‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 83 sur 129 · SECTION LU · texte numérisé non relu

SECTION LU

CONFËR. SECT. XXII, P. 113.

La dénomination de Sophistes, anciennement honorable, était devenue presque une injure depuis Socrate, qui lui avait substitué celle de philosophes. Elle reprit faveur sous les empereurs romains; mais elle désigna alors une autre classe de littérateurs : on nomma ainsi ceux qui , indépendamment du talent de parler et d'improviser, s'occupaient de ce que nous appelons aujourd'hui belles-lettres, à l'exception cependant de la poésie. L'érudition proprement dite continua à être nommée grammaire. Ainsi, les Sophistes cultivaient préférablement la théorie de l'art de bien parler ou la rhétorique, et cet art même ou l'éloquence. Cependant, dans ces siècles dégénérés, le talent oratoire eut peu d'occasions de se déployer en public; il était borné à briller au barreau , dans des lectures publiques et dans les écoles. Des sujets imaginaires , sur lesquels les

gr. vol. XIV. éd. 1. — Le texte de la version arménienne fut publié avec une tradne. latine et les fragm. grecs, par J. liant. Aûcher. Venct. 1818. 2 vol. 4. et in fol. La même année, et avant que cette édition ne parut, Ang. mai et J. Zohrab , en avaient mis au jour une traduction latine. Mediol. 1818. 4. et fol. — A. Mai de Phîlonis Judrei c( Eusébii Pamphili scriptis ineditis dissert. Mcdio!. 1816. 8. Raoul Hachette, dans le journal des savans. 1819. p. 545. sniv. Saint-Martin, il). 1820. p. 106. suiv. B. G. JMebuhr , Accroisscmens que reçoivent les sciences historiques de la traduction arménienne, etc. Mém. de i'Acad. des Sc.dc Berlin. 1820-21. [i. 37 1 1 ':. [en allem.).

Un abrégé en grec de la chronologie dEusèbe a été découvert par Mai. et publié avec une trad. latine dans : Script. Vet. Nov. Coll. vol. I. IM1. p. 1-40.

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maîtres et les élèves s'exerçaient, remplacèrent ces débats inlércssans sur les affaires publiques qui avaient exalté l'imagination et rehaussé le cœur des grands orateurs de l'antiquité. Ces froids exercices avaient néanmoins une grande vogue dans les principales villes de l'empire, et les orateurs qui allaient de l'une à l'autre pour se faire entendre, y trouvaient des auditoires nombreux et recueillaient de la gloire cl des richesses. Les déclamations des Sophistes faisaient partie desamusemens publics, qui étaient devenus un besoin pour les gens désœuvrés, et leur tenaient lieu de spectacles, sorte de divertissement qui leur manquait. Les orateurs s'efforçaient de rendre leurs discours intéressans en y semant beaucoup de choses empruntées à la mythologie et à l'histoire, et qui paraissaient toujours neuves dansdes-temps où les livres étaient extrêmement rares.

On inventa diverses dénominations pour distinguer les genres de composition auxquels les orateurs s'appliquèrent : on les appela lôyoi, [xelérau, âcc/.zpt^oiî, imdeîçeiç, lakiou, ayédta , etc. Les ornemens répandus dans ces productions ne dédommageaient pas de la simplicité , de la chaleur et de l'énergie que nous admirons dans les chefs-d'œuvre des orateurs attiques. Au lieu de harangues , ces siècles ne produisirent que des déclamations.

Lesbonax , contemporain de Tibère, a composé des discours ou déclamations politiques, dont deux nous restent \

Dion , surnommé Chrysostôme ou Bouche d'or , né

» Les deux discours de Lesbonax se trouvent dans les collections des orateurs, d'Aldus, lirisk,-, Bekkvr, ./. ('. Onllius (eu m 1\>lcinone) Lins. 1810. 6. Séparément : Idem. Lins. 1820. 8.

