CONFÉR. SECT. XVIII. P. 78. SECT. XXXVII. P
Les siècles qui nous occupent ont produit un grand
1 Editions: M. Musurus, Halieutica. éd. pr. Florent, ap. Juntam 1515. 8. Aldus (Halieutica et Cynegetica) éd. pr. Venct. 1517. 8. Ad. Turnebus.Varh. 1555. 2 vol. 4. C. Riltershusius. Lugd. Bat. 1597. 8. J. G. Schneider. Argent. 1776. 8. nouv. éd. Lips. 1813. 8. J . N. Belin de Ballu, vol. I. Argentor. 1786. 4. et 8. le second vol. qui devait contenir les Halieutica n'a pas paru. — La paraphrase des Halieutica par Eutecnius a été publiée par Erasm. T indingll.ii m. 1702. 8. Ou trouve une paraphrase des Cynegetica dans Musto.vides , Si/xxo}» knxflTot cE*a. Venet. 1817. 8. — P. J. Foertsch, de Oppianopoëtà cilicc. Lips. 1749. 4.
2 Voyez A. Meineche, Commentât, miscell. Fasc. I. Hal. 1822. 4. p. 36. avec les Addenda.
3 Le fragm.de Marcellus a été publié par F. Morelms.Lutet. 1591.8. ./. G. Schneider, (cum Plut, de liber, educationc. Argentor. 1775. 8.
4 Publié séparément avec une traduction latine par Fr. Tidicœns. Tornnii. 1617. 4. Norimb. 1754. 4.
nombre d'historiens, tous du second iraflg : nous y trouvons une nouvelle classe de littérateurs, sous le nom de Sophistes ; des grammairiens et des antiquaires ; diverses sectes de philosophie; des mathématiciens cl des géographes distingués ; et quelques médecins : telles sont les classes que nous allons établir.
Nous commençons la liste des historiens par quelques écrivains dont les ouvrages, au moins en tant qu'ils appartiennent à l'histoire, sont perdus. Ce sont : Castor, de Rhodes, contemporain de Jules-César, un des premiers qui, après Apollodore, se soit sérieusement occupé de la chronologie '; Théophane , de Mytilène, l'ami et le compagnon du grand Pompée, dont il écrivit les mémoires2. Timagène d'Alexandrie, qui fut réduit en esclavage à la prise de sa ville natale par Gabinius, et amené à Rome, où par la suite il donna des leçons de rhétorique. Son langage franc et caustique lui attira la disgrâce d'Auguste, et de plus les attaques de l'historien Tite-Live, qui voulut parla faire sa cour à l'empereur. Timagène écrivit une histoire d'Alexandre et de ses successeurs , qui est perdue , mais dont Quinte-Curce s'est servi, et une histoire d'Auguste , qu'il brûla lui-même par motif de vengeance contre ce prince 3; Posidonius, d'Apamée, vrai-
1 C. G. Ileyne, de Castoris epochis : Comment, soc. reg. Goett. vol. 1. p. G6. stjq. II. 40. sqtj. — Deux morceaux ?repi .uîVpur cp>iropixà> portant le nom d'un Castor de Rhodes, rhéteur, ne sont pas de cet ancien auteur. Ils ont été pnhliés dans : C Jfah . Rhetor. gr vol. III. p. 712-723. Stutg, 1834. 8. voy. Gazette génér. de la littérature. Halle 1835. n° 96. p. 143. (en allcm.).
2 Sévin, Recherches sur la vie et les ouvrages de Théophane. Mém. del'Acad. des Ir.scr. vol. XIV. p. 143.
3 Bonamy, Recherches sur l'historien Timagène : Mém. de I 'Acad. des Inscr. vol. XIII. p. 35. G. Schwab, de Livio el Timagène hisfo-
riarum scriptorihus annulis. Stutg. 1831. 4.
semblablement le même que le Stoïcien Posidonius d'Apamée, surnommé le Rhodien; il avait rédigé un grand ouvrage historique en 52 livres qui portait le litre d'Histoire de ce qui s'est passé après Polybe , et paraît s'être étendu jusqu'à l'année 63 avant J.-C. Enfin Juba, prince Numide1, qui reçut à Rome son éducation littéraire. Il composa une Géographie de l'Afrique et de l'Arabie , et une Histoire romaine , dont Plutarque loue l'exactitude.
Diodore de Sicile , contemporain d'Auguste , publia à Rome une Histoire générale , (3i(3ho3nr,y,'/) lazopœ)] , en quarante livres, depuis les temps les plus reculés jusqu'à 60 ans avant J.-C. Les livres de 1 à 5, de 11 à 20 et des fragmens des livres 9 et 10 étaient tout ce qu'on en possédait jusque dans les dernières années, que le célèbre bibliothécaire Ang. Mai découvrit dans unmanuscritdu Vatican des extraitsdeslivresde7à 12 et de 15 à 40. Diodore, pour acquérir les connaissances nécessaires à l'exécution de son ouvrage , avait fait des voyages en Asie, en Afrique et en Europe et avait même appris la langue latine. Sa compilation , fruit de trente années de travail, est d'une grande utilité en ce qu'elle est puisée à des sources perdues depuis, mais que malheureusement il n'indique pas toujours. La critique est en général la partie faible des anciens, et Diodore n'échappa pas à ce défaut ; cependant son ouvrage , consulté avec discernement, acquiert la plus haute importance, particulièrement pour la chronologie. Diodore ne manque pas de jugement; il sait distribuer la louange et le blâme avec impartialité. Sa
' Serin, Notice sur Juba : Mém. de l'Acad. des Iuscr. vol. IV. p. 457.
narration est froide , monotone , quelquefois lâche et diffuse , son style clair , simple , et sans affectation '.
