FAMILLE UNIQUE
LES ACARDES, Charles Des Moulins.
Rudistes, Lam.
G. CCXITI. SPHÉRULITE, sphærulites, de Lamétherie. Et Birostrite, Radiolite, Lam. ; Jodamie, Def.
Anim. inconnu.
Coq. presque toujours très inéquivalve , généralement pourvue à l'extérieur de lames, écailles ou rides horizontales ; queiquefois plissée longitudinalement, formant un cône quelquefois double; valve inférieure adhérente, soit par un de ses côtés, quand elle forme un cylindre ou un cône renversé, soit par son sommet , dans le cas contraire, présentant quelquefois une ou deux arêtes à l’intérieur, Ou n’en montrant aucune; valve supérieure plus ou moins conique ou aplatie; birostre formé de deux cônes plus ou moins pointus, légèrement arqués en dedans, se dilatant quelquefois dans le sens horizontal; appareil accessoire presque aussi grand que les cônes.
Le genre Sphérulite, tel que le présente aujourd’hui M. Ch. Des Moulins, comprend, outre les Sphérulites de Lamarck, ses Radiolites et Birostrites, plus les Jodamies de M. Defrance. Nous avons déjà dit que ce naturaliste avait reconnu que la Birostrite n’était autre chose que le moule intérieur des Sphérulites, ainsi ce genre est annulé. Quant aux Jodamies et aux Radiolites, il prouve, par des comparaisons faites avec beaucoup de soin, que ce ne sont que des Sphérulites : on concoit qu’il fallait être entouré, comme lui, d’un nombre considérable de ces coquilles qui ne se montrent jamais complétement entières pour reconnaître l'abus de ces doubles emplois.
M. Des Moulins, ayant décrit un certain nombre d’espèces nouvelles de ce genre, forme des groupes comme il
suit :
MÉTHODIQUE, etc. 271
1er groupe. Cratériformes.
Coq. formant un cône droit, court, à base fort élargie et adhérente; tous beaucoup plus épais à la base de la coquille qu’à l’orifice de la valve inférieure ; valve supérieure reposant horizontalement sur l'ouverture ; birostre à cônes subégaux, courts, épais; appareil accessoire anomal, et du reste peu connu.
S. crateriformis , etc.
2° groupe. Cylindroïdes.
Coq. à base non élargie, hérissée de toute part d’écaïilles horizontales; épaisseur du test à peu près égale dans toute la longueur de la grande valve; valve supérieure reposant horizontalement sur l’ouverture ; cônes du birostre très inégaux.
S. cylindracea , etc.
3e groupe. Duploconoïdes. (Radiolites , Lam. )
Coq. dont les valves forment deux cônes opposés par leur base, ou deux cônes opposés à base commune; valve supérieure reposant horizontalement sur l’ouverture ; extérieur strié longitudinalement; intérieur peu connu.
S. rotularis , etc.
4e groupe. Cunéiformes.
Coq. un peu déprimée, et courbée du côté postérieur; écailles extérieures généralement petites, quelquefois presque nulles, non inclinées; valve supérieure très déprimée ; ouverture suboblique ; cônes du birostre très inégaux : valve inférieure adhérente par le côté postérieur.
S, cristata , etc.
5e groupe. Calcéoliformes.
Coq. dont la valve inférieure, turbinée , est ou tout-àfait plate, ou très peu bombée d’un côté, ce côté étant couvert de très grandes écailles, dirigées de la base de la coquille vers l’ouverture, appliquées,
2732 TABLEAT imbriquées, recouvrantes, très lisses; ouverture transversalement ovale, très oblique; valve supérieure très déprimée, souvent plate; cônes du birostre très inégaux.
S. ingens, etc.
G. CCXIIT. Hrppurixe , hippurites, Lam.
Et Batolite, Raphaniste, Montf.; Amplexus, Sow. ; Orthocéritites, Pic de la Peyr.
Anim. inconnu.
Coq. excessivement inéquivalve, jamais hérissée de lames ou écailles horizontales, cylindracée, plus ou moins allongée; valve néddote cylindrique ou conique , atténuée, droite, ou plus ou moins recourbée , adhérente par le Ctés à arètes obtuses, parallèles et convergentes, au Ponte de deux ou trois ; quelquefois , à la place des arètes, lorsqu'elles manquent, ou bien avec ses arêtes, lorsqu'elles existent, une sorte de faux siphon cloisonné comme la coquille ; valve supérieure plate, ou quelquefois un peu bombée, operculiforme , dont les bords sont taillés en biseau; birostre à deux lobes très obtus; appareil ne incomplétement connu.
Ce genre, beaucoup moins connu que le précédent, renferme un grand nombre d'espèces parmi lesquelles M. Des Moulins n’a point établi de coupes, par la raison que la plupart ne lui sont connues que par les figures que l’on en a publiées , et qui ne sauraient étre suffisamment caractérisées.
LAMELLIBRANCHES, Blainv.
Anim. enveloppé d’un manteau à deux lobes, variant dans le nombre et la dimension de ses ouvertures: bouche transverse, médiane, cachée dans le fond du manteau, entre deux paires d’appendices ; branchies en forme de lames semi-circulaires, au nombre
MÉTHODIQUE, etc. 273
de deux paires , une de chaque côté du corps; anus postérieur et également médian.
Coq. composée de deux valves latérales, s’articulant supérieurement par une charnière et un ligament, et s’ouvrant inférieurement , contenant tout l’animal, auquel elle adhère par de muscles adducteurs.
ire Division. LES MONOMYAIRES.
Une seule impression musculaire à chaque valve.
