LL
MÉTHODIQUE, elc, 109
G. LXII. Nummuzine , aummulina, Dorb.
Nummulite et Lenticulite, Lam.; Hélicite, de Blainvy., Numulie, Licophre, Rotalie, Egéone, Montf.
Coquille discoïdale, dépourvue d’ appendices ; ouverture contre l’avant-dernier tour de spire , masquée dans l’âge adulte.
1% S.-G. Nummulines proprement dites.
Coq. ayant les tours de spire embrassant à tout
âge.
2° S.-G. Assilines, Dorb.
Tours de spire apparens à un certain âge.
G. LXIII. SipéroLINx, siderolina, Lam.
Sidérolite, Montf.
Coq. bombée, pourvue d’appendices , en forme d’étoile irrégulière.
LES AGATHISTÉÈGUES, Dorb.
Les Milioles, Fér.
Anim. Voyez la caractéristique de l’ordre.
Coq. ayant les loges pelotonnées de diverses manières sur un axe commun, faisant chacune, dans leur enroulement autour de l’axe, sa longueur totale ; ouverture toujours munie d’un appendice, se trouvant alternativement à une extrémité ou à l’autre; texture opaque, bianche.
G. LXIV. BILOCULINR, biloculine Dorb.
Coq: ayant les loges embrassanteés opposées sur un seul plan, d’eux d’entre elles apparentes.
G. LXV. SPIROLOCULINE, spiroloculinx , Doc
Coq. ayant les loges non embrassantes, opposées sur un seul plan tout à découvert.
G. LX VI. TriLocuzine, triloculina, Dorb.
Coq. ayant les loges opposées sur trois côtés, la même forme à tous les âges, trois loges apparentes.
G. LXVII. ARTICULINE, articulina, Dorb.
Coq. ayant les loges opposées sur trois côtés, laissant à un certain âge le mode de pelotonnement, et projetant une ou deux loges cylindriques sur l’axe primitif.
G. LXVIIL. QuinquerocuLiNneE , quinqueloculina, Dorb.
Pollonte ? Montf.
Coq. ayant les loges opposées sur cinq côtés; cinq
loges apparentes.
G. LXIX. ADpezosiwe, adelosina, Dorb.
Coq. commençant par une grande loge arrondie, ayant un prolongement au bout duquel est une ouverture munie d’un appendice ; sur cette première loge viennent se placer des loges en pelotonnement, de manière à former avec l’âge un enroulement sur cinq faces, comme dans les Quinqueloculines.
5e FAMILLE.
LES ENTHOMOSTÈGUES, Dorb.
Anim. Voyez la caractéristique de l’ordre.
Coq. ayant les loges divisées en plusieurs cavités par des cloisons ou par de petits tubes.
T Côtés inégaux.
G. LXX. AmMPHISTÉGINE, amphistegina , Dorb.
Coq. Divisions transversales aux loges , ne paraissant que d’un seul côté de la coquille; quelquefois des divisions parallèles aux loges, paraissant également de chaque côté; ouverture unique, semi-lunaire du côté le moins bombé et contre le retour de la spire qui est embrassante.
MÉTHODIQUE, etc. TT G. LXXI. HÉTÉROSTÉGINE , heterostegina, Dorb.
Coq. Divisions toutes transversales aux loges, visibles également sur chaque côté de la coquille ; ouverture contre le retour de la spire.
1t Côtés égaux.
G. LXXITI. OrgicuLine, orbiculina, Lam.
Hélénide, Archidie et Ilote, Montf.
Coq. discoïdale, déprimée dans le sens de l’axe de la spire ; un grand nombre d'ouvertures sur des lignes longitudinales ; loges partagées en un grand nombre de cavités par des cloisons perpendiculaires et transversales.
G. LXXIITI. Arvéozine, alyeolina, Dorb.
Alvéolite, Bosc; Orizaire, Def.; Borélie, Clausulie et Miliolite, Montf.; Fasciolite, Park.
Coq. ovoidale, allongée dans le sens de l’axe de la spire; beaucoup d’ouvertures en lignes transversales ; loges partagées en un grand nombre de cavités par des cloisons transversales.
