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GRiriMAIHE ET ÉRUDITION PHILOLOGIQUE CONFÉR. 6ECT. XXXVI. P. 157. SECT. LV. P. 24-4.
Constantinople devint dans cette période le siège de l'érudition grammaticale. Le fondateur de cette nouvelle capitale y établit une école pour l'enseignement de toutes les branches des connaissances humaines , et fit construire un bâtiment octogone où demeuraient quinze professeurs , tous religieux , portant le titre de oiv.tyjixevuol , universels. La grammaire, une des principales sciences professées à l'Octogone , y revêtit une forme nouvelle. Les docteurs écuméniques, ennemis des discussions philologiques et critiques, qui auraient pu amener la discorde parmi eux, réduisirent la science grammaticale à un système régulier et invariable, et admirent pour base de leur enseignement la théorie de Denys de Thrace. Si une méthode qui
1 Ed. pr. ex bibl. Jo. Sambucii Antverp. 1566. 4. J. Mereerut. Paris. 1595. 1639. 8. J. C. De Pauw. Traj. ad Ithen. 1736. 8. F. L. Jbresch Zwoll. 1749. 8. J. F. Boissonade. Paris. 1822. 8. — F. L. Abresch, Lcctioncs Aristamet. Zwoll. 1749. 8. Id., Yironim aliquot erud. ad Arist. cp. conjectura;. Amstcl. 1752. 12. F. J. Hast, Lettre h Boissonade sur Anton. Lib. Partb. et Aristénète. Paris. 1805. 8. Traduite en latin par ffiedeburg. Lips. 1809. 8.
faisait de la science un champ clos pouvait avoir une certaine utilité, elle devait d'un autre côté dégoûter des hommes , doués d'un esprit critique , de l'envie de la cultiver. Aussi le nombre des grammairiens byzantins, pour autant que leurs noms soient arrivés jusqu'à nous, fut très-borné tant que dura l'établissement de l'Octogone. Il augmenta de nouveau depuis le huitième siècle; mais dans la foule des écrivains s'occupant d'une langue qui allait expirer, il en est peu qui aient acquis de la célébrité.
Nous allons nommer les principaux de ces grammairiens.
Un compilateur du quatrième siècle, Helladius, d'Antinoé en Egypte , composa une Chrestomathie en vers ïambiques, dont Photius nous a conservé un fragment '.
George, que ses ennemis surnommèrent Chœroboscus et ses amis Technicus, vécut dans le quatrième siècle et laissa plusieurs petits traités grammaticaux p. ex. Des mots enclitiques ; Des schematismes des verbes d[xi et etfu\ un Traité des esprits ; un autre Sur les tropes, et une Prosodie , qui est inédite a.
Théodose, d'Alexandrie, grammairien d'une époque incertaine , a écrit un Commentaire sur la théorie de Denys de Thracc ; il ne paraît pas que nous possé-
1 Publié à part dans /. Meiirsius, de regno Laconico. Ultraj. 1687. 4.
2 Ed. : Des mots enclitiques, avec trois autres traités : Aldus, Thésaurus Cornucopiae et liorti Adouidis \ enet. 1496. fol.; un cinquième traité : Imm. Bekkeri Anecdot. Gr. vol. III. p. 1209. sqq.: Des extraits du traité sur les esprits : L. C. Valckenaer (avec Ammonius; Lugd. \\,d. 1739. 4. p. 205. sqq. Le traité irifi rpww dans C. Wah, Rhet. Gr. vol. VIII. p. 802. sqq.
fiions cet ouvrage dans son état primitif. Tliéodose a composé en outre des Canons isagogiçues: un Traité
de la prosodie ; et un Abrégé de la grammaire d'Hérodien '.
