‹ Manuel de l'Immaculée Conception [microforme]Chapitre 23 sur 67 · THE · texte numérisé non relu

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devait tomber second par-un isit et prépara, ine Mère à son quît dans l’heuentre toutes les seule, par une sances. L’éle-:

es esprits angéle l’abondance lité, d’une marement pure de , | parfaite, elle sainteté la plus sous de Dieu et mprendre. Et brillât toujours \ faite, et qu’en-

faute originelle, L:

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ère, Elle &e lan opération fût cède.

ierge si parfaisainteté et avec glise catholique, t, est la colonne maîtresse de la s le dépôt de la expliquer, de la plus en plus par Cette doctrine, S, profondément ie d'un mänière Le par les soins et

les efforts des pontifes sacrés, cette doctrine, l'Eglise elle: même l’x en cifet très-clairement enseignée lorsqu'elle n’a pas hésité à proposer la Conception de la Vierge à la vénération et au culte public des fit’: Par cet acte 80lennel, elle l’a présentée pour être honor: comme extraordinaire, admirable, pleinement différent. des commencements du reste des hommes et toit.ï-fa sainte, car l'Eglise ne célèbre par des jours de fète que ce ui est saint. Et c’est pourquoi elle a coutu 6 pus soit dans les offices ecclésiastiques, soit dans la liturgie sacrée les termes mêmes des divines Ecritures parlant de la sagesse Incréée ef représentant scs origines éternelles, et d'en faire l’application aux commencements de cette Vierge, qui, par un seul et même décret, furent determiue st l’incarnation de la Sagesse divine.

outes ces choses, connues partout des fidèl sufisamment avec quel soin l'Eglise pt or n : maîtresse de toutes les Eglises, s’est appliquée à propager cette doctrine de l’Immaculée-Conception de la Vues: mais cette Eglise, centre de la vérité et de l'unité de lique, dans laquelle seule la religion à été inviolablement gardée et de laquelle il faut que toutes les autres Eglises empruntent la tradition de la foi, à une dignité . une autorité telles qu’il convient d’en rappeler les actes en détail. Elle n’eut jamais rien plus à cœur que de sout: nir, de protéger, de promouvoir et de défendre par les voies les plus éclatantes l'Immaculée Conception de la Vierge, son culte et sa doetrine. C’est ce qu’attestent et proclament tant d'actes solennels des Pontifes romains Nos prédécesseurs, à qui, dans Ia personne du prince des Apôtres, Notre Seignour Jésus-Christ a lui-même divinement o0nfié la charge et le pouvoir suprème de paître les agneaux et les brebis, de confirmer leurs frères, de régi et Lo ht aid l'Eglise universelle. mt

08 prédécesseurs, en effet, se firent gloire d'i dans l'Eglise romaine, en vertu de PA nt lique, la fête de la Conception avec un office et une messe propres, où ia prérogative de l’exemption de la souillure héréditaire était affirmée de la manière la plus claire et la plus manifeste. Ils s'attachèrent de plus à accroître

l’éclet de cette fête et à propager par tous les moyens le culte institué, soit en autorisant les villes, les provinces, les royaumes à se placer sous le patronage de la mère deDicu, honorée sous le têtre de l’Immaculée-C'onception, soit en approuvant des confréries, des congrégations, des communautés religieuses, instituées en l’honnour de ln Conception-Immaculée, soit en excitant par leurs louanges la piété de ceux ui érigaient des monastères, des hôpitaux, des autels, es temples sous ce titre, où qui s’engagenient sous la foi du serment à défendre énergiquement l’Immaculée-Conception de 1n Mère de Dieu. Ils furent surtout heureux d’ordonner que la fête dela Conception fàt célébrée dans toute l'Eglise comme celle de la Nativité, et ensuite qu’on la célébrât avec octave dans l'Eglise universelle, puisqu'elle fut mise au rang des fètes de précepto et saintement observée partout ; enfin, que chaque année, le jour consacré à ln Conception de In Vierge, il y aurait chapelle pontificale dans Notre basilique partriareale libérienne. Désirant inculquer chaque jour plus profondément dans les âmes des fidèles cette doctrine de l’Immaculée-Conception de la Mère de Diou, et exciter leur piété à honorer et à vénérer la Vierge conçue sans péché, ce fut avec une grande joie qu’ils permirent de proclamer la Conception-Immaculée de ln Vierge dans los Litanies de Lorette et dans la préface même de la messe, comme ur établir la loi de In croyance par ln loi de la prière. our nous, marchant sur ies traces d'un si grand nombre de Nos Prédécesseurs non-seulement Nous avons reçu et approuvé ce qu'ils ont si sagement et si piensement établi, mais encore, Nous souvenant de l'institution de Sixte IV, Nous avons revêtu de ln sanction de Notre nutorité un office propre de l'Immaculée Conception, où à la grande cunsolation de Notre âme, Nous en avons accordé l'usage à l'Eglise universelle.

