C. rufa , etc
G. CLXIII. CanceLraiRE, cancellaria, Lam.
Anim. semblable à celui de la Pourpre.
Coq. ovale ou globuleuse, réticulée, épaisse, à spire un peu plus élevée, pointue; ouverture demi-ovale, échancrée ou subcanaliculée en avant; bord droit tranchant, sillonné en dedans; columelle presque droite, avec plusieurs plis très saillans.
Operc. corné.
Plusieurs espèces du genre Cancellaire sont assez rares; il y en a un bon nombre à l’état fossile,
G. CLXIV. Rrornuze, ricinula, Lam.
Anim. semblable à celui de la Pourpre.
Coq. ovale ou subglobuleuse, épaisse, hérissée de pointes ou de tubercules, à spire très courte ; ouverture étroite , longue , offrant en avant une échancrure quelquefois subcanaliculée; le bord droit souvent digité en dehors et denté en dedans; le gauche calleux et muni de dents ou de plis.
Operc. corné, ovale, transverse, à élémens concentriques.
Ce genre renferme un petit nombre d'espèces, toutes
exotiques, ct agréablement variées par les-belles couleurs de leur ouverture. On n’en connaït point de fossiles.
G. CLXV. Rocner, murexz, Lin.
Anim. muni de deux tentacules longs et rapprochés ; bouche sans mâchoire, mais armée de denticules crochus qui remplacent la langue; pied arrondi,
énéralement assez court ; manteau grand, souvent orné de franges, au côté droit seulement; branchies formées de deux peignes inégaux; anus au côté droit, dans la cavité branchiale; orifice de l’oviducte au côté droit, à l’entrée de cette même cavité; orifice du canal déférant au bout de l’organe excitateur , au côté droit du cou.
Coq. ovale, oblongue , plus ou moins élevée du côté de la spire , ou prolongée en avant; la surface extérieure toujours interrompue par des rangées de varices en forme d’épines ou de ramifications , ou simplement de tubercules généralement dans un ordre régulier et constant; ouverture ovalaire, terminée antérieurement par un canal toujours droit, et plus ou moins allongé et fermé; bord droit souvent plissé ou ridé; bord columelle souvent calleux.
Operc. corné.
Le genre Rocher renferme un grand nombre de coquilles qui font l’ornement des collections. M. de Férussac n'y comprend point les Struthiolaires, que leur grande analogie avec les Tritons surtout nous a engagé à en rapprocher.
1% S.-G. Rocher, murex, Lam.
Anim. Voyez la caractéristique du genre.
Coq. ovale ou subglcbuleuse, à spire généralement peu allongée, présentant à la surface extérieure trois bourrelets longitudinaux, ou davantage, plus ou moins chargés de varices; l’ouverture gé-
MÉTHODIQUE, etc. 217
néralement assez petite, parfaitemént ovale; bord droit souvent chargé de dents ou de varices; bord columellaire recouvert par une lame unie ; canal quelquefois très long et comme fermé.
Operc. corné, ovale, à cloisons subconcentriques,
à sommet terminal.
Ce sous-genre, qui renferme des coquilles très-variées, a été singulièrement démembré par Denis de Montfort pour former plusieurs genres dont les caractères ne reposaient jamais que sur des différences de peu d’importance. Tout ce que l’on peut faire, c’est , a l'exemple de M. de Blainville, d'en former des groupes. Les Rochers sont de toutes Les mers, et il y en a plusieurs fossiles,
1er groupe, Un tube très long et épineux. (Les Bécasses.) M. crassispina, etc.
2< groupe.
Un tube très long non épineux. (Les Brontes. ) M. haustellum, etc.
3° groupe.
Trois varices. (Les Triptères. ) M. acanthopterus , etc.
4e groupe. * Trois varices ramifiées, (Les Chicoracés.)
M. adustus , etc.
be groupe.
Plus de trois varices ou bourrelets, le tube presque fermé.
M. melanomathos , etc.
6° groupe.
Coquille subturriculée.