Nous avons plusieurs ouvrages de grammaire sous le nom de Manuel, de Crète, ou sous celui de Manuel Moschopulus ; mais il règne de l'incertitude sur l'époque de cet écrivain ou, pour mieux dire, de ces écrivains; car il est certain qu'il en a existé deux et peutêtre trois de ce nom. L'un d'eux est ordinairement distingué par l'épithète de Cretois, à' aîné ou de grammairien ; l'autre, qui semble avoir été plutôt théologien, se trouve désigné par la qualité de neveu. Quelques écrivains parlent aussi d'un Manuel Moschopulus du quinzième siècle; mais il paraît qu'ils sont dans l'erreur. Manuel l'aîné a fleuri probablement sous Michel VIII , Paléologue , vers l'an 1270 , et le neveu peu de temps après. Nous possédons sous le nom de Manuel Moschopulus , outre une Vie d'Euripide , des Scolies sur Hésiode , Pindare , etc. ; plusieurs traités de grammaire, tels que des Questions ( grammaticales ); une Collection d'atticismes : un Traité sur l'exercice grammatical , publié sous le nom de Saint- Basile; une prosodie, etc. ".
. « Ed.: C. G. Goetfling, Thcodosii Grammat. Lips. 1822. 8. Un glossaire sur cette grammaire : L. Bachmann Ânecd. Gr. (mçixIv ™r ^fa/xjuariy-.r) Lips. 1828. vol. 1. p. 423-450.; tlanones Isag. : 1mm. Bekker. Anecd. Gr. vol. 111. p. 975-1061.; Am. Peyrou in Theodosii Alex, tractatnm de FrosodiaCommenfatio.Tanrini. 1817.4. et dans TEtymologicum Orionîs de /*'. G. Stinz. p. 236. stjq. ; L'introduction à l'abrégé de la Gr. d'IIérod. : /*'. Osinni (avec Philémon) Bcrolin. 1821.8. p. 302-08.
2 Ed. F. IV. Titze. Manuclis Moschopnli Cretensis opnscnla grammatica. Lips. et IVag. 1822. 8. Extraits des ouvrages grammat. de
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Maximus Planudes, a laisse a) un Dialogue sur la grammaire , et un autre Sur la syntaxe , h) un Traité des verbes transitifs et intransitifs , ' ) un écrit Sur les atticismes, d) des Scolies sur la rhétorique d'Hermogène '.
Un certain Polybe , de Sardes, dont on ignore l'époque, est auteur de plusieurs petits écrits de grammaire ; l'un d'eux traite des Figures oratoires a .
Deux écrivains d'une époque incertaine ont écrit sur la métrique : l'un est le moine Elic , de l'île de Crète, surnomme Charax. Nous avons de lui , un traité De la figure des lettres , et un ouvrage Sur les divers mètres, qui dans quelques manuscrits est attribué faussement à Plutarque.
L'autre écrivain sur la métrique est Tricha qui , d'après ce qu'on peut conjecturer, vivait au quatorzième siècle. Son ouvrage a pour titre : Tableau des neuf mètres 3.
Outre les grammairiens que nous venons de passer en revue, il en est beaucoup d'autres, qui ont écrit sur des sujets de grammaire ou de métrique , et dont les ouvrages ont été imprimés ou sont encore inédits. Plusieurs de ces traités se trouvent publiés dans les
Moschopul. : Lud. Bachmann , Anecd. Gr. vol. Iï. p. 351-382. voy. J. F. Boissonade, Anecdot. Gr. vol. I. p. 404.
'a.)Z. Bachmann. Anecdot. Gr. vol. II. p. 1166. h.) G. Hermann, de cmend. rat. Grammat. Gr. p. 391. e.) J. F. Boissonade. Anecdot. Gr. vol. 1. p. 408. d.) C. Jfah. Rhct. Gr. vol. V. p. 212-576.
2 Publiés par Iriarte, Catol. codd. Bibl. Matrit. vol. 1. p. 117. et 374.: le traité des fijj. or. est reproduit par C. Walz, Rhet. Gr. p. 611-616.
1 Ed. Fr. de Furia, Appcndix ad Draconem Stralonicenscm complertcns Triclire. Kliœ monacln et Hcrodiani tractatus de metris. Lipa. 1814. 8.
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collections de Villoison, Bekker, Iriarle , Boissonade, Bachmann , etc.
Parmi les grammairiens de cette époque, les plus intéressons pour nous sont ceux qui se sont occupes de l'interprétation des auteurs anciens. Le plus souvent à la vérité ils ne nous ont transmis que des extraits d'anciens commentaires ; mais c'est précisément leur plus grand mérite à nos yeux. Ces interprètes se divisent en deux classes: les uns nommés Scoliasles (a-/o),iaaxal) sont ceux dont les remarques se trouvent à la suite des auteurs mêmes qu'ils ont commentés ; les autres ont fait de leurs commentaires des ouvrages particuliers.
