‹ Manuel de l'imprimeurChapitre 3 sur 74 · DE L'ORIGINE DE L IMPRIMERIE · texte numérisé non relu

DE L'ORIGINE DE L IMPRIMERIE

I Les Toiles du mystère enveloppent l'origine d'un s \: art qui , en assurant les progrès des lumières, les ' | empêche de rétrograder , et préserve les lettres et lés sciences de ces grandes catastrophes qui ont jeté' sur l'antiquité un voile impénétrable , telles que l'incendie des bibliothèques d'Alexandrie et de | Constantinople. L'Imprimerie conserve le souvenir : I de toutes les autres découvertes , transmet à la > postérité, les travaux du génie et les exploits des ) conquérans ; cet art seul put dissiper les ténèbres ■ de l'ignorance , faire disparaître les superstitions dés siècles barbares , et répandre au loin le nom de l'Éternel.

| JLes gravures grossières dont les Chinois et les

A CIIArtTRE 1.

Japonais se sont servis trois cents ans avant la naissance de J.-C. , ne peuvent être mises sur la même ligne que la gravure sur bois , qui , en i44° > a fait donner à Jean Gensfleisch surnommé Guttenberg , de Mayence , le titre d'Inventeur de l'Imprimerie. Cet artiste s'associa Jean Fust et Pierre Schœffer, qui, en i45o, imaginèrent des planches de bois grave'es en relief, sur lesquelles >les caractères se trouvaient disposés comme dans les langues orientales ; et ils imprimèrent sur ces planches , à l'aide d'une presse dont l'invention fait honneur à leur génie créateur, des feuilles de papier légèrement humectées. Les premiers livres qui sortirent de cette presse furent un Doriat et le Caiholicon Johannis Januensis. Schœffer imagina enfin de tailler des poinçons , frappa des matrices , fabriqua des moules, et fondit des lettres dont il composa des lignes. Le premier ouvrage imprimé à l'aide de caractères mobiles , fut une Bible latine. Cette Bible ne porte point de date ; elle imite les plus belles écritures du temps : c'est un véritable chefd'œuvre typographique. L'hôtel Zumjungen, où Guttenberg, Fust et Schœffer avaient fixé leur demeure , fut appelé depuis Imprimerie.

En 1462, la ville de Mayence, livrée aux horréurs de la guerre , ne trouva point dans Adolphe , comte de Nassau, un vainqueur aussi généreux que Détnétrius, qui épargna l'ancienne ville de Rhodes dans la crainte de détruire l'atelier de Protogène. Mayence fut pillée , et elle perdit son plus beau titre de gloire par lé départ de ses imprimeurs, qui se disséminèrent en Europe. Fust arriva le premier à Paris , et y vendit à des prix

DE L ORIGINE 1>£ x/f MPRIMKH1E. .»

difliérens plusieurs exemplaires d'une Bible qu'il avait imprimée avec Schœffer : les acquéreurs ayant reconnu leur exacte conformité, l'accusèrent de mauvaise foi. On fut surtout étonne du grand nombre d'exemplaires qu'il en* possédait , et on alla même jusqu'à regarder ses livres comme une oeuvre de sorcellerie.

On fit des recherches dans la maison que Fust habitait ; on y trouva une certaine quantité de ces livres : les ornemens en encre rouge qui décoraient plusieurs pages passèrent pour avoir été tracés avec son sang. Il fut mis en prison , et convaincu de magie. Mais Louis xi ordonna qu'on lui rendît la liberté , sous la condition qu'il ferait connaître les moyens qu'il avait employés pour multiplier ainsi les copies d'un même livre 5 ; et la généreuse intervention de ce prince dans un procès que l'ignorance superstitieuse de ce tejnps avait suscité , fit jouir la France des bienfaits de l'Imprimerie. Ici commence la protection que nos rois ont toujours accordée à l'exercice de l'Imprimerie , protection qu'ils signalèrent plus tard avec tant de constance et d'éclat. Fust mourut à Paris en 1466; on croit qu'il fut victime de la peste qui désola cette ville dans la même année. Guttenberg mourut a Mayence en 1468 : on voyait encore son épitaphe dans l'église des Cordeliers de cette ville, en 1640. On ignore dans quelle contrée Schœfler termina sa carrière.