à Pruse en Bithynie, vers la fin du premier siècle de notre ère, passa une partie de sa vie à Rome. Oblige de s'en éloigner sous Domitien, il y fut rappelé par Nerva. II composa sur des sujets de philosophie, de morale et de littérature des discours ou dissertations, dont 80 nous sont reslés. Use trouve dans ce nombre plusieurs morceaux très-intéressansy et qui dénotent un talent aucpiel il n'a manqué peut-être , pour être placé au premier rang, que d'être né dans un temps plus heureux. Une de ses plus belles déclamations est son discours otympique ou de la connaissance de Dieu , qui avait été fait pour être prononcé à Olympie. Mais son chef-d'œuvre est le discours adressé aux Rhodiens , à côté duquel on peut placer celui qui est adressé aux Corinthiens, morceau dans lequel il règne encore plus de chaleur que dans les précédens. Dion avait formé son style avec succès sur celui de Platon, de Xénophon et de Démosthène ; il est élégant , mais quelquefois il n'a ni assez de clarté, ni assez de simplicité; il est en outre surchargé d'atticismes. On trouve dans les écrits de cet orateur beaucoup de fragmens de poésies perdues, et des renseignemens curieux sur la mythologie et les antiquités \

Antonius Polémon , né à Laodioée, fut en faveur auprèsdes empereurs Trajan, Adrien et Antonin. Il ou-

1 Edifions : éd. pr. ïïïcdiol. 147G. 4. (l'existence de cette édition est douteuse.) Aldus Mantttius. Venet. ap. F. Turrisanmn. s. a. (1551.) 8. F Morellus. Taris. 1G04. fol. nouveau titre, ib. 1G23. ./. J. Reisle. Lips. 1784. éd. 2. (nouveau titre) ib. 1798. 2 vol. 8. F. I\\ G. Beignet. Orat. VIII. devirtute. Lovanii. 1822. 8. — A. Emperii. obss. in Dion. Cbrys. Lips. 1830. 8. F. Jaeobs, obss. in Dion. Cbrys. dans la Gazette des Ecoles publ., par ZimmcrmaniK Ann. 1832-33. cf. J. Pflugk , Scbedœ crit. Gcdan. 1835.

vrit à Smyrne une école de rhétorique et de sophistique , qui fut célèbre. Nous n'avons plus de lui que deux déclamations ou exercices oratoires à la louange de deux héros morts à Marathon '.

Tibère Claude Allions Uérode, ordinairement nommé Hérode Atticus , né a Marathon, passa pour le sophiste le plus éloquent du temps des Antonins, et fut le maître de Marc-Aurèle. Appelé à remplir les premières charges de l'état , il se distingua par le noble usage qu'il fit d'une fortune immense. Hérode paraît avoir peu écrit; au moins les anciens ne citent qu'un petit nombre de ses ouvrages, savoir , des Dissertations àiakilziç, et des Ephémcridcs. On le croit auteur de deux inscriptions envers hexamètres qui se sont conservées; mais le discours qu'on lui attribue est plutôt l'œuvre de quelque sophiste ou grammairien anonyme \

Adrien , de Tyr, disciple d'Hérode, succéda à son maïs re dans l'enseignement de la rhétorique à Athènes, et obtint ensuite un emploi à Rome auprès de l'empereur Commode. Il ne reste que des fragmens de ses discours3.

1 Kdilion : cd. pr. : //. Stephanus. (avec Himcrtus] Paris. 1507. fol. 1'. Poa«»«*.Tolos. 1637. 8. J. C. Orellius. Lips. 1811). 8.

Le discours cl Hérode se trouve dans les Orateurs grées d'Aldus- //. Stephanus, Keislce, Btkker. — Les deux inscriptions, qui sont aujourd'hui au Musée rojal de Paris, (voy. Description des antiq. du Musée, par \isconti et Clarac, p. 99.) ont été publiées entre autres par E. 0. f iscoti/t\ Inscriptions grecques du triopinm avec traduction et notes. Rome. 1794. loi. (en ilal.l linj'lt. Fiorillo iavec le discours) Lips. 1801. 8. — Jinrir/ttij. JHéin. sur la vie d'Hérode Atlicus. (Mém. de l'Acad. des luscrip. \ol. \\\. p. 1.

3 Les fraj'iu. d'Adrien ont été publiés par Léo Allatius . Excerpta Cir. Sophist. p. 238. sqq. Rom. 1641. 8.7. C. Oirlhus (avec l'bilon de Bysaoce) p. 43. sqq. Lips. 1816. 8. SesMiXtr«u dans : C. Wmls. llhelores Gr. vol. 1. p. 526-533. Stutg. 1832. ».