Un des meilleurs scoliastes est Eusiathe, archevêque de Thassalonique, auteur d'un commentaire savant et fort utile sur Homère , et d'un autre sur Denys le périégète. On a de lui des lettres inédites. Son commentaire sur Pindare est perdu '.
Jean Tzetzès, dont il a été parlé à la section des poètes, a composé divers commentaires et scolies suides auteurs classiques. Ses scolies sur Homère , Hésiode et Lycophron sont très-utiles pour la connaissance de la mythologie et de l'histoire poétique. Ce sont les seules jusqu'ici qui aient été publiées a.
A la suite de ceux-ci viennent d'autres grammai-
1 Les éditions des commentaires sur Homère et sur Denys le Pé riégète ont été indiquées plus haut, p. 19. n. l.ct pag. 208. n. I.
2 Édit. Excgesis in lliad. : G. Hvrmann (avec Dracon) Lips. 1812. 8.;Schol. ad Hosiod. : dans les éditions de ce poète par V. Trineavellus. A enct. 1537.4. et D. Heinsius. Lugd. B. 1G03.4.; Scholia ad Lycoplir. : dans les éditions de ce poète de Conter, Potter,Sebastianiet Bachmann. C. G. Mnllcr, TsetziB Comment. in Lycophron. (cum scholiis minorions.) Lips. 1811. 3 vol. 8. Quelques savans attribuent ces scolies à Imac Tzetzèi frère de Juin.
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riens, tels que Isaac Comnène , Porphyrogénète. qui a laissé des Scolies sur Homère , encore inédiles , etc. ; Jean, surnommé Pédiasimus , auteur de Scolies sur Hésiode, d'un Commentaire sur Cléomède , dont rien n'a été publié; Démélrius Triclinius , qui a écrit des scolies sur Hésiode , Pindare , Sophocle et Aristophane, et a composé un ouvrage sur les Mètres de Sophocle et sur les Figures. Quelques savans attribuent à ce Démétrius le petit poème connu sous le titre de Sphère d'Empédocle ; peut-être n'a-t-il fait que le retoucher ' .
Les lexicographes de cette période sont nombreux; nous en citerons les principaux.
Valerius Harpocration , d'Alexandrie , ( vers le milieu du quatrième siècle ) est auteur d'un lexique tiré surtout des dix orateurs attiques; ce qui l'a fait nommer Lexique des dix Orateurs 2 .
Orion , de Thèbes, qui vivait dans le quatrième ou cinquième siècle, rédigea un Dictionnaire étymologique , dont les lexicographes et les grammairiens postérieurs ont fait un grand usage ; il avait lui-même beaucoup profité des travaux du grammairien Orus de Milet (voy. p. 246) , avec lequel on l'a parfois con-
1 Les Scolies de Démétrius ont été imprimées dans plusieurs éditions des poètes, auxquels elles se rapportent.
- Ed. pr. Aldus icuin Ulpiani comment, ad Demosth. Philipp.i Venct. 1503. loi. Nie. Blancarduti] com PhtL Maussaci et H. Valesi; nolis. Lugd. B. 1G;s3. \. Jac. Gronovius. Lugd. B. 1696. 4. Cum ann. interpr.. etc. Lips. ap. Hartmann. 1824. 2 vol. 8. /mm. Bélier avec Mœris] Berolin. 1833. 8. — /. Toupii Emcndationes in Suidam, Hesvclnum, etc. vol. IV. p. 432. sqq. cd. T. Burgess Oxon. 1790. 8. ./. /*'. Sehleusneri Obss. in Ilarp. Lex. (Miscellan. crit. éd. Frie . dertumn et Seebode. vol. II. P. IV. p. 744-754.) voy. Acta Philologor. Monaccns. T. III. Fasc. II p. 235.
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fondu. Orion, surnomme L'Ancien, dont nous avons parlé plus haut (p. 210) n'est peut-être pas différent d'Orion de Thèbes '.