1Te FAMILLE.
LES OSTRACÉS, Curv.
Anim. muni d’un manteau non adhérent, entièrement ouvert, excepté à la partie dorsale, sans tube ni roue particulière ; pied nu ou rudimentaire ; les deux paires de branchies réunies dans la ligne diane.
Coq. inéquivalve, inéquilatérale , irrégulière > plus ou moins lamelleuse; charnière variable; impression musculaire Me
G. CCXIV. AxoMIE, anomia, Brug.
Anim. très comprimé , ayant les bords du manteau minces et garnis à l’extérieur d’une rangée de filamens tentaculaires ; pied rudimentaire ; muscle adducteur divisé en trois branches, dont la plus grande passe par une échancrure de la valve inférieure pour s'attacher à une pièce operculaire, pierreuse ou cornée, fixée aux corps marins.
Coq. adhérente par sa pièce operculaire, néquivalve, inéquilatérale , irrégulière , assez mince et souvent translucide ; valve fixe, plus aplatie, ayant une échancrure ronde ou oblongue près de son crochet pour recevoir la pièce operculaire, l’autre plus grande et plus concave; toutes deux liées par un
ligament court et épais; impression musculaire divisée en trois.
Ce genre, qui renferme plusieurs espèces de nos côtes, est très facile à reconnaître, au moyen de la pièce operculaire qui sert à fixer la coquille ; cependant M, de Blainville cite une espece, l’ 4, squamata , qui n’aurait point cette pièce, et se fixerait par sa valve même. Ce savant observe que les Anomies sont très difficiles à distinguer entre elles; et en effet, nous nous sommes fréquemment apercu, sur les rivages de la Méditerranée, où ces coquilles sont extrêmement communes, qu'un individu d’une espèce parfaitement lisse se montrait strié à la manière des Peignes, sur les deux valves mêmes, lorsqu'il s'était fixé sur l’une de ces coquilles. On en connaît plusieurs à l’état fossile.
G. CCXV. Pracuxe, placuna, Brug.
Anim. extrêmement comprimé, du reste inconnu. Coq. libre , irrégulière, très aplatie, à valves minces, translucides , presque égales et subéquilatérales ; charnière interne , offrant sur une valve deux côtes longitudinales, tranchantes , convergentes au sommet, et sur l’autre deux sillons correspondant à ces côtes, et donnant attache au ligament; im-
pression musculaire subcentrale, assez petite.
Ce genre, parfaitement caractérisé par sa charnière, ne renferme que trois espèces, toutes des mers de l’Inde. On le connaît aussi à l’état fossile.
G. CCXVI. Harpace, harpaz, Bronn.
Anim. inconnu.
Coq. adhérente, irrégulière, subtriangulaire, oblongue , inéquivalve, inéquilatérale; une valve plate et l’autre concave ; charnière formée par deux dents longues, crénelées, divergentes du sommet, sur une valve, et se plaçant entre deux paires de dents de même forme, de l’autre ; impression musculaire et ligament inconnus.
MÉTHODIQUE, etc. 27b
Nous ne connaissons point le genre Harpace, établi pour
une espèce fossile; mais nous le décrivons d’après M. de
Blainville, et le placons de la même manière que ce savant,
à la suite des Placunes, en observant toutefois qu’il élève des
doutes sur ce dernier point, pensant que peut-être cette coquille serait mieux auprès des Trigonies.
G. CCX VII. HuirrEe, ostrea, Lam.
Anim. très comprimé, plus ou moins oblong ou orbiculaire, ayant les bords du manteau épais, non adhérens , rétractiles, ornés de petits appendices acute courts et irrégulièrement disposés ; bouche large, formant l’entonnoir, avoisinée par deux paires d appendices labiaux, tr iangulaires et branchiaux ; branchies formées par quatre feuillets presque égaux et semi-circulaires, finement striés en travers ; anus postérieur, ayant son orifice sessile.
Coq. adhérente , inéquivalve, inéquilatérale , très 1rrégulière , épaisse, plus ou moins grossièrement feuilletée; à crochets inégaux; valve gauche généralement plus grande et plus concave que la valve droite, son sommet formant souvent avec l’âge une sorte de talon; valve droite plus petite, généralement aplatie, quelquefois operculiforme ; : charnière sans dents; ligament presque interne, s’insérant dans une fossette cardinale croissant avec le sommet ; impression musculaire subcentrale.
Ce genre, très nombreux en espèces vivantes ou fossiles, est de toutes les mers. On peut les diviser en deux groupes, comme le propose M. de Lamarck.
1°° groupe.
Coquilles non plissées.
O. edulis, etc.
2e groupe.
Espèces plissées.
O. crista galli, etc.
G. CCXVIIT. GryPnée, pryphæa, Lam.
Anim. inconnu.
Coq. inéquivalve, imnéquilatérale, à sommets saillans recourbés en spirale, plus ou moins inclinés sur la gauche; valve gauche généralement très grande et concave; valve droite plus petite et souvent operculiforme ; charnière sans dents; ligament s’insérant dans une fossette allongée; impression musculaire subcentrale.
Le genre Gryphée ne renferme qu’une seule espèce vivante, la G. angulata, qui est d’une extrème rareté; mais aussi il en comprend un grand nombre à l’état fossile. Nous pensons que l’on pourrait établir une division en séparant les espèces dont la valve droite ou supérieure est operculiforme, de celles où cette même valve, presque aussi grande et concave que celle de gauche, présente un sommet également en spirale.
LES PECTINIDES, Lam.
