‹ Manuel de l'histoire naturelle des mollusques et de leurs coquillesChapitre 41 sur 77 · TABLEAU 1°° groupe · texte numérisé non relu

TABLEAU 1°° groupe

Coq. ovale ou subturriculée.

M. amarula , etc.

2° groupe.

Coq. allongée , turriculée.

M. truncata , etc.

3° groupe.

Coq. dont l’angle inférieur est détaché.

M. costelluta, etc.

Coq. à ouverture bordée.

M. marginata, etc.

Les Mélanies ne conservent intact le sommet de leur spire que pendant leur jeune âge, bientôt il s’excorie et tombe.

3° S.-G. Rissoaire, rissou, Fréminville.

Anim. portant les tentacules coniques, latéraux et distans; pied court et rond.

Coq. oblongue ou turriculée, non ombiliquée , généralement remarquable par ses côtes longitudinales ; ouverture entière, ovale, oblique, évasée, sans canal, ni dents, ni plis; les 2 bords réuris ou presque réunis, le droit renflé et non réfléchi.

Operc. calcaire ou corné , rentrant assez profondément.

M. de Fréminville a formé le genre Rissoaire pour une petite coquille marine de la Méditerranée qui , avec un animal assez semblable à celui des sous-genres précédens, se distingue par l'ouverture de la coquille et la présence presque constante de côtes longitudinales. Nous ne pensons pas que l’on puisse admettre les Rissoaires comme genre, mais bien comme sous-genre ; elles prennent alors leur place à côté des Mélanies et dans le genre Paludine de M. de Férussac. Il y en a de fossiles. M. de Blainville divise ainsi ce sous-genre :

MÉTHODIQUE, etc. 18

1€° groupe.

Coq. turriculée et cotelée.

R, acuta , etc:

Coq. subturriculée et cotelée.

R. cortata, etc.

j 3° groupe.

Coq. subturriculée, parfaitement lisse.

R. hyalina, etc.

4e groupe.

Coq. subglobuleuse. | ; R. cancellata, etc.

4e S.-G. Littorine, Zftorina, Fér.

Anim. muni de tentacules grêles et allongés; bouche pourvue seulement d’un ruban lingual; pied oblong, marqué d’un sillon marginal à la partie antérieure ; organes de la génération se termiminant, dans les deux sexes, au côté droit, à l'entrée de la cavité branchiale , tout près de l'anus.

Coq. toujours épaisse , globuleuse , conique ou subturriculée, non ombiliquée, à ouverture parfaitement ronde dans la direction de laxe, et un peu évasée en avant.

Operc. corné.

M. de Férussac a établi le genre Littorine pour des mollusques tous marins, suffisamment distincts, comme sousgenre de ceux qui l’avoisinent. Le type en est la Z. littoralis, M. Alcide Dorbigny a préparé une monographie de ce sous-genre, dans laquelle il fait connaître un très grand nombre de petites espèces vivantes et fossiles.

G. CXXX VII. TurRITELLE, turritella, Lam.

Anim. muni d’une trompe, et supérieurement d’une frange en forme de voile; tentacules longs, très

fins à leur extrémité, renflés à leur base, avec les yeux en dehors et sur un renflement; pied découpé à sa circonférence ? et bordé en avant par un bourrelet ridé transversalement.

Coq. turriculée, pointue, un peu mince, généralement striée dans le sens de la longueur des tours de spire, qui sont nombreux; ouverture arrondie, entière, avec les bords désunis supérieurement, celui de droite mince.

Operc. corné, à élémens concentriques.

Les Turritelles sont presque toutes exotiques; mais nous en avons en France un bon nombre a l’état fossile.

G. CXXXVIII. Proro, proto, Def.

Anim. inconnu.

Coq. turriculée, allongée, à tours de spire nombreux , aplatis, avec une bande décurrente à la suture ; ouverture oblique, arrondie, évasée, à bords désunis, le droit tranchant, le gauche très évasé. |

Operc. inconnu.

M. Defrance a établi ce genre pour des coquilles fossiles.

G. CXXX VIII Bis. VERMET, vermetus, Adans.

Vermiculaire, Lam.

Anim. vermiforme, conique, à tête peu distincte, muni d’une trompe garnie à son extrémité de plusieurs rangs de crochets; deux tentacules un peu aplatis et coniques, portant les yeux à ieur base extérieure ; manteau formant un bourrelet en forme d’anneau , à l’endroit où sort la partie postérieure du corps; pied cylindrique, avec deux longs filets tentaculaires à la racine antérieure; orifice de l’organe respiratoire en forme de trou, percé au côté droit du bourrelet du manteau.

Coq. irrégulièrement spirale, conique , mince, ayant les tours de spire plus ou moins complétement désunis et écartés; ouverture droite, circulaire,

MÉTHODIQUE, etc. : 187 le péristome continu et tranchant; quelques cioisons vers le sommet; libre ou adhérente par entrelacement.

Operc. corné.

Ce genre singulier, dont on doit la counaïissance à Adanson, ne renferme qu’une espèce bien caractérisée. L'animal, qui est véritablement un Gastéropode, ne saurait ramper, puisque la coquille est fixée; aussi son pied, quoique distinct , ne paraît pas disposé pour cet usage. L’espèce d’Adanson est le Y”. lombricalis. Nous en possédons de fossiles.

