et se préparant ainsi à écrire U Chute d'un ange. — S'il faut regretter que Lamartine se soit tourm vers la politique ; — et qu'il semble bien qu'en tout cas son inspira* tion poétique fut dès lors sinon tarie ; — mais assurément « dépersonnalisée ». — Qu'il appartient d'ailleurs encore à l'histoire de la littérature; — par quelques-uns de ses Discours [Cf. L. de Ronchaud, Zrt politique de Lamartine^ Paris, 1878]; — et quelques-uns de ses pressentiments [Cf. E. M. de Vogiié, Heures d'histoire, Paris, 1893]. — Il lui appartient encore par son Histoire des Girondins, 1847 ; — où sans doute l'histoire est étrangement défigurée ; — mais dont un poète seul pouvait écrire certaines pages; — et il lui appartient enfin par ses romans personnels ; Raphaël, 1849; — les Confidences, 1849; — les Nouvelles Confidences, 1851; — Graziella, iSb2. — Mais, à partir de cette date, — réduit, comme on disait jadis, à « travailler pour le libraire », — on trouve sans doute quelque ressouvenir de son passé dans ses livres et dans ses journaux; — et on y trouve surtout plus de critique et de jugement qu'on n'affecte parfois de le croire ; — mais il a cessé d'agir sur l'opinion; — et, près de quinze ans avant sa mort, — son rôle littéraire est terminé.

3<* Les Œuvres. — Les Œuvres de Lamartine se composent de:

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le plus éteiulu, c'est au contraire la forme la plus in ducllc possible que le poète s'efforce de donner aux € tions de tout le monde. Ainsi du moins ont fait Musset, les Hugo, les Lamartine ; et ainsi, bien loin d\ mais comme eux, le poète des ïambes ou celui des C fessions de Joseph Delorme, auxquels tous on a préc ment reproché d'être en général plus orateurs que poèt Le reproche méconnaissait à la fois les conditions lyrisme et le principe du romantisme. S'ils sont bien 1 plus grands de nos poètes lyriques, c'est qu'ils en so les plus personnels; et parce qu'ils en sont les plus pe sonnels, ils en sont les plus romantiques.

Et là toujours, dans ce besoin de parler d'eux-mémet

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