Denys , d'ilaliearnasse, se rendit à Rome après la fin des guerres civiles , et y séjourna pendant vingtdeux ans. Il employa ce temps à étudier la langue latine et à rassembler des matériaux pour un grand ouvrage historique qu'il publia sous le titre ^Histoire ancienne de Rome ( Pw/xaïkrç v.p-/jxiokoylcr. ) , en vingt livres. Les XI premiers qui vont jusqu'à l'an 312 de Rome se sont conservés, il ne reste que des fragmens des livres XII — XX. Cet ouvrage est de la plus grande importance pour la connaissance des antiquités romaines : l'auteur entre dans des détails sur la constitution, et les affaires intérieures de la république dont les auteurs romains ne parlent pas, ces objets étant fami-
1 Éditions : Une traduction latine des liv. I-V. fut publiée avant le texte grec par Poggius. Bonon. 1472. fol. et une trad. des liv. 16 et 17 par Ang. Cospus. Viennse. 1516. fol. — texte grec: éd. pr. : Vinc. Obsopaeus, (lib. 16-20.J Bas. 1539. 4. //. Stephanus. (lib. 1-5, 11-20 cum excerpt lib. 31-33, 36-38 et 40.) Paris 1559. fol. Nicol. Rhodomannus, gra?cc et lat. llanov. 1604. fol. Pet. Jf esseling. Amstel. 1746. 2 vol. fol. ( C. G. Heijne et J. F. Eyritig.) Bipont. 1793 1807. 11 vol. 8.//. C. A. Eichsfàdt, vol. I. II. liai. Sax. 1800-02. (liv. 1-14. ouvrage demeuré inachevé). Lud. Dindorf. Lips. 1828. 5 vol. 7 Part. 8. Excerpta vaticana ex lib. 7-10 et 21-40 : A. Mai, Scriptor. Vet. nov. coll. Boni. 1827. 4. t. II. p. 1-131. Lud. Dindorf. Lips. 1828. 8. et dans son édit. de Diod. citée ci-dessus vol. III. — C. G. Heyne, de fontibus et auct. bist. Diod. et île ejus auctoritate etc. Comment, soc. Gott. ad a. 1782. vol. V. p. 89. et ad an. 1784-85. vol. VII. p. 75. J. S. Eyring. Bibl. bist. Diodori Sic. descriptio accuratior . quà ejus operis œconomia deelaratur. (Ed. Bipont. vol. I. et éd. Dindorf. Append. ad. vol. V.; Comte de Caylus : Méin. de l'Acad. des Insc. T. XXVII. bist. p. 57. F. R. C. Krebs. Leott. Diodorese crificT et historien. Iladam. cl Weilburg. 1832. 8
HISTORIEES. 213
licrs à leurs lecteurs. Deuys mérite le blâme pour sa manie à faire dériver de la Grèce toutes les institutions romaines, même celles qui n'ont d'autre fondement que ses propres hypothèses. On cherche souvent en vain chez lui cet esprit de critique dont pourtant il se pique. Son style n'est pas toujours d'une pureté classique. Les harangues qu'il a insérées dans son texte , à l'imitation de Thucydide , sont trop fréquentes et trop prolixes. Denys doit avoir fait lui-même un abrégé de son ouvrage en cinq livres ' .
Nicolas, de Damas, l'ami d'Hérode-le-Grand, roi des Juifs fut envoyé par ce prince auprès d'Auguste, dont il devint le favori ; il était à la fois poète dramatique, philosophe et historien. Il ne nous reste que des fragmens de ses ouvrages , parmi lesquels nous citerons son Histoire universelle, en 144 livres, et sa Vie d'Au-
1 //. Dodwell. Dissertât, de œtate Dionys. Haï. imprimé en tête de ledit, de Reiskc. C. F. Matlhœi de Dionysio Halic. Vittebcrg. 1789. 4. P. F. Schulin , dissert, inaug. de Dionys. Hal. historico, prœcipuo historiœ jnris rom. fonte. Hcidelberg. 1821. 4. — Editions. D'abord en latin par Lampus Biragus. Tarvisii. 1480. fol. — texte grec. cd. pr. Rob. Stephanus. Paris. 1546. fol. D. C. Grimm, Dionvs. Hal. archaeologiœ rom. synopsis. Lips. 1786. 8. Ang.Mai, Dionvs. Hal. Antiquitatum rom. pars bactcnus desiderata. Mcdiol. 1816. 4. (Francof. 1817. 8.) le savant italien crut d'abord reconnaître, dans ces extraits, l'abrégé de Denys même, mais il put se convaincre plus tard qu'ils appartenaient a la collection de Constantin Porphyrogcnnète de Sententiis. il les publia de nouveau clans : Script. vet. nov. coll. vol. II. p. 465-526. Ilom. 1827. G C. Groddeck , De nuperis inventis mediolanensibus. Vilnœ. 1817. fol. (Progr. ) K. L. Struve, sur les fragm. de l'hist. rom. de Denys. d'Haï, mis au jour par A. Mai. Leips. 1820. 8. (en allem.). Le même : dans les Annales pour la Pbilologie, etc. de Jalm. T. VII. cab. 4. (en allem.) Nous donnerons les édit. des œuvres complètes après que nous aurons parlé des ouvrages de rhétorique du même auteur.
