DE LA PHIL. NÉOPL
vue du siècle ou du paru auxquels iU .ppa.-leua.en . l our e„ juger, nous devons examiner leur propre po.nt de vue , ,ui ne peut être reconnu que comme un résulta, descondu.ons
historiques. ... ,„
19 La civilUalion à laquelle les Néoplaloo.c.ens appa. tenaient était le fruit de la pensée grecque eourb.né avee la pensée orientale ; voyons d'abord l'élément grec. Tous les peuples dont nous connaissons l'histoire ont eu un po.nt eulm inant dans leur développement ; là , .U ont aecompU ee ou'il leur était donné de faire de plus grand , leur puissance l'est pas allée plus haut ; là , surtout , ils ont fait pour 1 humanité quelque chose qui a pu passer aux génerat.ons futures, et se faire sentir dans leur .ieintelleetnelle. Ils n ont pu reuss.r à faire q uelqne chose de plus parfait. Chaque s.ecle .1 es vrai a sa tàche propre et fait ainsi toujours quelque chose de nouveau. Mais la comparaison de ceci avec l'ancien nés. pas faisable. On ne tarde pas à s'apercevoir que lajeunesse de la force productive nous a abandonnés, on trouve que la tache consiste plutôt à conserver l'ancien qu'à produire du nouveat. Les Grec» en étaient là depuis longtemps. Le po.nt le plus élevé de leur développe u,ent avait été atteint dans la sc.enee a 'époque où Platon et Anstote enseignaient. Les efforts mêmes des Stoïciens pour la perfectionner çà et là , pour 1 étendre quoique cependant en ran.enanttout à un point central snuple Lent dune faible importance en comparaison des prog .mmenses que l'esprit puissant de leur nation ava.t t»,t fo.re à ces grands honnues. Depuis cette époque le peuple gr e^ n„ nlurot la foule d'esprits qui avaient reçu les lum.ercs de la eivUisation g recque ne vécurent le plus souvent, sous le rapport philos ophique , que des souvenirs des travaux ancens i„sq,!'à ce que la tradition orientale vin. s'y mêler d.plu. pres,e. qu'ils commeneassen. à s'apercevoir qu'ils pouvaien.s'appropr,er
nlusieurs .hoses de ee.le .radition, tant poursedonner une v,e nouvelle que pour rajeunir l'ancienne , peut-être même pour compléter la civilisation nationale. Alors se manifesta un mouvement qui eut pour but d'unir la pensée grecque a la pensée orientale. Leur origiuc diHérente ne fut pasasse. approfondie , au contraire, à la faveur d'une cNplication très-peu sévère, les
idées grecques pénétrèrent dans les traditions orientales et les idées orientales dans les ouvrages grecs. Malgré cette erreur historique , le développement régulier des pensées aurait pu conduire à une véritable fusion, et à un complément des opinions partielles dans les deux directions de la vie nationale. Si la chose n'arriva pas, la raison doit sans doute en être cherchée dans la position que prirent les philosophes au milieu de ces diflFérentes faces de la spéculation.
20. Il faut prendre ici en considération immédiate le caractère différent du point de vue grec et du point de vue oriental. Quelque difficile qu'il soit de réduire à un résultat général les idées qui se sont développées par une suite de recherches étendues dans différentes positions intermédiaires , nous en dirons pourtant quelques mots. La philosophie grecque a parcouru tous les degrés , depuis le scepticisme le plus fort jusqu'au dogmatisme le plus opiniâtre ; tantôt elle rejette absolument toutes les représentations sensibles , et ne veut se fier qu'à la raison ; tantôt elle s'en rapporte complètement à la sensibilité ; elle parcourt aussi les degrés très-divers qui séparent ces deux points extrêmes. Nous ne parlerons pas d'autres différences. Que devons-nous maintenant regarder comme le véritable caractère de la pensée scientifique grecque au milieu de tant de variations ? D'après la nature des choses, nous devons le considérer comme une série de développements, comme une vie qui cherche à se saisir insensiblement, mais qui est aussi sujette , dans la légèreté ou la mélancolie de sa course à s'égarer et même à désespérer d'elle-même.
21. Du reste, les travaux philosophiques de l'antiquité n'ont pas été inutiles , quelque chancelant qu'ait été et ait dû être leur développement. Maintenant encore nous en recueillons les fruits, et nous devons espérer d'avoir eu quelque sorte montré, par l'exposition de ses doctrines , comment se sont formés dans son seiu de véritables résultats scientifiques.