Telle est la relation de l'origine de cet art, qui a été adoptée par la plupart- des historiens et des bibliographes qui ont écrit sur cette matière. 11 résulte néanmoins des contradictions des érudils •ur ce point , une incertitude qui porte à la fois sur

4 CHAPITRB I.

■ Fauteur , sur le Jieu , et sur Tannée de cette découverte. 1

Plusieurs villes se disputent l'honneur d'avoir été le berceau de l'Imprimerie. Les Hollandais attribuent l'invention de cet art à Laurent Coster, de Harlem. [Ployez Meerman, Origines lypographicœ.) De quelque manière que cette opinion soit soutenue , comme on ne connaît aucune production typographique de ce Coster, elle ne paraît pas probable, et n'est adoptée qu'en «Hollande.

Comme les habitans de Harlem parlent beau-^ coup du Spéculum Sahitis imprimé dans leur ville en hollandais , et qu'ils célèbrent encore une fête séculaire en l'honneur de la prétendue découverte de Coster, nous rapporterons ici la relation écrite en sa faveur par Adrien Junius dans son Batavia, publiée après sa mort , qui arriva à Leyde , plus d'un siècle après l'époque à laquelle on rapporte l'invention de cet art. « H y a environ cent vingthuit ans , dit Junius , que Laurent surnommé Coster, sacristain de la ville de Harlem, se promenant dans les bois qui avoisinent cette cité, s'amusa à former des lettres avec des morceaux de l'écorce du hêtre ; il s'en servit pour imprimer sur du papier quelques vers et de courtes phrases pour l'instruction de ses petits-fils. Aidé de son gendre , il inventa une encre plus visqueuse et plus tenace que l'encre ordinaire, avec laquelle il imprima en langue flamande le Spéculum nostrœ Salutis , ouvragé composé de lettres et d'images. Coster abandonna bientôt les caractères en bois , et adopta ceux de métal ; les premiers furent de plomb ; il y en substitua d'étain , ce métal étant plus dur que le

de l'origine dk l 'im PR IMEHIE .

plorab : quelques gobelets fabriqués avec ces caractères mis à la réforme , se voient encore dans la maison de ses descendant

« Coster forma des ouvriers ; l'un d'eux nommé J. Fust , qui avait été initié aux secrets de l'Imprimerie après avoir prêté serment de n'en rien révéler, profita du moment où son maître se trouvait à la messe de minuit , pour s'enfuir en emportant les ustensiles nécessaires à l'Imprimerie. Il habita successivement Amsterdam , Cologne et Mayénce. Il publia dans cette • dernière ville , en i44 2 ' avec l es caractères qu'il avait dérobés à Harlem , le Doctrinale Alexandri Galli et le Trac ta tu s Pétri HispanL »

Aucun écrivain du quinzième siècle n'a confirmé ces faits; le célèbre Érasme n'en parle pas : il était né à Rotterdam en 1467» et certes il n'eût point passé sous silence un événement qui devait répandre un si grand lustre sur son pays.