G. CXXXIX. SiLrQUAIRE, siliquaria, Lam.

Tenagode, Guettard; Anguinaire, Schumacher.

Anim. très allongé, tourné en spirale, muni d’un tortillon assez court et d’un pied musculaire très charnu, qui porte supérieurement une sorte d’appendice ( peut-être une ventouse?) très comprimé ; tête distincte, portant deux petits tentacules cylindriques et obtus à leur extrémité, avec les yeux à leur base extérieure; manteau fendu supérieurement dans toute sa longueur jusqu’au commencement du tortillon, de manière à présenter deux lobes latéraux, l’un qui est à droite, en forme de frange étroite, bordée en dedans par un sillon, et s'étend de la tête au tortillon; l’autre, qui est a gauche , beaucoup plus large dans toute son étendue, mais surtout en avant, commence après la tête , et se rétrécit insensiblement jusqu’en arrière; branchies en forme de filamens simples, assez rigides, fixés à la face interne et sur toute la lon- : AA du lobe gauche; terminaison des organes

e la génération indiquée par une petite échancrure sur ce même lobe ? anus en arrière.

Coq. tubuleuse, contournée en spirale lâche et irrégulière, souvent assez régulière vers le sommet, cloisonnée; l’ouverture circulaire, à bords tranchans, désunis par une scissure ou une série longi-

185 TABLEAU tudinale de petits orifices se prolongeant jusqu’auprès du sommet.

Operc. en forme de cône droit, tronqué, composé de lamelles cornées, empilées les unes sur les autres.

Le genre Siliquaire avait été rangé parmi les Annélides arénicoles par M. de Lamarck. M. de Blainville, le premier, a pensé que ce pouvait être la coquille d’un mollusque ; mais c’est M. Audouin qui a donné à cette dernière opinion toute la solidité possible par l'observation qu'il a faite récemment de l’animal d’une Siliquaire rapportée des mers de l’Inde par M. le docteur Busseuil, chirurgien-major de la frégate la Thétys. M. Audouin va faire connaître plus en détail, dans les Annales des Sciences naturelles, le résultat de ses recherches sur cet intéressant mollusque, qu'il retirera sans doute de l’ordre des Pectinibranches, dans lequel nous pensons qu’il ne peut plus rester, non plus, peut-être, que le genre suivant, Il existe plusieurs espèces de Siliquaires vivantes et fossiles, et l’on vient d’en découvrir une dans les mers de Sicile.

G. CXL. Macize, magilus, Montf.

Anim. inconnu.

Coq. Jeune ; fragile , épidermée, piriforme, ventrue, à spire courte de trois à quatre tours; ouverture plus longue que large, oblongue, sans échancrure en avant, où les bords forment cependant un angle. Adulte; le dernier tour abandonnant tout à coup la révolution spirale et régulière pour former un tube ailongé , irrégulièrement sinueux, conique, comprimé latéralement, surtout du côté de la base de la coquille, où il est comme caréné, et arrondi du côté du sommet ; son ouverture devient alors ovale, anguleuse et à bords continus; la surface extérieure est sillonnée dans le sens de ia longueur des tours, et toute lamelleuse , dans le sens contraire, par le rapprochement des anneaux d’accroissement.

Operc. ?

Les Magiles ont été classés par M. de Lamarck parmi es

* MÉTHODIQUE, ete, 189.

Annélides, famille des Sérpulées. M. de Blaiaville est le premier qui les ait admis parmi les Mollusques, et nous avons été frappé comme ce naturaliste, : lorsque nous cherchions dans l’Inde leur animal, de l’analogie qu’ils présentent , non seulement avec les Vermets, mais encore avec plusieurs autres genres de Pectinibranches, Cette analogie est surtout facile à saisir, quand on a sous les yeux un individu jeune dont la partie tubuleuse n’est pas encore commencée. Nous avons eu occasion de voir quelques fragmens de l’animal, et nous croyons pouvoir assurer qu’il est bien gastéropode.

Le Magile étant très jeune s’établit dans les excavations de certains madrépores; mais ceux-ci venant bientôt à grossir leur masse autour de lui, il est obligé, pour se ménager une ouverture au-dehors, de construire un tube dont l’orifice se maïntient toujours par de nouveaux accroissemens, au niveau de la surface du polypier qui le recèle. Aïnsi, l'épaisseur qu’acquiert celui-ci durant la vie du mollusque , détermine toujours la longueur de ce tube.

L’animal abandonne promptement la partie spirale pour se porter en avant dans la partie tubuleuse à mesure qu'il la forme; il ne laisse point de cloisons derrière lui; mais il dépose lentement une matière calcaire qui, pénétrant jusqu’au sommet de la coquille, se durcit, et en devient le moule parfait. Nous avons rencontré plusieurs de ces moules qui avaient une grandeur considérable, et se trouvaient encore enchâssés dans les Madrépores, ne montrant à leur surface que des fragmens adhérens du test qui les enveloppait. Ces moules très compactes et très durs sont de la même nature que les Polypiers dans lesquels ils ont été formés, leur cassure est saccharoïde et radiante. La coquille, sans ce moule, ne se trouve jamais que dans le jeune âge, parce que, dès que l'animal commence son tube, il commence aussi à remplir la partie spirale.