Les choses qui appartiennent au culte tiennent étroitement et par un lien intime à l’objet mème du culte, et ellesne penvenñtse maintenir détaymindes at fixes, ai cet objet demeure ‘ans un état de doute ot d'ambiguité. C’est pozrquoi Nos , .édécesseurs les Pontifes romains, en mettant tous leurs soins x accroître le culte de la Conception,

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0yen8 le culte 208, les royau- Dieu, honorée n Approuvant nunautés reeption-Immapiété de ceux , des autels, nt sous la foi maculée-Contout heureux célébrée dans ensuite qu’on rorselle, puisopte et sainue année, le , il y aurait urtrinrcale liplus profontrine de l’Imt exciter leur » sans péché, de proclamer

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grand nombre Lg ayons reçu si pieusement institution de de Notre nuption, où à la avons accordé

iennent étroie du culte, et nt fixes ai cet biguité. C'est nains, en metla Conception,

s’appliquèrent avec sollicitude à en déclarer ct à en inculquer l’objet et la doctrine. Ils enseignèrent donc clairement et ouvertement que ln fôte avait pour objet IR Conception de la Vicrge, ct ils proscrivirent, conne fausse et contraire à l'esprit de l'Eglise, l'opinion de ceux qui pensaient ct affirmaient que ce n’est point lu Conception, maisla Sanctificatien que l'Eglise honore. Ils ne crurent pas devoir agir avec plus de ménagement envers ceux, qui, pour ruiner la doctrine de l’Immaculée Conception dela Vicrge, avaient imaginé une distinction entre le premier et le second instant de la Conception, disant que l'Eglise, à la vérité, célèbre la Conception, mais qu’elle n'entend pas l’honorer dans son premier instant ou premier moment. Nos prédécesseurs, en effet, regardèrent comme leur devoir de protéger ct de propager avec le plus grand zèle, non-soulement la fête de ln Conception de la Bienheureuse Vierge, mais encore la doctrine que la Conception dès le premier instant, est le véritable objet de culte. De là ces paroles tout-d-fait décisives par losquelles Notre prédécesseur, Alexandre VII, déclara la véritable intention de l'Eglise: ‘“ C’est l’ancienne et ‘* pieuse croyance des fidèles chrétiens, que l'âme de la “ Bienhoureuse Vierge Marie, dès lo premier instant de sa création et de son union au corps, &,été, par grâce et privilége spécial de Dieu, eten vue des mérites de Jésus-Christ, son Fils, Rédempteur du gonre humain, préservée et exempte du péché originel, et c'est en ce “ sons qu’ils honorent etcélèbrent avec solennité la fête ‘* de sa Conception (1) ”.

Nos prédécesseurs s’attachèrent surtout, avec un soin jaloux, et une vigilance extrême, à maintenir invioluble et à l'abri de toute attaque la doctrine de l’Immaculee Conception de la Mère de Dieu, Non-seulement ils ne souffrirent jamais que cotte doctrine fût en aucune façon censurée et outragée ; mais allant beaucoup plus loin, ils proclamèrent, par des déclarations formelles et réitérées, que la doetrine en vertu de lagtelle Nous confessons l'Isimaculée

(1) Alexandre VII Conatit.

ÆEcclesiarum, 8 déc. 1661.

Sollicitudo omnium

pr

Conception de la Vierge, est pleinement en harmonie avee le oulte ecclésinstique ; et que cette doctrine antique eb universelle, telle que l'Eglise romaine l’entend, la défend et la propage, est digne à tous égards d’être formulée dans la Sacrée Liturgie elle-même et duns les solennitéos de la prière. Non contents de cela, pour que cetto doctrine de la Conception Immaculée de ln Vierge demeurât inviolable, ils défendirent, sous des peines sévères, de soutenir soit publiquement, soit en particulier, la doctrine contraire, voulant par les coups répétés portés à cette dernière la faire succomber. Et afin que ces déclatarions éclatantes et réitérées ne parussent pas vaines, ils les rovêtirent d'une sanction, Notre prédécesseur Alexandre VII, que Nous venons de citer, « rappelé toutes ces choses en ces tormes :

