‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 90 sur 129 · GRAMMAIRIENS · texte numérisé non relu

GRAMMAIRIENS

de quelques peuples espagnols. A peu près à la même époque y vivaient Démétrius surnommé Ixion : Aper, un des derniers Aristarchéens ; Tryphon, le même qui s'est occupé des dialectes , et qui écrivit aussi sur les Esprits, et sur d'autres sujets de grammaire ' .

Une partie intéressante de la grammaire est la Métrique; c'est vers cette partie qu'Héliodore et Dracon ont dirigé leurs études. L'ouvrage q\iI/élwdore , d'Alexandrie, père ou maître d'Irénée, a écrit sur la métrique est perdu. Dracon, de Stratonicée, quiflorissait probablement dans la première moitié du deuxième siècle , écrivit sur diverses parties de la grammaire et sur les mètres de plusieurs poètes. Le traité des mètres poétiques , que nous avons sous son nom r paraît n'être qu'un extrait de l'ouvrage de Dracon, et cet extrait est fortement interpolé * .

Apollonius, surnommé Dyscole, donna le premier à la grammaire une forme systématique. Du grand nombre de ses écrits grammaticaux, il ne nous reste que quatre traités : a. De la syntaxe des parties du discours, en quatre livres j b. Du pronom; c. Des conjonctions : d. Des adverbes 3. Un fils d'Apollonius , nommé Hérodien , d'Alexandrie, jouit à Rome de la laveur de Marc-Aurèle, et composa un grand

1 Un traité des csprils. tiré en partie de l'écrit de Tryphon : L. C. Waleleuaer avec Amrnooius) p. 205. sqq.

1 Ed. pr. G. Hermann, iaccess. Tretzrc Exegcs. in Ilom. II!) Lips. 1812. S.

3 Edifions : a. Aldut, (cum Tlieodori Gazse introd. grammal.) \ enet 1495. loi. /•'. Sylhurg. Fraocofi 1590. 4. /mm. Behker. Berol. 1817. H. — h. /mm. Belher, dans : J. ,-/.'/> ulfci l-'h. RttUmantt, Muséum anliipiitatis sliidiornm. vol. L P. 2. et séparément. BcroL 1814. H. — c et d. Imm. Belher, Aneedot. gr. vol. II. init.

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nombre d'ouvrages de grammaire et de rhétorique; son traite des Monosyllabes paraît être le seul que nous possédions en entier. On a publié des fragmens d'autres écrits de ce grammairien ' .

JElius Denys , d'IIalicarnassc, contemporain d'Adrien, a écrit sur les verbes i?ide'clinables a. Ifephœstion, d'Alexandrie, un des maîtres dTElius Verus, a laissé un Manuel de métrique, traité estimé et qui renferme à peu près tout ce que nous savons sur cette matière 3. Lesbonax , grammairien d'une époque in-

1 Editions : des monosyllabes : G. Dindorf, Grammat. gr. vol. I. bips. 1823. 8. mit. — Fragmens : des nombres : Aldus, (cnm Apollon. IKscolo) Venet. 1495. fol. ; des verbes indéclinables ou qui se déclinent irrégulièrement; extraits du grand orateur; de inclinatis , cnclitieis et coencliticis dictiunculis : Aldus. Tbesaurns Bornueopiae et horti Adonidis. Venet. 1496. fol. le dernier fragm. se trouve aussi dans /;/;/;/. Bekker, Anccd. gr. vol. III. p. 1142. sqq. ; Recherches snr l'inflexion de toutes les parties du discours:^/. M. Bandini, Gâtai, codd. mss. lîibl. Laurcntianœ. Florent. 1764. T. I. fol. ; du Barbarisme et du Solécisme : L. C. Palclcnacr (avec Aminonius; sans le nom de l'auteur qui fut découvert après par l'illoison ,• fragm. d'IIérodien, dans les éditions de PhryniçBus de Dégaine et de Lobech ; l'biletrcrus : /. Picrson (avec Mœris) : des figures: filloison. Anccd. gr. vol. II. p. 87.; des expressions vicieuses : Gi Hermann, de cmeudanda ratione grammatical gr. bips. 1802. S p. 301.; de la prononciation des vers : De l'uriu. Appendiv ad Dracon. Strat. Lips. 1814. 8.; Partitiones : J. F. Boùsonade. Oxon. 1819. 8. ; Règles sur la quantité et sur les accens : G. Hermann. ouvr. c. ; figures qui se rencontrent dans Homère : Sturz . dans son édit. de l'Etvmol. Gudian. p. 668.; «les verbes ipii oui le subjonctif de l'aoriste 2 et de ceux qui ne l'ont pas: Iinm. Bëkier , Anecd.gr. vol. 111. p. 108G.

2 Aldus, Thésaurus Corraicopi», ete. Venet. 1496. fol.

:» Ap. Juntum. Florent. 1526. 8. (avec la grammaire de Théodore Gaza). Ad. Titriu'bu.s. (cum scholiis'î Paris. 1553. 4. J . C. De l'unie, Traj. ad Khen. 1726. 4. Th. (luisford. (avec la elireslom. de Proche Uxon 1810.8. nduv. éd. augm. bips. ap. llurlmuiiu. 1832. 8.