il i PÉRIODE V. — SECTION LI.
guste. Quant à sa propre Biographie, qui s'est conservée, on a lieu de douter qu'elle soit son ouvrage '. Memnon , d'IIéraelée dans le Pont, regardé communément comme contemporain d'Auguste, mais qui, selon l'opinion de quelques savans , doit être placé à une époque postérieure, a laissé une histoire de sa ville natale , dont une partie se trouve en abrégé dans Photius \ Pamphile, dame égyptienne ou d'Epidaure, a écrit plusieurs ouvrages historiques : l'un était intitulé Mélanges historiques , et renfermait trente livres, dont Photius n'a connu que huit. Un journal (éyYi[Asptz) de la guerre de Troie qu'on attribuait jadis à Dictys , de Crète, est peut-être l'ouvrage d'un certain Praxis ou Eupraxidas , qui vivait sous Néron , ou au moins après lui. Il nous a été conservé dans une traduction latine de Septimus, auteur de la seconde moitié du 2e siècle de notre ère 3. Un Juif de Tibérias en Galilée, Justus , a écrit une Chronique des rois Juifs , qui est perdue.
Un autre juif, Flavien Josèphe . naquit à Jérusalem, d'une famille illustre, l'an 37 de notre ère. Il
1 Sévin, Recherches sur Nicolas de Damas (Mém. del'Acad. des Inscr. vol. VI. p. 486. : — Édit. des fragm. Ilenrieus Vahsius , Excerpta Peircsciana. Paris. 1634. 4. J . C. Orclliiis, Nicol. Damasc. hist. excerpta etc. Lips. 1804. 8. Idem , Supplément. Lips. 1811. 8. A. Coray. Dans le Prodrome de la Biblioth. gr. Paris- 1805. 8.
2 Editions : //. Slephanus. Excerpta ex Ctesiù , Mcmnonc etc. Paris. 1557. 8. 1594. 2 vol. 8. J. C. Orellius, Mcmnonis Excerpta. accedunt scriptor. Hcracleotarum fragm. Lips. 1816. 8.
3 Voy. And. Dederich, de Dictyis Cret. et L. Sepliini, «;jns l;\tini interpretis. aetatibus, dans son édit. de Dictys. Bonn. 1833. 8. on v trouve également la dissertât, de J. Pcrizoniu.% sur le même sujet.
lllSTOKIESS. 215
vécut sous Vespasien et son fils Titus, et fut en grande faveur auprès de ce dernier qu'il accompagna au siège de Jérusalem. Josèphe a laissé plusieurs ouvrages historiques : les deux principaux sont une histoire de la guerre de Judée et de la destruction de Jérusalem , livre originairement rédigé en hébreu et traduit en grec par l'auteur lui-même , qui voulut le présenter à Vespasien, et Y histoire ancienne des Juifs ( 'IouJai/.yj àpycaohyyla) , en vingt livres, depuis la création du monde jusqu'à la douzième année du règne de Néron. Comme témoin oculaire et un des acteurs, il mérite dans le premier de ses ouvrages la plus grande confiance ; mais par rapport au second, il s'est permis trop de liberté dans l'usage de ses sources. Il a écrit en outre sa propre Biographie, et deux livres sur l'antiquité du peuple juif contre Apion *.
Un grammairien, Herennius Philon, de Byblos, (vers l'an 200 ap. J.-C.) traduisit en grec l'ouvrage de Sanchoniaton, ancien historien phénicien ; Eusèbe nous a conservé quelques fragmens de cette traduction : on annonce la découverte dans un couvent portugais d'un manuscrit complet de Philon, mais il s'élèvedes doutes sur son authenticité. Les opinions sont très partagées sur l'époque où vivait Sanchoniaton. Il n'est pas avéré non
1 Editions : version latine de Rufatus Aquileiensis ou Cassiodorus. Aug. Vindel. ap. Joan Schuszler. 1470. fol. traduction française, chez A. T'erard. Paris. 1492. fol. — Texte grec, cd. pr. A. P. Arlenius et Si y. Gelenius. Basil, ap. Froben. 1544. fol. J. Hudson et après sa mort A. Hall. Oxon. 1720. 2 vol. fol. S. Ilavercamp. Amstel. 1726. 2 vcl. f. on y trouve repris tous les travaux antérieurs sur cet auteur. F. OberthSr. Lips. 1782-85. 3 vol. 8. texte et vers, lat.) nouvelle édit. Lond. 1814. 6 vol. C. /;'. Richter. I.ips. 1826-27. 12. (vol. I-VI de la Bibliolhcca sacra eccl. gr.) — Biographie : //. P. C. Henke. Brunovic. 1786. 8.
