IV. — Octave Feuillet [Saint-Lô, 1821; f 1890, Paris
1" Les Sources. — M™<* Octave Feuillet, Quelques années de ma vie, 189i, Paris, et Souvenirs et Correspondances, 1896, Paris;
— Emile Montégut, Revue des Deux Mondes, décembre 1858, novembre 1862, janvier 1868; — Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, t. Y, 1863; — Jules Lemaître, les Contemporains, 3* série, 1887, Paris; — Ch. Le Goffic, les Romanciers d* aujourd'hui, Paris, 1890;
— F. Brunetière, Essais sur la littérature contemporaine, Paris, 1891; — René Doumic, Portraits d'écrivains, Paris, 1892.
2° Le Romancier. — Ses débuts romantiques; — au théâtre, par le théâtre ; — et sa collaboration avec Bocage — Un bourgeois de Rome, 1845, et la Vieillesse de Richelieu, 1848. — Son premier roman, Bellah^ 1850; — et sa ressemblance avec les Chouans de Balzac d'une part; — et d'autre part avec les romans de Jules Sandoau. — Les Scènes et Proverbes, 1851; — Scènes et Comédies^
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I/honnoiir de Tartisto est de se rendre supérieur, i artiste, aux agitations ou aux occupations des hommes. Kt s*il faut bien qu*il vive, en tant qu*hc <le la vie des autres hommes, il n*cst artiste et natui que dans hi mesure oii il s'en excepte.
()e qui n*a pas contribué médiocrement au succès la fortune de ces idées, c*est que, par une conséqu dont on voit sans doute Tétroit rapport avec elles, ont ramené Técrivain au sentiment des difficultés de d*éerire; au respect de la langue; et à cette reli{ <Ie la forme sans lesquels personne en français n'a i laissé de durable. « I/esprit français, écrivait un bon ju recouvre avec les écrivains actuels, 1858, des quali
18r>r>; — vi qu'on nVn a pas mal caractérisé l'auteur en l'appel le Musset des familles ». — Ses hésitations entre le naturalis. naissant [Cf. le Village, 1852], — et le romantisme expirant [( lUhlcmption, 1849, et Dalila, 1853]; — et comment il essaie de 1 r(>ii('ili(*r tous les deux par le moyen du romanesque [Cf. la Peti Comtesse, 1856, et le Roman d'un jeune homme pauvre^ 1858].
Los jîrands romans. — Histoire de Sibylle t 1862, — et réponse d (M'orgc Sand dans Mademoiselle de la Quintinie; — M. de Camon liSr>7; — Juiia de Trécœur, 1872; — le Journal d'une femme^ 1878
— la Morte, 1886; — Honneur d'artiste, 1890. — Si les romans d< FiMiilli'l sont des romans a romanesques »? — et que, si ce nom de roinaiicsquo est synonyme de singularité des événements; — d'arbitraire des combinaisons; — d'idéalisation systématique des caracli rcs; — ot d'excès de sentimentalisme; — les romans de Feuillet ne le méritent point. — Mais ce sont des romans « aristocrati(jues » ou « mondains » ; — parce que l'auteur était « du monde » ;
— el que, dans les milieux mondains, les réalités mesquines de la vie ne contrarient pas le développement de la passion. — On n'y est point empêché d'aller à un rendez-vous par la nécessité du travail quotidien; — ni soumis aux exigences de la vie matérielle [Cf. à cet égard les princes et princesses de la tragédie classique].
— Ce sont en second lieu des romans idéalistes; — par la suppression des détails de la vie commune; — par ce fait que le dramulique y procède généralement du conflit de la « passion » et de « l honneur » [Cf. Alfred de Vigny, Grandeur et Servitude mili-
qu*il semblait avoir perdues. La simplicité se substitue h un jargon confus et prétentieux, la netteté h l'emphase. Chacun sait maintenant ce qu'il veut dire, on ne se paye plus de tirades; on ne déclame plus; on n'ouvre plus la bouche comme si chaque parole qu'on prononce allait ébranler le ciel et la terre » [Cf. J.-J. Weiss, le Théâtre et les mœurs : M. Alexandre Dumas fils\.
