C-puissance même, mité jusqu'à l’autre
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le dessein de sx miséricorde, et que ce qui devait tomber dans le premier Adam fût relevé dans le second par-un bonheur plus grand que cette infortune, choisit et prépara, dès le commencement et avant les siècles, une Mère à son Fils unique, pour que d’elle fait chair il naquît dans l’heureuse plénitude des temps, et il l’aima entre toutes les créatures d’un tel amour, qu’il mit en elle seule, par une souvéraine prédilection, toutes ses compluisances. L’élevant incomparablement au-dessus de tous les esprits angéliques et de tous les saints, il la combla de l'abondance des dons célestes, pris au trésor de la divinité, d’une manière si merveilleuse, que toujours et entièrement pure de toute tache du péché, toute belle et toute parfaite, elle avait en elle la plénitude d’innocence et de sainteté la plus grande que l’on puisse concevoir au-dessous de Dieu et telle que, sauf Dieu, personne ne peut la comprendre. Et certes, il étaittout-à-fait eonvenable qu’elle brillt toujours des splendeurs de la sainteté la plus parfaite, et qu’entièrement exempte de la tache mème de la faute originelle, elle remportât le plus complet triomphe sur l antique serpent, cette Mère si véncrable à qui Dieu le Père a voulu donner son Fils unique, engendré de son sein, égal à lui, et qu’il aime comme lui-même, et le donner de telle sorte
w’il est naturellement un seul et même commun Fils de Dieu le Père et de la Vierge, Elle que le Fils lui-même & choisie pour ètre substantiellement sa Mère, Elle &e laquelle le Saint-Esprit a voulu que par son opération fût conçu et naquît Celui de qui lui-même procède.
Cette innocence originelle dé l’ Auguste Vierge si parfaitement en harmonie avec son admirable sainteté et avec la dignité sublime de Mère de Dieu, l'Eglise catholique, qui, toujours enseignée par le Saint-Esprit, est la colonne ét l'appui de la vérité, agissant comme maîtresse de la doctrine divinement reçue et contenue dans le dépôt de la révélation céleste, n’n jamais cessé de s’expliquer, de la proposer, de la favoriser tous les jours, de plus en plus par toutes les voies et par des actes éclatants. Cette doctrine, en vigueur depuis les temps les plus anciens, profondément gravée dans ies âmes des fidèles et propagéc d'une mänière
merveilleuse dans tout l'univers eatholique par les soins et
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