Ostracés, Cuv., Fér.; Subostracés, Blainv.; Ostracés et Pectinides, Lat.
Anim. muni d’un manteau non adhérent, presque entièrement ouvert dans toute sa circonférence, sans tube ni ouverture particulière, ayant toujours à la partie abdominale un rudiment de pied, souvent canaliculé, qui sépare les deux paires de branchies.
Coq. en général subrégulière , équivalve ou inéquivalve, à test compacte, non feuilleté dans son épaisseur, à côtes ou stries divergentes des sommets ; souvent auriculée ; à charnière variable fixée soit par un byssus, soit au moyen de l’une des valves.
MÉTHODIQUE, etc. 277
G. CCXIX. Poporsipe, podopsis, Lam.
Anim. inconnu. |
Coq. inéquivalve, subrégulière, subéquilatérale, adhérente par l’extrémité de sa valve la plus courte; l’autre ayant le sommet allongé, pointu, un peu recourbé; charnière sans dents, mais offrant deux petites éminences très écartées ; ligament intérieur ; impression musculaire ?
Ce genre ne renferme qu'un très petit nombre d’espèces, toutes fossiles.
G. CCXX. SronDyLe, spondylus, Lin.
Anim. épais, ayant le manteau presque entièrement ouvert; appendices labiaux épais et frangés ; pied très petit et sans byssus.
Coq. solide, épaisse, hérissée ou rude, adhérente par la valve droite; inéquivalve, inéquilatérale, assez régulière, subauriculée; valve droite un peu plus grande que la gauche, plus concave, présentant à son sommet une sorte de talon triangulaire, aplati, divisé par un sillon s’agrandissant avec l’âge; charnière longitudinale , composée sur chaque valve de deux fortes dents intrantes, correspondant à deux larges fossettes; ligament court, presque médian, subintérieur, s’enfonçant dans le sillon du talon; impression musculaire supérieure.
Ce genre, l’un des plus beaux par l’éclat des coquilles qu’il renferme, et par la variété de leurs ornemens, comprend un grand nombre d’espèces à l’état vivant, la plus grande partie des mers de l’Inde et de celle des Antilles. Leurs animaux vivent à d’assez grandes profondeurs, se fixant sur les corps sous-marins, et, comme nous avons eu lieu de le remarquer quelquefois, sur les ancres , canons, et autres objets en fer abandonnés. On en connaît aussi plusieurs espèces à l’état fossile,
G. CCX XI. Hinnire, hinnites, Def.
Anim. inconnu.
Coq. épaisse, presque régulière, inéquivalve!, subéquilatérale, auriculée , ayant la valve droite très concave, avec une sorte de talon, et la valve gauche aplatie; charnière sans dents; ligament s’insérant dans une fossette en partie extérieure ; impression musculaire ?
Ce genre, connu seulement à l’état fossile, ne contient que deux ou trois espèces.
G. CCXXIT. Prrcaruze, plicatula, Lam.
Anim. inconnu.
Coq. solide, épaisse, rude, adhérente , irrégulière, subéquivalve, inéquilatérale , sans talon, anguleuse au sommet, arrondie et ondulée inférieurement; charnière offrant deux fortes dents striées sur chaque valve; une fossette médiane pour l’insertion du ligament, qui est tout-à-fait intérieur ; impression musculaire subcentrale.
Les Plicatules, qu’il est toujours facile de distinguer des Spondyles, ne renferment que cinq espèces vivantes; mais il y en a un plns grand nombre à l’état fossile. Toutes les premières sont exotiques.
G. CCXXIIL. Peine, pecten, Brug.
Anim. orbiculaire, souvent épais, et quelquefois très aplati; manteau bordé par une ou deux rangées de filets très fins, parmi lesquels on remarque souvent, de distance en distance, de petits globules perlés ; pied petit, conique, canaliculé, et portant généralement un byssus; bouche entourée d’appendices tentaculaires, branchus et irréguliers, remplaçant les feuillets labiaux ordinaires ; bran-
MÉTHODIQUE, etc. 279
chies assez grandes ; terminaison du canal intestinal un peu en dessous. |
Coq. souvent très mince , à tissu serré; libre, régulière ,Inéquivalve, équilatérale, auriculée , presque toujours rayonnée , à bord supérieur droit ; sommets contigus; bre sans dents; une fossette triangulaire , intérieure, pour recevoir le ligament, et en outre une membrane ligamenteuse occupant toute la longueur de la charnière ; impression musculaire subcentrale.
Ce genre, l’un des plus beaux de la classe des Acéphales, renferme un grand nombre d’espèces vivantes, et, d’après M. Defrance, un plus grand encore à l’état fossile. Les Peignes sont de toutes les mers, et se font remarquer généralement par l’éclat de leurs couleurs. M. de Blainville paraît porté à croire que lorsque la valve gauche est plus bombée que la valve droite, l’animal est muni d’un byssus, et qu’au contraire il en est privé lorsque c’est la droite qui est plus bombée que la gauche. Les Peignes habitent à d'assez grandes profondeurs. Ceux qui sont entièrement libres se meuvent sur les fonds sablonneux en frappant l’une contre l’autre leurs deux valves.
G. CCXXIV. DrancHorEe, dianchora, Sow.
Anim. entièrement inconnu.
‘Coq. mince, adhérente, régulière, symétrique, équilatérale , bourcde , inéquivalve ; une valve creuse en dedans , bombée en dehors, V autre plate ; articulation par Fe condyles bien itane.
Ce genre est établi pour trois espèces fossiles. G. COXX V. HourertE, pedum, Brug.
Anim. 1 inconnu, portant un byssus.
