‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 105 sur 129 · SECTION LXX · texte numérisé non relu

SECTION LXX

FBOSE. — SOPHISTIQUE.

CONFÉR. SECT. XXII. P. Il3. SECT. LU. P. 227.

Nous rangeons tous les prosateurs de cette période dans neuf classes, savoir, la sophistique, la grammaire, l'histoire, la géographie, les mathématiques, la phi-

1 Notice sur les frajjm, dans J. B. C. Vt'Uoison, Anecd. Gr. vol. II. p. 75. — Edit. : J.F. Boissonade (avec Nicetas Eugenianusl

2 Edit. : J. F. Boissonade. de Drosillîe et Chariclis amoribus (cum in'erpret. lat. et comment.) Paris. 1819.2 vol. 12.

3 Editions : De proprietatc animaliiim, jirsenius. Venet. 1533. 8. ./. Camerarius. éd. 2. Heidclberg. ap. Commcl. 1596. 8. J. C. De Pauw. Traj. ad Rhen. 1730. 4. Toutes les productions poétiques de Pbilc connues jusqu'ici, à l'exception du poème sur les propriétés des anim. ont été publiées par G. V ernsdorf. Lips. 1768. 8.

losophie, l'histoire naturelle et la ehimie, la jurisprudence, la médeeine.

Thêmistius , (nie son éloquence fit surnommer Euphrades ou le beau parleur, était né en Paphlagonie. Il enseigna la philosophie et la rhétorique à Rome , et principalement à Constantinople, où il jouit de la plus grande faveur auprès de l'empereur Constance et de ses successeurs; au point que Théodose-le-Grand lui confia l'éducation de son fils Arcadius . sans se laisser arrêter par la considération qu'il n'était pas chrétien ; il futaussi le maître de Libanius et de S' Augifstin, et l'ami de S1 Grégoire de Naziance. Deux fois ( 362 et 384 ) Thêmistius se vit élevé à la dignité de préfet et gouverneur de Byzance, et il fut employé pendant quarante ans en toutes sortes d'affaires et d'ambassades. On croit conserver aujourd'hui encore les restes de sa dépouille mortelle à Rimini, ville des états du Pape, où elle fut apportée de la Morée , par les soins de Sigismond Pandulphus, général des Vénitiens contre les Turcs en 1464. Photius a connu trente-six discours de Thêmistius : il ne nous en reste que trente-quatre, un (12) n'existe que dans une traduction latine, et n'est peut-être pas authentique. Quoique la plupart de ses discours aient pour objet de louer les empereurs, et que ce genre soit par lui-même aride et dépourvu d'intérêt, l'auteur a cependant connu l'art d'attacher ses lecteurs par de nombreuses allusions à la mythologie et à l'histoire des Grecs, et par des exemples empruntés aux anciens poètes et philosophes. Malheureusement il n'a pas su se prémunir entièrement contre le ton de panégyrisme, qui caractérise son siècle. Plusieurs discours de Thêmistius sont dirigea contre les sophistes de son temps, dont il flétrit la qualifiea-

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