216 PÉRIODE V. — SECTION Ll.
plus que la traduction de Philon ait été faite d'après un original phénicien '. Philon était lui-même auteur de plusieurs écrits historiques, entre autres d'une vie d'Adrien ; il avait aussi composé un grand ouvrage, espèce d'encyclopédie, intitulé de l'acquisition et du choix des Livres, dont la partie traitant de la littérature médicale paraît avoir porté le titre particulier âHatriques \ Plutarque , le plus populaire et le plus répandu de tous les prosateurs de l'antiquité , naquit à Chéronée en Béotie, 50 ans après J.-C. Il reçut une éducation littéraire très-soignée , et étudia la philosophie à Athènes, principalement sous Ammonius, philosophe d'Alexandrie. Après plusieurs voyages, il se rendit à Rome où il enseigna la philosophie à Adrien, qui l'éleva à de hauts emplois. L'ouvrage historique auquel il doit sa grande célébrité est celui qui porte le titre de Vies parallèles : il y donne l'histoire de quarante-quatre personnages distingués, les uns Grecs, les autres Romains, de manière qu'un Romain est toujours comparé à un Grec. Cinq autres biographies sont isolées et sans pendans ; de ce nombre pourtant il s'en trouve deux ( Galba, Olhon ) dont l'authenticité est contestée, et une troisième ( Homère ) qui n'est évi-
1 J. C. OreUius, Sancboniatbonis frajjm. a Pliilone versa. Lips. 1826. 8. S. Cory, anciens fragmens de Sanction. Lond. 1828. 8. (en angl.) — G. Frabricy, de Littérature Phœnic. fontibus Rom. 1803. 2 vol. 8. //. F. J. Estrup, llecbercbes bistor. et critiq. sur les l'ragin. de Sancbon. etc. Copcnbag*. 1823. 4. (en Danois.) // uyaifeld, Analyse des neuf livres de la cbroniij. de Sancbon. etc. traduit en franc. par Lebas. Paris. 1836. 8.
2 Vov. Supplém. à la Gaz. delà Lifo Halle 1834 p. 105. —lu traité de (lifferentia tignificationit publié par Falckenaer dans son edit. dAininonius p. 155 sip|. et dont l'auteur est nommé Ututiins Philo. ne paraît pas appartenir h cet ancien [•Taininaiiien.
demment pas de Plutarquc. Douze ou quatorze se sont perdues. Les vies de Plutarque sont regardées par beaucoup de personnes comme des modèles de biographie. Elles contiennent un trésor de philosophie pratique, de morale , et de maximes, fruit d'une longue expérience et d'une grande connaissance du cœur humain. Le principal art de cet auteur consiste dans la peinture des caractères; mais on lui a reproché, et non sans raison, que ses caractères sont tous d'une pièce, qu'il peint ses héros ou entièrement, subjugués par une passion, ou parfaitement vertueux, et qu'il n'a pas su distinguer ces nuances infinies qui se trouvent entre le vice et la vertu. Plutarque aimait avec passion la liberté , ou plutôt la démocratie qu'il confondait avec la liberté. On a peut-être jugé trop sévèment sa critique historique; toutefois il mérite plus de confiance par rapport à l'histoire grecque que par rapporta l'histoire romaine. Un défaut qu'on lui reproche encore , c'est d'avoir absolument négligé l'ordre chronologique. On possède en outre de Plutarque plusieurs autres traités historiques; mais l'authenticité de tous ne saurait être garantie : les Vies des dix orateurs renferment trop d'inepties et d'absurdités pour croire même que ce ne sont que des matériaux rassemblés par cet auteur dans le dessein d'écrire un jour un ouvrage sur ce sujet. Son style est extrêmement bigarré et s'éloigne également de la pureté attique , et de la noble simplicité qui distinguait les auteurs du bon temps. Un fils de Plutarque , nommé Lamprias, avait rédigé un catalogue des ouvrages composés par son père, qui s'est conservé en partie.
1 A. H. L. Heeren, de fotitihus et auctoritatc vit. parait. Plut.
'218 PÉRIODE V. — SECTION Ll.