G. CXLI. VAzvée, valyata, Muller.

Anim. muni d’une tête très distincte, prolongée en une sorte de trompe; tentacules fort longs, cylindracés, obtus, très rapprochés; yeux sessiles

au côté postérieur de leur base; pied bilobé en avant; branchies longues, pectiniformes, plus ou moins exsertiles hors de la cavité, celle-ci largement ouverte et pourvue, à droite de son bord inférieur, d’un long appendice simulant un troisième tentacule; organe mâle se retirant dans la cavité respiratrice.

Coq. discoïde ou conoïde, ombiliquée, à tours de spire cylindracés, à sommet mamelonné; cuverture ronde ou presque ronde, à bords réunis, tranchans.

Operc. corné, rond, à élémens concentriques et circulaires.

Ce genre ne renferme que des mollusques d’eau douce, tous d'Europe.

G. CXLII. Narice, natica, Adans.

Et Polinice, Montf., Rotelle, Lam.

Anim. muni d’une tête échancrée antérieurement, avec deux tentacules très longs et pointus, un peu aplatis à leur base, où se trouvent, du côté extérieur , des yeux sessiles; bouche munie d’une dent labiale, sans langue; pied court, profondément et transversalement bilobé en avant, montrant en arrière un lobe appendiculaire qui porte l’opercule.

Coq. lisse, sans épiderme, subglobuleuse ou orbiculaire , à spire basse, à ouverture demi-ronde, le bord gauche oblique, non denté , muni d’une callosité qui modifie plus ou moins l’ombilic, et le recouvre quelquefois en entier , le bord droit tranchant et lisse à l’intérieur.

Operc. calcaire ou corné, semi-spiré, à sommet latéral sans apophyse à sa base.

Les Natices sont toutes des coquilles marines, assez nombreuses en espèces et recherchées dans les collections, de

MÉTHODIQUE, etc. 191 mème que la plupart de celles qui vont suivre. On peut former plusieurs groupes très distincts dans ce genre.

Coq. globuliforme ; opercule calcaire.

N. castanea, etc. (Natices, Montf,)

2e groupe.

Coq. ovale, mamelonnée ; opercule corné.

N. mamilla, etc. ( Polinice, Montf.)

3° groupe.

Coq. surbaissée , opercule corné.

N. lineolata , etc. (Rotelles, Lam.)

Les deux premiers groupes peuvent encore se subdiviser par la considération de l’ombilic, qui est toujours plus ou moins complétement fermé par la callosité de la columelle.

LES TROCHOIDES, Cuv.

Anim. muni de deux tentacules contractiles ; les yeux pédonculés à leur base externe,

Coq. très variable dans sa forme, à ouverture quelquefois à bords désunis, mais sans former de canal, et n’ayant que très rarement un sinus à sa partie antérieure.

Marins et d’eau douce.

a) Ouverture de la coquille sans sinus en avant.

G. CXLIII. Navicezre, navicella, Lam.

Septaire, Fér.; Cimber, Montf.

Anim. ovale , non spiral, muni d’une tête avancée, semi-lunaire et déprimée, portant deux tentacules contractles , coniques, allongés, avec les yeux à leur base extérieure, sur de petites éminences;

bouche fendue en long, sans dent supérieure, mais ayant une langue à crochet, prolongée jusque dans la cavité viscérale, et fendue à son origine antérieure; pied grand et elliptique, à bords minces, très avancé antérieurement , attaché de chaque côté dans toute sa partie postérieure, au reste du corps, de manière à former une sorte de poche ouverte transversalement en arrière; une seule grande branchie oblique; orifice de l’oviducte dans la cavité branchiale, celui du canal déférant à la racine et en dessous de l’organe excitateur, situé en avant du tentacule droits anus à l'extrémité d’un tube flottant à droite, au plafond de la cavité branchiale.

Coq. épidermée, elliptique ou oblongue, patelloïde, à sommet non spiré, médian, abaissé sur le bord postérieur; concave en dessous, sans columelle, mais à bord gauche aplati, tranchant, sans dent, et simulant un commencement de cloison; bord droit ou antérieur, mince et tranchant ; impression musculaire en forme de fer à cheval ouvert en avant et interrompu en arrière,

Operc. calcaire, mince, quadrilataire, fixé comme à l'ordinaire à la partie supérieure du pied , maïs caché dans la cavité qui se trouve entre celui-ci et la masse des viscères; montrant un sommet distinct, d’où partent les rayons divergens; une épine latérale et postérieure.

Le genre Navicelle, si remarquable par la singulière disposition de son opercule, ne renferme encore qu’un petit nombre d’espèces, toutes des Grandes-Indes ou de leurs Archipel; elles habitent uniquement les eaux douces, les plus claires, et se fixent sur les rochers à la manière des Patelles. Elles rampent très bien, et n'adoptent point une place comme font celles-ci. Nous avons caractérisé l’animal d’après des individus vivans de la V. elliptica. Cette espèce, très commune à l’île de Bourbon, s'emploie pour faire du bouillon aux malades.