Nous pouvons préciser encore davantage, et même il le faut aujourd'hui. C'est donc ainsi qu'une platitude héritée des idéologues ou des encyclopédistes, et qui s'étale ingénument, sans horreur ni conscience d'ellemême, dans la prose d'un Villemain, par exemple, et souvent même d'un Guizot; une liberté qu'un Musset, un
taires » ; — et que l'honneur ou la passion vaincus n'y trouvent d'asile que dans la mort [Cf. les dénouements habituels de la tragédie classique]. — Et ce sont enfin des romans à thèse, — où l'auteur a montré une constante préoccupation des « droits » ou de la condition de la femme; — de la dignité de l'amour et du mariage ; — et du principe de la morale sociale. — Comparaison à cet égard des romans de Feuillet avec ceux de George Sand ; — et qu'à vrai dire, sous les apparences d'une certaine analogie, — ils s'opposent plus qu'ils ne se ressemblent.
3° Les Œuvres. — Elles se composent de son Théâtre complet, dans les cinq volumes duquel, publiés chez Calmann Lévy, 1892, 1893, on a fait entrer toutes celles de ses pièces qui ont été jouées, y compris quelques-unes de celles qui faisaient partie des deux volumes : Scènes et Proverbes, et Scènes et Comédies ;
Et 2° ses romans, qui sont : Bellah, 1850; — la Petite Comtesse, 1856; — le Roman d'un jeune homme pauvre, 1858; — Histoire de Sibylle, 1862 ; — M. de Camors, 1867 ; — Julia de Trécœur, 1 872 ; — Un Mariage dans le monde, 1875; — les Amours de Philippe, 1877; — le Journal d'une femme, 1878; — V Histoire d'une Pari" sienne, 1881; — la Veuve, 1883; — la Morte, 1886; — et Honneur d'artiste, 1890.
Y. — Charles- Marie- René Leconte de Lisle [Saint-Paul,
Ile de la Réunion, 1818; f 1894, Paris].
lo Les Sources. — Charles Baudelaire, Notice, dans le Recueil
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Lamartine, et en s'en vantant, ont poussée plus d'une jnsqu*!! rincorrection; une incohérence de métaphc ({ui nous ^rne presque dans quelques-uns des cl d*œuvre d*Hugo :
Quand notre âme en rêvant descend dans nos entrailles , Comptant dans notre cœur qu'enûn la glace atteint ; Comme on compte les morts sur un champ de batailles, (Jiaqiie douleur tombée et chaque songe éteint;
des enchevêtrements de tours et de phrases qui font se vent de la prose de Sainte-Beuve, et notamment da son Port-Royal^ un modèle de préciosité; une lourde puissante, mais aussi une vulgarité de manières, si l'i peut ainsi dire, une familiarité de mauvais ton qui rei
des Poètes français de Crépct, t. lY, Paris, 1865 ; — Th. Gautie Itapport sur les progrès de la poésie, 1867; — Paul Bourgs Essais de psychologie contemporaine t Paris, 1886; — Mauric Sproack, les Artistes littéraires, Paris, 1889; — Jules Lemaître, U Contemporains, t. II, 1893; — F. Brunetière, l'Évolution de L Poésie lyrique f t. II, 1893, et Nouveaux Essais de littérature con temporaine, 1895; — Jean Dornis, Leconte de Liste, Paris, 1895 — Henry Houssaye, Discours de réception, 1895.
2° Le Poète. — Ses débuts romantiques. — Le séjour de Rennes, et la Variété, Revue littéraire, 1840-1841. — L'arrivée à Paris et la collaboration aux journaux phalanstériens, 1845-1849 ; — ses premiers poèmes : Hylas, Niohé, Hypatie ; — et son intervention dans la cause de Tabolition de l'esclavage — Il traduit VIliade. — Publication des Poèmes Antiques, 1852; — des Poèmes et Poésies, 1853; — et des Poèmes Barbares, 1862. — Effet que ces poèmes produisent sur G. Flaubert [Cf. sa Correspondance, notamment sous la date de 1852-1853]. — La Préface des Poèmes Antiques [supprimée dans les éditions ultérieures]; — et ses déclarations franchement anti-romantiques.