M. lyratus , etc.
DTA. TABLEAU
Coq. subturriculée; le tube fermé; un second tube à l'extrémité postérieure du côté droit se maintenant sur les tours de spire. (Typhis.)
M. pungens, etc.
8° groupe.
Coq. plus globuleuse ; la spire et le canal plus courts, très ouverts; l’ouverture subévasée.
M. vitulinus , etc.
9° groupe.
Un pli oblique à la columelle et un ombilic. ( Phos.) M, senticosus , etc.
ae S.-G. Ranelle, ranella, Lam.
Anim. inconnu.
Coq. ovale ou oblongue, déprimée, n’ayant que deux bourrelets ou rangées de varices situés latéralement ; ouverture ovalaire ; canal court,
et un sinus à la réunion des deux bords, en arrière.
Operc. inconnu.
Il y en a plusieurs espèces fossiles.
3e S.-G. Struthiolaire, struthiolaria, Lam.
Ânim. inconnu.
Coq. ovale, à spire assez élevée, à ouverture ovale, évasée; canal très court, très échancré; bord droit, sinueux, non denté, garni d’un bourrelet; bord columellaire calleux, étendu; un sinus à la réunion postérieure des deux bords.
Operc. corné.
4° S.-G. Triton, triton, Lam.
Anim. Voyez la caractéristique du genre.
Coq. ovale, à spire généralement assez élevée, revêtue à sa face extérieure de bourrelets ou varices irrégulièrement épars, et ne formant jamais
MÉTHODIQUE, etc. 219
de rangées longitudinales ; ouverture ovale ou oblongue, avec un canal antérieur droit et médiocre ; bord droit souvent chargé de plis ou de denticules ; bord columellaire tapissé par une callosité souvent très ridée.
Operc. corné , ovale, assez grand.
G. CLXVI. CoromBEeLLe, colombella, Lam.
Anim. présentant les caractères de la famille, mais du reste incomplétement connu.
Coq. épaisse , ovale , turbinée, à spire courte; ouverture longue, étroite, échancrée en avant; columelle un peu plissée; bord droit renflé au milieu de son côté interne.
Operc. corné, elliptique.
Ce genre renferme quelques espèces fossiles.
G. CLX VII. Tureinezse, furbinellu, Lam.
Anim. très imparfaitement connu.
Coq. turbinée ou turriculée, épaisse , à spire quelquefois surbaissée et mamelonée au sommet; ouverture ovale, avec un canal toujours fort droit et le plus souvent allongé; bord droit tranchant» bord columellaire souvent calleux , et portant:
plusieurs plis comprimés et transverses.
Operc. inconnu.
Le genre Turbinelle renferme une trentaine d’espèces dont plusieurs se confondraient facilement, les unes avec les Fuseaux , les autres avec les Pyrules, si les plis de la columelle ne les en distinguaient pas. Il y en a de fossiles.
G. CLX VIII. Pyruze, pyrula, Lam.
Anim. inconnu.
Coq. piriforme, ventrue, à spire généralement peu élevée ou surbaissée; canal toujeurs droit, souvent plus long et atténué à son extrémité, quel-
quefois aussi très court et large; ouverture ovale, plus ou moins allongée, et assez grande; bord droit tranchant ; columelle lisse, arquée.
Operc. corné.
Les Pyrules sont assez nombreuses et communes ; toutes sont exotiques ; cependant nous avons vu deux individus de la P. melongena venant de la Teste où ils avaient été ras massés sur le sable. Il y a plusieurs jolies espèces de Pyrule à l’état fossile.
G. CLXIX. FascroLaIRE, fasciolaria, Lam.
Arim. inconnu.
Coq. fusiforme, peu épaisse, assez renflée dans son milieu, à spire médiocre; ouverture ovale; canal assez long, quelquefois un peu arqué; bord droit tranchant, souvent ridé en dedans; bord columellaire offrant quelques plis très obliques.
Operc. inconnu.