On place encore au rang des inventeurs de l'Imprimerie J, Méntel , de Strasbourg , qui publia une Bible en 1466* Les babitans de cette ville appuient leurs prétentions sur des lettres de noblesse qui lui furent envoyées par l'empereur Frédéric ut. Il est vrai que Mentel fut le premier imprimeur qui s'établit à Strasbourg, et un des premiers qui exercèrent cet art hors de May ence. 1 Ce titre d'illustration fut brigué par d'autres villes, mais avec trop peu de fondement pour qu'on doive les citer ici. Quelques Anglais ont aussi réclamé pour leur patrie la priorité de cette invention. L'art de l'Imprimerie a atteint une telle perfection , qu'il comprend au jourd'hui huit pu dix espèces de

fabrication , et Ton ne peut raisonnablement supposer qu'une seule , ou même deux personnes , aient réuni assez de connaissances en mécanique et en chimie pour découvrir toutes les branches qui s'y rattachent. De là , sans doute , les prétentions fondées des artistes dont les noms nous ont été transmis comme ceux des premiers inventeurs de cet art* L'idée mère doit être due au génie d'un seul homme , mais d'autres artistes ont pu faire faire de tels progrès à la découverte , que les perfectionnemens ont fait oublier l'œuvre.

Le premier ouvrage où se trouve dévoilé le * secret àe l'Imprimerie est le Psalmorum Codex , in-folio , dans lequel . on lit' : jldinventione urti— Jiciosd imprimendi ac characterizandi, absque ulla

calami exaratione, sic effigiatus per Johannem

Fust , civem Maguntinum, et Petrum Scliœffer de Gernsheim. A. D. 1457.

En résumé, l'invention de l'Imprimerie n'est pas aussi moderne qu'on le croit communément. On peut diviser les progrès de cet art en trois époques distinctes : durant la première , il consista à tirer des empreintes avec des cachets ou des sceaux et divers emblèmes taillés dans le bois. L'origine de cette découverte se perd dans la nuit des temps. A la Chine, l'impression tabellaire est en usage depuis plus de seize cents ans ; les Grecs et les Romains connaissaient les sigles ou types mobiles;. et les, livres d'images qui parurent au commencement du quinzième siècle , servirent de modèles aux essais tentés par Jeap Gensfleisch surnommé Guttenberg. La seconde époque nous fait connaître les travaux de cet artiste : les planches

DE L OKICIUE DE L 'iMIKIME AIE . .r

qu'il employait étant sujettes à se déjeter , cet homipe industrieux , aide' de l'orfèvre Fust , qu'il s'associa â cet effet, imagina de Ips clicher en métal; mais il fallait autant de planches qu'il y avait de pages à imprimer. Ce moyen lent et pénible leur suggéra l'idée de sculpter les lettres sur des tiges mobiles , et comme ils ne pouvaient donner à ces tiges une parfaite égalité de corps et de hauteur, ils ne purent y parvenir que par des moyens irréguliers ; ce fut Schœffer , un des ouvriers de Fust, qui trouva celui de les fondre dans des moules ou matrices, et par cette ingénieuse conception, mit le sceau à cette découverte sublime , et donna enfin la vie à l'art typographique. Fust récompensa les soins et l'habileté de son ouvrier en lui accordant la main de sa fille unique.

Ille sagax animi prœclara toreumata Jinxil Quœ sanxit matris nomine posteritas.

El primus vocumfundebat in œre figuras , Innumeris cogi quœ poiuere modis.

Tr Y thème.

Comine toutes les découvertes importantes, l'art Je rjinprimerie trouva aussi ses détracteurs. Plusieurs magistrats s'opposèrent à l'introduction de l'Imprimerie en Angleterre. Cet art avait été importé à Londres par William Caxton^ mercier, en 1 471. Lors de l'établissement d'une imprimerie à JVorwich , une pétition signée de tous les bahitans de cette cité fut envoyée à ]a magistrature contre une innovation qui paraissait inutile et dangereuse. (f^oyez Palmer, Uiatory <*f Prinling.)

Rome , Venise , Milan , virent bientôt des imprimeries s'établir dans leur sein. Les éditions hollandaises ont eu dans le seizième et dans le dix-septième siècle une célébrité méritée, Jean de Westphalie fut le premier imprimeur qui exerça dans les Pays-Bas. Il se fixa à Louvain en i474> et plus tard les Blaeu et les Elzeviers illustrèrent l'imprimerie hollandaise.

