‹ Manuel de l'Immaculée Conception [microforme]Chapitre 17 sur 67 · MARIE · texte numérisé non relu

MARIE

ers Catholique de la Mère de s au St. Siége;, ar les Evêques se doctrine fût atholique, sont méritent d’être

assant, une pae Grégoire XVI, nour la défense cette Bienheu-

reuse Vierge, tant il était intimement convaincu de cette vérité. |

L’immortel Pie IX ne fut pas plus tôt parvenu au Souverain Pontificat que de nouvelles suppliques lui furent adressées, pour le prier de déclarer, dogme de foi, la pieuse doctrine de PImmaculée Conception. Sa singulière vénération et affection pour la Mère de Dieu le porta à donner une attention favorable à des suppliques qui, en montant ainsi avec lui, sur le trône ontifical, préparaient les voies au grand dessein qu’il avait déjà en vue.

En conséquence il choisit, au commencement de son Pontificat, dans le clergé séculier et régulier, vingt théologiens distingués par leurs rares Connaissances des matières sacrées, pour bien peser, dans un sérieux examen, tout ce qui regardait la question de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge et lui donner là-dessus, par écrit, leuropinion. Il établit, dans le même dessein, une Congrégation spéciale des Cardiaux de la Sainte Eglise Romaine.

Obligé de quitter Rome, par suite des événements malheureux, quetout le monde connaît, pour se réfugier à Gaëte, il adressa de là, à tous les Evêques de l’univers catholique, son Encyclique du 2 février 1849. Dans cette lettre il leur demanda de l’informer au plus tôt, par écrit, d’une manière claire et précise, quelle était la dévotion des fidèles confiés à leurs soins pour PImmaculée Conception de la Mère de Dieu, ce que surtout ils pensaient eux-mêmes de cette Conception, et quels étaient là-dessus leurs dé6sirs. Îlordonnait en même-temps des prières

publiques, en forme de Jubilé pour obtenir les lumières du St. Esprit dont il avait un si grand besoin pour décider cette impoitante question. (1).

Les consulteurs dont on vient de parler, écrivirent, sur le sujet en question, leur opinion, qu’ils motivérent, par le témoignage des Saintes Ecritures, des Pères et de la Tradition, citant aussi les faits remarquables de lEglise et des Souverains Pontites, sur ce sujet produisant en même temps la Liturgie et la déclaration si connue du Concile de Trente, dans le décret du péché originel. D’après tout cela, ils étaient d'avis que l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu, pouvait se définir, et même qu’il serait opportun de le faire.

Mais le Souverain Pontife, dans sa très-grande sagesse, connaissant toute l’importance de cette grave question, et désirant ardemment y procéder, avec la plus grande maturité, jugea qu’il ne devait omettre, ni soin ni conseil, pour qu’elle

(1) ‘ Nous souhaitons ardemment, Vénérables Frères, “ quo pendant qu'on adressera des prières forventes au « Père des Miséricordes pour les cnuses énoncées plus & haut, vous ne cessioz pas, selon le vœu de nos lettres “ eneycliques du 2? février 1849, en dute de Gnëte d'imtt plorer de concert avec tous les fidèles, par des supplica- “ tions et des vœux plus ardents que jamais, la bonté & de ce même Père, afin qu'il daigne éclairer notre “ fmo de la lumidro de son Esprit-Saint, et que noux ‘puissions ainsi porter au plus tôt sur ln Conception de « An très-sainte Mèro de Dieu, l'Immaculéo Vierge Marie, 4 un décret qui soit à la plus grande gloire do Dieu ot

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(Extrait de l'Encyclique du ler août 1854.)

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