M. de Lamarck cite plusieurs espèces de Fasciolaires, comme appartenant à la mer des Indes. Nous n’en avons jamais rencontré que dans celle des Antilles, et les collections de l’Ile-de-France que nous avons visitées ne nous en ont offert aucune. Il y en a de fossiles.
G. CLXX. Fuseau, fusus, Lam.
Anim. inconnu , mais ne paraissant pas devoir beaucoup différer de celui des rochers. da Coq. fusiforme, souvent ventrue dans son milieu, rugueuse, épaisse, à spire très élevée; canal très droit et allongé; ouverture ovale; bord droit tranchant, le gauche lisse.
Operc. corné.
Le genre Fuseau est remarquable par les belles coquilles qu'il renferme; mais son animal n’est qu'imparfaitement connu et seulement par quelques figures d’Adanson. Il ne
MÉTHODIQUE , etc. 221
comprend que des coquilles marines qui présentent un grand nombre d’espèces tant à l’état frais qu’à l’état fossile.
G. CLXXI. PLEUROTOME, pleurotoma, Lam.
Coq. fusiforme ou turriculée, avec un canal droit souvent assez allongé; ouverture ovale, le bord columellaire simple et lisse, le bord droittranchant, muni d’une entaille.
Operc. corné.
Nous pensons que l’on doit rapporter aux Pleurotomes le genre Defrancie de M. Millet, établi pour des coquilles fossiles dont le bord droit se replie singulièrement sur l’ouverture. Ce serait un troisième groupe.
Ce genre peut se diviser ainsi.
1er groupe. Les Pleurotomes proprement dits.
Une scissure étroite au bord droit.
P. muricata, etc.
2e groupe. Les Clavatules.
Une entaille très large au bord droit près de la spire. P. imperialis, etc.
Il y en a plusieurs à l’état fossile.
G. CLXXII. RosrELLAIRE, rostellaria, Lam.
Et Hippocrène, Montf.
Anim. imparfaitement connu, mais assez semblable à celui du murex, d’après M. Cuvier.
Coq. fusiforme ou subturriculée , à spire élevée, pointue ; canal saillant et en bec pointu; ouverture ovalaire ; bord droit simple, denté, digité ou très dilaté, et muni d’un sinus voisin du canal.
Operc. corné et très petit.
Le genre Hippocrène de Montfort comprend les Rostellaires dont le bord droit très dilaté est simple.
CE
222 TABEEAU
5e FAMILLE.
LES STROMBES, Fér.
Anim. non muni d’un voile, mais bien d’une trompe, ayant les yeux portés sur des pédicules latéraux plus grands que les tentacules mêmes. |
Coq. ailée, à ouverture presque aussi longue qu’elle, et un peu étroite. ;
Operc. corné.
Marins.
G. CLXXIITI. SrnoMBe, sérombus, Lin.
Et Ptérocère, Lam.
Ann. spiral, un peu comprimé, muni d’une trompe à l'extrémité de laquelle se trouve la bouche qui est fendue en long; celle-ci contenant un ruban lingual, garni d’aiguillons recourbés en arrière; tentacules cylindriques, obtus et courts; yeux portés sur deux pédoncules, cylindriques et gros, plus longs que les tentacules, et placés à leur côté extérieur; pied assez petit et élargi en avant; manteau formant en avant un canal généralement assez court; orifices de l’anus et de l’oviducte en arrière.
Coq. épaisse, ovale oblongue, subinvolvée , conique en avant comme en arrière, à spire médiocrement élevée; ouverture longue et étroite, terminée antérieurement par un canal plus ou moins long ou recourbé; bord droit dilaté et offrant un sinus un peu en arrière du canal; bord columellaire simple, mais quelquefois calleux.
Operc. corné, long et étroit, à sommet terminal, à élémens comme imbriqués.
La considération de la coquille des Strombes permet d'établir entre eux une division de second ordre.
1% S.-G. Strombes, strombus, Lin.
Anim. Voyez la caractéristique du genre.
