‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 103 sur 129 · GONFÉR. SECT. XVII. P. 77. SECT. XXXI. P. 148. SECT. XLIX. P · texte numérisé non relu

GONFÉR. SECT. XVII. P. 77. SECT. XXXI. P. 148. SECT. XLIX. P

A l'exception de quelques épigrammalistes, aucun des poètes de la période qui nous occupe, ne s'élève au-dessus du médiocre : la plupart sont des versificateurs plutôt que des poètes. Parmi ces épigrammatistes se distinguent S1 Grégoire de Naziance, Paul-le-Silentiaire , le consul Macédonius et Agathias.

Saint Grégoire, de Naziance, surnommé le théologien, une des lumières de l'Eglise et un des grands orateurs sacrés, était né au commencement du quatrième siècle à Arianze près de Naziance en Cappadoec. Il fut élevé au siège de Constantinoplc par Théodosele-Grand, mais il rentra par la suite dans la vie privée, et, dans sa retraite , il s'occupa beaucoup de poésie. S'-Grégoire s'exerça en difFérens genres et en divers mètres ; dans le nombre de ses productions poétiques

il y «i des pièces d'une étendue considérable en vers ïambiques, élégiaques et héroïques : toutes révèlent un talent distingué , quoique l'imagination qui est l'âme de la poésie y manque. Une assez mauvaise tragédie , La passion de Jésus-Christ , composée de centons d'Euripide n'est probablement pas de cet écrivain. La seconde classe des poésies de S'-Grégoire, celle pour laquelle nous parlons ici de lui, se compose de 254 petits poèmes du genre épigrammatique ; ces morceaux ont la plupart des sujets moraux. Ils forment le huitième livre de l'Anthologie de Céphalas '.

Paid-le-Silentiaire , poète sur lequel nous reviendrons encore, futTépigrammatographele plus distingué du temps de Justinien. Il se trouve dans les Anthologies environ 80 de ses épigrammes , dont une partie est du genre erotique. Elles ne manquent ni d'esprit, ni d'élégance ; on voit que leur auteur était plein de la lecture des anciens ; mais ces morceaux n'ont pas la concision essentielle à l'épigramme.

Macédonius, de Thessalonique, appartient aux poètes les plus élégans de la même époque : nous avons de lui une quarantaine d'épigrammes , la plupart erotiques; on ne peut leur faire d'autre reproche que celui de manquer de simplicité.

Agalhias , de Myrine, un des historiens de la fin du sixième siècle, publia dans sa jeunesse un recueil de poésies , divisé en neuf livres et intitulé Daphniaques.

1 Les poésies sacrées de S1 Grégoire sont imprimées dans la collection de ses œuvres : J. Billius. Paris. 1609. 1610. 2 vol. fol. Les épigr. se trouvent dans l'Anlhologic Palatine de F. Jacobs ,• Tragédie de J-.C. : Ant. Bladius. Rom. 1542. 8. — Drama christianmn quod Xpisrcr ■k'u.gx1'» inscribitur, num Gregorio Naz. fribuendum sit, quaesfionem proposuit //. V. A. Eichstadius. Jcn. 1816. 4.

Sa réputation fut si grande que ses compatriotes lui érigèrent une statue. INous possédons encore une centaine de ses épigrammes, dont on peut dire tout le bien et tout le mal que nous avons dit de celles de Paul-le-Silentiaire . •

Les épigrammes ont été rassemblées dans des collections connues sous le nom d'Anthologies. Après celles de Méléagre et de Philippe, de Thessalonique, dont il a été question plus haut, (page 206) Agalhias, dont nous venons de parler , en composa une qui contenait un choix fait dans celles de ses prédécesseurs, et dans les poètes des six premiers siècles : elle était divisée en sept livres d'après l'ordre des matières. Au commencement du dixième siècle , Constantin Céphalas fit une quatrième Anthologie , qui comprend des morceauxchoisis dans les trois précédentes, augmentés des productions des poètes qui avaient vécu depuis Agathias. Enfin un moine de Constantinople du quatorzième siècle, Maximus Planudes, le même qui a été mentionné à l'article d'Esope, fit un nouvel extrait de l'Anthologie de Céphalas, et classa les morceaux qu'il en tira dans un ordre systématique. Ce travail fut exécuté sans goût et sans discernement. Nous ne possédons que ces deux dernières Anthologies '.