Ammonius , prêtre d'Alexandrie, se réfugia à Constaulinople , en 389, après la destruelion du temple qu'il desservait. On lui doit un Traité des synonymes, dans lequel il a nais les mots par ordre alphabétique, sans s'astreindre toutefois à un arrangement sévère. Un autre traité du même auteur Sur les mots impropres pourrait former une seconde partie du premier. [1 n'a pas été imprimé .
On discute pour savoir si le glossaire qui nous est parvenu sous le nom & Hèsychius , d'Alexandrie, provient véritablement de lui , ou s'il n'est qu'un abrégé. Selon l'opinion de quelques critiques ce lexique était originairement d'un mince volume, et les nombreuses gloses bibliques qu'il contient y ont été intercalées par des copistes. Quoiqu'il en soit, il est très-important pour la connaissance de la langue grecque et pour la lecture des Septante et du Nouveau-Testament 3.
1 F.Passow, de Antliologio Orionis Thebani. Vratislav. 1831. 4. Fr. Rilschel, de Or» et Orionc Comment., etc. Vratislav. 1834. 8. F. Iianle, Annales de Berlin pour la critique scientifique. janvier 1834. n. 8. p. 61. sqq. (en allem.). — Ed. pr: F. G. Stui-z. Lips. 1820. 4.
2 Ed. pr. ap. Aldum (Dictionar. Gr.) Venet. 1497. 1524. fol. L. C. Valchenaer. Lugd. Bat. 1739.4. nov. edit. cur. G. H. Sthœfero Lips. 1822. 8. dans : V. Labbœi, Glossaria cnin aliis opusculis, Londiu. 1826. fol. p. 717-936. Appendice a la nouvelle édition du Thcsaur. de II. Etienne.
3 C. F. Ranke, de Lcxici Hcsyc. verà origine et jjenuinà forma. Lips. et Quedlinb. 1831. 8. — Edit. éd. pr. M. Bttsurut, ap .iUitnn. Venet. 1514. fol. J. Alberti, ciun notis DD. \ V. T. I. Lugd. Bat 1746. T. II. (éd. D. Ruhnien.) ib. 1766. loi. — ff. Schow, Heaycbù*
Philémon , que les uns placent à la fin du cinquième siècle, les autres dans le douzième , composa un Lexique technologique, en huit sections, dont il ne reste que la première et une partie de la seconde; et un Recueil de locutions attiques , qui dans l'état où il nous est parvenu, ne s'étend pas au-delà de la lettre A 3 .
Pholius, patriarche de Constantinople, dont il sera encore question, a laissé un glossaire pour la composition duquel il s'est servi d'Harpocration , des scoliastes de Platon ainsi que de lexiques dramatiques et historiques. Cet ouvrage renferme plusieurs lacunes considérables et les copies qui en existent sont trèsdifférentes entre elles 2.
Suidas, qu'on croit avoir vécu vers la fin du dixième siècle, est auteur d'un lexique compilé sans jugement ni critique dans les ouvrages des anciens grammairiens, scoliastes et lexicographes. Malgré ses défauts, dont quelques-uns proviennent peut-être d'interpolations postérieures, ce lexique est de la plus
Lcxic. e cod. ms. bibl. D. Marci restitutum, etc. Lips. 1792. 8. J. C. G. Emestij Hcsycbii glossae sacra;. Lips. 1785. 8. J. F.Schleusveri, Auctar. obss. in Suid. et Hesych. Vitteb. 1810-11. 4.
1 Ed. F. Osann . Pbilemonis Gramm. quœ supersunt vnlgatis et emendatiora et anctiora. Bcrolin. 1821. 8. J.B. C. de Villùisofit Pbili-monis Grammat. fragmenta (à la suite d'Apollonius) Paris. 1773. 4.
2 Ed. pr. G. Hermann, Lexic. Pbot. e duob. apogr. Lips. 1808.4. Ih'c. Porson. (cur. P. P. IJobree) Lond. 1822. 1 vol. 8. reçus. Lips- 1823. 2 vol. 8. — J. F. Schleusner, Libcllus Animadv.ad Pbot. Lc.v Lips. 1810. 4. Cura; noviss., etc. ib. 1812. 4. iV. Schow, Specim. nov. editionis Lex. Pbot. ex apogr. Rciskiano, etc. Haut). 1819 8- /•'. G. Sturz . Specim. Lexici a Pbot. conscripti (à la suite de PEtymol. Gud.) Lips. 1818. 4. p. 593. sqq.