MÉTHODIQUE, etc. 193

G. CXLIV. N£riTe, zerita, Lan.

Et Péloronte, Ocken, Clithon, Montf., Piléole, Sow.

Anim. spiral, muni d’une tête un peu avancée en mufle ; bouche sans mâchoire, mais avecune langue denticulée, prolongée dans la cavité viscérale; tentacules coniques, fins et assez allongés, portant les yeux à leur base extérieure, sur une protubérance; pied rond ou ovale ; une seule grande branchie; organe excitateur mâle au côté droit, en avant du tentacule ; anus dans la cavité branchiale.

‘Coq. épaisse, souvent épidermée, semi-globuleuse, à spire peu ou point saillante, aplatie en dessous, et sans ombilic; ouverture semi-lunaire, à bord droit , uni, denté ou crénelé à l’intérieur, le gauche septiforme , tranchant horizontal denté où non denté ; impression musculaire en forme de fer à cheval incomplet.

‘Operc. calcaire, subspiral, à sommet marginal, à l’extrémité gauche; une ou deux apophyses d’adhérence musculaire à son bord postérieur.

Le genre Nérite, tel qu’il est actuellement, comprend des Nérites et les Néritines de Lamarck, c’est-à-dire le genre Nérite, tel que l’avait étahli Linné. M. de Lamarck -avait sans doute séparé à tort les Nérites d’eau douce des Nérites marines en leur affectant à chacune des caractères “pris sur la coquille , tels que celui des dentelures à l’intérieur du bord droit; car sa Neritina viridis, qui n’a point ce caractère, est une espèce marine, et non des rivières -comme il le prétend; nous l’avons fréquemment trouvée :sous les rochers baignés par la mer à la Martinique, ainsi qu'a Madagascar où elle offre une variété bien plus grosse.

Le genre Nérite est très nombreux, et renferme des co- ‘quilles extrémement variées dans leurs couleurs comme “dans leur forme. M. Lesson en a rapporté une espèce des ‘terres australes bien distincte de toutes celles que nous con- ‘naïssions jusqu’à présent, et qui s’est offerte en assez grande -abondance sur les arbres. La connaissance de ce fait doit

104 TABLEAU engager plus que jamais à ne point séparer les espèces marines des espèces fluviatiles. M. de Blainville, qui a adopté, comme M. de Férussac, la réunion de ces genres, propose de diviser ainsi les Nérites d’après les caractères de leur coquille.

T xre section.

Le bord droit denté. (Nérite, Lam.) 1<* groupe.

Une seule dent médiane au bord gauche. (G. Péloronte, Ocken.) N. peloronta , etc.

2° groupe.

Deux dents.

N. exuvia, etc.

3° groupe.

Trois ou quatre dents.

N. lineata, etc.

TT 2° section.

Le bord droit non denté. (G. Néritine, Lam.)

4° groupe.

Coquille moins épaisse, à bord droit tranchant, l’opercule très oblique. (G. Néritine, Lam.)

N. fluviatilis, etc.

5e groupe.

Le bord columellaire denté, coquille pourvue d’épine. (G. Clithon, Montf.)

N. corona , etc.

Ge groupe.

Le bord columellaire denté; les deux extrémités du bord droit se prolongeant beaucoup au-delà de l'ouverture , et formant avec la callosité qui recouvre le bord columellaire des sortes d’auricules produites par le lobe tentaculaire de l’animal.

N. auriculata , etc.

7° groupe.

Coquille calyptroïde à sommet supérieur vertical

MÉTHODIQUE, etc. 19

spiré; le dernier tour formant toute la base de la coquille, et occupé en dessous par une large callosité qui recouvre quelquefois toute la spire. (G. Velate, M.)

N. perversa, etc.

8e groupe.

Coquille patelloïde, allongée, non symétrique, à sommet dorsal et non spiré. (G. Piléole, Sowesby.)

N. alta villensis , etc.

Il y a plusieurs espèces de Nérite à l’état fossile; les deux dernières sont du nombre.

G. CXLV. AMPULLAIRE, ampullaria, Lam.

Anim. spiral , globuleux, muni d’une tête large, portant quatre tentacules, deux grands supérieurs, coniques, avec un pédoncule pour les yeux, à leur base extérieure; bouche verticale entre deux lèvres disposées en fer à cheval, et formant une espèce de mufle; point de mâchoire, mais un ruban lingual hérissé, non prolongé dans la cavité abdominale; pied ovale avec un sillon transverse en avant; cavité respiratrice très vaste et partagée en deux par une cloison horizontale incomplète.

Coq. épidermée, généralement assez mince, globuleuse, ventrue, ombiliquée; spire très courte, le dernier tour beaucoun plus grand que tous les autres ensemble; ouverture ovale, plus longue que large, à bords réunis, le droit tranchant.

Operc. corné, rarement calcaire, mince, non spiré, à élémens concentriques, à sommet submarginal inférieur.