1 Elles ont été publiées en dernier L'eu dans ledit, d' Agathias de B. G. Riebuhr. Bonn. 1828. 8.

2 L'Anthologie de Maximus Planudes fut la première et resta longtemps la seule connue par la voie de l'impression, éd. pr. (L. Lasearis) Florent. 1494. 4. (S. Galenius) e. notis Joan. Brodrei Basil. 15Î9. fol. H. Stepha?ius. Paris. 1566. 4. Francof. ap. "Wcchelii hsered. 1600. fol. (avec des scolics\ Hier de Bosch, c. vers lat. Hngonis Grotii vol. MIL ÏJltraj. 1795. vol. IV. (commentai-, il). 1810. vol. V. (cur. D. J. fan Lrniiep) ih. 1822. 4. L'unique manuscrit de l'Anthologie de Céphalas qui soit connu, fut découvert à Heidelberg

Parmi les autres poètes de cette période , il en est peu dont le nom mérite d'être cité : nous allons les ranger par ordre chronologique sans distinction de genre.

en 1606 par Saumaise, qui en transcrivit les pièces inédites; à l'aide de différentes copies qui en furent faites, on publia les recueils suivans : J. Jensius , Epigrammata graeca pro anecdotis prodeuntia Roterod. 1742. 8. (a la suite de ses Lucubratt. Hesychianre). J.H.Leich, Sepulcralia carmina ex Anthol. ms. epigr. délecta. Lips. 1745. 4. J. J. Reishe, Anthol. gr. a Const. Cepbala conditœ libri III. , etc. Lips. 1754. 8. C. A. Klotz, Stratonis, aliorum vct. poët. gr. epigrammata Alteb. 1774. 8. Ces éditions ont servi h celle de R. F. P. Brunch, Analecta veterum poëtarum Grœcorum. Argentor. 1772-76. 3 vol. 8. L'éditeur a exclu de sa collection toutes les épigrammes sacrées , celles de Diogène de Laërte, etc., mais par contre il y a admis les fragmensdes poètes cités dans la préface de Méléagre, ceux d'Archiloquc, Sappho, Nossis , etc., tout ce qui reste de Théocrite, Bion , Moschus, Callimaque , etc. Il a changé également l'ordre primitif de l'Anthologie et classé les morceaux d'après les noms des auteurs. F. Jacobs, Anthologia Grœca seu Poëtarum Gr. lusus, ex recensione Brunckii. Lips. 1794. 5 vol. 8. (avec exclusion de Théocrite, Bion . Moschus, Anacréon , etc.); comme suite de cet ouvrage : F. Jacobs, Animadv. in Epigr. Anthol. Gr. Lips. 1798- 1814. 8 vol. 8. (en tout 8 tom. eu 13 vol.). D'après une nouvelle copie du mst. original faite par l'abbé Spaletti et acquise par le duc Ernest de Gotha : F. Jacobs, Antholog. Gr. ad fidem cod. ohm Palatini. nunc Parisini , ex apographo Gothano édita, etc. Lips. 1813-17. 3 vol. 8. Le titre du vol. III a de plus : access. supplementa var. lectt. ex ipso cod. Palatino ab A. J. Paulssen. Comme supplément à cette édition : F. T. ïfelcler, Sylloge Epigrammat. Gr. ex marmoribus et libris. Bonn. 1828. 8. — Parmi les collectious d'épigr. choisies nous indiquerons seulement : A. Jfeichert. Antholog. Gr. s. collectio epigrammatum ex Anthol. Gr. Palatina. Misen. 1823. 8. /*'. Jacobs, Delectus epigramm. gr. Goth. et Erford. 1826. 8. — ./. G. Schneider, Periculum crit. in Anthol. Const. Cepbala". Lips. 1772. 8. F. Passow , Sur ce qu'on a fait dans les derniers temps pour l'Anthologie grecque (Annales de Jahn. T. 111. cah. 2. p. 58. sqq. T. VI. cah. 1. p. 39. sqq. (en allcm.).

