LES GUEUX
Air : Première ronde du départ poa^ St.- 3iaIo. Air nold , N«* 5.
Les giKux , les gueux Sont les gens heureux j Ils s*ain)eat entre eux ,
Vivent les gueux!
Des gueux clianlous la louange.
Que (le gueux hommes de bien !
]| iuit cju'euiiii l'esprit venge L^iiount'te homme qui n'a rien.
Les gueux , etc.
Oui , lehonlieur est facile Au sein de la pauvreté :
J'en atteste l'évangile , J'en atteste ma gaîlé.
Les gueux , ete.
Au Parnasse , la misère Long-temps a régne , dit-on.
Quels hieus possédait Homère?
Une hesace , un hàton.
Les gueux , ete.
Vous qu'afnige la détresse , Croyez que plus d'un héros , Dans le soulier qui le blesse , Peut regretter ses sabots.
Les gueux , etc.
Du faste qui vous étonne , L'exil punit plus d'un grand ; Diogène , dans sa tonne , Brave en paix un conquérant.
Les gueux , etc.
D'un palais l'éclat vous frappe j Mais l'ennui vient y gémir.
On peut bien manger sans nappe.
Sur la paille on peut dormir.
Les gueux , etc.
Quel Dieu se plaît et s'agite Sur ce grabat qui fleurit?
C'est Amour qui rend visite A la Pauvreté qui rit. Les gueux y etc.
L'Amitié, (|ue l'on regrette , N'a point quitté nos climats ; Elle trinque i» la guinguette, Assise entre deux soldats.
Les gueux, les gueux , etc.
Li: UOI D'Y VETO T.
Air : Quand un tendnjn vient en ceê lieux. Air nolL',N" 6.
Il dtail un roi (l'YTelot
IVu connu tlaiis l'Iiiiitoire, Se 11 V «ni l.irtl , se r.ou<;lvanl tôt ,
Dormant fort bien s;ins gloire , Kt, couronné par Jcanoetoa D'uti sIrnpW bonne! de c«'l'>n ,
Uil-on , Oh , oh , oh , oh , ah , aii , al» , ah , Quel hnn petit roi c'était là, La , la !
Il faisait ses quatre repas
Dans son palais de chaume ,
F.t bur un ane, pas à pas ,
Parcourait son roya^'HC.
Joyeux , s.niple tt croyant le bien ,
Pour toute girdo il n'avait rien
Oh , oh , etc.
Il n'avait de Rout one'rcux
Qu'une soifun peu vive; Mais, en rendant son peuple heureux,
Il t'jiit bien qu'un roi ^ ivc .
Lui-même à table et sans suppôt^ Sur cliaque muid levait un pot
D'.mj»ôt.
Oh, oli, tic.
Aux filles (le bonnes maisons C >nîme il avf>it su plaire,
Ses sujets avaient ceni raisons De le nommer leur père ;
D'ailleurs il ne levait de ban
Que pour tirer quatre l'ois l'an
Au blanc.
Oh , oli , elc.
Il n'agrandit point ses états , Fut un voisin commode , Lt , modèle des potentats,
Prit le ])laisir pour code.
Ce n'est rpie lorsqu'il expira , Que le peuple, qui renlcrra
Pleura.
Oli , oli , etc.
On conserve cncor le portrait De ce digne cl bon prince,
C'est l'enseigne d'un cabaret ruiucux daus la province.
( 2p.. ) Les jours Hc fêle , l»itn souvent , La fouU- s'c'l rie en l>ti> Jut
Devint:
Oh, oh, tic.
LE PLClli: DE PARESSE.
Air : (Ju curé de Pomponne.
'ant qtîc rhomme dcsirrra 1 .
'iaisir, honneur, richesse , j
Pli
Pour les avoir il ein^)lniera Courjj^e, cspnt, .ulrcsse ; Tout le relèvera , larira , Du pdché de paresse.
big.
Une indolente qui n'aura
Rien vu qui riniéresse ,
Quand son moment d'iiimcr viendra ,
Le D.eu de la tendresse ,
Vous la rclevern , etc.
\.o poète qui dormira Sur les hord» du Perintwc , La gloire le réveillera Plutôt que la richesse , £l vous le relèvera , etc.
Un jeune acteur qui rester»
Tout court dans une pièce , L'actrice avec lui qui jouera , Si son jeu l'intéresse , Vous le relerera, etc.
Un jeune époux qui ne dira Qu'un mot de politesse.
Un amaint plus poli viendra Qui parlera sans cesse , Et le relèvera , etc«
Une veuve qui coniblcra D'un amant latcndresse) Et qui se tranquillisera Dans ces momcns d'ivfCWe y O u la relèvera , etc.