L'Imprimerie fut importée en Espagne en 147 1 - La première presse fut établie à Valence. Ce n'est que plus de cent ans après son invention , que riraprimerie fut introduite en Russie. Peu de temps après la découverte du Nouveau-Monde , des presses européennes furent transportées dans l'Amérique méridionale.

En 1471 , le gothique fut introduit par les imprimeurs de Strasbourg. En i474> quelques livres avaient déjà été imprimés plusieurs fois. Ces im- pressions sont d'un caractère semblable à l'écriture de ce temps-là.

C'est vers l'an 1480 que les juifs d'Italie imprimèrent à Soncino les premiers ouvrages en langue et caractères hébraïques. En i5oi, Manuce inventa l'italique ou le cursif , qui fut bientôt abandonné. L'usage de ce caractère a été introduit en France par Simon de Colines. Les premières impressions des auteurs grecs se firent en Italie ; Aide Manuce commença par YAristote> 4 volumes in-folio.

Nous arrivons à une époque où les perfectionnemens introduits dans l'art typographique ne se rapportent plus qu'à l'exécution mécanique. Avant d'examiner ces améliorations , nous croyons utile d'indiquer aux lecteurs les signes particuliers

db l'origine de l 'imprimerie, g

auxquels ils peuvent reconnaître les éditions thi quinzième siècle , imprimées sans dates.

i°. L'absence de titre sur une feuille séparée.

Ce n'est qu'en 1476 ou 1480 qu'on commença à imprimer les titres des livres sur des feuilles séparées : les titres des chapitres se virent pour la première fois dans les Epi très de Cicéron , imprimées en 1470.

2°. L'absence 4c lettres capitales au commencement des divisions.

Dans les premières Années qui suivirent la découverte de la Typographie, les imprimeurs avaient l'habitude de laisser des espaces en blanc au commencement des livres et des chapitres , espaces que les acquéreurs faisaient ensuite remplir par des enlumineurs qui plaçaient dans ces blancs les lettres initiales, accompagnées de quelques miniatures, d'ornemens en ôr, ou de couleurs bariolées.

3°. Le petit nombre des ces divisions.

4°. L'absence des virgules et des. points et vii*gules. »

Cette absence était due à l'exactitude avec laquelle les premiers imprimeurs imitaient les manuscrits.

5°. L'inégalité et l'épaisseur des types.

Quoique ce défaut puisse être reproché à quelques éditions du quinzième siècle , il en est pourtant qui ne le cèdent sous ce rapport à aucune édition moderne. *

6°. La solidité et l'épaisseur du papier.

Voilà encore une conséquence de l'exactitude scru>puleuse que l'on apportait à imiter les manuscrits;

lO CHAPITRE I.

les fabricans de papier cherchaient à lui donner une ressemblance parfaite 'avec le vélin.

7 0 . Le grand nombre d'abréviations.

Le * est employé communément pour et; neq 9 et quib 3 pour neque et quitus ; cparone pour comparatione ; on voit souvent la lettre q avec une queue barrée, comme q; ainsi figurée, cette lettre était l'abréviation de quam, quod, etc.

8°. L'absence d'indication du nom de l'imprimeur, du lieu de sa résidence , et de la date de l'année pendant laquelle le livre avait été imprimé.

9 0 . L'absence de toute signature et réclame* On appelle signatures les lettres de l'alphabet placées au bas du recto des feuilles pour distinguer leur ordre. Lorsque l'alphabet est épuisé , on commence une nouvelle série ainsi marquée A a , au lieu d'un seul A; quand cette seconde série est employée , on passe â une troisième A a a , et ainsi de suite. Pour désigner encore plus correctement l'ordre de chaque feuille , les imprimeurs ajoutent à la lettre initiale quelques chiffres aux troisième , cinquième et septième pages; le riombre de ces signes , qui ne doit point dépasser la première moitié de la feuille, indique le format de l'édition. Ainsi : A a à la troisième page, A 3 à la cinquième, et A4 à la septième, indiquent t'in-8. Dans l'in-ia, A 5 se -place à la neuvième page', A 6 à la onzième, etc.