:;lii PÊ1I0DI VI. — SECTION LXX.

Poètes des cinquième et sixième siècles : Nonnus, de Pnnopolis en Egypte, a laissé deux poèmes : l'un est une paraphrase de l'évangile de S'-Jcan; l'autre, divisé en 48 livres, porte le titre de Dionysiaques ou Bassariques c'est-à-dire, exploits de Bacchus. L'auteur composa vraisemblablement cet ouvrage avant d'embrasser le christianisme. Les Dionysiaques considérées comme poème épique régulier ont sans doute des défauts essentiels ; mais, si le cadre que Nonnus a choisi décèle son manque de goût, la manière dont il l'a rempli prouve qu'il réunissait à beaucoup de talent et d'intelligence une vaste érudition et une étude approfondie des beaux modèles de l'antiquité; il faut avouer pourtant que ses imitations ne sont pas toujours heureuses. Son ouvrage se distingue parla variété des fables, par la beauté des images, par la vérité des sentimens; mais le style est inégal, tantôt sublime, plus souvent emphatique , tantôt facile et gracieux , mais plus fréquemment lâche, prolixe et trivial. Les Dionysiaques ont pour nous un intérêt majeur, non seulement à cause du trésor de traditions mythologiques qu'elles renferment , mais encore parce qu'elles nous ont conservé les titres et des fragmens de beaucoup de poésies perdues. Nonnus doit être regardé comme le restaurateur du vers hexamètre : les changemens qu'il y introduisit, ôlèrent, il est vrai, à ce mètre une partie de son ancienne gravité; mais il gagna en rondeur et en élégance, et par là la versification, devenue trop facile, reprit le rang d'art '.

1 J. A. Weichert, de Nonno PanopoBtano. Viteb. 1610. -î. Ouvaroff. Le poète Nonnus de Panopolis: essai pour servir à l'histoire de la poésie grecque, (avec not. de F. Grœf'e) Pétersb. 1817. 4. (enallein.). — Editions : Dîonysiaca : éd. pr. G. Falleniurg. Anlv.

Musée, le grammairien, vivait probablement dans le même temps que Nommai Son poème erotique intitulé : Jféro et Léandre y en 440 hexamètres , a été attribué à l'aneien Musée d'Athènes, mais le sujet, le manque d'unité de diction et l'esprit dans lequel il est composé dénotent assez qu'il appartient aux temps dont nous nous occupons. Toutefois on y trouve une pureté de langage, une simplicité dans les récits et un goût qu'on ne rencontre pas dans les productions poétiques de cette époque : il y a de l'intérêt dans le plan, de la grâce et de la vigueur dans les tableaux '.

Proclus , philosophe Platonicien, dont il sera parlé plus bas, a laissé indépendamment de plusieurs épigrammes , six hymnes , qui appartiennent aux meilleurs morceaux de cette époque ; ils sont plutôt du genre des hymnes orphiques, qu'épiques ou lyriques, et ils sont presque entièrement composés de prières 2.

1597.4. Hanov. ap. Wechcl. 1605. 1610. 8. F. Graefe,vo\. I. Lips. 1819. vol. H. ibid. 1826.8. G. H. Moser (Mb. VllI-XIll)Hcidelh.

1809. 8. Adittamenta. Ulm. 1814. 4.; Melapbrasis, etc. : F. Nansius. Lugd. B. 1599. 8. F. Passow. Lips. 1834. 8. Idem, Spécimen, nov. edit. Evang. Joan. a Norme-, etc. Vratislav. 1828. 4.

1 Editions : éd. pr. Aldus. Venet. 1494. 4. ibid. (avec Orpbée) 1517. 8. IL Stephanus , Voetdz Gr. pr. heroici carm. Paris. 1566 fol. T. I. p. 419-427. J.Il. Kromayer (cum notisBarthii) Hal. 1721. 8. M. Roever (cum scbol. gr.var. lectt Lugd. Bat. 1737. 8. J. Schrader, Leovard. 1742. 8. nouv. édition, (cur G. H. Schœfer.) Lips. 1825. 8. C. F. Heinrich, Hannov. 1793. 8. jF. Passotv , grec allem. Lips.