Flavius Arrien , natif de Nicomédie en Bilhynie, et diseiple d'Epietéle, vivait sous les empereurs Adrien et Antonin. Il ne se distingua pas moins dans la carrière des armes que dans celle des lettres, et fut revêtu des plus hautes charges. Historien, philosophe, géographe et tacticien, il nous fournira plusieurs fois l'occasion de revenir à lui : ici nous n'en parlerons que comme d'un des premiers historiens grecs. Son principal ouvrage est une histoire des guerres d'Alexandre, intitulée de l'expédition d'Alexandre (fozofJou <xva/3a'a£w^ 'Ale'Çâviïpov) en sept livres. Le titre indique déjà que
comment. IV. Goetting. 1820. 8. A. Lion, de Ordine quo Plut, vitas scripserit. ibid. 1820. 4. — Editions : avant l'impression dn texte original plusieurs biographies de Plut, avaient paru séparément dans des traductions latines , et avaient été ensuite réunies par J. A. Campanus. Rom. (probablement 1470. ) 2 vol. fol. — texte grec. éd. pr. Marcellus Virgilius. ap. Juntam. Florent. 1517. fol. M. Musurus ap. Aldum. Venet. 1519. fol. il parait que deux édit. ont paru dans la même année, le texte de la 2° a servi de base à toutes les édit. suiv. 67m. Gnjnœus. ap. Bebel. Bas. 1530. fol. A. Brijan et après sa mort Moses du Soûl. Lond. 4° vol. I. 1729. vol. II-IV. 1723. vol. V. 1724. Ad. Coratj. (nouv. récension du texte) Paris. 1809-15. 6 vol. 8. (//. Schœfer.) ap. Teubner. Lips. 1826-30. 6vol. 8. — Séparément: E. H. G. Leopold , Tbeseus, Romul. Lycurg. Numa. Lips. 1789. S. Idem, Marius, Sulla, Lucullus, Sertorius. Lips. 1795. S. Dan. JF'yttenbach, Demostben. et Cicer. dans ses Eclogae bistor. Amst. 1794. 8. nouv. éd. 1801. C. H. Barby, Tbemist. Camillus, Alexand. Jul. Caesar.Bcrol. 1797. 8. J. C.F.Bœhr, Alcibiadcs. Lips. 1822. 8. Pbilopœm. Flamin. Pyrrb. Lips. 1826. 8. C. II. Frotscher, Dcmostb. et Cic. Lips. 1829. 8. C. Sintenis, Tbemist. Lips. 1829. 8. Aristides et Cato major. Ibid. 1830. 8. J. C. Held, yEmil. Paul, et Timol. Solisb. 1831. 8. A. S. Joe,jd. Brutus. Turic. 1833. 8. A. ïf'esterniann , Plut, vita X oratorimi. «icc. de auc tore et auctorîtate Vit. Xorat. comment. Lips. 1833. 8. Nous indiquerons les édit. des œuvres de Plutarquc, lorsqu'il sera question de ses ouvrages pbilosopbiques.
l'ouvrage est une imitation de la retraite des dix mille par Xénophon; de plus la diction en est pour ainsi dire calquée sur celle de cet auteur, sans toutefois en avoir ni les grâces ni l'élégance : il faut connaître le modèle pour bien comprendre l'imitation. Arrien a puisé aux meilleures sources anciennes , qui sont taries pour nous. C'est ainsi qu'il est devenu le principal auteur pour l'histoire de ce temps , et son amour de la vérité, qui perce dans toute sa narration, ajoute un nouveau prix à son ouvrage. Dans un second ouvrage, formant le complément du premier , et ayant pour titre 'H 'Iy&JtV), les Indiques , Arrien rassembla des détails précieux sur les mœurs et les usages des Indiens. Dans l'envie qu'il avait d'imiter Hérodote, il y employa le dialecte ionique. Quelques autres ouvrages historiques du même auteur se sont perdus, aux extraits près que Photius en a faits ; ce sont ses Parthiques, ses Aloniques , ses Bithyniaques , etc. '
Céphalœon, dont on ignore la patrie, fut exilé par Adrien en Sicile , où il écrivit un Abrégé de l'histoire universelle , depuis Ninus jusqu'à la mort d'Alexandre. Le temps ne nous en a rien conservé, non plus que de l'extrait que Sopater, d'Alexandrie, avait fait. Deux
1 L'expédition d'Alexandre avait déjà été traduite et publiée en latin quand parut le texte grec. éd. pr. V. Trincavellus. Venet. 1535. 8. Bonavent. Vulcanius. Paris. 1575. 8. ap. H. Stephan. J. Gronovius. Lugd. Bat. 1704. fol. A. C. Borheck. Lcmjjov. 1792 8. (incorrecte.) B. F. Schmieder. Lips. 1798. Les Indiques se trouvent séparément ou comme huitième livre dans les édit. précitées, à l'exception de celles de Borheck et de Schmieder. Ce dernier en a donné une édit. particulière, Halac. 1798. 8. A. C. Borheck. Lemgov. 1809. (comme 2° vol. des œuvres d'Arrien.) J. E. Ellcndt, de expedit. Alexandri. Begiom. 1832. 2. vol. 8. C. G. Kriïger. vol. I. (texte) Bcrolin. 1835. 8.
autres écrivains du temps des Antonins , Amyntianus clJason, d'Argos, avaient composé l'un des Biographies dans le genre de celles de Plutarquc, et l'autre un ouvrage sur la Grèce en quatre livres.