G. LXXIV. FaBuraire, fabularia, Def.
Coq. Loges opposées , pelotonnées sur le même plan et embrassantes, partagées en un grand nombre de tubes longitudinaux, dans le sens de la spire ; ouvertures nombreuses, placées alternativement, tantôt à une extrémité, tantôt à l’autre.
LALLLALVIEUVULULEUULÉEUUELUELVAULEUVLLULLELLLULLELTULE US DEUXIÈME CLASSE.
LES PTÉROPODES, Cuvrer.
Aporobranches, Blainville.
Anim. Corps libre et flottant; point de bras pour marcher, ni de pied pour ramper, mais deux nageoires égales et opposées, situées de chaque côté du corps.
Coq. ou non; dans le premier cas, cette pièce est de forme très variable, rarement spirale , toujours cornée ou vitrée, mince et transparente; dans le second cas, elle est remplacée par une tunique ou enveloppe musculeuse.
Les Ptéropodes sont de petits mollusques pélagiens qui ne se moutrent sur les rivages que rarement et seulement lorsque les tempêtes on les courans les y portent. Ils nagent librement au milieu des eaux, et viennent à leur surface dans les instans de calme et surtout au coucher du soleil. Ces petits mollusques sont vifs dans leurs mouvemens, et ils se fixent quelquefois aux corps flottans, tels que les
fucus, en les embrassant avec leurs nageoires; mais non comme on l’a pensé, en formant le vide. Nous avons recueilli pendant plusieurs voyages un certain nombre de Ptéropodes nouveaux qui font avec ceux que l’on connaissait déja le sujet d’un travail particulier; nous allons en donner un court extrait.
1'€ FAMILLE, LES HYALES, Ayalea, Fér.
Thecosomata, Blainv.
Anim. muni d’une tête non distincte, avec une troisième membrane natatoire plus petite et intermédiaire , à la partie ventrale ; la bouche située dans
MÉTHODIQUE, etc. 113
le fond d’une cavité formée par la réunion des organes locomoteurs.
Coq. existant presque toujours, et de forme très variable.
Ÿ Un test.
G. LXXV. CymBuLie, cymbulia, Péron et Lesueur.
Anim. oblong, gélatineux, transparent, muni de deux yeux ? de deux tentacules ? et d’une bouche en forme de trompe ? deux nageoires latérales, grandes et arrondies, portent le réseau vasculaire des branchies; elles sont connées à leur base, du côté postérieur , par un appendice te en forme Ablibe allongé.
Coq. gélatinoso-cartilagineuse , oblongue, en forme de sabot, entièrement revêtue d’une membrane mince et à peine visible, à ouverture supérieure, longue, tronquée à l’une de ses extrémités.
‘Ce genre curieux et très incomplétement connu ne contient qu’une seule espèce qui est de la Méditerranée; nous ne la connaissons que par un dessin fait d’après l’animal par M. le baron Cuvier, et que ce savant a bien voulu nous communiquer.
G: LXX VI. Limacine, Umacina, Cuvier.
Spiratella , ie
Anim. allongé antérieurement, contourné en spirale, en arrière ; les branchies en forme de plis sur le dos; la bouche munie de deux petits appendices qui se réunissent , par une de leur extrémité, au bord antérienr.
Coq. très mince, fragile, vitrée, spirale, non carénée, tournant un peu obliquement sur elle-même, à ouverture circulaire et à bords simples.
On ne connaît encore qu’une seule espèce de ce genre
sur laquelle il serait intéressant d’avoir de nouveaux renseignemens. Elle habite la mer du Nord où l'on dit que, par
sa prodigieuse quantité, elle peut servir de nourriture aux baleines.
G. LXXVII. Hvaze, kyalea, Lam. Cavolina, Abilg.; Tricle, Ocken.; 4rchonte, Montf.
Anim. globuleux ou oblong, muni de deux expansions latérales plus ou moins allongées en arrière; le lobe intermédiaire de forme demi-circulaire ; deux tentacules très courts, à peine distincts, contenus dans une gaîne cylindrique ; l'ouverture de la bouche pourvue de deux appendices labiaux ; l’orifice de l’anus au côté droit du manteau ; celui de l’organe mâle, en avant et en dedans du tentacule droit; celui de la vulve, du même côté, au point de séparation des deux parties du corps; les branchies en forme de peigne, de chaque côté, dans une cavité particulière.