JEUus Aristide , d'Hadrianes en Bithynie, fut disciple tfHérode Allions. Après de longs voyages , il se fixa à Smyrne où jusqu'à sa mort, il desservit un temple d'Esculape. Il fut attaqué d'une maladie fort longue , devenue remarquable par la manière dont il fut guériil en raconte lui-même l'histoire '. La réputation de son éloquence fut très-grande de son vivant : on le regardait comme le premier orateur après Démosthènc. Mais la postérité a rabattu beaucoup de cet éloge exagéré; cependant il faut louer Aristide d'avoir su éviter la plupart des défauts de son siècle, dont ses écrits sont une des meilleures productions : leur principal mérite consiste dans le choix et l'arrangement des mots. Nous avons de ce sophiste, cinquante-quatre déclamations suides sujets d'histoire de mythologie et de philosophie t un traité du style politique et du style simple , en deux livres et quelques lettres. Il existe des seolies anciennes sur les déclamations d'Aristide 2*

Le plus célèbre et le plus connu de tous les sophistes de cette époque est Lucien, de Samosate en Syrie , contemporain de Trajan, d'Adrien et des Antonins. Il embrassa d'abord la profession d'avocat à Anliochc, ensuite il fit plusieurs voyages en Asie, en Grèce et dans

1 Bvnj. Thorlactus, disipiisit. de soinniis Serapicis , efc. IJami. 1813. 4. ('. A. Kônig, Dissert, de Aristidis incubatione. Jcn. 1818. 8.

- Éditions : Panathcn. et Encomium dans les Oral, grecs d'Aldus , vol. lil. {Euphtos Boni u h s.) éd. pr. ap. Jtmtam. 1517. Fol. 52 orat.). 'Paul. Stephanus. (Aur. Al!o!>r.) 1001.3 vol. 8. Sut». Jvbl>. Oxon. 1722-30. 2 vol. 4. G. Dwderf. Lips. 1829. 3 vol. 8. — Orat. adv. Lçptinem éd. J. Moivlltis. Venet. 1585. 8. Wo\ft avec relie de Demosfc. ) liai. 1/89. 8. Contra Demosthcnem de imiiuinifate cd. 'lai. Script \ et. IV. Coll. vol. I. P. 111. j>. 1-33. G. II. Grauert, Declamationes Leptinca*. Bonn. 1827. 8. — Scholia in oratt.l'anallieiian. et Pialuuie. cà.Guil. Ftomtael. Franco!'. I82(i. 8.

•Ï.i2 PÉRIODE V. — SECTlJON LU.

1rs (i aules où il enseigna la rhétorique pendant plusieurs années ; il finit par se jeter dans les bras de la philosophie, et pour cela séjourna quelque temps à Allié— nés. Plus tard, Marc-Aurèle le nomma gouverneur d'une partie de l'Egypte. Comme philosophe, Lucien ne fut d'aucune école, bien qu'il semble montrer quelque prédilection pour le système d'Epicure. Ce qui le distingue comme écrivain , c'est un génie éminemment satirique, un esprit brillant, et cette espèce d'originalité que les Anglais ont appelée humour et qu'aucun écrivain de l'antiquité, si ce n'est Aristophane et Horace, et un très-petit nombre des modernes, ont possédé au même degré qui lui. Son ironie ne ménage aucun des travers ni des préjugés de ses contemporains, auxquels il ne cessa de faire la guerre. Lucien avait étudié l'homme dans tous les états et dans toutes les situations. Il prêche toujours une excellente morale, et l'éthique paraît, de toutes les branches de la philosophie, avoir été à ses yeux la plus digne d'être cultivée. Le seul reproche qu'on puisse lui adresser, c'est de ne pas toujours savoir modérer sa satire, qui souvent dégénère en licence. Si l'on excepte quelques tautologies , les écrits de Lucien ne se ressentent que bien rarement du manque de goût qui caractérise l'époque où il a vécu. Son style, formé par l'étude des meilleurs modèles et surtout d'Aristophane, ne trahit jamais la province où il est né ; il est aussi pur et aussi attique que si l'auteur avait fleuri dans les temps classiques de la littérature grecque. La plupart de ses productions ont la forme de dialogue et offrent tout l'intérêt du drame '.

• ./. C Tiemann, Sur la philosophie et sur le style de Laden. Zerbst. 1804. 8. (en allcra.). //. C. A. Eichstàdt, Lucianus hum scriptis suis adjuvare reHgionem christianain voluerit. Jeu. 1820. 4.

