C. palustre, etc
M. de Blainville établit un sixième groupe, mais qui comprend le genre Pyrène que nous mettons avec les Mélanopsides à l'exemple de M. de Férussac.
La division qui renferme les Nérinés de M. Defrance est peut-être douteuse, M. de Blainville pensant que ces coquilles pourraient être mieux près des Pyramidelles. Nous ne possédons en France que deux ou trois espèces de Cérites vivantes; mais nous en avons un très grand nombre à l’état fossile.
LES POURPRES, Adans., Fér.
Canalifères, Ailées, Purpurifères, Columellaires, Lam.
Anim, non muni d’un voile, mais bien d’une trompe, ayant les tentacules oculés à leur partie moyenne, et en dehors.
Coq. de forme très variable, munie d’une échancrure ou plus généralement d’un canal droit ou recourbé.
Operc. corné.
Marins.
G. CLV. Bucciw, buccinum, Adans.
Anim. muni de deux tentacules écartés, portant les yeux sur un renfiement extérieur, à leur partie moyenne; bouche sans dent labiale; pied court, arrondi en avant; manteau pourvu en avant de la cavité respiratrice d’un long canal toujours à découvert ; organe de la respiration formé par deux peignes D aux : INÉGAUX ; terminaison de l’oviducte au côté droit, à l'entrée de la cavité respiratrice ; orifice du canal déférant à l’extrémité d’un appendice excitateur long, aplati, contractile, situé au côté droit du cou ; anus au côté droit antérieur.
Coq. ovale, allongée, . spire aiguë, mais médiocrement éleyéés à ouverture oblongue ou ovale, très
échanerée en avant ; bord droit entier, quelquefois épais; columelle simple ou calleuse ; rarement une cols fie,
Operc. corné, ovale, à élémens subconcentriques; sommet peu marqué et marginal.
Le genre Buccin renferme un grand nombre de coquilles marines dont neuf ou dix espèces sont de nos côtes; il y en a aussi beaucoup de fossiles. M. de Férussac divise ce genre en deux sous-genres, comme il suit.
1% S.-G. Buccins proprement dits, Adans.
Anim. tel que dans la caractéristique du genre.
Coq. munie d’une columelle convexe, nue et sans ombilic.
Operc. comme dans la caractéristique du genre.
B. undatum, etc. Il y en a de fossiles.
Les Alectrions font partie de ce sous-genre.
2° S.-G. Éburnes, cburna, Lam.
Anim. comme celui des Buccins proprement dits ?
Coq. toujours lisse et sans rides au bord ; columelle largement et profondément ombiliquée.
E. glabratum, etc.
Il y en a de fossiles.
G. CLVI. Harpe, harpa, Lam.
Anim. muni d’une tête assez large , sans trompe, ayant la bouche ouverte en dessous; deux tentacules coniques , antérieurs et très rapprochés, portant les yeux sur un renflement situé un peu audessous de leur partie moyenne extérieure; pied grand, muni en avant d’une sorte de talon; siphon assez gros et un peu allongé ; peignes branchiaux inégaux, et au nombre de deux; orifice de l’oviducte à l’entrée de la cavité branchiale , du côté droit, celui du canal déférant à l’extrémité d’un organe excitateur très volumineux ; anus du même côté.
Coq. ovale chlongue , plus ou moins bomhée, généralement assez mince, émaillée, munie de côtes longitudinales régulières; spire peu élevée et pointue, le dernier tour très grand; ouverture ovale ,allongée, très largement échancrée en avant, le bord droit muni d’un bourrelet extérieur, la columelle simple, pointue en avant.
Operc. M. Reynaud, qui a étudié l’animal , n’en a point trouvé.
Ce genre, si remarquable par la beauté et la fraicheur des coquilles qu’il renferme, appartient aux mers de l’Inde. On en compte cinq ou six espèces vivantes, et une seule fossile qui est des environs de Paris.
M. Reynaud, chirurgien-major de la corvette lz Chevreite, a fait connaître tout récemment l’animal de la Harpe. Son travail ne nous a point donné lieu de changer la place que nous avions déjà adoptée pour ce mollusque par le seul fait de son analogie avec les genres voisins. MM. Quoy et Gaimard d’abord, et M. Reynaud ensuite,
MÉTHODIQUE, etc. D:
nous apprennent que l’animal de la Harpe peut quelquefois,
lorsqu'il est attaqué par un ennemi, se débarrasser de la partie postérieure du pied, et rentrer complétement dans sa coquille, et M. Reynaud explique de la manière suivante cette particularité remarquable ; il pense que la déchirure transversale qui cause, dans le mouvement de contraction de l’animal, la séparation de la partie postérieure de son pied vient de la résistance que cette partie trop volumineuse pour rentrer à la suite de l’animal éprouve sur les bords de la coquille. La Harpe ne paraît point avoir d’opercule, et cependant nous n’hésitons point à la laisser près des genres qui en sont pourvus, parce que d’abord elle à leur organisation, et qu’ensuite si elle est privée de cette pièce, elle a du moins la partie postérieure de son pied qui lui en tient en quelque sorte lieu.
G. CLVIT. PourPrE, purpura, Adans.
Et Licorne, Montf.
