RÉPONSE
DE Mer L'ÉVÉQUE DE STRASBOURG.
MoxsiEUR L'ABBÉ,
J'accepte avec plaisir la dédicace que vous voulez bien me faire de votre traduction du Manuel de l’Histoire des Dogmes chrétiens du docteur Klee. J'yfai, j'ose le dire, quelques droits. L'auteur a été mon ami; j'ai longtemps vécu dans son intimité ; personne n'a mieux connu que moi la noblesse de son caractère, l'étendue de ses connaissances , tout ce qu'il y avait dans son cœur de vraie piété et d'amour pour l'Église.
L'ouvrage dont vous offrez, Monsieur l'abbé, la traduction au public, est un de ses plus beaux titres de gloire, et une preuve incontestable de sa haute raison et de sa science théologique. Exposer le dogme catholique avec netteté et précision , le montrer appuyé sur la triple autorité de l'Écriture , de la tradition et de la raison, le dégager des nuages dont, aux différents âges de l'Église, une orgueilleuse philosophie a cherché à l’environner , tel est le but que s'est proposé le docteur Klee, tel est le plan qu'il s'est tracé, et qu'il a rempli avec cette admirable intelligence et cette étonnante érudition qui ont fait de lui un des hommes les plus éminents de l'Allemagne catholique.
En traduisant en francais ce livre excellent, vous avez, Monsieur, rendu un véritable service, non-seulement aux jeunes gens qui en France se livrent à l'é-
tude de la théologie, mais encore à tous les esprits graves et sérieux qui veulent acquérir une connais- &ance approfondie de la religion. Le coup d'œil rapide que, pour le moment, j'ai eu à peine le temps de jeter sur votre travail, m'a déjà fait comprendre que votre style coulant et facile donne à votre traduction tout le mérite d’une œuvre originale. Je n'ai donc, Monsieur, que des félicitations à vous adresser sur votre entreprise et sur la manière dont vous l’avez exécutée.
Agréez , Monsieur l'abbé, l'expression de mes sentiments les plus sincères,
e T ANDRÉ, evèque de Strasbourg.
Strasbourg, le 6 avril 1848.