Quoiqu'il y ait plusieurs manières d'indiquer les signatures, on remplace généralement aujourd'hui les lettres par des chiffres arabes , qui suffisent pour guider le brocheur dans le pliage des feuilles.

JïE L 'ORIGINE »R l/lMFRIHERIR. | f

M. de Marolles attribue l'invention des signatures à Jean de Cologne , qui imprimait à Venise en 1^74 ; l'abbé Rives en fait honneur à Jean Koelhof, imprimeur de Cologne, contemporain du précédent , et dont nous avons un livre date de 1473. Cet ouvrage est intitulé (selon Lair , car Rives s'est contenté de le citer) : Joannis JVjrder preceptorium divine legis , in-folio; avec la suscription suivante : Impressum colonie per magistrum Joannem Koelof de Lubech , anno dhi MCCGCLXXII. Dans la notice qu'il a donnée de cet ouvrage , Lair fait cette remarque : Folia signantur ah a ad mmiijj , iterato alphabetico progressu* Santander confirme ce qu'en avait dit Lair; il ajoute que cet ouvrage est d'autant plus remarquable, qu'il est le premier qui soit sorti des presses de Koelhof. Cette suscription est suivie de vingt-huit feuilles sans signatures , formant la table des matières par ordre alphabétique.

Les réclames' ( litterœ reclamantes od custodes ) sont les mots placés , dans l'origine , au coin droit de la ligne de blanc qui termine chaque page d'une feuille ; ce sont toujours les mêmes que ceux par lesquels commence la page suivante; ils préviennent les erreurs que pourrait commettre le relieur dans l'arrangement des feuilles, hek réclames se trouvent dans les manuscrits du onzième siècle ; le premier imprimeur qui en fit usage, est Vindelin de Spire , a Venise. On a renoncé à s'en servir dans la typographie moderne. On donne maintenant ce nom à l'indication faite, soit par le correcteur, soit par le compositeur, sur la copie d'un ouvrage, de l'endroit où finit une feuille lorsqu'elle

IVL CHAPITRE I.

est mise en pages. On appelle aussi feuillet de- réclame un feuillet de copie qui appartient à deux feuilles.

Les premiers ouvrages d'imprimerie avaient fort peu de fautes, quoiqu'ils n'eussent pas tout l'agrément de l'art ; on ne mettait point d'errata à ces premières impressions ; on corrigeait les fautes avec la plume. On en voit la preuve dans les éditions d'Ulric Géring : où l'imprimerie a manque, la plume a suppléé. L' errata qu'on peut citer comme un des premiers qui aient été imprimés , se trouve au Juvénal avec les notes de Mérula , imprimé à Venise par Gabriel Pierre, en 1478. H est de deux pages. 4

Beaucoup d'imprimeurs de nos jours ne font point A' errata , souvent dans la crainte d'en faire un trop considérable. Cependant les anciens maîtres ne négligeaient rien pour assurer la correction des livres qui sortaient de leurs presses.

Robert Étienne exposait ses épreuves à la porte de son imprimerie , qui était établie près de plusieurs collèges , et il donnait une récompense d'un sou à chaque écolier qui , en passant, y découvrait une faute.

On a exr Espagne une police pour la correction de certains livres. En 1649 > ^ e ro * 4 e ^ rance fit dés plaintes de l'imprimerie de Paris , disant « qu'elle s'était beaucoup relâchée de son ancienne splendeur, que ce n'était plus comme au siècle passé où des «plus grands et des plus savans personnages tenaient à grand honneur de servir le public dans cette occupation ». Et par l'article a5 du règlement, il est enjoint aux libraires de prendre des

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