Coq. assez mince, à tissu serré ; subtriangulaire , subauriculée, inéquivalve, inéquilatérale, baillante par une doute de sa valve droite seulement;
sommets obtus, inégaux, écartés; valve droite plus grande que la gauche, bombée, élargie, etun peu recourbée de chaque côté vers la valve gauche; celle-ci plus petite, plus aplatie et sans échancrure ; charnière sans dents, oblique ; ligament en partie extérieur , inséré dans une fossette allongée et canaliforme de la face interne des sommets, prolongée en dedans sur une sorte de cuilleron.
Ce genre, encore assez rare dans les collections, renferme deux espèces fort voisines, appartenant aux îles de la mer des Indes; on ne les trouve qu’à d’assez grandes profondeurs, fixées par leur byssus sous les rochers,
G. CCXX VI. Pracrosrome, plagiostoma, Sow.
Anim. inconnu. -
Coq. assez épaisse , régulière, libre, subéquivalve, subauriculée; bord supérieur droit et transvere; sommets un peu écartés, leur surface interne offrant une facette triangulaire, aplatie et externe, l’une droite, l’autre oblique; charnière sans dents, mais offrant deux condyles latéraux et distans ; une fossette conique s’ouvrant en dehors pour l’insertion du ligament.
Ce genre devra probablement être réuni aux Limes ; il ne renferme que des espèces fossiles.
G. CCXX VII. Lime, Uma , Brug.
Anim. plus ou moins épais, oblong, ayant les bords de son manteau garnis de plusieurs rangées de filets tentaculaires; pied très petit, et portant un byssus ; bouche entourée d’un appendice labial fort épais et frangé.
Coq. ovale, plus ou moins épaisse, subéquivalve, quelquefois presque équilatérale , baïllante en avant pour le passage du byssus ; sommets écartés; bord
MÉTHODIQUE, etc. 281
supérieur droit et longitudinal ; charnière sans dents; ligament à moitié extérieur, arrondi, s’insérant dans une fossette assez large de chaque valve; impression musculaire centrale et trifide.
Le genre Lime contient peu d'espèces vivantes, et quelques unes d’elles sont rares; il y en a aussi de fossiles.
3e FAMILLE,
LES MALLÉACÉS, Lam.
Ostracés, Cuv.; Oxigones, Lat.; Margaritacés, Blainv.
Anim. ayant le manteau non adhérent, entièrement ouvert dans toute sa circonférence, sans tube ni ouverture particulière, se prolongeant en lobes assez irréguliers, surtout en arrière ; un pied canaliculé, offrant presque toujours un byssus.
Coq. noire ou cornée, inéquivalve , inéquilatérale , très irrégulière ; charnière sans dents; le ligament marginal , sublinéaire, simple ou interrompu par des crénelures ; l’impression musculaire subcentrale ; se fixant généralement au moyen d’un byssus fourni par l’animal.
G. CCXX VIII. Posrponte, posidonia Bron.
Anim. inconnu.
Coq. très mince, presque membraneuse, équivalve, inéquilatérale, oblique , arrondie, non baïllante ? bord cardinal droit, un peu prolongé de part et d’autre en auricule; charnière édentule; point de fossette pour les ligamens, à l’intérieur comme à l'extérieur , non plus que de sinus pour le passage
d’un byssus.
Ce genre à été etabli récemment pour des empreintes assez communes sur des schistes provenant de Dillemburg, de la Clappe , ete., et que quelques naturalistes avaient été tentés de rapporter aux tests rudimentaires des Aplysies
LE
ou des Pleurobranches. M. Bronn à reconnu qu’elles provenaient, au contraire, de coquilles bivalves , parce qu’il a vu dans ces empreintes inéquilatérales, le sommet tantôt d’un côté et tantôt de l’autre, les valves étant toujours considérées du même côté, c’est-à-dire en dedans ou en dehors. Cette observation, que rous avons pu facilement vérifier, est concluante, et d'après cela la Posidonie paraît devoir prendre sa place à côté des Limes, non loin des Malléacés.
G. CCXXIX. Vuzsecre, vulsella, Lam.
Anim. allongé, comprimé; le manteau très prolongé en arrière, et bordé de deux rangs de tubercules papillaires très serrés; pied petit, canaliculé, sans byssus; bouche grande; appendices labiaux très développés et triangulaires ; branchies étroites, très longues, et réunies dans presque toute leur étendue.
Coq. subcornée , mince, allongée, aplatie, irrégu- Isère , inéquilatérale , subéquivalve, à sommets presque antérieurs, distans, et un peu recourbés; charnière sans dents, et offrant simplement sur chaque valve une callosité saillante comprenant une fossette pour l'insertion du ligament; impression musculaire subcentrale.
Ce genre ne renferme qu’un petit nombre d'espèces toutes exotiques. Il y en a une fossile à Grignon; les Vulselles n’ont point de byssus, et cependant ne paraissent pas se fixer par l’une de leurs valves; mais elles se logent dans certains corps sous-marins, tels que les Alcyons et les Eponges.
G. CCXXX. Pere, perna, Brug.
Anim. comprimé, ayant le manteau très prolongé en arrière, et frangé à son bord inférieur; pied très petit, avec un byssus.
Coq. cornée ou noire, lamelleuse, très aplatie, subéquivalve, inéquilatérale, très irrégulière, bâil-
MÉTHODIQUE, etc. 283
lante en avant pour le passage du byssus; charnière droite , marginale, offrant de chaque côté une série de petits sillons parallèles, transverses, non intrans, dans lesquels s’insèrent les divisions du ligament; impression musculaire subcentrale.
