‹ Manuel de l'Immaculée Conception [microforme]Chapitre 9 sur 67 · VII · texte numérisé non relu

VII

N'oublions pas de dire que Sixte IV a aussi approuvé un office dans lequel se trouvent, entre

aut’es, Ces paroles en honneur du mystère que

nous célébrons : Vous êtes toute belle, ô Marie, etla tache originelle n’est pas en vous : Z0ta puichra Maria, et macula originalis non est in le (1) ; ?” et accordé de nombreuses indulgerces à ceux qui le réciteraient.

À la suite de ces papes, nous voyons Léon X, non-seulement confirmer l’approbation donnée à l'office dont uous venons de parler, mais en permettre, même dans le temps d’un interdit, la célébration solennelle le jour de la fête et pendant toute l’octave (2) ; nous voyons Pie V, le grand régulateur de l'office pre dans les temps modernes, ce saint pontife dont nous avons déjà parlé, placer la fête de la Conception de Marie absolument sur le même rang que sa Nativité, et commander de la célébrer de la même manière et par les mêmes paroles, indiquant assez par cette assimilation que toutes les deux étaient év2lernent pures...

Nous venons de citer un office en l’hocuiour 06 lPImmaculée Conception. Il est bon de remarquer que la plupart des communautés religieuses qui professaient un culte special envers ce glorieux mystère avaient un A propre à cet eflet. Ainsi

* tt4l, pour ne citer que quelques exemples, de Frénintrés, des Célestins et des Trinitaires.

(1) Ti TI Vesp. at. ad secundum Ps.

. (2) Apud Velasquez.

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3} y 2 aussi un office qui fut composé par Jean de Ségovie, théologien de Salamanque, et que Fleury nous apprend (1) avoir été désigné par le concile de Bâle, comme devant servir pour célébrer la fête de l’Immaculée Conception. Quant à l'office que nous venons de voir approuvé par les papes Sixte IV et Léon X, il avait pour auteurs deux religieux de l’ordre de saint François, Léonard de Nogarellis, et Bernardin de Bustis (2) ; nous lisons dans cet office l’invilatoire suivant : ‘ que l’Immaculée Conception de la vierge Marie soit l’objet de notre culte, adorons Jésus-Christ qui l’a préservée : Immaculatam Conceptionem virginis Mariæ celebremus ; Christum ejus Salvatorem adoremus Dominum. ”

Mais cet office fut abandonné, quelque temps après, par l’Église romaine, non qu'il y eût quelque chose à redire, mais parce qu’elle jugea plus à propos de se servir de l’office de la Nativité de la très-sainte Vierge. Il n’était resté de l’office qu’approuva Sixte IV que l’oraison ou la collecte

ue le cardinal Quignonez, autrefois religieux ranciscain, avait cru devoir insérer dans son bréviaire, qui parut en 1535 avec l’approbation du pape Paul TI (3. C’est ce qui fut encore réformé dans la suite par saint Pie V, qui, en même temps

(1) Hist. Ecclés. liv. CVIII, n. 85.

(2) Zbid., liv. CXIV, n. 83, D. Guéranger loue cet office dans son An. liturg., t.1, 1841, p. 376. pa

(y Voysur ce bréviaire, D. Guéranger, Znsi. lüurg., t.1, [840, p. 373 et suiv.

qu’il travaillait à établir l’unité liturgique dans toute l’Eglise, changea les leçons de office dont nous parlons, et par Clément VIII, qui, dailleurs, angmenta la solennité de la fête en rendant son office double majeur. Ajoutons que Clément IX y joignit une octave et qu’Innocent XII et Clé. ment XI, son successeur, étendirent à toute l’E. glise l’obligation de la célébrer avec octave.

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