Anim. muni d’une tête large, avec une trompe courte ou presque nulle; deux tentacules généralement en avant et rapprochés, de forme conique, et portant les yeux sur un renflement situé à leur partie moyenne extérieure; bouche inférieure presque toujours cachée par le pied, celui-ci assez grand, très avancé et comme bilobé en avant; manteau formant un siphon distinct en avant ; peignes branchiaux au nombre de deux, inégaux; orifice de l’oviducte à l’entrée de la cavité branchiale, du côté droit, celui du canal déférant au côté droit du cou, à l’extrémité de l’organe excitateur, qui est généralement volumineux ; anus du même côté.
Coq. ovale, épaisse, mutique ou tuberculeuse, à spire courte, le dernier tour plus grand que tous les autres ensemble ; ouverture très dilatée, de forme ovale, terminée antérieurement par une échancrure oblique; columelle aplatie, finissant en pointe, en ayant; bord droit tranchant, souvent épaissi
212 TABRLEAU
et sillonné à l'intérieur, ou bien armé en avant d’une pointe conique.
Operc. corné, demi-circulaire, à sommet postérieur.
Ce genre renferme de belles espèces dont un très petit nombre est de nos côtes. Il y en a aussi à l’état fossile. On peut le partager en deux groupes de la manière suivante, car l’animal des Licornes ne diffère en rien de celui des Pourpres proprement dites.
Le 1° groupe.
Le bord droit simple ou seulement sillonné en dedans. P. persica , etc.
Le bord droit toujours très épais, et armé en avant d’une pointe conique.
P. imbricata , etc.
G. CLVIIT. ConcHoLÉPas, concholepas, Lam.
Anim. semblable à celui de la Pourpre, d’après M. Lesson.
Coa. épaisse, rude et sillonnée transversalement à la surface extérieure; spire très petite et à peine saillante ; ouverture longitudinale , très ample, échancrée en avant, où se trouvent deux appendices dentiformes ; point de columelle; les bords réunis; une impression musculaire très visible.
Operc. corné, transparent, trapezoïdal , à sommet marginal et men concentriques.
C'est à M. de Lamarck que l’on doit d’avoir placé les Concholépas à côté des Pourpres avec lesquelles nous aurions pu sans inconvénient les réunir à l’exemple de M. de Férussac. En effet, la communication que M. Lesson a bien voulu nous Eee de l’auimal, qu'il a rapporté de la mer du Sud, nous à prouvé qu “line difere en riende celui des Pourpres, son opercule seul montre dans sa forme un caractère bien tranché. On re connaît qu’une
MÉTHODIQUE, etc. 213 seule espèce de Concholépas, C. peruvianus , qui renferme deux variétés bien distinctes ; elle est très abondante sur les côtes du Pérou et du Chili, et depuis quelques années elle devient commune dans nos collections. On n’en connait point à l’état fossile. %
G. CLIX. Nasse, nassa, Lam.
Anim. très déprimé, muni d’un pied fort grand, et dépassant le corps de toutes parts, mais surtout en avant, où il est large et auguleux, tandis qu’en arrière il seretrécit insensiblement, Du reste comme dans la caractéristique du genre Pourpre.
Coq. globuleuse, ovale ou subturriculée, à spire quelquefois très surbaissée ou assez Fa ouverture oblongue, échancrée en avant, le bord droit tranchant, souvent plissé en dedans, le bord columellaire recouvert d’une large plaque calleuse s’étendant plus ou moins loin.
Operc. corné.
Ce genre renferme plusieurs espèces vivantes, parmi lesquelles un très petit nombre est d'Europe, Il y en a plusieurs à l’état fossile.
G. CLX. Tone, dolium, Lam.
Et Perdrixz, Montf.
Anim. semblable à celui de la Pourpre.
Coq. mince, presque globuleuse , ventrue, sillonnée anal eut spire peu élevée, pointue, le dernier tour formant presque toute la coquille ; ouverture grande, vwvale, le bord droit ondulé; columelle souvent torse.
Operc. corné.
M. Cuvier forme deux groupes assez distincts parmi les espèces de ce genre; elles sont des mers de l’Inde, et deviennent quelquefois fort grosses.
er groupe.
Coq. globuleuse; la columelle torse. (Tonnes proprement dites.) ;
D. olearium , etc.
2e groupe.
Coq. oblongue; la columelle simple. (Perdrix, Montf.) D. perdix, etc.
G. CLXI. CassiDaIRE, cassidaria, Lam.
Anim. semblable à celui des Pourpres.
Coq. ovoïde, ventrue, à spire peu élevée; ouverture longue, un peu étroite, ovalaire, avec un canal antérieur peu recourbé; bord droit muni d’un bourrelet; bord columellaire recouvert par une large callosité souvent granuleuse ou ridée.
Operc. corné.
Ce genre ne renferme que peu d’espèces, dont une seule est des mers d'Europe. Il y en a aussi de fossiles.
G. CLXII. Casque, cassis, Brug.
Anim. semblable à celui de la Pourpre.
Coq. ovalaire, bambée , à spire peu saillante, presque plane; ouverture oblique, longue et étroite, ayant un canal antérieur très court et recourbé vers le dos ; bord droit épais, muni d’un bourrelet extérieur et denté en dedans; bord columellaire calleux, assez droit, et garni dans presque toute sa longueur de dents allongées et transverses.
Operc. corné , très rudimentaire.
Ce genre renferme un assez grand nombre d’espèces vivantes ou fossiles, Parmi les premières, il y en a de très grandes et de fort belles, que l’on recherche beaucoup dans
MÉTHODIQUE, etc. 215
les collections. M. de Lamarck les divise de la manière suivante :
1er groupe.
Spire ayant des bourrelets.
€, cornuta, etc.
3e groupe.
Spire sans bourrelet.