Les Ampullaires sont des coquilles toutes exotiques dont les animaux vivent dans les fossés d’eau douce, et quelquefois viennent sur leurs bords respirer l'air libre. Leurs œufs sont comme des petites vésicules arrondies, souvent agréablement colorés de vert et réunis par groupes sur les

196 | TABLE AU hi . APR :

tiges des plantes aquatiques. Ce genre renferme plusieurs

espèces vivantes, toutes des pays chauds; il y en a aussi beaucoup de fossiles.

G. CXLVEI. JANTHINE, Janthina, Lam.

Anim. pourvu d’une tête très grosse et d’un mufle proboscidiforme , à l’extrémité duquel est la bouche; celle-ci munie de deux lèvres verticales, subcartilagineuses , armées d’aiguillons recourbés en dedans, longs et très aigus, et d’un renflement lingual; deux tentacules coniques, pointus, peu contractiles et très distans, portant chacun à leur base extérieur un pédoncule assez long, oculé au-dessous de son extrémité ; pied ovale, divisé en deux parties, l’antérieure concave et en forme de ventouse, la postérieure aplatie, épaisse et charnue ; des appendices natatoires, latéraux, assez grands et frangés; cavité respiratrice très ouverte, et contenant deux peignes branchiaux; orifice de l’ovaire dans le fond de cette cavité; organe excitateur mâle très petit, au côté droit.

Coq. ventrue, globuleuse ou conoïde, très mince, à spire basse, le dernier tour plus grand que tous les autres réunis; ouverture grande, subtriangulaire, à bords désunis, la columelle droite, longue, formant tout le bord gauche; bord droit tranchant, souvent échancré dans son milieu. Toutes les espèces connues jusqu’à ce jour sont de couleur violette.

Operc. modifié en un appendice vésiculeux qui sert à suspendre l’animal à la surface de l’eau, et qui adhère à la partie postérieure et charnue du pied.

Le genre Janthine, connu depuis très long-temps, ne renferme que des animaux pélagiens; mais que l’on rencontre fréquemment sur nos côtes où la tempête et Les courans les jettent en grand ombre; ils ne rampent point, n'étant pas organisés pour habiter sur les fouds. M, Eve-

MÉTHODIQUE , etc. 197

rard Home dit que ce mollusque renferme ses œufs dans une bande glaireuse dont 1l entoure sa coquille; nous ne pouvons pas croire qu’il ait méconnu l’appendice vésiculeux ; mais ce qu’il y a de certain, c’est que la Janthine dépose ses œufs quelquefois en nombre considérable, comme nous avons eu occasion de le remarquer, sous cet appendice vésiculeux même, qu’elle les attache par le moyen de petits pédicules, et qu’elle les abandonne avec cet organe aérien chargé alors de leur conservation. Il est possible qu’à cette époque les appendices natatoires de son manteau, étant suffisamment développés, lui permettent de s’en servir pour la natation, et suppléer ainsi à la perte qu’elle vient de faire, ou bien doit-on supposer que ces animaux ont la facalté de remplacer cet organe après l'avoir abandonné. Les Janthines répandent toutes une liqueur de couleur laqueuse , dont l’intensité conserve quelque durée. On a fait dans ce genre un grand abus des distinctions spécifiques. M. de Blainville penche à croire que celles qui sont échancrées appartiennent à des femelles.

G. CXLVII. Liriope, ltiopa , Rang.

Anim. transparent, spiral, muni d’un pied assez court et étroit, et d’une tête portant deux tentacules coniques, allongés, avec les yeux à leur base extérieure.

Coq. peu épaisse, cornée, légèrement épidermée , un peu transparente, be. à tours de spire un peu arrondis , le dernier plus grand que tous les autres réunis, à sommet pointu, sillonné longitudinalement ; ouverture ovale plus large en avant qu’ en arrière , à bords désunis, Le droit simple se réunissant au gauche, sans Éobbies d’échancrure bien distincte, mais seulement un contour profond qui en tient lieu , le bord gauche rentrant en dedans pour former une saillie avec l'extrémité antérieure de la columelle , qui est unie, arrondie, arquéc et un peu tronquée en avant.

Operc. Point d’opercule.

Nous avons établi ce genre dans les Annales des Sciences naturelles pour un mollusque pélagien fort curieux par ses mœurs. Depuis plusieurs années, nous en avions observé la coquille; mais le temps ne nous avait pas permis d’en étudier l'animal; c’est M. le capitaine de frégate Bellanger qui l’a connu le premier ; malheureusement il n’en a point étudié l’organisation extérieure, ainsi tout restait à faire à ce sujet; cependant il avait observé ce fait singulier, que l'animal qui vit sar les plantes errantes, s’en écarte quelquefois en s’y tenant fixé par un fil. Cet officier a eu la complaisance de nous donner avec ces renseignemens plusieurs individus conservés dans l'esprit de vin, et nous avons pu non seulement y reconnaître quelques uns des caractères extérieurs, mais encore nous assurer de l’exactitude de ses observations par la rencontre à la pointe de notre scalpel de petites masses glaireuses qui nous ont paru tenir au pied, et qu’il a été facile de faire filer à une assez grande longueur. Nous avons vainement cherché l’opercule; il nous a été impossible de le trouver, ce qui établit une grande difference entre ce moilusque et les Phasianelles. Nous en avons distingué deux espèces assez faciles à caractériser, par la coquille, car les animaux nous ont paru semblables; elles sont toutes de l’Océan. Le genre Litiope vient prouver, comme quelques autres, qu'il n’est pas possible d'établir des divisions fondées sur la présence ou l’aksence de l’opercule.