L'inspiration antique dans la poésie de Leconte de Lisle ; — et comment elle s'y combine avec l'inspiration anti-religieuse [Cf. Hypatie] ; — et l'amour païen de la beauté pure [Cf. la Vénus de Mile]. — Conséquences qui en résultent: la théorie de l'impersonnalité du poète; — la religion de la forme; — et la doctrine de l'art pour l'art. — L'antiquité indoue dans les poèmes de Leconte
LTTTB RATURE MODBHNE
deDt pour quelques <téHcats, la Cousine Bette ou le Lyt dans la Vallée, si dilliciles à lire, — rîeii de tout cela ne se retrouve ni dans les Poèmes barbares, ni dans Vllistoire de la Littérature anglaise, ni diins Madann Bovary, ni dans la Vie de Jésus. Augîer seul et Dumas dîins leurs drames en ont gardé la tradition.
Faisons un pas de plus, et ne laissons pas croire qui les naturalistes, dans leurs écrits, se soient bornés i éviter les défauts des romantiques. En rapprochant l'art de l'imitation de la nature, les Flaubert et les Taiue, lea Lccnnte de Liste et les Renan ont donc donné au stj'le un degré de précision, de plénitude et de solidité, dô K densité », disait Flaubert, dont on s'était depuis Iong-<
de LisU' [Cf. Surya, Bhagaval]; — et qu'il y faut rapporler le* origines d a pessimiBine du poêle; — son goût pour l'exotisme. — et sa oouceplion d'une potsie a naturntisle et scientifique t.
L'inspiration exotique dans la poésie de Leconle de Liste : — et à ce propos de l'inllueuce de l'auteur d'Émaux et Camée»; — et ds celui des Orientales ; — sur l'auteur des Poèmes Barbares. — Moi» l'inllueace des indiamstea semble nvoir été plus grande encore, -~i notamment celle d'Eugène Bumouf [Cf. également dans la JVotieO de Baudelaire, citée plus haut, une 1res heureuse camparaîsou d* Leconle de Liste avec Eruest Renan], -~ Largeur et beauté de U description dans les vers de Leconle de Lislp : — ses UDimaux, [Cf. le Sommeil du condor, le Rêve du jaguar, les Éléphants] ; — . ses paysages [Cf. le Bernïca, la Fontaine aux lianes]; — sna sens de la diversité des races [Cf. le Cœur d'Hiatmnr, la Virandah, la Tête du comte]. — Eu quoi ces descriptions rimèrent profoua diimenl de colins du romantianie; — par le souci de l'exactitude;, .— par l'atLcnttoQ qu'y met le poète à ne rien inSlcr de lui-iuémet. — par l'inleneité du courant de vie profonde qu'il y fait circuler [Cf. la Panthère noire, les Hurleurs], — S'il est vrai cependaab que, par l'ioterroéiliaire de ces carartères, celte poésie rejoigna la science; — et dans quclte mesure il est permis de l'appeler scientifique i'
L'iuspiratiou pessimiste dans In poésie de Leconte de Liale, — et qu'elle en fait encore l'origioalilé, — Si Vigny a exercé quelqi ianuGjice sur LefOnle de Lisle ' — ou s'ils ont (ou> deux puisé iei
frOO MAM'KL DB L*HlftT01llB DE LA LlTTÉRATUttB FJ
tt'MipA (lôsarcoutuuit^ Quelques grands vers de La
I jsh» :
I.f vent ri*i«|u*i'luciiz. parmi leurs tresses sombres, Sur ii>ur iiiiquo de marbre errait en frémissant, TaiHlÎH c|ur Ivs parois des rocs couleur de sang*, (^Hiime de farauds miroirs suspendus dans les ombres, De la pourpre du soir baignaient leur dos puissant,....