MÉTHODIQUE, etc. 22.3
Coq. munie d’une aile simple, et d’un canal très court, tronqué ou échancré.
Operc. Voyez la caractéristique du genre.
Les Strombes sont tres nombreux et de toutes les mers. Il y en a aussi de fossiles.
2€ S.-G. Ptérocères, pterocera, Lam.
Anim. Voyez la caractéristique du genre.
Coq. munie d’une aile digitée, et en avant d’un canal allongé.
Operc. Voyez la caractéristique du genre.
Les Ptérocères sont moins nombreux et tous des mers de l’Inde. M. Doxrbigny fils en a trouvé des moules fossiles dans les terrains de La Rochelle.
6e FAMILLE.
LES CONES, Fér.
Anim. non muni d’un voile, mais bien d’une trompe, ayant les tentacules oculés à leur sommet ou vers leur sommet.
Coq. variable dans sa forme, maïs toujours en cône plus ou moins allongé, soit que le sommet de ce cône se trouve au sommet de la spire, soit qu’il occupe l’extrémité antérieure de la coquille.
Operc., corné.
Marins.
a, Tentacules cylindriques oculés près de leur sommet.
G. CLXXIV. Côwe, conus, Lin.
Et Rhombe, Rouleau, Cylindre, Hermès, Montf.
Anim. allongé, fort comprimé et involvé, muni d’une tête très distincte, terminée par une trompe susceptible de beaucoup d’extension; bouche con: tenant une langue assez courte quoique saillante, et hérissée de deux rangées de dents aiguës; ten-
tacules cylindriques portant les yeux près de leur sommet; pied ovale, assez allongé, plus large en avant qu’en arrière, avec un sillon transverse antérieur; manteau étroit, formant en avant un siphon allongé.
Coq. épaisse, solide, involvée, en forme de cône; spire peu ou point élevée; ouverture longue et très étroite, versante en avant; bords droits et parallèles , l'extérieur simple et tranchant, le gauche muni de quelques plis seulement en avant.
Operc. corné, très petit, subspiré , à sommet terminal placé obliquement sur l’arrière du pied.
Ce genre est le plus beau, le plus étendu et le plus intéressant , dit M. Lamarck ; en effet la monographie qu’il en donne renferme cent quatre-vingt-une espèces vivantes (1), parmi lesquelles on remarque les coquilles les plus précieuses. Elles sont toutes, à l’exception de trois espèces de la Méditerranée, des mers équatoriales. Il y en a aussi plusieurs fossiles en France,
Les genres Rhombe, Cylindre, Rouleau et Hermes, qui ont été établis aux dépens des Cônes par Montfort, peuvent servir à former des groupes parmi les espèces. M. de Lamarck ne les divise qu’en deux sections, les Cônes couronnés, comme les Rhombes et les Cônes, et les non couronnés qui comprennent toutes les autres espèces.
b. Tentacules triangulaires oculés au sommet.
G. CLXX V. ALrÈène, subula, Blainv.
Anim. très élevé, portant des tentacules extrêmement petits et triangulaires, avec les yeux au sommet; une longue trompe labiale sans crochets , au fond
(1) M. Duclos, qui s’occupe d’une nouvelle monographie de ce genre, s’est assuré que, sur ce nombre, ilyena plusieurs qui ne doivent fournir que des variétés tout au plus.
FC
MÉTHODIQUE, etc. si: | AD
de laquelle est la bouche; pied très court, rond.
Coq. non épidermée, turriculée, à spire pointue; tours de spire lisses, rubanés , bifides ; ouverture ovale , petite, largement échancrée en avant; bord droit mince, tranchant ; bord columellaire chargé d’un bourrelet oblique à son extrémité,
Operc. corné, ovale, à élémens lamelleux, comme imbriqués.