Toutes les espèces de ce genre sont exotiques , et la plupart de l’Inde; mais nous en connaissons une des Antilles, et une autre beaucoup plus commune qui habite les îles du Cap-Verd et les Acores. Il y en a plusieurs espèces à l’état fossile. Les Pernes se fixent aux rochers par le moyen de leur byssus, et vivent à d'assez grandes profondeurs.
G. CCXXXI. CRÉNATULE, crenatula, Lam.
Anim. inconnu.
Coq. feuilletée, aplatie , subéquivalve, inéquilatérale, irrégulière, un peu baillante en arrière, mais sans ouverture pour le byssus; sommet antérieur ; charnière linéaire, marginale, marquée de crénelures sériales, calleuses, creusées en fossettes arrondies, recevant les divisions du ligament ; impression musculaire subcentrale.
Ce genre, très voisin, sans doute, des Pernes, ne renferme qu’un petit nombre d'espèces, toutes des mers de l'Inde et de l’Australasie ; les Crénatules ne se fixent point au moyen d’une de leurs valves ou d’un byssus ; mais elles se logent dans des corps marins, tels que les Eponges.
G. CCXXXII. MarrEau, malleus, Lam.
Anim. assez comprimé, ayant le manteau prolongé en arrière, et frangé par de très petits appendices tentaculaires ; pied très distinct, canaliculé, portant un byssus ; appendices buccaux en forme de triangles sphériques; branchies courtes et semicirculaires.
Coq. feuilletée, noire ou cornée, subnacrée, subéquivalve, inéquilatérale, très irrégulière , souvent
auriculée, et présentant la forme d’un T; sommets antérieurs peu distans; une échancrure oblique en avant pour le passage du byssus; charnière linéaire fort longue, sans dents; une fossette conique, oblique, en partie extérieure , recevant le ligament ; celui-ci triangulaire et subexterne; impression musculaire assez grande et subcentrale.
On ne connait le genre Marteau qu’à l'état vivant, et les six espèces décrites par M. de Lamarck sont toutes des mers de l'Inde et de l'Australasie ; mais nous avons caractérisé l’animal d’après une espèce que nous avons trouvée à de grandes profondeurs à la Guadeloupe et à la Martinique.
On peut diviser les Marteaux, comme le propose M. de Blainville , en trois groupes, les M. à peine auriculés, les M. uniauriculés, et les M. biauriculés.
G. CCXXXIII. GERviLIE, gervilia, Def,
Anim. inconnu.
Coq. allongée , étroite, solénoïde, subéquivalve, très inéquilatérale, un peu ouverte en avant, sans doute pour ie passage d’un byssus; sommet antérieur peu distinct ; charnière offrant plusieurs dents transverses, et ‘en arrière d’autres dents longitudinales ; ligament s’insérant dans plusieurs fossettes coniques ; impression musculaire un peu antérieure.
M. Defrance a établi ce genre pour des coquilles fossiles.
G. CCXXXIV. InocÉRAME, inoceramus, Sow.
Anim. inconnu.
Coq. épaisse, subrégulière, subéquilatérale , i inéquivalve , élargie et rondie vers la base, pointue vers les sommets ; ceux-ci obliquement recoufbés . un de chaque côté; charnière fermée par une série de fossettes oblongues recevant les divisions d’un ligament ; impression musculaire ?
MÉTHODIQUE, etc. 285
Ce genre est établi pour des espèces encore peu connues et uniquement fossiles.
G. CCXXXV. PurviniTe, pulvinites, Def.
Coq. mince, arrondie, équivalve, subéquilatérale, à sommets peu frolinés en avants; charnière composée de huit ou dix dents divergentes formant autant de fossettes ; impression musculaire ?
M. Defrance a établi ce genre sur une seule espèce à l’état fossile.
G. CCXXX VI. Carizze, catillus, Brongniart.
Anim. inconnu.
Coq. à tissu fibreux, plate, très déprimée, assez mince, arrondie , subéquivalve, subéquilatérale, à sommets très distincts, quoique peu seillans; charnière droite offrant une série de petites fossettes obliques et parallèles, sans doute pour recevoir les divisions du ligament; i impression musculaire ?
Le genre Catille est dû à M. Brongniart. Il comprend plusieurs coquilles fossiles, quelquefois fort grandes, difficiles à obtenir, mais généralement bien reconnaissables à leur tissu fibreux.
LES AVICULÉS.
Anim. ayant le manteau entièrement ouvert dans toute sa circonférence , excepté le long du dos, sans tubes ni ouvertures particulières, et se prolon geant quelquefois en arrière; un pied assez petit, offrant un byssus.
Coq. souvent feuilletée, généralement assez mince, nacrée , subéquivalve ; charnière sans dents, ou ne présentant que de petites dents rudimentaires ; une échancrure antérieure pour le passage du byssus.
G. CCXXX VIT. Avicuee, avicula, Brug.
Anim. comprimé, ayant le manteau garni sur ses bords d’une double rangée de petits filets tentaculaires très courts; pied petit, canaliculé et muni d’un byssus ; bouche offrant deux paires d’appendices labiaux, et en outre des lèvres frangées.
Coq. souvent feuilletée, assez fragile, comprimée, nacrée, subéquivalve, subrégulière ; sommets antérieurs et un peu surbaïissés ; quelquefois inégalement et obliquement auriculée; charnière droite, avec ou sans dents; ligament en partie extérieur, et contenu dans un sillon ; impression postérieure fort grande, l’antérieure très petite.
1% S.-G. Avicules proprement dites.