Appien , d'Alexandrie , vécut à Rome sous Trajan , Adrien et les Antonins , et y exerça d'abord l'état d'avocat. Il publia une Histoire romaine jusqu'à Auguste, en vingt-quatre livres , dont la moitié seulement est arrivée jusqu'à nous. Nous ne possédons que des fragmens du reste. Les événemens n'y sont pas rapportés par ordre chronologique, ou par époques principales, mais d'après les pays où ils s'étaient passés. L'ouvrage d' Appien acquiert particulièrement de l'importance par la circonstance , que pour quelques époques de l'histoire romaine , il est notre seule autorité. Le reproche le plus grave qu'on puisse adresser à l'auteur c'est d'avoir été partial en faveur des Romains. Du reste il fait preuve d'un jugement sain. Il a formé son style sur celui d'Hérodote et de Polybe, mais il est resté bien au-dessous de ses modèles \
Dion Cassius Coccéjanus , natif de Nicée en Bithynie, passa la plus grande partie de sa vie à Rome,
i Editions : éd. pr. Carolus Siephamis. (La préface d'Appien . fragm. du liv. IV. liv. VIII et Xl-XVII.) Paris. 1551. fol. H. Sicphamus (avec les nouveaux fragm. publiés par Fulv. Ursinus et la version latine de Gelenius.) Aurel. Allobrog. 1592. fol. A. Tollius. Amstel. 1670. 2 vol. 8. (répétition de l'édit. de II. Etienne, niais on y a omis les fragm. d'Ursinus et le liv. XXIII publié par David Jloeschel. Aug. Vindel. 1559. 4. on a ajouté au contraire les fragm. qui se trouvent dans Valcsii Excerpta Peircsciana.) J. Schirci- (jhœuser. Lips. 1785. 3 vol. 6 Partt. 8. c'est l'édition la Meilleure et la plus complète, dont Teucher a voulu donner une espèce d'extrait. Lcmgov. 1796. 2 vol. 8. — Trois nouveaux fragm. dans : A. Mut, Script, vet. nov. coll. T. II. p. 367. et suiv.
dans les fonctions publiques. Il a publié une Histoire romaine, en quatre-vingts livres, fruit de vingt-deux années de recherches et de travaux ; elle allait depuis la fondation de Rome jusqu'à l'an 229 après J.-G. , époque de son second consulat. Nous n'avons que des fragmens des 35 premiers livres et une partie du livre 36; les livres suivans jusqu'au 54mc inclusivement sont presque entiers ; le 55me a beaucoup de lacunes. Nous possédons ensuite en entier les livres de 56 à 60, ou au moins un extrait très-étendu. Depuis le 61 me, nous n'avons plus que des fragmens; mais il existe un extrait de l'histoire de Dion, fait par ordre de l'empereur Michel Ducas, et qui va depuis le livre 35 jusqu'à la fin de l'ouvrage. Plusieurs fragmens sont encore venus au jour dans ces derniers temps, et il est à espérer que ce ne seront pas les derniers. Dion manque quelquefois de critique et souvent d'impartialité ; la superstition domine son esprit. Son style est inégal et se ressent un peu de la déclamation. Malgré ces défauts , son ouvrage a pour nous le plus haut prix : non seulement il remplit plusieurs lacunes de l'histoire romaine , mais il est encore notre seul guide pour les événemens qui se sont passés du temps de l'auteur. Dion était bien instruit de la constitution de Rome, et de ses institutions *.
' Editions : éd. pr. Rob. Stephanus. Lutet. 1548. loi. (contient un fragm. du liv. 35, liv. 36,37-58. ou bien 37-60. d'après la division actuelle ; car dans Etienne les 4 derniers liv. sont réunis en 2. //. Stephanus (Aurel. Allobr.) cum Xylandri versione. 1791. (d'autres exempt. 1792.). fol. ap. If echel Ifanov. 1606. fol. après la publication de plusieurs collections de frajr. , par/''. Ursinus, II. Valesius. J. Gronovius , N. C. Falconius , parut l'excellente édition grecquelatine de II. S. Reimarus. Hamburg. 1751-52. 2 vol. fol. Trois notrv. fragmens : Jac. Morellius. Bassani. 1798. 8. réimprimés
Hcrodicn, qu'il ne faut pas confondre avec un grammairien de ce nom, vivait à Kome dans la première moitié du troisième siècle. Il écrivit Y Histoire des Em~ pereurs romains , depuis la mort de Marc-Aurèlc jusqu'à l'avènement de Gordien le jeune. Hérodien est véridique et impartial. Son style est agréable et clair; il présente pourtant quelquefois des tournures un peu trop latines. Les harangues qu'à l'imilation de Thucydide il a insérées dans son récit , sont écrites avec élégance, mais elles se ressentent un peu de la déclamation. Son plus grand défaut est d'avoir négligé la chronologie et d'avoir ignoré la géographie '.
Nous plaçons parmi les historiens de cette période un compilateur du milieu du troisième siècle, Claude Elien , de Préneste. Quoique né en Italie de parens latins, il possédait la langue grecque dans une telle perfection qu'il était comparable au plus pur atticiste. Ses Histoires diverses, en 14 livres, ne sont autre chose qu'un recueil d'extraits d'autres livres, dans lequel le
comme supplément de ledit, de Reimar, par Chardon de lu lîochette. Paris. 1800. fol. F. G. Sturz. Lips. 1824-25. 8 vol. 8. Depuis, le nombre des fragm. s'est considérablement accru par les découvertes de Mai. Script. Vet. nov. collect. T. II. p. 135-233. (fragm. des liv. 1-35 et 61-80.) l'éditeur y a joint des fragm. d*un continuateur anonvme de Dion, qui s'étendent jusqu'à Constantin, ibid. p. 234-246. Dionis Cass. Ilistor. Rom. Excerpta Yaticana. Lips. 1836. 8. (vol. IX de ledit, de Sturz.)— F. G. Sturz, De non nullis Dionis Cassii locis. Prolus. V. Grimm». 1812-16. 4.
