SCOLIASTES
d'être un compilateur, il n'admit les opinions de ses devanciers qu'avec discernement et les combattit souvent ' .
Parmi les scoliastes de cette époque nous mentionnerons particulièrement Didyme et Apion , son disciple.
Didyme , d'Alexandrie , grammairien rde l'école d'Aristarque, fut nommé yalyJvzspoç , aux entrailles de fer , à cause de son assiduité au travail. Il a écrit dit-on, quatre mille volumes, parmi lesquels se trouvaient des commentaires sur divers auteurs anciens. Il s'est conservé une partie d'un commentaire, ayant pour objet la Recension d 'Homère par Aristarque. On lui attribue communément le commentaire sur Homère connu sous le titre de Petites scolies , scholia minora, ou anciennes .scolies ; mais il paraît que c'est un choix de scolies tirées de Didyme et de divers autres grammairiens. Enfin il existe de cet écrivain laborieux des Proverbes et des fragmens de Gcorgiques , qui se trouvent dans la collection des Géoponiques a.
Apion, qui, on ne sait pourquoi, porte le surnom de Plistonices , était natif d'Oasis en Egypte; après avoir résidé dans diverses villes , il finit par se fixer à Rome, où il enseigna la grammaire ou les sciences philologiques. Apion est l'auteur de la dernière recension d'Homère; il rédigea des gloses sur ce poète , un lexique homérique , etc. Il écrivit un ouvrage sur
1 F. Rilsvhvl . De Oro er Orione Commentatio. Spécimen historiée crit. fframmaticor. <jr. , accedit de Eudcmo epimetrum. Vratislav 1834. 8. Cottf. F. Ranke. (Annales pour la critique scientifique. Berlin. Janvier 1835, n. 8. p. 58 et GO. sq. (en alleni.).
2 Le fragm. de la recension d'Homère par Aristarque, dans : Vilîoison, Anecdota gr. vol. 11. p. 184. Les proverbes dans Aldus.
l'Egypte , en ciiiq livres, et un autre contre les juifs. Il ne reste que des fragmens de ses écrits '.
Marcus Metiius Epaphroditus , de Cher once, Seleucus, d'Alexandrie, surnommé l'Homérique , et un certain Ptolcmce , d'Alexandrie, avaient écrit entre autres des commentaires sur Homère, qui ne se sont pas conservés.
Quant aux Grammairiens proprement dits , nous trouvons au commencement de cette période le plus célèbre des disciples d'Aristarque , Denys , de Thrace ou d'Alexandrie, surnommé aussi le Rhodien. Le premier , il écrivit une grammaire ou une théorie grammaticale ( xéyyy] ypa.y.y.aruri ) ; ouvrage devenu classique dès son apparition et qui fut commenté par plusieurs savans d'Alexandrie, tels que Chœroboscus , Diomède , Mélampus , Porphyre et Stephanus. L'ouvrage de Denys, dans l'état où nous le possédons aujourd'hui, est probablement interpolé. Une traduction arménienne du quatrième ou cinquième siècle est plus complète que le texte original connu jusqu'ici. a
Le plus connu parmi les disciples de Denys, de Thrace, est Tyrannion l'aîné ; il écrivit sur les parties du discours , sur l'orthographe et sur la prosodie d'Homère. Asclépiade , de Myrlée, qui professa avec beaucoup de succès la grammaire à Rome, avait publié outre des ouvrages de grammaire, une Periégèse
• Fragmens «les Gloses sur Homère : Stun (avec l'Etymolog. (îudhmum) Lip*. 1S18. P. «01-GtO.
* Éditions : éd. pr.J. A. Fabricius, Bibt gr. vol. IV. p. '10. (\ ol. A I» p. 311. éd. Harless.) Villoison. Anecdota jjr. vol. II. y. 99. sqt}. {mm. Bekker. (eum scholiis) Anecdot. gr. vol. 11. p. 627. sqq. et 645. sqq.