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haute importance pour le philologue et pour l'historien, à cause des nombreux passages d'auteurs anciens perdus qu'il nous a conservés '.
On ne sait pas si l'auteur anonyme de YElymologicum magnum est antérieur à Suidas , ou s'il a vécu après lui. Son ouvrage n'est pas un simple dictionnaire étymologique, mais contient beaucoup de notices mythologiques, grammaticales et littéraires a.
Le glossaire de l'annaliste Zonaras est dans le même genre. Il peut servir à compléter Hésychius 3.
Il existe dans les bibliothèques , divers autres lexiques en partie inédits, en partie récemment publiés. Tels sont les cinq glossaires connus sous la dénomination de Lexiques de Séguier 4.
A la suite des lexicographes nous plaçons deux
" Ed. pr. : Demetr. Chuîcondylas. Mediol. 1499. Fol. Aldus. Venct. 1514. fol. Am. Portas, Cr. et lat. Gcnev. 1619. nouv. titre. Colon. Allobr. 1630. 2 vol. fol. Lud. Kiister. Cantafer. 1705. 3 vol. fol. Th. Gaisford. Oxon. 1834. 3 vol. fol. G. Beruhardy. T. 1. Vase. MU. T.1I. Fasc. MI. Hal. 1834-36. 8. — /. Schweighaeuser, Emcnd. et ol'ss. in Suidam. Arjjentor. 1789. 8. J.Toupius, Emendat. in Suidam et Hesych. et alios Lexicogr. Gr. Oxon. 1790. 4 vol. 8. Th. Reinesii , Ohss. in Suid. dig\ et edidit. C. G. Miiller. Lips. 1819.8.
- Ed. pr. Zachar. Collieryus. Venet. 1499. fol. Aldus. Vcnet. 1549. fol. F. Sylburyins. Heidelb. 1594. fol. nouv. édit. [G. H. Schwfer) Lins. 1816. 4. F. G. Sturzius, Etymolog*. Gr. ling\ Gudianum (c. a. d. e cod. Gudiano ) et alia Grammaticor. scripta, etc. Lips. 1818. Partt. II. 4. Idem, Novre annot. in l'iym. in. Lips. 1828. 4. Larcher. Remarques crit. sur l'Etym. m. (Mém. de l'Acad. des Inscr. vol. XLV1I. p. 105.)
3 Ed. pr. F. A. H. Titlmann, Zonarae Lexicon. Lips. 1808. 2 vol. 4.
* Jm. Bêkker, Anecdot. Gr. vol. I. p. 75 476. L. Bach/maton , Anecùot. Gr. vol. 1. p. 1-422.
écrivains, qui ont fait des recueils de proverbes : l'un est George , de Chypre, dont nous avons déjà parlé; l'autre Michel Apostolius, un de ces Grces qui dans le quinzième siècle cherchèrent un asile en Italie. La collection d'adages de ce dernier contient 2027 proverbes : elle paraît avoir fait partie d'un recueil plus considérable, renfermant des sentences et apophthègmes et ayant pour titre Jardin des violettes ( Twwâ ) ' . Cet ouvrage a été continué par Arsenius , fils de Michel a. D'autres grammairiens travaillèrent plus particulièrement sur les dialectes de la langue grecque. Tels sont : Jean, surnommé Philoponus ou bien grammaticus, commentateur d'Arislote, qui a écrit : D ) Sur les mots qui changent de signification d'après les acceîts . qu'ils prennent , et b ) Sur les dialectes de la langue grecque 3 ; Grégoire , surnommé P ardus et ensuite Corinthius parce qu'il fut évêque de Ccrinthe , vers l'an 1150, auteur d'un traité Sur les dialectes , de Scolies sur Hermogène , d'un traité sur les Trop es , et d'autres ouvrages de grammaire ainsi que de théologie , qui sont inédits i ; Thomas
1 Les collections de George et de Michel Apost. sont réunies dans ledit, de D. Heinsius (cum not. Pantini et al. W. DD.) Lugd. Bat. 1619. 1634. 1653. 4. — On trouve d'autres collections de proverbes dans : ./. F. Boissonade . Anccdot. Gr. vol. I. Paris. 1829. 8. Ed. pr. C. Wah, Arsenii Violetnm. Stutg. 1832. 8.