M. de Blainville a établi le genre Alène sur la connaissance de l’animal de la Vis tachetée, rapporté en France par MM. Quoy et Gaimard; il réunit en conséquence à ce genre toutes les espèces dont la coquille est très élevée, la spire pointue, les tours rubanés, et par conséquent le plus grand nombre des espèces décrites par M. de Lamarck. Elles sont presque toutes des mers de l’Inde et de l’Australasie. Il rapporte également à ce genre plusieurs espèces fossiles qui avaient été rangées parmi les Vis. Il est vivement à désirer que de nouvelles observations sur les animaux de ces coquilles viennent séparer décidément les espèces qui doiven®#appartenir à chacun des deux genres.
C. Très rarement un opercule. Celui-ci, quand il existe, rudimentaire.
LES ENROULÉS, Lam.
Anim. muni de tentacules conico-subulés, portant les yeux au côté extérieur, tout près de leur base ou à leur partie moyenne.
Coq. oblongue, plus ou moins allongée, à ouverture souvent étroite, et plus ou moins échancrée.
Operc. dans un seul genre encore ; corné.
Marins.
G. CLXXVI. Vis, terebra, Brug.
Anim. spiral ; tête bordée d’une petite frange, et
munie de deux tentacules cylindriques terminés en pointe et peu distans ; yeux à la base externe;
bouche sans trompe; pied ovale, avec un sillon transversal antérieur et deux auricules latérales ; siphon très allongé.
Coq. non épidermée , ovalaire, à spire aiguë assez peu élevée où subturriculée; ouverture large, ovale, fortement échancrée en avant, le côté droit simple, la columelle chargée d’un bourrelet oblique à son extrémité.
Ce genre, d’après M. de Lamarck, est assez étendu, puisqu'il comprend vingt-quatre espèces ; mais des observations récentes faites par M. de Blainville sur l’animal de la T. maculata, ont fait connaître à ce naturaliste qu’il fallait séparer du genre cette espèce, et peut-être toutes celles qui, comme elle, sont très élevées pour en former un genre à part, et en effet tellement distinct par les caractères de l’animal qu’il se refuse même à entrer dans la même famille. Nous avons provisoirement adopté cette nouvelle manière de voir , fondée sur une observation dont on ne peut douter, mais qu’il serait essentiel d’étendre à d’autres espèces de Vis, afin de connaître les limites de ces deux genres si rapprochés par les caractères de leurs enveloppes testacées. Ainsi donc le genre Vis de M. de Blainville ne comprend plus que les espèces qui, par leur forme générale, ont quelques ressemblances avec les Buccins ; le Miran d’Adanson en est le type. Il y en a de fossiles.
G. CLXX VII Mivre, mitra, Lam.
Et Minaret, Montf.
Anim. inconnu.
Coq. turriculée ou subfusiforme, à spire pointue ; ouverture généralement petite, étroite, triangulaire et échancrée en avant; bord droit tranchant, plus long que le bord columellaire; celui-ci recouvert d’une lame mince chargée de plis obliques et parallèles, dont les antérieurs sont les plus petits.
Le genre Mitre est un des plus beaux, et se compose de plus de quatre-vingts espèces vivantes, la plupart des mers Australes et de l'Inde; il y en a aussi un assez bon nombre
MÉTHODIQUE, etc. 327
à l’état fossile. Montfort désignait sous le nom générique
de Minarets , celles qui, très allongées et côtelées , n’offrent qu’un pli à l’ouverture.
G. CLXX VIII, TariÈère, terebellum, Lam.
Et Séraphe, Montf.
Coq. mince, polie, subcylindrique , très enroulée , à sommet pointu ; ouverture longitudinale , triangulaire, très étroite en arrière et échancrée en avant; bord droit simple et tranchant; bord colu-
mellaire lisse, tronqué et un peu prolongé en avant.
Ce genre ne renferme qu'une espèce vivante, le T. subulatum , qui est de la mer des Indes; les autres espèces connues sont fossiles. Montfort comprenait sous le nom de Séraphe les espèces dans lesquelles le bord droit se prolonge jusqu’au sommet, et où, par conséquent , l’ouverture est aussi longue que la coquille. Le T. convolutum, fossile de Grignon, est le type de son genre qui ne serait tout au plus propre qu’à former un groupe. ù
G. CLXXIX. AncizratRe, ancillaria, Lam.
Ancille, Montf.; Anaulace, de Roiss.