qiiclc{ues pages de Flaubert, — le Comice agricole d' villo-rAbbaye, dans ^o^am^^Ofa/*^, la description forêt de Fontainebleau dans F Éducation aentimenU ({uolqiios pages de Taine ou de Renan, entre lesi 011 n'aurait que l'embarras du choix, nous ont ren< sensation du « définitif» et de V « achevé ». Même nV
pessimisme à la même source ? — Qu'il y a plus de noblesse lo pessimisme d'Alfred de Vigny; — et non pas plus de sincë
— mais une conviction plus communicative dans celui de Lei de Lisle. — Il lui manque aussi de s'ôtre dégagé plus librei^ de l'auti-cliristiaiiisme; — et de s'être changé plus souvent pitié des o soufFrances humaines ». — Qu'il faut d'ailleurs impn cette dureté de Leconte de Lisle, — non point du tout à son iosii sibililé personnelle [Cf. le Manchjy Qa'in, Vlllusion suprême]; * mais à son parti pris de ne prêter son vers qu'à l'expression di misères de l'humanité; — non des misères de l'individu; -^ i aussi peut-être à sa conception du style.
Dos qualités de style de Leconte de Lisle, — et qu'il n'y a pi
de plus « grands vers » que les siens, — ni de plus plastiques, i
de plus harmonieux. — Il y manque seulement un peu d'aisanci ou d'air, pour ainsi parler; — et un peu de variété. — De quelque afTectations de couleur locale dont il aurait aussi pu se mieu défendre ; — comme n'ajoutant rien à la vérité de ses descriptions
— et comme tendant à donner du vrai « naturalisme » une idë quelque peu pédanlesque. — Il n'y a rien de plus « naturel » e français à dire Phoibos que Phœbus\ — et ni le sentiment de l'antî quilé; — ni la justesse de la représentation; — ni la durée d l'œuvre d'art ne dépendent de ces minuties.
îî° Li-s Gluvres. — Les œuvres de Leconte de Lisle comprennent l*^ ses Poésies, ainsi réparties dans l'édition définilive qu'il en , donnée lui-même : Poèmes Antiques; Poèmes Barbares; Poème
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ils pas exagéré dans ce sens? et, quand ils en sont arrives à penser, et très sérieusement, comme Flaubert, qu^un « assemblage de mots, indépendamment de ce qu'il exprime », avait en soi sa beauté, n'ont-ils pas été dupes d'une véritable hallucination d'art? J'inclinerais, pour ma part, à le croire. Mais, en attendant, c'est de quoi les contemporains leur ont d'abord été reconnaissants; et le talent d'écrire qu'on admirait en eux a fait la fortune de leurs doctrines esthétiques.
Car la critique, une certaine critique, académique et universitaire, — Sainte-Beuve en tête, et derrière lui J.-J. Weiss, Cuvillier-Fleury, Prévost-Paradol, — a bien fait mine de résister, mais on ne l'a point écoutée et
Tragiques. — Il y faut ajouter un volume d'œuvres posthumes, Derniers Poèmes^ publié en 1895 ;
2» Ses traductions de V Iliade ^ de V Odyssée, à' Hésiode y d'Eschyle ^ d'Horace, qui semblent avoir été « faites pour le libraire », et que gâte d'ailleurs un excès de « littéralité ».
30 Ses Erinnyes, qui ne sont qu'une adaptation d'Eschyle, plus eschyliennes que l'original, et qui font d'ailleurs partie du recueil de SCS Poèmes Tragiques, mais quMl faut pourtant classer à part, comme ayant subi l'cprcuve de la sccue.
YI. — L'Influence anglaise.
L'influence anglaise; — que tout le monde avait un peu subie depuis le commencement du siècle; — et Chateaubriand tout le premier ; — mais qui s'était plutôt exercée jusqu'alors dans la politique et dans l'histoire ; — et d'une manière assez vague ; — se « canalise » en quelque sorte vers 1855 ; — et par l'intermédiaire de quelques hommes, — Philarète Chasles, Emile Montégut, Taine, — agit surtout dans trois principales directions.