J Udit. a) E. Schmidius.\ itteb. 1615. 8. //. Stephanus, Appcnd Th. L. G. 1572. fol. Caroli Labbaei . Glossaria, etc. Lond. 1816 26 p. 433. sqq. b) Aldi Diction. Gr. 1524.fol. 78. sqq. //. Stephanus 1. c. C. Labbaei Gloss. p 629. sqq. Un autre traité du même au teur, Tnizk ic(L^a.yy'iK^a.ra. : G. I)indorf{d\ec Hérodien) Lips. 1825. 8
1 Édit. : Comment, ad Hermojj. de effeetu : J. J. Rcislce Orat. Gr vol, \ III. p. 477. sqq. C. Wah, Rhet. Gr. vol. VII. p. 1090-1352 7r«fi TfîT t : ibid. vol. VIII. p. 761-779. Ce dernier ouv. est attribué
Magister <> 1 1 Theodulus, qui a publié un Choit» </<■ ///'/■
attiqucs ' .
Nous ferons mention ici de quelques écrivains qui ont rassemblé des Matériaux bibliographiques. Leurs compilations nous procurent la connaissance d'auteurs anciens et nous fournissent des extraits de beaucoup d'ouvrages qui se sont perdus.
Jean , de Stobi, ville de Macédoine, ordinairement nommé Jean Stobce , vécut dans le cinquième siècle. Il a publié sous le titre $ Anthologie . en quatre livres, des extraits d'environ cinq cents écrivains anciens en prose et en vers. Ces quatre livres nous restent , mais comme deux ouvrages séparés , dont l'un intitulé : Extraits physiques et moraux est une espèce d'bistoire des systèmes philosophiques ; l'autre sous le titre de Discours contient cent vingt-sept extraits d'ouvrages moraux. Cette circonstance a porté quelques savans à croire que le dernier ouvrage ne faisait pas partie des quatre livres des l'anthologie, dont deux par conséquent nous manqueraient a.
dans les mss. à Tryphon, Voy. Walz, p. 727. — De dialectis L. Gi\: Aldus(&yec Lascaris) Vcnct. 1512. 8. G. Koen. L. B. 1766. 8. G. H. Schœfer, c. not. Kocnii, Bastii, Boissonadii suisque. Lips. 1811. 8. Ces édit. renferment quelques petits écrits sur les dialectes d'au tours inconnus, qui y sont nommés Grammaticus Leidensis et Grammaticus Meermantiianus.
» Ed. pr. Zach. C allier gus. Rom. 1517. 8. Jos. Steph. Bernard. Ltigd. Bat. 1757. 8. Frid. Ritschel, Thom. mag. si\e Tliend. monaclii nclog. voc. ait. (cum prolegomen.] liai. Saxon. 1 832. 8.
2 Ed. Eclogae pliysicsc et morales: éd. pr. G. Cantons. Anlv. ap. Plântin. 1575. fol. A. //. L. ïïeeren. Goett. 1792-1801. Partt. IV. 2 vol. 8.: Sermones : V. Trincavellus , Collectiones sententiarrim Gr. Vcnct. 1535. 4. Cour. Gesner, Gr. et lai. Tigur. 1548. 155!). Fol. V. Schow T. 1. serm. 1-WVII. Lips. 1797. 8. 77.. Gaisford. Oxott. 1822. i vol. 8. Lips. 1823-25. 4 vol. 8. — Ihujo Grotitu, Dicta
A la suiîe de quelques éditions de Stobée se trouvent deux recueils du même genre : l'un, qui comprend de plus des morceaux pris dans les écrivains ecclésiastiques, est dû à St-Maxime ; l'autre a été composé par un moine du huitième siècle , Antoine , surnommé Métissa ou l'Abeille '.
