RONDES A DANSER
A.NXIENNES ET NOUVELLES.
Air : J'a-Cen voir s ils viennent , Jean.
On dit qu'il arrive ici
Grande compagnie, Qui vaut niieux que ccllc-ci,
Et bien mieuK choisie; Va-t'en voir s'ils viennent, Jean ,
Va-t'en voir s'ils viennent.
\j\\ al)bé qui n'aime rien
C^w*:. le séminaire.
Qui dunne aux pauvres son bien,
Et dtt ion brëviairc.
Va-l'en voir, etc.
Vw m igislrat cariirax
De jurisprudence , Et qui ilt'vant deux beaux vcur
Tient bien la balance.
Va-l'en voir, c\z.
Une fille de quinze ans.,
D'Ayiièi la pareille, Qui pense que les eufans
Se font par l'orLille.
Va- feu voir, elc.
Une femme et son ^poux,
Couple bien fidèle j Elle le préfère à tous.
Et lui n'aime qu'elle* Va-t'en voir , etc.
Un chanoine dégoûté
Du bon jus d'octobre; Un poêle sans vanité,
Un musicien sobre.
Va-t'en voir, etc.
Un breton qui ne boit point ,
Un gascon tout b("^le.
Un norniatid franc de tout point,
Un picard sans tôle.
Va-l'en voir, etc.
Une femme que le lempi A pres(pic tlétrie ,
Qui voit (Ici appa^ naissant
Sans .iticuMC envie.
Va-l'tn voir, etc.
Une belle qni , cherchant
Compamie fulèle , La choisit, en lasnchant
Plus aimable qu'elle.
Va-t'en voir, etc.
Un savant prédicateur,
Comme Bourdaloue, Qui veut tnucher le pécheur,.
Et craint qu'on le loue.
Va-t'en voir, etc.
Une nonne de Longchamps,
Belle comme Aslrtfc, Qui brille , en courant les champs ,
D'ôlrc rcrloJtrée.
Va-t'en voir , etc.
lu incdecia sans grands mots,
D\in savoir extrême , Qui n'envoyé point aux cauv ,
Et guérit lui-même.
Va-l'en voir. etc.
Et , pour Lénddiction, Il nous vient un moine
Fort dans la tentation Comme salni Aotoine.
Va-l'en voir, etc.
Air : De la Boulangère.
De maint fat qu'on rëlébrera | Yoiti riiibloire entière j j ^ '
Rien i\e nouveau ne s'y verra, C'est l'usage ordinaire,
Oui fia, C*est l'usage ordinaire.
A la fois il courtisera Lise, Ap,atlie et Gljcère , Zuhné , F;inny , Rose et Clara.
C'cit l'usage ordinaire , etc.
Ix niiitin il leur jurera I/aniour Ir plus sindre , Et le soir il 1rs oublit ru.
C'est l'iis.igc , c-lc.
î)e riiynicn mi jour il faudra Siiirrc enfin la bannière ; A choisir monsieur prétendra.
C'est l'usage, etc.
Quand la belle lui sembler!
Une riche hdrilière, Vile monsieur épousera.
C'est l'usage, etc.
De sa femme il conservera Le cœur sans en rien faire ; Ft près d'elle il s'endormira.
C'est l'usage, etc.
Des messieurs d'aujourd'hui voilà L'histoire toute entière i Et l'on aime ces monstrcs-la.
C'est l'usage , etc.
Le diable les emportera Dans sa grandi* chaudière; Et chacun d'eux y bouillir.).
Voilà Irnr fin dernière,
Vcilà , Voilà leur fin dernii ro.
Air noté , No 3.
La mère Bontemps S'en allait , disant aux fillettes •"
iJarjsez , mes enfans , Tandis que vous êl( s jeunettes j La fleur de gaîté Ne cioît pas Véié • Nëe en printemj^s comme la rose, Cueillez- là dès qu'elle est éclosc; Dau^^ez à quinze ans.
