‹ Manuel de l'homme de bon tonChapitre 14 sur 18 · LES GUEUX · texte numérisé non relu

LES GUEUX

Air : Première ronde du départ poa^ St.- 3iaIo. Air nold , N«* 5.

Les giKux , les gueux Sont les gens heureux j Ils s*ain)eat entre eux ,

Vivent les gueux!

Des gueux clianlous la louange.

Que (le gueux hommes de bien !

]| iuit cju'euiiii l'esprit venge L^iiount'te homme qui n'a rien.

Les gueux , etc.

Oui , lehonlieur est facile Au sein de la pauvreté :

J'en atteste l'évangile , J'en atteste ma gaîlé.

Les gueux , ete.

Au Parnasse , la misère Long-temps a régne , dit-on.

Quels hieus possédait Homère?

Une hesace , un hàton.

Les gueux , ete.

Vous qu'afnige la détresse , Croyez que plus d'un héros , Dans le soulier qui le blesse , Peut regretter ses sabots.

Les gueux , etc.

Du faste qui vous étonne , L'exil punit plus d'un grand ; Diogène , dans sa tonne , Brave en paix un conquérant.

Les gueux , etc.

D'un palais l'éclat vous frappe j Mais l'ennui vient y gémir.

On peut bien manger sans nappe.

Sur la paille on peut dormir.

Les gueux , etc.

Quel Dieu se plaît et s'agite Sur ce grabat qui fleurit?

C'est Amour qui rend visite A la Pauvreté qui rit. Les gueux y etc.

L'Amitié, (|ue l'on regrette , N'a point quitté nos climats ; Elle trinque i» la guinguette, Assise entre deux soldats.

Les gueux, les gueux , etc.

Li: UOI D'Y VETO T.

Air : Quand un tendnjn vient en ceê lieux. Air nolL',N" 6.

Il dtail un roi (l'YTelot

IVu connu tlaiis l'Iiiiitoire, Se 11 V «ni l.irtl , se r.ou<;lvanl tôt ,

Dormant fort bien s;ins gloire , Kt, couronné par Jcanoetoa D'uti sIrnpW bonne! de c«'l'>n ,

Uil-on , Oh , oh , oh , oh , ah , aii , al» , ah , Quel hnn petit roi c'était là, La , la !

Il faisait ses quatre repas

Dans son palais de chaume ,

F.t bur un ane, pas à pas ,

Parcourait son roya^'HC.

Joyeux , s.niple tt croyant le bien ,

Pour toute girdo il n'avait rien

Oh , oh , etc.

Il n'avait de Rout one'rcux

Qu'une soifun peu vive; Mais, en rendant son peuple heureux,

Il t'jiit bien qu'un roi ^ ivc .

Lui-même à table et sans suppôt^ Sur cliaque muid levait un pot

D'.mj»ôt.

Oh, oli, tic.

Aux filles (le bonnes maisons C >nîme il avf>it su plaire,

Ses sujets avaient ceni raisons De le nommer leur père ;

D'ailleurs il ne levait de ban

Que pour tirer quatre l'ois l'an

Au blanc.

Oh , oli , elc.

Il n'agrandit point ses états , Fut un voisin commode , Lt , modèle des potentats,

Prit le ])laisir pour code.

Ce n'est rpie lorsqu'il expira , Que le peuple, qui renlcrra

Pleura.

Oli , oli , etc.

On conserve cncor le portrait De ce digne cl bon prince,

C'est l'enseigne d'un cabaret ruiucux daus la province.

( 2p.. ) Les jours Hc fêle , l»itn souvent , La fouU- s'c'l rie en l>ti> Jut

Devint:

Oh, oh, tic.

LE PLClli: DE PARESSE.

Air : (Ju curé de Pomponne.

'ant qtîc rhomme dcsirrra 1 .

'iaisir, honneur, richesse , j

Pli

Pour les avoir il ein^)lniera Courjj^e, cspnt, .ulrcsse ; Tout le relèvera , larira , Du pdché de paresse.

big.

Une indolente qui n'aura

Rien vu qui riniéresse ,

Quand son moment d'iiimcr viendra ,

Le D.eu de la tendresse ,

Vous la rclevern , etc.

\.o poète qui dormira Sur les hord» du Perintwc , La gloire le réveillera Plutôt que la richesse , £l vous le relèvera , etc.

Un jeune acteur qui rester»

Tout court dans une pièce , L'actrice avec lui qui jouera , Si son jeu l'intéresse , Vous le relerera, etc.

Un jeune époux qui ne dira Qu'un mot de politesse.

Un amaint plus poli viendra Qui parlera sans cesse , Et le relèvera , etc«

Une veuve qui coniblcra D'un amant latcndresse) Et qui se tranquillisera Dans ces momcns d'ivfCWe y O u la relèvera , etc.

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