‹ Manuel de l'histoire des dogmes chrétiensChapitre 36 sur 55 · ἊΨ « PU · texte numérisé non relu

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On retrouve plus tard le Trithéisme dans-Faydit, qui prétend, dans un livre anonyme (1) publié en 1696, que les trois personnes divines ont une même nature divine, comme trois hommes ont une même nature humaine; et dans Mathieu Gribaldus, qui attribue aux trois personnes la même éternité, sans leur accorder la même perfection. Nous citerons enfin Oembs, qui enseigne que l'unité de Dieu n’est pas une unité numérique, mais une unité collective et simplement morale (2).

Gilbert de la Porrée substitua à l’idée de la Triade divine, une sorte de Tétrade, en admettant, d’après les principes de son réalisme, outre les trois personnes divines, la divinité, qu'il considère comme une substance réelle (3); Pierre Lombard, au contraire, accusé de tétradisme par l'abbé Joachim, fut absous de l’accusation par le quatrième concile de Latran (Cap. Damnamus).

On trouve aussi, au moyen äge, des hérétiques

Quod ad Patrem, qui ab animo non est, proprie vel specialiter attineat operatio, non etiam sapientia et benignitas.

(1) Altération du dogme théologique par la philosophie d’Aristote, ou fausses idées des scholastiques sur toutes les matières de la Religion. Paris. 1696.

(2) Tract. de Deo uno et trino. Mogunt. 1789.

(3) Dixit (Gilbert. Porret.) quod non unus Deus, vel una substantia, aut unum aliquid sit persona, id est Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus : ipsæ vero tres personæ tria sunt differentia et numero , ac si tres homines humanitatem unam numero habere invenirentur. Concilium (Rhem.) : Cum de tribus personisloquimur, Patre, et Filio, et Spiritu Sancto, ipsas unum Deum, unam divinam substantiam esse fatemur , et e converso. Matth. Paris. Hist. Angl, ad ann, 1119.

qui nient formellement la Trinité; les nouveaux Manichéens d'Orléans, par exemple (1), et plus tard une partie des Vaudois, qui anéantissaient l’idée de la Trinité par leurs explications mystico-tropologiques (2). Dans les temps modernes, on distingue parmi les adversaires du dogme de la Trinité, Swedenborg, qui déclare absurde la doctrine chrétienne des trois personnes, et ne voit dans le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, que l’action divine créatrice, rédemptrice, et régénératrice (3). D’autres ont renouvelé le Subordinatianisme ; nous citerons entre autres, Valentin Gentilis (4), Whiston (5), Haarwood (6), Samuel Clarke (7), Whitby (8), le Hollandais Paul Maty (9). Ce sont les trois derniers qui ont présenté cette erreur sous la forme la plus subtile.

(1) Rudolph. Glaber. (Duchesne Sc. R. Fr.T.V.) ann. 101%.

(2) Hæc est Trias, quam vel in qua credunt, ut sit Pater, qui alium in bonum convertit; qui convertitur, Filius; id, per quod convertit et in quo convertitur, Spiritus Sanctus ; et hoc intelligunt, quando dicunt, se credere in Patrem, et Filium, et Spiritum Sanctum. Stephanus de Borbone lib. de septem donis Spirit. S. apud Riechin. Diss, de Waldens. ο. 111. n. 20.

(3) Swedenb. Summ. Exposit. nov. doctr. n. 118. 119.

(4) γον. Aretius Hist. condemnat. Val. Gentil. — Sand. Bibliothec. Antitrinit. p. 26.

(5) Tentam, de Epl. Ignat, 1710.

(6) Primævus Christianism. resuscitatus. 5 Voll.

(7) The Scripture doctrine of the Trinity. Lond. 1912.

(8) Disquisitiones modestæ in CI, Bull. defension. fidei Nic. + Lond. 1718. s

(9) Lettre d'un théologien à un autre théologien sur le

mystère de-la Trinité. 1729. *

$ 11. — Des personnes de la Trinité.

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