Anim. comme dans la caractéristique du genre.
Coq. oblique, ovale, très auriculée, surtout en arrière ; présentant une ou deux petites dents rudimentaires à la charnière. |
Ce sous-genre renferme plusieurs belles espèces recherchées dans les collections. M. de Lamarck en compte treize, toutes exotiques, à l'exception de l’ 4. hirundo qui est de la Méditerranée , et fort commune à Cette ; il y en a aussi plusieurs espèces connues à l’état fossile. Ces coquilles se fixent aux rochers à l’aide de leur byssus.
2° S.-G. Pentadines, Lam.
Anim. comme dans la caractéristique du genre.
Coq. arrondie, généralement feuilletée à l’extérieur, très nacrée à l’intérieur, assez épaisse, faiblement auriculée , et d’une manière presque égale; point de dents à la charnière.
Ce second sous-genre est moins nombreux en espèces que le premier. Quelques unes d’elles fournissent une belle nacre dont l’industrie tire un grand parti; il y en a de fossiles.
MÉTHODIQUE, etc. 287
2e pivisiON. LES DIMYAIRES.
Deux impressions musculaires à chaque valve.
5e FAMILLE.
LES ARCACÉS, Lam.
Anim. ayant le manteau entièrement ouvert dans toute sa circonférence , excepté vers le dos, sans tubes ni ouvertures particulières, et adhérent en partie, quelquefois prolongé en arrière ; un pied toujours très considérable.
Coq. généralement épaisse, régulière , équivalve , inéquilatérale, à charnière similaire toujours formée, sur chaque valve, de dents sériales, souvent lamelleuse, engrenantes, droites ou obliques ; impressions musculaires presque toujours réunies par une impression paléale , très étroite et parallèle au bord de la coquille.
G. CCXXX VIIT. Cucuzzée, cucullæa, Lam.
Anim. très épais, ayant le manteau un peu prolongé en arrière, et bordé d’une rangée irrégulière de filets tentaculaires; appendices labiaux petits et triangulaires; pied grand, pédonculé, comprimé et fendu dans sa longueur.
Coq. épaisse, naviculaire, équivalve , inéquiatéraie, ventrue, à sommets écartés; charnière linéaire, droite, formée de petites dents transverses dans la plus grande partie de sa longueur, et a ses extrémités de plusieurs autres dents ou côtes longitudinales ; ligament tout-à-fait extérieur; impression musculaire antérieure formant une saillie à bord anguleux ou auriculé.
Le genre Cucullée, extrêmement voisin de celui qui le suit, renferme quelques espèces fossiles, et une seule vivante, la C. auriculiferæ, qui est des mers de l’Inde.
G. CCXXXIX. ArcHE, archa, Lam.
Anim. plus ou moins épais, généralement assez al-
longé; manteau se prolongeant un peu en arrière,
et offrant sur ses bords une rangée de filets tenta: culaires; appendices labiaux fort petits et grêles; pied pédonculé, comprimé et fendu dans toute sa longueur. | Coq. naviculaire, assez épaisse, équivalve, inéquilatérale , allongée, plus ou moins oblique ; sommets écartés et souvent un peu recourbés en avant; charnière linéaire, droite, garnie dans toute sa longueur d’une rangée nombreuse de petites dents ou lames transverses, égales et intrantes; ligament tout-à-fait extérieur.
Les animaux des Arches se fixent quelquefois par l’adhérence de leur pied, et plus souvent par le moyen d’un byssus. 11 y a un grand nombre d’espèces vivantes ou fossiles.
G. CCXL. Péroncze, pectunculus, Lam.
Anim. arrondi plus ou moins épais, n’offrant point de filets tentaculaires au bord de son manteau; appendices labiaux très étroits; pied grand, com-
rimé et fendu en long.
Coq. lenticulaire, épaisse, solide, équivalve, subéquilatérale, entièrement close; sommets assez petits et plus ou moins écartés; charnière formée d’une série en ligne courbe de petites dents étroites, assez nombreuses, intrantes , souvent incomplètes sous les sommets; ligament extérieur.
Les Pétoncles vivent sur des fonds sablonneux ou vaseux à une assez grande profondeur ; ils se meuvent au moyen du pied dont l’animal se sert avec force pour se pousser. Il y en a plusieurs fossiles.
G. CCXLI, Nucuce, nucula, Lam.
Anim. assez épais, subtriquètre, ayant le manteau ouvert seulement dans sa moitié inférieure, à bords entiers, denticulés dans toute la longueur du dos,
MÉTHODIQUE, etc. 289
sans prolongemens postérieurs ; appendices buccaux antérieurs, assez longs, pointus, roides et appliqués l’un contre l’autre comme des espèces e mâchoires, les postérieurs également roides et verticaux; pied fort grand, mince à sa racine, élargi en un grand disque ovale dont les bords sont garnis de digitations tentaculaires.
Coq. assez épaisse, quelquefois nacrée, subtriquètre, équivalve, inéquilatérale ; sommets contigus et courbés en avant; charnière formée sur chaque valve d’une série assez nombreuse de petites dents aiguës, disposées en une ligne brisée sous le sommet ; ligament en grande partie interne, court et inséré dans une petite fossette oblique de chaque valve.
Les Nucules, qui sont toutes de petites coquilles , présentent quelques espèces fossiles.
G. CCXLII. TRiGoN:E, trigoria, Brug.
Anim. ayant le manteau ouvert dans toute sa longueur; point de tubes postérieurs; pied fort et tranchant.