1810. 8. Héro et Léandre, poème de Musée publié, traduitet expliqué par 5. Meisling. Copenbag. 1825.8. (en danois).

2 Editions : les 4 premiers bymnes : Ap. Juntam (avec Orpbée) Florent. 1500. 4. Aldus Venet. 1517. 8. M. Maittaire. Misccllanea j;r. aliquot scriptor. carmina. Lond. 1722. 4. on les trouve aussi dans les collections de Brtmck vol. II. p. 441. et de Jacobs t. III. p. 148. sqq. — Un bymne à Hécate et Janus. et un autre h l'allas :

Quintus do Smyrne, surnommé Calaber parce que son ouvrage a élé trouvé par le cardinal Bessarion dans un monastère en Calabre, est auteur d'un poème, en quatorze livres, intitulé: Ce qui a été omis par Homère ( nxpalemôueva. 'oayj'^w) ; c'est une continuation de l'Iliade jusqu'à la destruction de Troie. Ce poème n'est pas sans mérite sous le rapport des ornemens et de la diction ; l'imitation d'Hon.ère et des anciens poètes épiques se laisse apercevoir d'un bout à l'autre, bien qu'on rencontre des mots dont la forme ou l'acception soit propre à Quintus. L'ouvrage paraîtrait même audessus du siècle où a vécu l'auteur, si on ne reconnaissait le cachet des productions de l'époque, aux longueurs, aux fréquentes répétitions et aux exagérations dont il est rempli. Quelques critiques ont supposé que Quintus avait eu sous les yeux et imité la petite Iliade de Leschès; mais il semble plus probable qu'il a pris pour guides les anciens poètes Cycliques , suivant tantôt l'un , tantôt l'autre : par là s'expliqueraient les inégalités qui se remarquent dans les diverses parties de sa composition ' .

Une princesse célèbre par sa beauté, par ses talens et ses malheurs, Eudooia, fille du sophiste Léontius , et épouse de Théodose, le jeune , composa plusieurs poèmes. On lui en attribue un qui est intitulé Homero-

J. Iriarte, Catalog. codd. mst. bibl. Matrit. vol. 1. p. 88. T. C. Tychsen. Bibl. pour la littérature et l'art ancien I. p. 46. 11. p. 10. sqq. les six (sept) hymnes dans : J. F. Boissonade. Poëtar. Gr. Sylloge vol. VIII. Paris. 1823. suiv.

T. C. Tyc hsen. Comment, de Q. Smyrnœi paralipomenis Homcr. Gott. 1783. 8. — Édit. : éd. pr. Aldus (avec Coluthus). s. I. et a. (d'après Rcnouard Vcnet. 1504. ou 1505.) 8. Laui: llhodomaun Hunov. 1604. 8. J. C. De Patiw Lugd. Bat. 1734. 8. T. C. Tychso, vol. I.£( texte) Argentor. 1S07. 8. le vol. II. (comment.) n'a pas paru.

centra ou vie de J.-C. composée de vers et d'hémistiches pris dans Homère; mais il est possible qu'elle n'ait fait qu'achever cet ouvrage et qu'il avait été commencé par un cerlvkinPélagius. Du reste si une pareille composition décèle dans son auteur une grande familiarité avec les poésies d'Homère , elle montre aussi le mauvais goût qui prédominait dans ce siècle ' .

Coluthus , de Lycopolis en Egypte, écrivit une mauvaise imitation d'Homère, intitulée l'Enlèvement d'Hélène, en 385 vers; c'est un poème sans chaleur, sans sentiment et sans grâce \

Un autre poème épique, La destruction de Troie , en681 vers, par Tryphiodore , compatriote et contemporain de Coluthus, a un peu plus de mérite, mais il est surchargé d'images , et si l'on en excepte quelques épisodes fort intéressans, le reste est d'une sécheresse extrême, et ressemble à un simple argument. Tryphiodore avait composé plusieurs autres poèmes intitulés : Marathoniaques ; Hippodamie ; Odyssée lipogrammatique ; ce dernier n'était qu'un misérable jeu , mais on ne sait pas précisément en quoi il consistait 3.