Plus tard il nV.il plus temps.
A qtiinzr ans moi roMir De TAmniir e'prnuva les charmesj
Ce petit Irompeur We fil le^pandre bien des larmes;
Il (SI existant,
Boudeur et eliangeant.
Fille qu'd lient sous î>on tmpirc Doit aimer, i Imnltrel se dire:
]). Misez il quinze ans , Plus lard il n'est plus lemps.
léP temp» arriva Où ma fille me fit granduière ;
Qii.ind ou m est là , Danser n'inl('rcssc plus giurp.
On innrrlie en treinblntit ;
( )u ('tiissc fil parl.int ; Au lii u (Ir danser la g.ivolle , Dans un vieux faulcuil on radote;
Pansez à qtiinzc ans , Plus lard il n'est plus temps.
Air noté , No 4*
Jusqu'à l'Age de quinze ans ( bis ) On peut encore à ce temps ( bis ) Trouver une ame novice.
Mais , passd cet âge-là j On vous en ratisse , tisse , On vous en ratissera.
Maris qui vous absentczi {bis) Et qui bonnement comptez ( bis) Oue comme celle d'Ulvsse Votre femme en agira, Ou \o\xi , etc.
Femmes , désabusez-vous, ( bU ) Si vous croyez qu'un époux , ( bis) Comme celui d'Eurydice, Jusqu'aux enfers vous suivra.
On vous , etc.
En l'absence des plumets , ( bis ) Gens d'église et de palais ( bis ) Pourront visiter Clarisse j Mais quand l'officier viendra .
On leur en ratisse, tisse , On leur en ratissera.
LE VIEUX MENETRIER.
Air : Cest un la nia ladcrirette. Air noté , N" 2.
Je ne suis qu'ini vieux bonhonmie , Ménétrier du hameau; îklais pour sage on nie renomme, Et )(* bois mon vin sans eau.
Autour de moi sous l'ombrage Accouioz vous délasser.
EU ! loti l(»ii la, gens de village, Som mon vieux chèuo il fuul danser.
Oui, dansez sous mou vieux cluîuc ,
V/cst l'arbre du cabaret;
Au bon iriu|)i toujours la baiae
Sous des rauicaux expirait.
Combien de fois son feuillage
Vit nos aïcuv s'embrasser !
Eh ! Ion \nn la , gons du village ,
Sous muii vieux cliène il faut dauser.
Du cbMeui plaignez le maître,
QuoirpiM soit votre seigneur :
Il doit duc.dtne cb.unpêlre
Vous envier le boubeur.
Triste au fond d'un dquipage ,
Quand là-bas il va passer,
Eb! Ion Ion la , gens do village ,
Sous mon vieux chêne il faut danger.
Loin de maudire à l'ejjlisc
Celui qui vit sans curd ,
Priez que Uieu fertilise
Son grain, sa vigne et son pré.
Au plaisir s'il rend hommage ,
Qu'il vienne ici Pencenser.
}'A\\ Ion Ion la, t»en$ do village.
Sous mon vieux cbcue il faut danser,
Quand d'une faible charmilU
Noire licritage est fermé ,
Ne portez pas la faucille
Au champ qu'un autre a semé.
Mais , sûrs que cet héritage
A vos fils devra passer ,
Eh! Ion Ion la , gens de village ,
Sous mon vieux chêne il faut danser.
Quand la paix répand son baume Sur les maux qu'on endura , N'exilez point de son chaume I/aveuglf qui s'égara.
l\aj)pelant après l'orage Ceux qu'il a pu disperser , Eh ! Ion lou la , geus de village, Sous mon vieux chêne il faut danser.
Ecouter donc le bonhonmie: 1 Sous son chêue accourez tous.
))e pardonner je vous somme; Mes t iifans , endn assez- vous.
Pour voir ainsi , d'A^e en âge , Cluz nous la paix se fixe , l'h ! lou lou la , gens de village , tJuus mon vieuv chêne il f »ut dunsi"i'.