» Éditions : Traduction latine A'Anijclus Foliliuiius. Rom. 1493. fol. réimprimé un grand nombre de fois. Texte grec. éd. pi. Aldus (cum Xcnopb. Hellen. ) Venet. 1503. fol. H. Stephmtm* Paris. 1581. 4. F. Sylburij. dans le vol. 111. des Script. Ilisloria- Rirai. Francof. 1590. fol. G. G. frmùck lips. 1789-1S05. 5 vol. 8. F. A. Jfolf. Hal. 1792. 8. lmm. lielier. Rerol. 1S26. 8.
manque de goût, de jugement, et de critique se font souvent sentir. On s'aperçoit que l'auteur n'y a pas mis la dernière main. Du reste , il a le mérite d'avoir préservé de l'oubli quelques morceaux d'auteurs perdus. On attribue au même Elien 20 Lettres rustiques , qui sont peu intéressantes. Une Histoire des animaux paraît être d'un autre Elien dont nous parlerons plus bas '.
Puhlius Hérennius Bexippus, d'Athènes, magistrat et général distingué, était auteur de plusieurs ouvrages historiques, parmi lesquels se trouvaient une chronique des rois deMaeédoineet un abrégé historique, qui finissait au règne de Claude. Photius loue beaucoup sa clarté. ïl reste dans les extraits des Ambassades et. des Maximes , quelques fragmens de cet historien \
La chronologie est une des sciences subsidiaires dont l'histoire ne saurait se passer 3 : beaucoup d'écrivains
1 Editions : iEliani Var. Histor. éd. pr. Cam. Perusucus ( cum Hcraclide, etc.) Rom. 1545. 4. C. Gesver. (JEliani opéra.) Tiguri. 1556. fol. J. Scheffer. Argent. 1647. 8. nonv. éd. [J. H. Lederlin.) ib. 1713. 8. J. Perizonius. Lugd. Bat. 1701. 2 vol. 8. A. Gronovius. Lugd. Bat. 1731. 2 vol. 4. C. G. knehn. Lips. 1780. 2 vol. 8. A. Coray. (Prodrom. Bibli. gr.) Paris. 1805. 8. — Les lettres attribuées à Elien se trouvent dans les collections dsJIdus, de Cujas, et dans ledit, des œuvres dElien de Gesner.
2 Les fragm. de Dexippe ont été publiés par A. Mai, Script. Vet. nov. coilect. T. II. p. 319-347. 1mm. BcUeret B. G. Mebuhr, Dexippi , Eunapii. etc., quœ supersunt. Bonn. 1829. 8.
3 Ouvrages sur la cbronologie en général : ./. Sealigcr, de emendatione temporum. Paris. 1583. fol. D. Petavius, de doctrinà teniporum. Paris. 1G27. Antv. 1703-05. 3 vol. fol. Idem, Bationariuin temporum. Paris. 1633. 12. Lugd. Bat. 1724. 2 vol. 8. I). IL Hef/cinsrh, Introduction à la cbronologie historique. 2e éd. Altona. 1814. 8. (en allem.). L. Ideler , 31anuel delà cbronologicmatbém. et technique. Berlin. 1825-26. 2 vol. 8.(en ail.). — Sur la chronologie des Grecs, en particulier : //. Dodwell, de veteribus Grsecorum Borna-
de l'antiquité l'ont pourtant négligée. Nous trouvons dans celle période un auteur qui mérite d'être cité pour le soin qu'il s'est donné de fixer l'ordre des lemps. C'est le célèbre géographe et astronome Claude Ptolémée , dont nous aurons occasion de parler plus bas. Il a laissé un recueil intitulé Ttpêyjstpot xavôveç , Tables manuelles, dont fait partie son Canon royal/z.avùv fixotlsiw, table contenant cinquante -cinq règnes, chez diverses nations, depuis Nabonassar jusqu'à Antonin Pie. Toutes les dates de ce canon sont réduites en années égyptiennes , ce qui était fort utile pour les astronomes auxquels Ptolémée le destinait , mais présente des inconvéniens pour la chronologie historique. Cet ouvrage a été commenté par T/ie'on d'Alexandrie, et par Jean Tzetzès '.
Phlégon , de Trallès en Lydie , affranchi d'Adrien, a écrit une espèce de chronique universelle, intitulée Collection d'Olympiques et de Chroniques , il n'en reste que la 176e olympiade et un fragment, qui paraît avoir été l'introduction de l'ouvrage. Nous avons deux opuscules de Phlégon ; l'un intitulé Ttepl Bav[j.a.(jî(iiv1 des choses merveilleuses , est une collection de faits miraculeux; l'autre ne pi piaY.po(3t(ùv, offre un catalogue fort
nornm que cyclis. Oxon. 1701. 4. Ed. Corsdni, Fasti attici. Florent. 1744 56. 4 vol. 4. H. Clinton, Fasti Hellcnici , etc. éd. 2. Oxon. 1827. 4.
