PAPIER
Le papier destiné à l'impression n'est généralement pas collé. Dans cet état, il est plus blanc,, plus doux , se trempe plus également , et se prête
NOTIONS GÉNÉRALES. 33
mieux à l'opération du satinage. Il existe une quantité considérable de formats de papiers. Les plus usités dans l'Imprimerie sont les suivans : Tellière , Couronne , Écu , Carré , Cavalier , Grand-Raisin , Jésus, Colombier, Grand- Aigle, Grand-Monde.
La Coquille, l'Écuet la Couronne sont employés pour circulaires et autres petits ouvrages. La qualité du papier concourt à une belle impression. Il doit être d'une pâte pure, bien broyée et également étendue dans la feuille ; sans nuage , sans ombre , «ans nœuds, sans plis ni rides, sans paille ni rouille , sans gravier, poussière ni abreuvoir, sans goutte d'eau ni taches de colle ou autres.
La connaissance des papiers est indispensable à l'imprimeur. Il doit savoir les qualifier sous le rapport de leur formât , et les apprécier au tact et à la vue. Les principales qualités d'un papier sont celles qui constituent sa régularité.
On peut étâblir ensuite deux distinctions principales dans le même format ,' savoir : le papier vergé et le papier vélin. Les vergeures sont de petits linéamens horizontaux et trè3 rapprochés , dont V empreinte est opérée sur les feuilles par les fils de laiton qui composent le tissu des formes sur lesquelles la pâte s'étend et se fige à la fabrication. Les papiers vergés ont une autre marque distinctive, ce sont des lignes parallèles entre elles et perpendiculaires aux vergeures , qu'on appelle pontuseaux. Les pontuseaux sont également distans dans une même feuille; mais cet intervalle, qui n'est déterminé par aucun motif d'utilité, est entièrement arbitraire.
Le papier vélin ne porte ni vergeures ni pon-
tuseaux. Le tissu de la forme qui sert à sa fabrication est plus fin et plus serré. Ce papier est toujours fabriqué avec 4 es soins particuliers. Le premier livre imprimé avec cette sorte de papier est le- Virgile de Baskerville, 1757, in- 4 e -
Le papier est enveloppé par rames. La rame contient 5oo feuilles, et est divisée en aoanains. Le papier fin se compte quelquefois par 5o cahiers de 10 feuilles. Larame de Hollanden'a que 480 feuilles; lçs mains sont de 24 et * es cahî ers de 12 ; les main»* de corde de dessus et de dessous contiennent les feuilles défectueuses de la rame.
Plusieurs fabricans ont l'habitude de laisser les feuilles ouvertes, et d'en former des paquets de mille , afin d'éviter le pli du milieu qui disparaît difficilement sans laisser des rides, malgré la trempe» et qui porte sur l'impression dans certains formats , tels que l'in-ia et Yin-plano. Mais -cette méthode rend impraticable la vérification du nombre de feuilles , et peut exposer à opérer des tirages incomplets. Il vaudrait mieux que les fabricans eussent le soin , en tenant les feuilles ouvertes , de séparer chaque main par une marque. »
V oici un tarif des dimensions et poids que doivent avoir les papiers de France ; nous l'empruntons à l'excellent ouvrage de M. Brun.
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