Coq. épaisse , nacrée, subtrigone , équivalve , inéquilatérale , à sommets assez petits et peu recourbés ; charnière complexe , dissemblable , la valve droite offrant deux grosses dents oblongues, divergeant du sommet, fortement sillonnées , pénétrant dans deux excavations de même forme, et également sillonnées de la valve gauche; ligament extérieur ; impressions musculaires non réunies par une impression palléale.
Les caractères de l’animal nous ont été communiqués par M. Quoy, qui vient de rapporter à Paris celui de la T. pectinata, la seule espèce connue à l’état vivant, et qui avait été découverte par Péron à la Nouveile-Hoïilande.
LA
L’individu de MM, Quoy et Gaimard est petit, et à été retiré par la drague d’un fond de quatorze brasses.
6e FAMILLE.
LES MYTILACÉS, Cuv.
Anim. ayant le manteau ouvert dans toute sa partie inférieure , et adhérent vers ses bords ; une ouverture séparée , en arrière, pour les exe NET formant très rarement un tubes le pied linguiforme , canaliculé, portant un byssus en arrière.
Coq. assez mince, génér alement épidermée ou cornée, équivalve , très inéquilatérale ; la charnière sans dents; le ligament linéaire; l’i impression musculaire antérieure, fort petite, la postérieure assez large.
Marins (le genre Moule présente seul une espèce que l’on dit d’eau douce ).
G. CCXLIIT. Moure, mytilus, Lin.
Et Modiole, Lam.
- Anim. ovale, assez épais, ayant le manteau à bords
frangés autour de l'ouverture anale ; bouche
garnie de petits appendices labiaux triangulaires ; pied linguiforme , canaliculé, portant le byssus à sa base.
Coq. assez mince, d’un tissu serré, allongée, plus ou moins ovalaire ou subtriangulaire, équivalve, très inéquilatérale , oblique , à sommets antérieurs plus ou moins code et arrondis; faiblement échancrée inférieurement ; charnière sans dents, ‘ou simplement avec deux due rudimentaires ; ligament linéaire, en grande partie intérieur , inséré dans un sillon étroit et allongé ; impressions musculaires très écartées, l’antérieure très petite, et presque au sommet, la postérieure grande et ar-
rondie , toutes eur réunies par une impression palléale étroite.
MÉTHODIQUE , etc. 291 On peut former deux groupes assez distincts avec les . espèces de ce genre.
1°° groupe.
Coq. ayant le sommet tout-à-fait termiual, plus anguleux. (Moule, Lam.) a. Coquilles sillonnées longitudinalement.
M. magellanicus , etc.
b. Coquilles lisses.
M. elongatus, etc.
De groupe.
Coq. munie en dedans de chaque valve, et sous le
sommet qui est terminal, d’une petite lame parallèle a leur bord.
M. brardu , etc.
La Moule des eaux douces du Danube fait partie de ce
groupe, et présente le caractère qui le distingue d’une manière plus évidente.
3e groupe.
Coq. à sommet non terminal plus arrondi. ( Modiole, Lam.)
a. Coq. sillonnées longitudinalement.
M. sulcata, etc.
b. Coq. non sillonnées longitudinalement.
M. silicula , etc.
Les Moules se fixent au moyen de leur byssus sur les rachers, dont elles couvrent souvent la surface de leurs innombrables essaims, ou bien encore elles se logent dans les
trous des pierres et des madrépores. Il y en a plusieurs espèces à l’état fossile.
G. CCXLIV. Liruopome, lithodomus, Cuv.
Anim. oblong , très allongé, épais, avant le manteau
29%. TABLEAU prolongé et frangé en arrière; ouverture anale moyenne; bouche munie de très petits appendices triangulaires; pied linguiforme, canaliculé, peu développé et portant un byssus à sa base, pendant le jeune âge.
Coq. mince, épidermée , oblongue, très allongée, subcylindrique , arrondie en avant, plus anguleuse en arrière, non bâillante; sommet subantérieur très distinct, charnière sans dents; ligament linéaire, en majeure partie intérieur, inséré dans un sillon étroit et allongé; impression musculaire antérieure assez grande.
Les Lithodomes ont été séparés des Moules par M. Cuvier avec plus de raison que les Modioles ne Pont été par M. de Lamarck. Les habitudes singulières des Lithodomes et la forme de ieur coquille justifient peut-être assez cette distinction générique, qui d’ailleurs a été généralement adoptée depuis. Les Lithodomes se suspendent d’abord aux rochers par le moyen de leur byssus; maïs bientôt ils les percent pour s’y introduire, et y forment des cavités d'ou ils ne peuvent plus sortir à cause de l’augmentation de volume que l’âge apporte chez eux. Dans ce cas, le byssus Icar devenant inutile, ne se manifeste plus. Ces coquilles sont très communes dans la Méditerranée et aux Antilles où on les trouve dans les pierres et les masses de madrépores , et quelquefois, mais bien plus rarement, dans certaines. coquilles épaisses. IL y en a à l’état fossile.
G. CCXLV. JamMBonnEAU, pinna, Lin.
Anim. assez épais, allongé, ovalaire , ayant le manteau ouvert en arrière, où 1l présente quelquefois une espèce de tube garni à son ouverture de petits filets tentaculaires; bouche pourvue de deux lèvres doubles, outre deux paires d'appendices ordinaires; pied linguiforme, conique, sillonné, portant un byssus très considérable.