Coq. cornée ou vitrée, transparente et fragile, en forme de sabot, droit on recourbé, à ouverture antérieure , et fendue latéralement, tricuspidée en arrière.
Ce joli genre qui a tant intéressé les naturalistes , et dont MM. Cuvier et de Blainville ont fait connaître l’anatomie, est parfaitement distinct de ceux qui l’avoisinent. Les Hyales sont de très petits animaux répandus dans toutes les mers de la zone torride et une grande partie de celles des zones tempérées , et l’on rencontre communément la même espèce dans les points les plus opposés du globe. La découverte que nous avons faite de plusieurs espèces, dont une à l’état fossile, nous a donné occasion de les diviser de la manière suivante.
1er groupe. Globulosæ.
Coq. subglobuleuse, ayant les fentes latérales presqu’aussi longues qu’elle , les appendices très en arrière. H. uncinata, etc.
Ce groupe est le plus nombreux.
2e groupe. Elongatæ.
Coq. allongée, ayant les fentes latérales courtes et les appendices avancés.
H, trispinosa , etc.
Cinq espèces complètent pour le moment ce groupe. G. LVXVIII. Créopore, cleodora, Pér. et Les.
Anim. de forme oblongue ou allongée, muni d’un lobe intermédiaire demi- circulaire, mais n ’ayant point d’expansions latérales ; le manteau ouvert en avant; les branchies et les organes de la génération cs complétement connus.
Coq. fragile, vitrée , en forme de gaine ou de cornet plus ou moins aigu postérieurement ; l’ouverture très large, presque toujours sans fente et sans appendices latéraux.
La connaissance que nous venons d'acquérir de plusieurs espèces nouvelles de Cléodores et l’étude de leur organisation, nous ont donné lieu de former les sous-genres suivans.
1% S.-G. Cléodores proprement dites.
Anim. de forme oblongue, ayant le manteau très dilaté et avancé de chaque côté.
Coq. pyramidale, anguleuse, très dilatée antérieurement, à ouverture fort grande, canaliculée de chaque côté, et rarement fendue.
Ce sous-genre ne renferme que cinq espèces, dont deux
sont fort douteuses. La C. lanceolata en est le type; c’est
la plus grande; nous avons fait connaître son analogue fossile venant du Piémont.
2° S.-G. Créséis, cresis, Rang.
Anim. très effilé, ayant le manteau non dilaté sur les côtés ; les nageoires généralement assez petites. |
Coq. très effilée, extrêmement mince, fragile et diaphane, en forme de cornet droit ou recourbé, à ouverture presque toujours aussi large qu’elle,
et généralement sans canal; point d’ appendices latéraux.
Nous avons formé le sous-genre Créséis pour de très pe-
tits mollusqües nouveaux, que nous avons fréquemment rencontrés au milieu de l’Océan, et auxquels nous réunissons, par analogie,.les genres Vaginelle de Dandin et Gadus de Montagu, connus à l’état fossile; nous en comptons déjà neuf espèces.
3° S.-G. Triptère, tripter, Quoy et Gaimard.
Anim. oblong, charnu, contractile, muni de deux petites nageoires latérales , et surmonté d’un voile membraneux de même forme et de même grandeur qu’elles.
Coq. diaphane, vitrée, en forme de gaîne cylindrique , arrondie postérieurement, à ouverture circulaire, horizontale et dentelée sur ses bords.
Ce genre est établi sur une seule espèce; nous sommes porté à croire que le voile membraneux décrit par MM. Quoy et Gaimard n’est autre chose que le lobe intermédiaire commun à tous les Ptéropodes de la famille des Hyales, et nous pensons que ce sous-genre devra être réuni au précédent.
G. LXXIX. Cuvrérie (1), cuvieria , Rang.
Anim. allongé, muni de deux nageoires assez grandes et d’un lobe intermédiaire demi-circuiaire ; les branchies extérieures situées à la partie ventrale et à la base du lobe intermédiaire , l’organe de la génération incomplétement connu , la bouche munie de pièces dentiformes propres à la mastication.