Paul, surnommé Silentiarius , du nom d'un emploi qu'il remplissait sous Justinien, composa outre desépi-

1 Editions : éd. pr. Aldus Manutius\o\. I. Poët. christ, vefc. Venet. 1501.4. //. Stephanus. Paris. 1578. 12. L. H. Teucher. Lips. 1793. 8-

2 Edit. : éd. pr. Aldus s. 1. et a. (voy. plus haut Q. de Smyrne). IL Stephanus, Poet. Gr. Her. Carm. t. II. p. 391-400. J. D. a Lennep. Leovard. 1747. 8. nouv. édit. (cur G. H. Schœfer.) Lips. 1825. 8. Imm. Bekkcr. e cod. mst. suppl. et em. Berol. 1816. 8. A S. Jullicn cum scholiis ined., etc. Paris. 1822. 8.

3 Edit. : éd. pr. Aldus s. 1. et a. (voy. Coluthus). //. Stephanus Poet. Gr. heroici carm. t. II. p. 401-418. Paris. 1566. fol. J. Merîich. Oxon. 1741. 8. Th. Northmore Cantabr. et Oxon. 1791. Lond. 1801 8. G. Schœfer, Lips. 1809. M.F.J. Werniehc. Lips. 1819. 8.

grammes ( voyez page 307 ) divers ouvrages de poésie, qui ont quelque mérite. On peut citer comme les plus vantés a ) son poème sur les Thermes Pythiens; b ) sa Description de l'église deSte-Sophie; °) sa Description de la chaire placée dans la première grande allée du palais patriarchal *.

Avec Paul-le-Silentiaire nous terminons la liste des poètes dans lesquels se trouve encore une étincelle de génie. Nous allons nommer quelques-uns des versificateurs grecs depuis le septième siècle.

George Pisides , archiviste et référendaire à Constantinople, a écrit en vers sur des sujets historiques et autres. Nous citerons de ce qui nous est resté de lui son poème, en treize chants, Sur l'expédition d'Héraclius contre les Persans \

Léon VI, surnommé le philosophe, célèbre par son zèle ardent pour les lettres et les sciences, avait puisé une instruction excellente aux leçons de Photius. Mais les poèmes qu'il nous a laissés ne prouvent pas beaucoup en faveur de ses talens poétiques. Il reste de Léon une petite pièce en douze vers ïambiques Sur le triste état de la Grèce; vingt-sept vers de ceux qu'on appelle Ecrevisses (rétrogrades ); des Hymnes encore inédits.

1 Edit. : a) éd. pr. Aldus Florileg. diversor. epigr. Venet. 1503. 8. F. Morellus. Paris. 1598. 8. G. E. Lessing (cum scholiis) Matériaux pour l'histoire et la littérature 1773. 1. p. 137. (ail.). R. F. P. Brum-k, Analect. vol. III. p. 94. sqq.' Jacobs. Anth. Gr. vol. IV. p. 41. sqq. J. F. Boissonade Poet. Gr. Syll. vol. I. (avec Anacréon) Paris. 1823. 12. b): C. du Fresne du Cange (Corp. script. Byz.) Paris. 1670. fol. c): Imm. Bekkvr. Berol. 1815. 4. Les n. b et c : F. Grœfe. Lips. 1822. 8. — F. Spitzner. obss. crit. in Paul. Silentiar. descnpt mag. cccles. Erford. 1823. 8.

2 Les écrits de G. Pisides ont été publiés par J. M. (hiercg dans : P. F. Foggini. Nova Apjicnd. bisfor. Ilyy.. Rom. 1777. fol. îiiit.

L'anthologie renferme neuf épigrammes attribuées au même empereur, parmi lesquelles les n0' 4 et 5 ne sont peut-être pas de lui. On lui attribue probablement encore sans fondement dix-sept oracles ou prophéties en vers ïambiques ' .