Anim. muni d’un lobe du manteau recouvrant la coquille, du reste inconnu.
Coq. lisse, oblongue, subcylindrique, à spire pointue, médiocrement élevée, et à sutures non canaliculées; ouverture ovale, allongée, tronquée antérieurement avec une large échancrure, anguleuse postérieurement; bord droit simple; columelle chargée en avant d’ un bourrelet calleux et oblique.
Les Ancillaires ne renferment qu’un petit nombre d’espèces. M. de Lamarck en cite quatre à l’état vivant ; l’une d'elles , l’4. cinnamomea , est très rare, et ressemble à de jeunes Porcelaines telles que celles qui avaient donné lieu,
mais mal à propos, à former le genre Péribole. Il ÿ a plusieurs Ancillaires fossiles.
G. CLXXX, Ozxve, oliva, Brug.
Anim. involvé, comprimé, muni d’une petite tête terminée par une trompe; tentacules rapprochés, élargis à leur base, et subulés à leur extrémité, portant les yeux sur de petits renflemens , à leur partie moyenne extérieure ; pied très grand, oblong et fendu transversalement en avant; manteau avec un seul lobe latéral recouvrant en grande partie la coquille, offrant deux languettes au côté de l’ouverture branchiale, et formant en avant un siphon très allongé; un seul peigne branchial; organe mâle très volumineux , au côté droit antérieur.
Coq. épaisse, solide, polie, subcylindrique, à spire peu élevée, les tours séparés par un canal; ouverture longue, étroite, échancrée en avant; bord droit simple; bord columellaire épaissi et strié obliquement dans presque toute sa longueur, une callosité saillante à sa partie postérieure.
Operc. corné, allongé, très petit, à sommet mar-
ginal.
Ce genre fait partie du petit nombre de ceux qui prouvent qu’on ne peut se servir de l’opercule pour diviser les Pectinibranches en Pomastomes et Apomastomes; car s’il fallait par égard pour la présence d’un opercule dans Îles Olives les porter dans la première de ces divisions, il en résulterait que l’on éloignerait l’un de l’autre des mollusques qui semblent ne pouvoir être séparés, tant par leur propre organisation que par les caractères généraux de leur coquille. C’est, ainsi que nous avons vu, que, malgré l’absence de l’opercule, il était nécessaire de conserver près des Buccins les Harpes, et près de la Phasianelle le Litivpe.
Le genre Olive est un des plus riches et des plus recherchés par la beauté et la diversité des espèces; M. Duclos en a fait une étude particulière sur la belle collection qu’il a rassemblée à ce sujet, et les conchyliologistes attendent avec impatience la publication d’un travail qui, quoique fait en 1824, n'a point encore paru. Ce naturaliste ayant
MÉTHODIQUE, etc. 229
bien voulu nous permettre de l’examiner, nous avons pu juger de son importance, et voici, entre autres, ce que nous y avons trouvé de remarquable. Environ quarante espèces nouvelles viennent enrichir le genre; mais d’un autre côté plusieurs de celles de M. Lamarck disparaissent, parce qu'elles n'avaient été établies que sur des variétés d'âge, car M. Duclos reconnaït qu’une même espèce varie du blanc au noir ou d’une couleur uniforme à une couleur fasciée, et il le prouve en passant de l’une de ces variétés extrêmes à l’autre par une transition insensible, et souvent par des individus mixtes qui, à la rigueur, suffiraient pour lever tous les doutes. Enfin M. Duclos, ayant sous les yeux un grand nombre d’espèces, a reconnu parmi elles des formes principales dont il s’est servi pour établir les groupes suivans.
1<r groupe. Les Ancylloïdes.
- Qui ont quelques rapports de forme avec les Ancyllaires, et dont les plis columellaires sont en forme de torsade.