& Considérant que la sninte Eglise romaine célèbre 80- ‘4 Jonnellement la fête de la Conception de Marie sans « tache ot toujours Viergo, ot qu’autrefois elle avait or- “ donné un oflice propre eur ce mystère, selon ln pieuse “ et dévote disposition de Notre prédécesseur Sixto IV ; & voulant, à Notre tour, favoriser cotte louable dévotion, “e ainsi que la fôte et le culte qui en est l'expression, & lequel n’a jamais changé dans L'Eglise romaine depuis ‘ qu’il a été institué, ot désirant, à l'exemple des pontifes ‘ romains, Nos prédécesseurs, protéger et favoriser cette “ piété et cette devotion qui consistent à honorer et célé- « brer 1n Pienhoureuse Vierge comme ayant été, par & l'action du “nint-Esprit, présorvée du péché originel ; 4 onfn, pour conserver lo troupeau du Christ dans l'unité & d'osprit ot dnns le lien de la paix, pour éteindre les dis- & sengions et faire disparaître les sonndäles ; sur les ins- & tances et los prières des Evêques susnommés, unis aux & Chapitres de leurs Eglises, ainsi que sur les instances et “ les prières du roi Philippe et de ses royaumes, Nous ro- “ commandons les constitutions et décrets que les Pontifos (Nos prédécesseurs, et spécialement Sixte IV, Paul V ob 4 Grégoire XV ont nortés en faveur du sentiment qui nf- ‘firme quo ln Bionhoureuso Vierge Marie, dans sn crén- ‘tion ot dans son union avec lo corps, à été pourvue de “ la grâce du Saint-Esprit et préservée du péché originel,

\rmonie avec e antique eb nd, la défend >rmulée dans initéos de lu , doctrine de urât invioln- , de soutenir ine contraire, » dernière ln ns éclatantes es rovétirent dre VII, que ‘hoses en ces

1e célèbre 0- » Marie sans elle avait orlon la pieuse ur Sixto IV ; able dévotion,

l'expression, maine depuis o des pontifes avoriser cette \orer ot céléant été, par ché originel ; st dans l'unité eindre les dis- |; sur les insmés, unis aux »s instances eb mes, Nous ro- 1e les Pontifos IV, Paul V ot timent qui nfdans sn crén- \é pourvue de »éché originel,

et aussi en faveur de la fète et du eulte de la Conception de la même Vierge, Mère de Dieu, lesquels lui sont offerts comme il est dit plus haut dans le sens de catte doctrine, et Nous commandons que l’on garde les dites constitutions et décrets sous les peines et censures qui y sont spécifiées.

‘* En outre, quant à tous et à chacun de ceux qui cherchent à interprétrer ces constitutions et décrets de manière à diminuer la faveur qui en résulte pour la doctrine en question, et, pour la fête ou le culte rendu dans le sens de cette doctrine, où qui s’eflorcont de mettre on discussion cette doctrine ou ce culte, ou d’en faire l'objet de leurs attuques, soit directement, soit indirectement, même sous le prétexte d'examiner si cette doetrine peut ôtre définie, de commenter ou d'interpréter l’'Ecriture sacrée, ou les saints Pères, ou les Docteurs ; tous ceux, en un mot, qui auraient l’nudace, par quelque motif que ce puisse étre et de quelque façon que ce soit, de parler, de prôcher, üe traiter, de disputer contre elle, par évrit ou de vive voix, en déterminant ceci ou cela, en affirmant, en faisant valoir des arguments ou en laissant sans solution les arguments allégués, ou quel que puisse être le inoyen employé dans le même but; quant à tous ceux-là, outre les peines et censures contenues dans les Constitutions de Sixte IV, uixquelles Nous entendons les soumettre et le soumetions par les présentes, Nous voulons que, pur ce seu) fait et sans autre déclaration, ils soient privés du pouvoir de prècher, de lire en publie ou d'enseigner et d'interpréter, ainsi que de toute voix nctive ou passive dans toute élection ; ils seront donc ipso facto, et sans autre déclaration, frappés à perpétuité d'incapacité pour prôcher, lire en public, enseigner et interpre ter, et ils ne pourront être nbsous ou dispensés de ces peines que par Nous-mémes où par Nos successeurs, ot Nous

entendons les soumettre encore aux autres peines que

Nous ou les pontifes romains, Nos successeurs pourront leur infliger, comme Nous les y soumettons par les pré-

* sentes, renouvelant ies Constitutions ou ‘!°orots ci-dessus

rappelés de Paul V et de Grégoire XV.

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