‹ Manuel de l'histoire de la littérature françaiseChapitre 86 sur 90 · X. — Charles Baudelaire [Paris, 1821; + 1867, Paris · texte numérisé non relu

X. — Charles Baudelaire [Paris, 1821; + 1867, Paris

lo Les Sources. — Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. 1859; — Théophile Gautier, Notice sur Charles Baudelaire | Rapports sur les progrès de la poésie, 1868; — Ch. Asselineat Baudelaire, sa vie et son oiuyre, Paris, 1869 ; — Charles Baudelaire souvenirs, correspondance, bibliographie [par Charles Cousin e Spoelberch de Lovenjoul], Paris, 1872; — Maxime du Camp, Sow venirs littéraires, Paris, 1882; — Charles Baudelaire, OEuvrei posthumes et Correspondance inédite, publiées par M. Eugènf Crépct, Paris, 1887; — Paul Bourget, Essais de psychologie con^ temporaine, 1883; — F. Bru nctiè rc, /Tw/oirc et littérature, t. HI, 1887, et Nouveaux Essais, 1891; — Maurice Spronck, les Artistes littéraires, 1889.

2° Le rôle de Baudelaire; — et qu'il est tout à fait posthume.

— Les Fleurs du mal elles-mêmes auraient passé presque inaperçues, — sans l'espèce de condamnation qui leur valut dans leur nouveauté une popularité de mauvais aloi. — Mais sa mort, en 1867, ayant ramené l'attention sur Baudelaire, — et levé le scrupule que beaucoup de gens eussent eu de son vivant à se dire son admirateur ou son disciple, — c'est à partir de ce moment qu'il a

lA litt6batube

avant eux, et au premier rang Georg;e Sand; — Burtout et plus récemment Alexandre Dumas.

C'est pourquoi, son influence a encore triompha' de U doctrine f^e Fait pour Vari, — que d'ailleurs il ne comprenait pas, quand il lui reprochait d'enseigner « la repri ductioD pure et simple des faits » et bien moins encor quand, avec son assurance tranchante, il la déclarai 11 absolument vide de sens «. L'auteur des Pol: fjiies ou des Poèmes Barbares savait ce qu'il voulait! Il I' même mieux su que Dumas, quaud celui-ci parlait u moralisation » par le théâtre, et qu'il écrivait la Visite

exercé, — et qu'il exerce encore une ïaQueace réelle, — dont pelll réduire l'action a troia (loiiits. — Il a réalisé celte poéii morbide, — qu'avait rêvée Sainte-Beuve nu temps de sa jeunesse

— et dont le principe est l'orgueil d'avoir quelque mulatlie pli riire ou plus mon st rue use, — Il a découvert niasi et exprim quelques rapports, — dont le caractère maladif est relevi' l'uuulté des scDs;i(Î0Da qu'ils procureut ; — - et aussi pnr la brulalït mëiue des mois dont oa a besoin pour les eiprïmer. — Et eull^ eu s'altachant à l'expressiou de ces rapports, — il a ioauguré 1 symbolismo cOHlOmporaÎQ ; — si ce symbolismu consiste esseatie luiiieut dans le méluiigu coafiis du uiyslicismc et de la sensualité

— La question qui se pose d'aillei est de savoir jusqu'à quel jioiat 1' toute une i^cok u'u pas été la dupe d'un dsogei-cut mystifie a leiu

3' Lus (EuviiES. — En dehors di! ses traductions d'Edgar Pi llislaires extraordinaires, 1856; — Nouvelles histoires extraor. aaires. 1857 ; — Histoires grotesques et sérieuses, 1865 ; — et ses Fleurs du mal, 1857; on ne voit rien de Baudebiire qui mér eacore d'être sjgualé, si ce n'est ses Paradis artificiels: — quelques ffoliees, très étudiées, qu'il a écrites pour le Recueil ifa poètes français d'Eugène Crépet.

Ses Œuvres complètes ont été réunies en sept volumes in-1 Paris, tSSS-1870, Michel Lcvy.

Page 1