G. CXLVIII. PHastranELLE, phasianella , Lam.

Anim. oblong, spiral; tête pourvue en avant de deux doubles lèvres frangées , formant un voile audessus de la houche; celle-ci verticale, munie de deux petites plaques cornées et d’un ruban lingual, hérissé et prolongé en spiral dans la cavité abdominale; tentacules longs et coniques, avec deux pédoncules de même forme, situés à leur base externe, et portant les yeux; pied oblong; des membranes latérales frangées, et présentant de chaque côté trois appendices tentaculiformes ; cavité branchiale partagée en deux par une cloison dont chaque paroi porte une série de feuillets

MÉTHODIQUE, etc. 199

branchiaux ; anus ouvert à l'extrémité d’un petit tube sous le bord antérieur et au côté droit de cette cloison.

Coq. assez épaisse, lisse, ovale ou conique, à spire

ointue ; ouverture ovale, plus longue que large,

à bords désunis supérieurement, le droit tranchant; columelle lisse, comprimée, se fondant un peu avec le bord gauche, et offrant intérieurement une callosité longitudinale.

Operc. calcaire , subspiré , à sommet terminal.

Les Phasianelles, si recherchées avant le voyage de Péron, forment encore l’ornement des cabinets; ce sont des coquilles marines presque toutes des mers de la Nouvelle- Hollande et des grandes Indes; il paraît cependant qu’il y en a sur les côtes de l'Amérique méridionale, et nous en connaissons une de la Méditerranée. C’est à M. Cuvier que l’on doit la connaissance de l'animal, que depuis nous avons eu également occasion de remarquer. On en connait aussi de fossiles.

G. CXLIX. Tourte, trochus, Lin.

Anim. muni d’une tête distincte, avec une bouche sans mâchoire supérieure, mais pourvue d’une langue en forme de ruban et contournée en spirale dans la cavité viscérale; deux tentacules plus ou moins allongés; yeux à leur base extérieure, sur de petits renflemens subpédonculés; pied généralement court et arrondi; les appendices membraneux latéraux, digités, ou diversement frangés; un ou deux peignes branchiaux de forme inégale ; organe femelle à droite dans la cavité branchiale, celui du mâle du même côté, se terminant par une sorte delanguette triangulaire, soutenu par un petit osselet ; anus à la droite de la cavité respiratrice.

Coq. épaisse, très souvent nacrée à l’intérieur, trochoïde , à spire parfois surbaissée et parfois al-

longée, pointue au sommet, souvent tranchante ou carénée, ombiliquée où non; ouverture déprimée, anguleuse ou arrondie , à bords souvent désunis, le droit presque simple et toujours tranchant, la columelle arquée, souvent torse.

Operc. corné ou calcaire, spiral.

M. de Férussac ramenant au genre Trochus des coquilles qu’on en avait séparées par des distinctions génériques, et dont les animaux ne montrent aucune différence notable, nous adopterons la réunion proposée par ce savant. Toutes les Toupies sont des coquilles marines; elles fournissent un nombre considérable d’espèces, soit vivantes, soit fossiles, que l’on recherche beaucoup dans les collections ; elles sont de toutes les mers.

1° S.-G. Sabot, turbo, Montf.

Et Lacuna, Turton.

Annim. muni d’une tête un peu proboscidiforme, avec des tentacules grêles ; un sillon transversal en avant du pied ; les membranes latérales offrant quelquefois de petits appendices tentaculaires différens de nombre et de forme.

Coq. nacrée à l’intérieur, globuleuse, conoïde ou subturriculée, point ombiliquée ni carénée; ouverture ronde; columelle arquée, non tordue et sans troncature à sa base.

Operc. calcaire, à spire visible du côté interne seulement, l’externe épaissi et souvent guilloché.

Dans ce sous-genre, M. de Férussac ne comprend que les Sabots de Montfort, c’est-à-dire les espèces de Lamarck. qui n’ont point d’ombilic.

2° S.-G. Méléagre, meleagris, Montf.

Anim. semblable au précédent.

Coq. semblable à celle des Sabots, mais ombiliquée.. Operc. semblable.

MÉTHODIQUE, etc. 201 3° S.-G. Monodonte, monodonta, Lam.

Anim. semblable aux précédens, mais généralement plus orné, et ayant souvent de chaque côté trois filets aussi longs que ses tentacules.

Coq. subglobuleuse, ovale ou conoïde, à ouverture entière et arrondie, ombiliquée ou non; columelle arquée , tronquée à sa base, souvent munie d’une dent ; bord droit quelquefois sillonné en dedans. |

Operc. corné , à spire visible au-dehors.

Il y en a beaucoup à l’état fossile.