O0, hyatula , etc.
2e groupe. Les Cylindroïdes.
Qui sont cylindracées, à spire fort pointue avec des plis columellaires très nombreux occupant presque tout le bord gauche.
©. subulata , etc.
3° groupe. Les Glandiformes.
Qui sont globuleuses , ventrues , à spire très courte.
©. porphyra, etc.
4° groupe. Les Volutelles.
Dont la spire est mucronée, et dont le canal s’oblitère vers le commencement du dernier tour.
O. brasiliana , etc.
La dernière espèce de ce groupe, l'O. auricularia , conduit aux Volutes par sa spire mucronée, le développement de
230 TABLEAU son bord droit, et l’absence presque totale de ses plis columellaires.
On connaît plusieurs espèces d’Olives à l’état fossile.
G. CLXXXTI. PorceLaINE, cypræa, Lin.
Et Péribole, Adans.
Anim. allongé, muni de deux tentacules coniques assez longs, portant les yeux à leur base extérieure, sur de petits renflemens; bouche verticale dans le fond d’une petite cavité, et contenant un ruban lingual hérissé de tentacules et prolongé dans l’abdomen ; pied ovale, allongé, assez grand; manteau formant deux lobes latéraux très grands, pouvant se croiser sur le dos de la coquille ; siphon très court et formé dans la ligne médiane par les bords des deux lobes ; anus à l’extrémité d’un tube, en arrière de la cavité branchiale; organe mâle beaucoup plus en avant, et communiquant avec l’orifice du canal déférant par un sillon.
Coq. très polie, ovale ou ovale-oblongue, plus ou moins bombée ou cylindracée, à spire extrêmément petite et empatée; ouverture longitudinale, étroite, dentée de chaque côté, versante aux deux extrémités, où elle est comme échancrée et # bords roulés en dedans.
Le genre Porcelaine est sans contredit un des plus beaux par le nombre des espèces qu’il renferme, la variété de leurs formes et la richesse de leurs couleurs; aussi est-ce un de ceux que l'on s’empresse le plus de compléter dans les collections. Il eu est un grand nombre d’éspèces fort communes ; mais il en est aussi quelques unes de très rares et d’un prix élevé. Lorsque ces coquilles sont jeunes, elles présentent une disposition de formes et des couleurs toutes différentes de celles qu’elles doivent avoir à l’âge adulte; par exemple, leur bord droit, au lieu d’être retourné au-dedans, est simple et tranchant, ce qui, trompant Adanson, l'avait conduit à former un genre à part sous le nom de Péribole, que M. de Blainville, d’après
MÉTHODIQUE, etc. 231:
son autorité, avait cru devoir conserver. Les animaux de ces coquilles les recouvrent des vastes lobes de leurs manteaux, les rendent extrêmement lisses, et en y déposant le principe qui les colore, y impriment vers le milieu du dos une ligne assez remarquable dans certaines espèces, et qui répond à la ligne de jonction de ces mêmes lobes. Ces mollusques, presque tous des mers chaudes , habitent sous les rochers et les pierres. C’est, sans doute, par inadvertance que M. de Lamarck a avancé qu’ils pouvaient à un certain âge quitter leur coquille pour en construire de nouvelle, et il est fâcheux de voir dans des ouvrages plus récens propager de semblables erreurs.
M. Duclos, dont nous venons de citer le travail sur les Olives, s’est également occupé, et avec le même succès, des Porcelaies. Il a pu, en rassemblant sous ses yeux un très grand nombre d'individus de tous les âges, et les comparant ensemble, rectifier les doubles emplois d’espèces qui avaient été faits, et préciser dans chacune d'elles lés différens états par lesquels elles passent avant d’arriver à celui d’adulte. Par ses recherches, le genre acquiert également une quarantaine d'espèces de plus.
Ce naturaliste forme les trois groupes suivans :
1er groupe. Les Globuleuses.
Qui comprennent toutes les espèces dont le dos est complétement lisse.