IV. Du concile de Trente aux temps présents
Mais ces divisions et cette méthode ne sauraient convenir qu'à l'exposition de ce qu’on appelle lhistoire générale du dogme; et cétte histoire générale, séparée, comme on l'entend, de l’histoire spéciale, n’est
(x) Voy. Augusti, Manuel de l’histoire du dogme. 4° édit. p. 18 εἴ 54.
(2) Je désigne ainsi cette période, parce que l’Église semble avoir employé dans ce premier âge toute son activité à op-poser aux attaques nombreuses de l’hérésie, des symboles et des définitions canoniques de la foi.
guère possible, ainsi que nous l’avons fait observer; nous ne pouvons donc songer à distribuer ainsi en périodes distinctes, comme en autant de cadres séparés, les matières diverses de notre histoire du dogme : notre plan sera plus simple : nous signalerons pour chaque dogme en particulier sa première apparition dans l’histoire, et nous suivrons à travers les âges le progrès de son développement.
11. Quant aux sources de l'histoire du dogme, on peut citer : τ Les symboles provenant de docteurs particuliers ou d’églises particulières, mais principalement ceux qui ont été dressés au nom de l'Église universelle et adoptés par elle comme règles de la foi; 2° les décrets des conciles particuliers, et surtout ceux des conciles généraux, les décisions dogmatiques des souverains pontifes, et aussi les décrets émanés de la puissance impériale, quand ils ont pour but de maintenir les décisions de l'Église, et qu’ils exposent la foi universelle des fidèles et des docteurs à une époque donnée; 3° les liturgies; 4° les écrits des Pères et des écrivains ecclésiastiques; 5° les livres de controverse des adversaires de l’Église, païens, juifs et hérétiques'; 6° enfin, on peut citer encore parmi les sources à consulter les inscriptions, les peintures et sculptures, etc. — On peut considérer comme sources secondaires et improprement dites les essais plus ou moins étendus sur le dogme ou sur l’histoire du dogme, qui ont été composés de nos jours ou avant nous.