4 S.-G. Dauphinule, delphinula, Lam.

Anim. semblable aux précédens ?

Coq. très épaisse, subdiscoïde ou conique, largement ombiliquée, à tours de spire arrondis, rudes ou anguleux, et quelquefois séparés ; ouverture entière, ronde ou trigone, sans columelle, à bords complétement réunis, le plus souvent frangés ou munis d’un bourrelet.

Operc. calcaire , paucispiré, tuberculeux à l’extérieur.

Ce sous-genre ne renferme que peu d’espèces vivantes, ais aussi un assez grand nombre fossiles.

b° S.-G. Éperon, calcar, Montf.

Anim. semblable aux précédens ?

Coq. ombiliquée, très déprimée, à spire surbaissée; carénée, tranchante et radiée par la conservation d’un canal anguleux du bord droit; ouverture anguleuse.

Operc. corné, mince, à tours de spire nombreux.

Ce sous-genre ne renferme qu’un petit nombre d'espèces, parmi lesquelles plusieurs sont assez recherchées, Il y en a de fossiles.

202 TABLEAU 6 S.-G. Fripière, phorus, Montf.

Anim. semblable aux précédens ?

Coq. ombiliquée, déprimée, à spire peu élevée ; la base fort élargie et comme excavée par la grande saillie de l’angle du bord droit qui s’avance bien au-delà du bord columellaire arrondi; agglutinante.

Operc. corné, spiral.

Ce sous-genre ne renferme qu'une seule espèce vivante. Il y en a une fossile qui lui est analogue. L’animal se remarque par la singulière propriété qu’il possède de s’entourer de cailloux et de débris de coquilles qu’il fixe à la paroi externe de son test.

7° S.-G. Cirrhus, cirrhus, Sow.

Anim. inconnu.

Coq. conique, non ombiliquée, un peu déprimée, à spire-assez élevée, sans columelle, formant en dessous un entonnoir dont les tours sont joints.

Operc. inconnu.

Ce sous-genre ne renferme encore que des coquilles fossiles.

8° S.-G. Cadran, solarium, Lam.

Anim. comme les précédens ?

Coq. orbiculaire, en cône déprimé; ombilic très ouvert, crénelé sur le bord interne des tours de spire; ouverture presque quadrangulaire; point de columelle.

Operc. corné.

9° S.-G. Eomphale, eumphalus, Sow.

Coq. semblable à la précédente, mais plus conique, et sans crénelures au côté interne de l’ombilic.

Cperc. inconnu.

MÉTHODIQUE, etc. 203

Ce genre, établi par Sowesby, ne renferme que des espèces fossiles.

10° S.-G. Entonnoir , infundibulum, Montf.

Anim. très orné de franges à ses appendices membraneux.

Coq. conique , calyptriforme, très concave en dessous, les tours de spire aplatis; cavité formée par la lame septiforme de sa face inférieure.

Operc. corné, rond, spiral, à tours de spire rapprochés.

Ce sous-genre, très distinct des autres, ne renferme qu’un petit nombre d'espèces. Il y en a une belle à l’île de Bourbon que l’on vend au bazar pour la nourriture du peuple.

11° S.-G. Toupie, trochus, Lin.

Anim. comme dans la caractéristique du genre.

Coq. épaisse, nacrée à l’intérieur , conique, à spire pointue, quelquefois tranchante à sa base, non ombiliquée, à face inférieure plane ou presque plane; ouverture anguleuse ou subquadrangulaire, à bords désunis, le droit tranchant ; columelle arquée et torse.

Operc. corné, mince, spiral, à tours de spire rapprochés.

Ce sous-genre renferme beaucoup d’espèces vivantes ou fossiles; les premières sont de toutes les mers.

12° S.-G. Télescope, telescopium , Montf.

Anim. inconnu.

Coq. sans ombhilic, non nacrée, en cône très élevé; tours de spire nombreux, à stries décurrentes ; extrémité de la columelle fortement tordue et dépassant l’origine du bord.

Operc. inconnu.

Ce sous-genre ne renferme que l’espèce qui lui sert de type, et qui est de la mer des Indes.

G. CL. PLEUROTOMAIRE, pleurotomaria, Def.

Et Sissurelle, Dorxb.

Anim. inconnu.

Coq. conoïde ou subdiscoïde, quelquefois carénée, à spire peu convexe, munie d’un grand ombilic; ouverture plus ou moins ronde, avec une entaille profonde vers le milieu du bord droit.

Operc. inconnu.

Ce genre, établi par M. Defrance, ne renferme que des. coquilles fossiles; on en connaît déja plusieurs espèces aux-

quelles on a joint celles qui composent le genre Sissurelle de M. Dorbigny fils. R

G. CLI. Scararre, scalaria, Lam.

Anim. très spiral, muni d’une trompe , de deux tentacules terminés par un filet, et portant les yeux sur un renflement extérieur; pied court et ovale; organe excitateur mâle très grêle.

Coq. subturriculée, à tours de spire plus ou moins serrés, garnis de côtes longitudinales élevées, interrompues et presque tranchantes ; ouverture ronde, assez petite, à bords réunis, et formant un. bourrelet mince et recourbé.