1° Par l'intermédiaire d'Emile Montégut; — qui fait du roman anglais et du roman américain, dans la Bévue des Deux Mondes, 1851-1858, — une étude plus approfondie qu'aucun auteur étranger ne l'a faite, en aucun temps, d'une littérature étrangère; — une sorte de « réalisme » à la fois sentimental et caricatural; — se révèle aux lecteurs français. — Dickens et Thackeray en sont les principaux représentants; — et David Copperfield, ou la Foire
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surtout on ne Ta pns suivie. Au contraire, c'est cùtt* (lu naturalisme qu'on a vu pencher les deri romanti<|ues eux-mêmes, Victor Hugo, George Si Mirliolrt. Nous ne saurions en oITet nous le dissirao CM* sont l)irn les Poèmes Antiques et les Poèmes Barbt i\\w Victor Hugo a imités, comme il pouvait et comm siivait imiter, mais enfin qu*il a imités dans sa Lége. ifrs si'èrfes. Kt il n*a pas cessé pour cela d'être rom ti<|iie! /m Rose de F Infante ou les Raisons du Momoton sont toujours et avant tout les impressions, les opinic (riIii|ro sur son sujet. Mais il n'en a pas moins fait te (M' (|ue lui permettait son génie essentiellement lyriq pour devenir épique, impersonnel et objectif; et il y
aux s'anitt's deviviincut presque aussi populaires en France qu' An^lrtt'rre, — lor»<que Taine a eu tracé de Thackeray et < Dirkciis, — los très beaux portraits que l'on sait
2o A lu nu'*ine époque, paraît en Angleterre le livre célèbre c C.h. Darwin, — l'Origine des espèces^ 1858, dont le retentissemei (>si ronsidôrubic dans le monde entier. — On le traduit aussit^ [M-** Clrnionce RoycrJ on français; — et Flourens le réfute pitoya bliMniMit. — Mais les études d'histoire naturelle en reçoivent un extraordinaire impulsion; — et par elles les idées « naturalistes en criti(]ue et en art, — semblent avoir reçu un accroissement d'au torité. — En France comme en Angleterre, et comme en Allemagne
— le livre do Darwin substitue o la science biologique » à a h science niatliéniatiquo » comme type de la science.
:>'^ lùdin, et sans parler do la traduction des Représentative Men d Knierson par Emile Montégut, — et de l'étude de Taine sur V Idéalisme anglais^ — on traduit, et on commence à signaler à l'attention du public français les romans de George Eliot, Adam Bede^ Silas Marner, etc. — Ces romans ont pour caractère : — d'être résolument o naturalistes », — de parti pris et de propos délibéré,
— l'auteur ayant sur tous ses contemporains ou émules dans le roman, — y compris Flaubert, — une supériorité considérable d'éducation philosophique. — Et ainsi, avec son naturalisme, — qui va bien au delà de la surface des choses, — s'introduit en même temps, pour un avenir prochain, — le moyen de le corriger et de « l'idéaliser ».
LA LiTrënATonB kodshkb quelquefois réussi. Pareillement uo Michelet. Celui-ci non plus n'a pas abjuré sa méthode, ni refait son « tempérament ». Il a continué dans les derniers volumes do son Histoire de France, à ne retenir et a ne traduire dans sa prose que le frisson lyrique, si l'on peut ainsi dire, dont les faits l'avaient remué. Mais, dans ces derniers volumes eux-mêmes, et surtout dans son Insecte, son Oiseau, dans la Femme, dans V Amour, il a fait au « natU' raJisme » celte concession de tout réduire îi ce que l'on pourrait appeler le mysticisme physiologique. Il ne s'y soucie plus que d'histoire naturelle; et la dernière explication des choses gît désormais pour lui dans un mystère d'alcôve. Parlerai-je de George Sand? et dirai-je qu'i\