Au commencement du douzième siècle vivait Théo- More Prodromus , souvent décoré de l'épithète de Cyrus ( seigneur ). Il prit le nom d'ffilarion après avoir embrassé l'état monastique. Théodore était un homme très-savant; il avait fait une étude particulière de la théologie, de l'astronomie, de la philosophie et de la grammaire , et avait écrit des livres dans toutes ces sciences : mais il fut surtout un versificateur fécond. Les bibliothèques renferment un grand nombre de ce qu'on veut bien appeler ses poésies; mais peu d'entre elles ont été imprimées. La plus connue de toutes, est un mauvais roman en neuf livres, portant le titre d'Amours de Rodanthe et de Dosiclès. Sa Galeomyomachie ou guerre des belettes et des souris, est une imitation de la batrachomyomachie. On a en outre publié de ce moine un poème intitulé : Y Amitié bannie de la terre ( dialogue écrit en vers ïambiques comme les poèmes précédens) ainsi que plusieurs poésies morales et religieuses 2.

1 Éditions : Sur l'état de la Grèce : Léo Allatius, De Consensu eocles. occid. et orient, p. 854. ; vers rétrogrades : L. Allatius Excerpta Gr. Sophistar. et Rhetor. Rom. 1641. 8. p. 398. ; oracula : Codinus ( cum notis Lambecii ), Excerpta de antiquit. Constant- Paris. 1655. fol.

2 Editions: Amours de Rod. etde Dos.: G.Gauhnin. Paris. 1625. 8.; Galeomyomachie : Arsenius (Aristobulus Apostolius) ap. Aid. Manut. s. 1. et a. (Venet. cire. 1494.) 4. imprimé souvent avec les fables d'Esope et la Ratrachomyomacbie. C. D. llgen (avec les hymnes homériques) liai. 1796. 8.-; l'amitié bannie : J. F. Morellns. Paris.

Un savant grammairien, homme d'esprit et de talent, mais très-mauvais poète, Jean Tzetzès de Constantinople, qui florissait à la fin du douzième siècle, s'avisa de suppléer Homère par trois poèmes formant un ensemble sous les titres de Antehomerica , Homerica et Posthomerica. Le même grammairien est auteur d'un livre en 12,759 vers politiques ', dont cependant il ne reste que 12,675. Cet ouvrage roule sur divers objets d'histoire ancienne et de mythologie ; son titre véritable était : Livre historique, mais il est plus connu et plus généralement cité sous celui de Chiliades , d'après les divisions établies de mille en mille vers. On a aussi publié un poème ïambique de Tzetzès Sur l'éducation des enfans. Plusieurs autres d« ses compositions en vers existent en manuscrit '.

1549. 4. Ho?iteret Guntius Bas. 1536. 8. IL Erardus. Lips. 1598. 8. (ces deux dernières édit. contiennent en outre plusieurs poésies morales et religieuses du même auteur.) M. DIaiitaire , Miscellanea Gr. aïiq. carm. Lond. 1722. 4. p. 92. sqq. — B. Thorlacius , Manuelis Phila; (l'auteur est Theod. Prodrom.) duo carmina anecdot. Haun. 1813. (Opusc. Acad. T. 111. ibid. 1815. p. 65. sqq.) — Sur les écrits inédits de cet auteur voy. De la Porte du Theil, Notices et extraits des Mnsts de la Bibl. du roi de France, vol. III. P. H.

1 Le vers politique, qui tire probablement son nom de Polis. ville, h savoir. Constantinople où il prit naissance, n'est qu'une forme particulière du vers ïambique. — C. L. Struve, Sur le vers politique des Grecs du moyen-âge. Hildesb. 1828.8. (enallem.)

2 Editions : Antehom. Hom. Posthom. : (après la publication de diverses parties ou fragm. par F. Morellus. Dodwell. G. B. Svhirach, Tychsen.) F. Jacobs, Lips. 1793. 8. recens. Imm. Bekker. Berol. 1816. 8.; Cbiliades : cd. pr. TV. Gerbelius [Arleni us) (avec Lycopbr.) Bas. 1546. fol. J. Lectius . Poet. Gr. veteres. trag. comici . lyrici, etc. Col. AHobr. 1614. 2 vol. fol. vol. II. p. 274. sqq. Th. Kiessliîig , Lips. 1826. 8. — Ces trois éditions rcnfermcnf aussi le poème sur l'Education des enfans.

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