Les ouvrages de Lucien ou qui lui sont attribués sout nombreux ; on en reconnaît plus de quatre-vingts. On compte au nombre des plus intéressans:7Ï7wowoule Misanthrope , espèce de petit drame qu'on a comparé au Plu tus d'Aristophane; le Pêcheur ou les Ressuscilés , la plus spirituelle, la plus éloquente en mêmetemps que la plus savante et la plus finie des compositions de Lucien ; lcaroménippe ou le Voyage aérien , chef-d'œuvre d'une causerie élégante et du persifïlage le plus délicat ; Y Encan des sectes philosophiques; îlermotime ou des sectes philosophiques ; Charon ou

(dans l'édit. de Lchmann vol. I. p. LXXV. sqq.) — Editions : Plusieurs dialogues avaient déjà été traduits et publiés en latin, ijuaiid parut le texte grec. Ed. pr. F'ovent. 1496. fol. Aldus. Venct. 1503. ibid. 1522. fol. (avec quelques corr. de And. Asulanus.) Cette dernière édit. a servi de fondement à toutes celles du 16e siècle. Gilb. Cogna fus et J. Sambucns (grœce et latine) Basil. 1563. et 1619. 4 vol. 8. J. Bonrdelof. Taris. 1615. fol. Joan. Benedichts. Salmur. 1619. 2 vol 8. ( J. Ciericus. ) Amstelod. 1687. 2 vol. 8. (cum scboliis et not. varior.). Tib. Jlemstarhusius. Amstel. 1743. 3 vol. 4. le vol. I n'était pas entièrement imprimé quand mourut Hemsterb.. l'ouvrage fut continue par J. F. Reifzius. Le frère de celui-ci, C. C. Reitz. y ajouta un 4e volume : Lexicon Lucianeum Traj. ad Rbcn. 1746. 4. (J. Geelius, llemsterbusii aiiimad. in Lucian. Appendix. Lugd. Batav. 1824. 4.) éd. Bipont. 1789. 6 vol. 8. F. Schmiedcr. liai». 1800-01. 2 vol. 8. J. G. Leehmann. Lips. 1822-31. vol. 1 IX. — Il existe un grand nombre dédit, particulières des divers ouvrages de Lucien, par ex : Dialogi Mortuor. cd. ./. B. Curpzov. Hclmeswidt. 1773. 8. J . B. Gail. Paris. 1806. 8. J. G. Lchmann. Lips. 1813. 8. (nouv. éd. 1827.); Dialog. Ueor. : ./. G. Lehnutnn. Lips. 1815. 8. F. V. Fritsche. ib. 1829. 8. Ouomodo bistoria sit conscribenda : A. F. G. Rudolph- Lips. 1797. 8. C. F. Hermann. Francof. 1828. 8. Lucias : P. L. Courirr. Taris. 1818. 12. Toxaris: C. G. Jacob. liai. 1825. Alexander: Il/cm. Colon. 1828. 8. — Cataplus, Jupiter conflit, etc. : C. Jacobitz. Lips. 1836. 8. — /''. V. Frilzsche, Lect. Luciancœ. Lips. 1826. 8.

iii i PÉRI OUI. V • — S 1. ffT ION LU.

les Dieux regardant la terre ; Comment on doit éorire l'histoire, traité classique sur la composition historique. Les Dialogues des morts cl ceux des Courtisanes, sont aussi d'une grande beauté.

Un contemporain de Lucien, Maxime, de Tyr, a laissé sous le titre de Discours , Icyu ou âix/J^ei; , quarante et un traités sur divers sujets de philosophie de morale et de littérature* Ils sont bien écrits , mais d'un faible mérite pour le fond des idées '.