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certaine , mais différent de Poraleur dont nous avons parlé plus haut, est l'auteur d'un ouvrage sur les Figures ' . Arcadius , d'Anlioche, écrivit sur Y Orthographe, la Syntaxe , etc. Son traite Des accents, qui nous est parvenu, n'est qu'un extrait de la prosodie d'Hérodien a. Dosithée, surnommé Magister, a laisséune Grammaire , en trois livres, qui n'a pas été imprimée en entier. Un fragment de Dosithée ( De Juris speciehus et manumissionihus ) a été souvent attribué au jurisconsulte Ulpien: peut-être l'avait-il écrit, mais en latin ; Dosithée l'aura traduit en grec et un auteur subséquent aura retraduit sa version en latin 3 .

Il nous reste à parler des Mythographes. Apollodore, d'Athènes , disciple d'Aristarque , de Panéiius et de Diogène le Babylonien, écrivit des ouvrages nombreux et variés en vers et en prose , dont un seul nous reste, mais pas même en entier. Cet écrit, intitulé Bibliothèque , est un recueil de fables de l'antiquité , tirées des poètes , surtout des poètes cycliques, et d'autres écrivains , et rapportées avec clarté et simplicité. Dans une grande composition sur les Dieux, en vingtquatre livres , Apollodore avait tenté d'expliquer les fables par l'allégorie et l'éîymologie. Quelques savans ont cru que la Bibliothèque n'était qu'un extrait de

1 Puftlié par h. C. Valckartucr. (avec Ammo:iins.)

- Ed. pr. E H. Barker. Lips. 1820. 8. G.Dindorf, Varietas

Lection. ad Arcad. (Grain mat. ter. vol. 1. p. 48. sqq.)

3 Adriani imperatoris seutcnli» et responsa (extraits du liv. 3 de

Dosithée.) : JÎ. IL Goldast , Genev. 1601. 8. et dans : A. SchulUnij.

Jurisprudcntia antc-jtistianca. Lugd. Bat. 1717. 4. — Ed. Boeckiinj.

àotTiS. t'.v yfa.f*/Au,Tixtï ifuinvuxTuv fiiêhim y. mine prinuim integTtini

cil., etc. Bonn. 1833. 8. De jnris specicbns et niannin. : B.urrcr.

\ eteris Jc.li frajjm. î,, Bat. 1739. 8. Les mêmes IV. des trois (raiîcs:

E. Biivkinij, Bonn. 1835. 4. (Euftp. Jnr. II. Anlejnsl. p. DJ3-228.)

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«cl. ouvrage. ApoIIodore avait encore écrit un commentaire historique et géographique sur le catalogue des vaisseaux dans Homère; des commentaires sur les mimes de Sop/iron et sur les comédies d'Ejricharme, etc. Il ne reste de ces ouvrages , que des fragmens '.

Conon, grammairien du temps de Cësar et d'Auguste, a fait un recueil de cinquante contes mythologiques, dont Photius a conservé des extraits, qui ne sont pas sans importance pour l'histoire ancienne de la Grèce 2.

Parthénius, de Nicéey fut fait prisonnier dans la guerre de Mithridale et conduit à Rome où il devint le maître de grec de Virgile. De beaucoup d'écrits qu'il a publics, un seul existe encore; il est intitulé des Affections amoureuses. C'est un recueil de contes erotiques T qu'on pourrait regarder comme le précurseur des Romans dont nous avons fixé le commencement à l'époque de Trajan. Il s'y trouve des morceaux intéressans d'anciens poètes. Parthénius pourrait presque être raugé.'parmi les auteurs classiques grecs. Virgile et Ovide l'ont imité 3.

1 Edifions : cd. pr. B. Jegms Spoltàintis. Rom. 1555. S. //. Commelinus, (après sa mort Jud. Bonutius) Heidelberg. 1599. 8. Th. Gale : Historié poëtic:r. seriptores. Paris. 1675. 8. init. C. G. Ifcijne. Goett. 1782-83. éd. 2. 1803.2 vol. 8. E. Clarur. Paris. 1805. 2 vol. 8.

2 Éditions : Th. Gale. onv. c. p. 241. sqq. L. //. Teuclur . (avec Ptolem. Hcphaesi et Parthénius) Lips. 1793. nouv. titre 1802. 8. ./. A. Ko une. Goet'ting. 1798. 8. publié par llcijiic. avec le Parllieu. de Let/nuid.

i Éditions : e 1. pr. Jau Cornuriiis. {>;r. A lai. Basil 1531. 8. api Frolien. Th. Gale. onv. e. p. 841. sqq. L. IL Tvuilnr (avec CoiiOli). Luc. Le ij ru ntl etC. G.lliyiie. Goetliog. 1798. 8. F. PatSOW,

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