Phntius , le savant le plus illustre du neuvième siècle , remplit les premiers emplois de l'état : il fut nommé successivement commandant de la garde impériale, ministre de l'empereur, et en 857 patriarche de Constantinople , quoiqu'il ne fût pas encore prêtre. Ses disputes avec le pape relativement à la prééminence devinrent l'origine de la scission entre les deux églises. Photius possédait une grande érudition et des connaissances très-variées. Outre le glossaire dont nous avons parlé plus haut, il fit sousletitrede^.y^o'/^jS).^ des extraits raisonnes de deux cent soixante-dix ouvrages. Les jugemens qu'il porte sur le mérite de ces livres et sur leur style sont excellons, mais sa compilation manque d'ordre et de méthode, et la rédaction en est parfois trop peu soignée. Du reste ce qui nous rend surtout ces extraits très-précieux, c'est que parmi les ouvrages, dont il y est question , plusieurs se sont perdus depuis; de sorte que nous ne les connaissons que par Photius 2.
poëtarum quaj ap. J. Stob. exstant emend. et latiîio carminé reddita. Paris. 1623. 4. J. Jacobs, Lectiones Stobcnscs ad noviss. Ftorilegii editionem congestse. Jen. 1827. 8. Aucj. Bevttig* Remarques critiques sur l'Anthologie de Stobée. Bruxelles. 1832. 8.
1 Loci communes corigesti per Stobaeum et Monachos Antonium et Maximum, Francof. ap. Wccbcl. 1581. fol. Seuteutire ex Tbesauris Grœcorum delectse. Aurel. Allobrog. ap*. F. Fabrmn. 1609. fol.
2 Ed. pr.Dcr». Heeschel. Augusf. Vindel. 1601. fol. And. Schot-
:$44 rÉu loin, vi — section lkxui.
L'impératrice Eudocio ou Eurfnxic, su < nommée Vatrcmbolilissa, fille do l'empereur Constantin Duras, avant é!é enfermée dans nn couvent par ordre de Michel VIII, son fils, composa dans celle retraite une espèce de dictionnaire historique et mythologique, qu'elle intitula : Jardin des violettes { 'ibivix ). Cette compilation renferme pende chose, qui ne soit connu d'ailleurs. On croit que cette princesse a laissé d'autres ouvrages , qui n'ont pas été publiés ' .
Macarius , archevêque de Philadelphie , à qui l'on a donné le surnom de Chrysocephalus à cause du litre d'un de ses ouvrages, fit un recueil d'extraits de divers écrits, qui pour la plupart sont perclus; il l'intitula : Jardin des roses ( 'Vofavux ) " .
Nous pensons ne pouvoir trouver de place plus convenable pour parler d'un écrit qui est arrivé jusqu'à nous sous le nom fabuleux iïHorus, Orus , ou Horapollon. Cet ouvrage , qui traite des hiéroglyphes , écrit originairement en égyptien, aurait été traduit en grec par un certain Philippe , sur lequel nous n'avons aucune donnée. Mais comme Suidas parle d'un grammairien d'Alexandrie, nommé Horapollon, qui a écrit Sur les lieux consacrés aux Dieux ( xep.tviy.x ) , plusieurs savans le regardent comme l'auteur de l'ou-
tus. Gr. etlat. Gcncv. 1613. fol. Rothomng. 1653. fol. Im. Bell.tr. Berol. 1824. 2 vol. 4. — J. IL Leich, Diatribe in Pbotii Bibl. Lips. 1748.4.
1 Ed. pr. J. B. C. De Villoison, Ànecdot. Gr. vol. 1. Vcnct. 1781. 4.— T. C.IIarh-ss, Obss. in Eudoc. Viol. Erlaiijj. 1785. fol. Pour la connaissance des sources où a puisé l'auteur : D. Wyttenhach, l>ild cr't- vo'- '1- l'art. 111. et Aug. Meineke, Bibl. pour la littérature et Fart. anc. cah. V et VI. (en allein
2 Des fragmens dans Villoison, Anecdot. Gr. vol. 11. j>. 1). sqq.
HISTOIRE ET Cil RONOLO G IE. 3*3
vragé sur les hiéroglyphes, lequel, dans leur hypothèse, a fait partie des Temenica '.