Operc. corné , mince, grossier et paucispiré,

Ce genre, dont l’animal est encore assez incomplétement connu, contient plusieurs espèces vivantes et fossiles.

b) Ouverture munie d’un sinus à la réunion du bord extérieur à la columelle.

G. CLIT. MÉLanoPsiDE, melanopsis, Fér.

Et Pyrène, Lam.

Anim. muni d’un mufle proboscidiforme, avec deux tentacules contractiles, coniques, annelés, ayant

MÉTHONIQUE, etc. 206

chacun à leur base extérieure un pédoncule oculé ; pied attaché au cou, très court, ovale, angulaire antérieurement de chaque côté; orifice respiratoire dans la gouttière formée par la réunion du manteau au corps.

Coq. épidermée, allongée, fusiforme ou conico-cylindrique , à sommet aïgu ; spire de six à quinze tours, le dernier formant souvent les deux tiers du test; ouverture ovale, oblongue; columelle torse , solide, calleuse, tronquée à sa base , séparée du bord extérieur par un sinus, la callosité se prolongeant sur la convexité de l’avant-dernier tour, formant une gouttière en arrière; quelquefois un sinus à la partie postérieure du bord droit.

Operc. corné, subspiré, encore assez complet.

Le genre Mélanopside a été établi par M. de Férussac pour des coquilles d’eau douce, que leur columelle calleuse et sa troncature ne permettaient pas de placer avec les Mélanies; ce savant en a donné une monographie dans laquelle il établit les divisions suivantes :

1er groupe.

Un seul sinus au hord extérieur de l’ouverture, le séparant de la columelle. ( G. Mélanopside , Lam.)

M. buccinoidea , etc.

2° groupe.

Deux sinus distincts au bord extérieur de l’ouverture, l’un qui le sépare de la columelle, l’autre situé près de la réunion de ce bord avec l’avant-dernier tour, (G. Pyrène, Lam.)

M. atra, etc.

G. CLIIT. PLanaxe, planaxis, Lam.

Coq. ovale conique, solide, sillonnée transversalement; ouverture oblongue; columelle aplatie et

tronquée antérieurement, séparée du bord droit

par un sinus; bord droit sillonné ou rayé en dedans,

et épaissi par une callosité décurrente à son origine. Operc. corné, avale, mince, subspiral.

M. de Lamarck a établi ce genre pour de petites coquilles fort voisines des Phasianelles, mais qui s’en distinguent cependant par la troncature de la partie antérieure de la columelle. Ce savant ne cite que les P. sulcata et undulata, mais nous en possédons six espèces bien distinctes ; nous avons eu occasion d'observer l’animal à l’Ile-de- France où les rochers en sont quelquefois couverts ; mais, ayant perdu les notes que nous avions prises à son sujet, nous ne pouvons aujourd'hui donner ses principaux caracteres ; cependant nous croyons nous rappeler qu’il ne diffère que très peu de celui de la Phasianelle.

TT 2° prvisioN.

Un siphon plus ou moins prolongé pour conduire l’eau dans la cavité branchiale, et correspondant à une échancrure ou à un canal pratiqué à la partie antérieure de la coquille.

B. Presque toujours un opercule; celui-ci non proportionné à la grandeur et à la forme de l’ouverture , souvent même comme rudimentaire.

3e FAMILLE.

LES CÉRITES, Fér.

Canalifères, Lam.

Anim. portant un mufle proboscidiforme, sans trompe, mais surmonté d’un voile; les tentacules oculés à leur partie moyenne et au-dehors.

Coq. allongée, à ouverture beaucoup plus petite que le reste de sa longueur.

Operc. corné.

Marins.

MÉTHODIQUE, etc. 207

G. CLIV. CéÉriTe, cerithium, Adans.

Et Potamide, Brong.

Anim. très allongé et spiral, muni d’un mufle proboscidiforme déprimé, recouvert par un voile souvent frangé ; tentacules distans, annelés, portant les yeux sur un renflement, à leur partie moyenne; bouche sans dent, mais avec une petite langue ; pied court, ovale, avec un sillon marginal antérieur ; manteau formant au côté gauche un canal ou commencement de siphon; cavité respiratrice ne renfermant qu’une seule branchie, longue et étroite.

Coq. turriculée, presque toujours tuberculeuse, à ouverture courte, ovale, oblique, offrant en avant un canal court, tronqué ou recourbé, et en arrière une gouttière.

Operc. corné, ovale, arrondi, subspiral et strié à sa face externe, enfoncé et rebordé à l’interne.

Ce genre très nombreux en espèces vivantes et fossiles, pe renferme que des animaux marins. Cependant il paraît que quelques uns d’eux vivent aux embouchures des fleuves, et ce sont précisément ceux-la dont M. Brongniart avait réuni les coquilles pour en former le genre Potamide qui ne peut être adopté en zoologie, ne reposant point sur des caractères assez tranchans. D’autres genres ont encore été faits aux dépens des Cérites, comme on peut le voir par la division suivante adoptée par M. de Blainville, et qui est très propre au classement des nombreuses espèces,

1e groupe.

Un petit canal fort court et recourbé obliquement vers le dos.

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