Coq. fibreuse, cornée , assez mince, fragile, comprimée, régulière, équivalve, longitudinale, trian-
MEÉTHODIQUE, etc. 295
gulaire, pointue en avant, arrondie ou tronquée en arrière; sommet antérieur peu distinct; charnière linéaire, droite, sans dents; ligament marginal en grande partie intérieur, très étroit et serré, occupant plus de la moitié antérieure du bord dorsal de la coquille, dans une fossette étroite et allongée ; impression musculaire antérieure très petite et tout-à-fait dans l’angle, la postérieure très large.
Les Jambonneaux, malgré le peu d’épaisseur de leur valve, acquièrent une très grande taille ; on en trouve dans presque toutes les mers ; mais la plus grande espèce habite la Méditerranée. Ces coquilles se fixent aux corps sousmarins par le moyen d’un byssus soyeux bien plus considérable que celui des autres mollusques acéphales, et elles se déplacent parfois en se servant de leur pied. On en connaît une quinzaine d’espèces vivantes, et quelques unes fossiles.
LES SUBMYTILACÉS , Blainv.
Anim. ayant le manteau entièrement ouvert inférieurement, avec un orifice particulier pour l'anus, et au-dessous de celui-ci un tube incomplet pour la respiration, garni de papilles tentaculaires; pied très grand et épais, sans byssus.
Coq. plus ou moins épidermée, souvent nacrée, régulière, équivalve , inéquilatérale, à charnière variable ; ligament externe ; deux impressions musculaires grandes; une impression palléale, parallèle au bord de la coquille, les réunissant.
Fluviatiles on marines.
À Coq. épidermée , nacrée à l’intérieur , d’eau douce,
G. CCXLVI. Axononte, arodonta, Brug.
Lastène et Strophite, Raf.; Dipsas, Leach.
Auim, ovale-oblong, plus ou moins allongé et épais, ayant le manteau ouvert dans toute sa moitié inférieure et en avant, adhérent, à bords épais, souvent frangés; muni d’un orifice particulier pour l’anus, et d’un tube incomplet, court, postérieur, garni de deux rangées de papilles tentaculaires, et servant à la respiration ; appendices labiaux triangulaires ; branchies assez longues, inégales sur un même côté; pied très grand, épais, comprimé, de forme quadrangulaire.
Coq. ovale ou arrondie, généralement assez mince, et auriculée, régulière, équivalve, inéquilatérale, non bällante ; sommet antéro-dorsal écorché; char-
nière sans dent, mais présentant une lame; ligament linéaire, extérieur, très allongé; impressions musculaires écartées, très distinctes.
Le genre Anodonte renferme un grand nombre d’espèces répandues sur presque tout le globe, mais particulièrement dans les deux Amériques; il y en a également plusieurs dans les Indes, et la France en compte au moins trois. Le genre Dipsas a été établi par le docteur Leach pour une espèce auriculée, et ayant une lame allongée, bien plus saillante à la charnière. Les Anodontes vivent dans les lacs, les rivières et même les petites mares d'eaux douces ; elles s’enforcent en partie dans la vase ou se meuvent à sa surface au moyen de leur pied.
G. CCXLVITI. Muzerre, unio, Brug.
Hyrie, Castalie, Lam.; Alasmodonte, Say.; Amblémides, Uniodiés, Raf.
Anim. semblable à celui des Anodontes,
Coq. de forme très variable, équivalve, inéquilatérale , assez bombée, quelquefois un peu bällante, aurienlée ou non; valves épaisses, rongées aux
MÉTHODIQUE, elc. 299
sommets; ceux-ci plus ou moins antérieurs; charnière formée d’une dent lamelleuse sous le ligament , et d’une double dent, comprimée, dentelée irrégulièrement sur la valve gauche, et simple sur la valve droite; ligament extérieur et allongé; impressions musculaires très écartées et peu disunctes.
Ce genre, comme le précédent, comprend un très grand uombre d'espèces, la plupart inédites ou incomplétement déterminées. L'Amérique du Nord en fournit surtout plusieurs belles devenues assez communes dans nos collections depuis les envois qui ont été faits par M. Lesueur. M. de Blainville réunit les deux genres Hyrie et Castalie de M. de Lamarck aux Mulettes, et il pense même que, par la suite, on pourra trouver des espèces qui établiront le passage des Anodontes aux Mulettes de telle manière qu'il faudra encore réunir ces deux genres; en effet, leurs animaux étant parfaitement semblables, leur distinction gé- »2érique ne repose donc que sur des caractères de coquille qui peuvent disparaître au premier instant; elles habitent dans les lacs et les rivières comme les Anodontes. M. Defrance cite des espèces de Mulette à l’état fossile,
ff Coq. faiblement épidermée, non racrée à l’intérieur, marine.
G. CCXLVIII. Carvirs, cardita, Brug.
Et Vénéricarde, Lam.
Anim. semblable à celui des deux genres précédens.
Coq. très épaisse, solide, équivalve , souvent très inéquilatérale; sommets recourbés en avant; charnière à deux dents inégales, obliques, l’une courte, cardinale, et l’autre plus en arrière, longue, lamelleuse et arquée ; ligament allongé, subextérieur et enfoncé; impressions musculaires assez grandes et très distinctes; impression palléale étroite. |
À l'exemple de M, de Blainville, nous réunissons aux
1 ARS 296 F. TABLEAU Cardites les Vénéricardes; mais nous en distinguons les Cypricardes. Ces deux premiers geures , ainsi réunis, pré- * sentent un grand nombre d’espèces vivantes. On en connaît
aussi beaucoup à l’état fossile. M. de Blainville divise les Cardites de la manière suivante.
1er groupe. Mytilicardes.
Coq. allongée, un peu échancrée ou bâillante au bord inférieur ; le sommet presque céphalique; le ligament caché.