Flavius Philostrate l'aîné , de l'île de Lemnos T vécut à la cour de l'empereur Septimc Sévère et de son épouse J ulie. C'est pour complaire à celte princesse qu'il écrivit la vie du fameux thaumaturge et charlatan, Apollonius de Tyane- Les deux ouvrages suivans sont intéressans pour leur contenu : l'un , qui est intitulé Héroïques , comprend l'histoire fabuleuse de 21 héros de la guerre de Troie; l'autre sous le litre d'If/iages est une suite de discours sur une galerie de tableaux à Naples. Il existe aussi de cet auleur des Vies de Sophistes , en deux livres , des lettres , une épigramme el un fragment d'une dissertation. Nous possédons un autre ouvrage intitulé Images, qui a été composé par son neveu Philostrate le jeune , mort avant lui. Les Aides ont les premiers publié, avec les Images de Philostrate, l'ouvrage d'un sophiste d'une époque inconnue, nommé

• Maxime de Tyr fat d'abord publié en latin; texte grec : éd. pr. //. Stephanut. l'aris. 1557. 2 ^ t.l. 8. />. Heinsiu». Lugd. Bat 1607 et 1614. 8../. Dor miM. Cantabr. 1703. 8. J. Word. Losd. 1748. S. (cnm Marklandi et novis Davis.- notis). J. ./. Reiske. Lips. 1774-75. 2 vol. 8. — J. C. Oivlli. s:ir quelques passages de Vax. de Tyr: d'ans ses lettres philologiques , à la suite du discours d'isaerai utrrïiffw Zurich. 1814. S. veti alla». . Sloriiciimiui . De gemiuà

Xenopb. Cyroptediœ et Maximi Tyrii recensions (Progr.) Nivemonti ISlï 17. 8. (contre une bypotbosc île HarLIand.)

Callislrate, ayant pour titre êx/ppàreiq ou description de statues '.

Athénée, de Naucralis en Egypte, écrivain du troisième siècle, a laissé un ouvrage en 15 livres sous le titre de dsmvoao^iaxal^ le Banqiiet des Sophistes , pour lequel il a choisi le cadre d'une espèce de réunion de savans qu'un riche habitant de Rome avait assemblés chez lui, pour discuter sur des matières scientifiques. C'est un trésor d'érudition dans tous les genres, et sans lequel nous ignorerions beaucoup de choses sur l'antiquité. Athénée nous a conservé un très-grand nombre de passages d'anciens auteurs , dont sans lui les noms mêmes nous seraient quelquefois inconnus. On lui souhaiterait seulement plus de discernement, de goût et de critique. Les deux premiers livres de l'ouvrage nous manquent, nous n'en avons qu'un abrégé fait dans le cinquième ou le sixième siècle 2.

1 T. Bade», de arte ac jndicio Philostrati in describendis imaginibns. Hafn. 1702. 4. C. G. Heyne, Philostrati imagg. et Callistrati status illustrât». Gotting. 1796-1801. (Progr.)fol. P. J. Kehfues, Sur Pliilostralc le jeune et sa description de tableaux. Tubing. 1800.8. /*V. Jacobs, Excrek. Critt. in script, vett. T. II. Lips. 1797. 8. //. 4. Hamaker, Lectt. PhUostratcaî. P. I. Lugd. Bat. 1816. 8. G. ./. Bekker, Spécimen var. Icclionum et obss. in Plûlont. vit- Apollon, ace. Fr. Creuzeri anunt., ,etc. Ileidelh. l!Sl8. 8. C, L- Kayser, Notae oit. in Philostrati vit Sonbist. Heidelb. 1831. 8. — .Editions : \ila Apollonii: Aldus. Vcnet. 1301-03. i'o!.: lleroica, vîta Sophistar iim , Imagines (utriiisque Philostr.) : (avec Lucien) Florent. 14%. fol. Aldus. 1503 et 1522: Philostr. ntr. opéra: F. Moirllits. Paris. 1(508. loi. G. Olearius. Lips. 1 709. fol. — Séparément; lleroica: ./. F. Boissonade. Paris. 180(i. 8.; imagines et Callistrat statuas éd. F. Jacoùxci F.J. Welcier. Lips. 1825.8.

- Éditions : éd. pr. [M. Musurus.) ap. Jldam. Venct. 1511 i'ol. J. Bcdretus et G. ltcrlinus.) Basil. 1335. fol. ./. Casaukwus, T. I. ap. Commelin. 15'J7. fol. T. il. (aniœadd.) Lugd, ap. Ilarsy. I6ÛQ

Nous plaçons encore ici un grammairien ou sophiste, probablement contemporain d'Athénée : c'est Aris toit y nie , qui avait rédigé un recueil d'anecdotes et de bons mots d'hommes célèbres, sous le litre de zouâpict , petits volumes ( bibliothèque portative ).

SECTION LIIL

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