1 Fréret, Sur le canon de Ptolémée. (Mém. de l'Acad. des Inscr. vol. XXVII. p. 121. sqq.) — Le canon royal a été publié dans les ouvrages précités de Scaliger et de Petau. Dodwell , Dissent. (,\prianre. Oxon. 1685. fol. Jlalma, Ka»ùr /2*riKtil» xal pârur ànKatàt , table chronol. des règnes, prolongée jusqu'à la prise de Constan- (inople par les Turcs, etc. Paris. 1820. 4. dans ledit, des Tables manuelles, par /c même. ib. 1822.
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sec d'individus qui so?it parvenus à un ôr/e très-avancé. Phlégon avait écrit d'autres ouvrages qui sont perdus".
Sextus Julius A fric amis , chrétien du troisième siècle, est auteur d'une Chronologie qui va depuis l'origine du monde jusqu'à l'année 221 après J.-C. Cet ouvrage est perdu; mais il s'en trouve de nombreux fragmens dans Eusèbe, le Syncelle, Jean Malalas, etc. Son calcul sert de base à une ère particulière, dite ère historique ou d'Alexandrie.
Un é vêque de Laodicée , Anatolius, natif d'Alexandrie, composa un Canon pascal, qui existe dans une version latine assez mauvaise , attribuée, peut-être à tort, à Rufin \
Nous plaçons ici, quoiqu'il appartienne plutôt à la période suivante, un écrivain qui a rendu les plus grands services à la chronologie. Eusèbe , surnommé Pamphile, c'est-à-dire l'ami du martyr S1 Pamphile, naquit en Palestine vers l'an 264, fit ses études à Antioche et fut nommé en 31 S évêque de Césarée, où il mourut vers l'an 340. Il fut un des hommes les plus savans de son siècle, et écrivit sur la théologie, l'histoire ecclésiastique , la géographie et la chronologie. En cultivant cette dernière science , son but était d'établir sur des bases solides la confiance que méritent les livres histo-
1 Editions : cd. pr. G. Xylander. Bas. 1 568. 8. J. Mcursius. Lugd- Bat. 1620.4. /. G. F. Franzius. Ilalœ. 1775. 8. éd. 2. ib. 1822. L'éditeur y a fait réimprimer les obss. de Bast. Epist. Crit. Lips. 1809. 8. On trouve dans Ueeren, Biblioth. de la littérature et de l'art anc. n°" VI et VII , un opuscule dont on croit Pblégon l'auteur; il est intitulé : des femmes qui se sont distinguées par leur prudence et leur courage.
2 Dans : Egid. Bucherius. de doctrinâ temporum. Antverp. 1634. fol.
!Ofl PERIODE V. — SECMuN I.I.
i iques de l'ancien testament. Il réunit les fruits de ses
recherches dans uuv < hnmifjue ou histoire universelle, divisée en deux livres : dans le premier, auquel il donna le titre de chronn graphie, %poveQ>pa<pia. , il rapporte l'origine et l'histoire de tous les peuples et empires depuis la création du monde jusqu'à l'année 325 après J.-C. ; il y suivit l'ordre ethnographique : Le second intitulé ('//non Chronical, ypovr/.o~ y.avwy, formait des tables synchronisliques. Pour ce travail, Eusèbc se servit de la chronologie de Sextus Julius Africanus, qu'il inséra presque en entier dans son canon, en la complétant à l'aide d'historiens anciens. Nous possédons une traduction latine de celle chronique, faite par S1 Jérôme, qui a continué les dates jusqu'à l'année 378. Quant au texte grec, il est perdu; et quoique George le Syncellc eu ait inséré plusieurs fragmens dans sa chronique, et Eusèbe lui-même dans sa Préparation évangélique, on commençait à douter que le texte original du premier livre eut jamais existé. Mais en 1792 un Arménien de Constanlinople découvrit une traduction arménienne de la totalité de l'ouvrage; il en fit une copie qu'il envoya à Venise, où elle fut publiée, lîien que celle découverte n'ait pas procuré tous les avantages qu'on espérait en retirerai n'est pas moins vrai qu'elle a augmenté considérablement nos connaissances historiques et chronologiques \
1 Éditions delà Iradurtinnilatine do S' Jérôme : Plul. LtHMHiia. S. 1. et a. (à Milan vers M?5i) 1. //• Slfjtlianiis avec la ennli-
niiaf-ini de S'Jéniino. de l'rosner d'AqoHiriûe . etc.) Paris. 1512. 4. //. Ponlacus. Hnrdigal. W04. loi. Jos. Sntliyrr. Thésaurus toinporum. (ou trouve (le plus que dans les édifions précédentes une eoll.M lion des frégltt. JfréCS.) l.nffd. Hat. 1806. f. \mslel. l(').r)S. avec des additions. Les fragm. en «rre* eten latin dans: Fabricii BiW.