Coq. en forme d’étui cylindrique, un peu aplatie près de son ouverture, qui ést cordiforme, et dont les bords sont tranchans ; le côté opposé à l’ouverture fermé par un diaphragme convexe à l’extérieur ,
(1) En établissant ce genre nous avons voulu en faire hommage au célèbre naturaliste qui a institué la classe des Ptéropodes ; nous n’avons pas en cela cru déroger à la règle générale, puisque le genre Cuviera, que MM. Péron et Lesueur avaient formé au dépens des Méduses , n’a point été conservé.
si" ts ;
ï MÉTHODIQUE, etc. F17
- non terminal, étant débordé par les parois du cy-
lindre. *
Nous avons établi ce genre curieux sur tne espèce également commune dans la mer des Indes, l'Océan et la mer du Sud; depuis lors, nous en avons reconnu une seconde, mais à l’état fossile, provenant des sables coquilliers du Piémont, où elle a été recueillie par M. De Luc père.
G. LXXX. Eurr8te, euribia, Rang.
Anim. muni de deux nageoires horizontales, à la base desquelles est la bouche ; le lobe intermédiaire très petit et de forme triangulaire; le corps globuleux , court ; les branchies et les organes de la génération inconnus.
Coq. cartilagino-membraneuse, mince, transparente, régulière et en forme de calotte renversée.
Une seule espèce que nous n’avons pu observer suffisamment, mais qui nous a cependant présenté des caractères génériques bien tranchés, nous a donné lieu d’établir ce genre que nous signalons à l’attention des naturalistes.
ff Point de test.
G. LXXXI. Psvcné, psyche, Rang.
Anim. enveloppé d’un manteau membraneux, muni de deux nageoires latérales assez longues, mais ne paraissant point réunies du côté ventral par un lobe intermédiaire ; les branchies tapissant les nageoires. Nous avons établi ce genre sur une espèce des mers de
Terre-Neuve. M, Reynaud a rapporté de son voyage de
l’Inde quelques dessins de mollusques Ptéropodes qui pa-
raissent s’y rapporter.
LES CLIOS, Fér.
Gymnosomata, Blainy.
Anim. Tête distincte, point de lobe intermédiaire, mais un ou plusieurs appendices charnus qui le remplacent ; une enveloppe ou manteau musculeux.
Coq. nulle.
G. LXXXIT. Crio, clio, Brug.
Et Cliodites, Quoy et Gaim.
Anim. allongé, enveloppé d’un manteau membraneux, très contractile, portant une tête pourvue de plusieurs tentacules longs , coniques, rétractiles et séparés en deux groupes qui peuvent rentrer à volonté dans de petites cavités qui leur sont destinées ; Les branchies en forme de réseau vasculaire, tapissant les nageoires; la bouche terminale; des yeux sessiles? trois appendices membraneux à la partie ventrale et correspondant à la base des nageoires; anus et organes de la génération situés dans un tubercule, au côté droit.
Nous réunissons aux Clios les Cliodites de MM. Quoy et Gaimard qui ne paraissent pas en différer. Le genre Clio est peu nombreux en espèces; l’une d’elles, très commune dans les mers du Nord, en est le type. C’est le Clio Borealis qui a servi aux recherches anatomiques de M. Cuvier.
G. LXXXIII. PneumonermMEe, preumodermon , Cuy.
Anim. oblong , presque cylindrique, divisé en deux parties très distinctes , la postérieure ovale, et l’antérieure conique; les nageoires placées à peu près à la séparation de ces deux parties, et présentant entre elles, et du côté ventral, un petit appendice inmembraneux ; la bouche à l’extrémité d’une sorte de trompe rétractile , ayant à sa base deux faisceaux de tentacules terminés par un petit disque ; les branchies situées à la partie postérieure du corps et disposées en forme de deux C adossés de cette manière JC, et séparés par deux petites barres; anus à droite, et un peu en avant des branchies; orifice des organes de la génération dans un tubercule commun, situé à la racine de la nageoiïre du côté droit.
Nous avons vu parmi les dessins de M. Reynaud celui d’un mollusque qui paraît tout à la fois voisin des Pneumodermes, et cependant en diffère d’une manière assez remarquable.
MÉTHODIQUE, etc. 119
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