DE LA PRESSE EX BOIS
4a platine. La quatrième pièce horizontale/, appelée le sommier d'en bas , est pl&cée entre les jumelles poar soutenir le train : ce sommier supporte Tefibrt de la presse en dessous , comme celui d'en haut le supporte en dessus ; l'un cède en dessus , et l'autre reste immobile au moment où la pression s'opère. L'arbre gg est une pièce en fer, droite, terminée dans sa partie inférieure par une pointe d'acier, et munie dans sa partie supérieure d'une Vis qui entre ^'environ quatre pouces dans l'écrou du sommier d'en haut : c'est dans l'oeil de cet arbre qu'est fixe le barreau ou manche h qui sert à foire mouvoir la presse. La platine £, on surface qui agit sur le papier pour produire l'impression, est suspendue à la pointe de l'arbre par le moyen de branches perpendiculaires en fer i qui passent au travers des tablettes e e y par lesquelles elles sont maintenues et dirigées , et sont adhérentes à la partie supérieure de l'arbre par ira collier en fër qui l'entoure. La partie inférieure de l'arbre passe à travers les tablettes, et son extrémité où pointe repose sur la platine , où elle est reçue dans une grenouille fixée dans une pièce carrée de fer qui reçoit l'huile , laquelle pièce est attachée à un morceau de fer placé en dessus de la platine. L'imprimeur, en tirant le barreau h , fixé dans l'œil de l'arbre g par une vis et un écrou en fer, fait tourner l'arbre, et par le moyen de la vis fait descendre la platine sur la forme de caractères , qui est couverte du papier, du tympan et de ses blanchets , toutes ces parties se trouvant amenées sous la platine par Keffet d'un train , lorsque la pression doit être opérée.
Le train / 1 , qui est l'autre partie principale de 1»
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presse, est adapté de manière a rouler dans l'espace libre entre les jumelles sous la platine ; il est supporté sur les bandes n qui font partie d'un châssis de bois horizontal, dont la pièée antérieure est soutenue par un appui en bois m appelé potence , tandis que l'autre partie repose sur le sommier d'en bas. Sur les bandes longitudinales n sont clouées deux longues bandes de fer, et sous le corps du train, appelé coffre, sont pareillement clouées de courtes pièces de cuivre ou d'acier nommées crampons y qui glissent sur les bandes de fer lorsque le coffre avance ou recule.
Au-dessous du coffre' est placé un petit fuseau appelé la broche , avec une large roue fixée dans son milieu, autour de laquelle sont attachées et tournent de fortes cordes , dont les extrémités opposées sont clouées à chaque bout de la bande l du train. A l'extrémité de la broche est fixé le manche ou la manivelle, qui, sous la main de l'imprimeur, fait tourner la broche : au moyen de la roue et des cordes, l'ouvrier imprime au train le mouvement qu'il désire lui donner.
Le train de la presse se compose d'une table très forte en bois, surmontée d'un châssis carré aussi en bois qui forme le coffre destiné à recevoir le marbre ou pierre polie sur laquelle se placent les formes mises sous presse.
o , la manivelle servant à rouler et à dérouler le train; p, Y encrier; q\ lia servante destinée à soutenir la frisquette.
Sur la partie antérieure de la table est un chevalet r dont l'office est de soutenir le grand tympan sur ses charnières , lorsqu'on le relève de dessus la
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forme. On nomme grand tympan s une espèce de châssis de bois carré que l'on garnit de toile fine ou de soie. Ce châssis est formé dé trois bandes de bois très légères , et d'une bande de fer encore plus mince appelée bande de tête. Le petit tympan est un cadre composé de quatre barres minces en fer, et d'une dimension plus petite que le grand tympan , pour qu'il puisse y être placé facilement. Ce petit tympan est recouvert en parchemin. Le grand tympan est attaché au coffre par des charnières en fer. Entre les deux tympans sont placés deux ou trois blanchets destinés a rendre plus égale la pression de la platine sur les caractères, et à empêcher en même temps que les lettres ne soient écrasées par l'effort de la presse. Le petit tympan sert à maintenir les blanchets. La frisquette t est un châssis carré de fer , extrêmement mince , couvert aussi en papier ou en parchemin, et attaché à la bande supérieure du grand tympan par des charnières ; il se replie sur le tympan pour maintenir la feuille de papier. Le parchemin ou le papier dont est couvert la frisquette est découpe suivant les divers formats, et de telle sorte que la feuille se trouvant placée entre le tympan et la frisquette , et ces deux derniers repliés sur la forme, la feuille reçoive l'empreinte de toutes les pages, qui auparavant ont été couvertes d'encre, sans que les marges en soient aucunement marquées. Le tympan et la frisquette, repliés sur la forme, y demeurent couchés à plat,- et le train est amené avec eux sous la presse ; mais quand feuille de papier doit être enlevée , le tympan est replacé sur ses charnières , et resté , comme il cat
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représenté sur la figure , dans une position inclinée en arrière , contre le chevalet fixé à la partie antérieure du train , et dont nous avons parlé plus haut. De son côté la frisquette est relevée sur ses charnières , et s'appuie sur un morceau de bois q pendant qu'elle reste ouverte , pour qu'on puisse retirer de dessus le tympan la feuille imprimée et la remplacer par une feuille blanche.
Pour régler la marge , et faire en sorte que les lignes et les pages tombent parfaitement les unes sur les -autres des deux côtés de la feuille , ce qui s'appelle faire le registre , deux pointures en fer sont fixées au milieu des bandes de bois du grand tympan : ces pointures fônt deux trous dans la feuille. Ces trous sont placés sur les mêmes pointures, lorsque la feuille est retournée pour recevoir l'impression de l'autre côté , ce qu'on appelle Petiration; les pointures sont ajustées de manière à faire correspondre exactement les deux tirages.
L'encre, lorsqu'on n'emploie pas le rouleau perfectionné, s'applique sur les formes au moyen de balles ou morceaux dô bois creusés en cône , et garnis d'un manche. La cavité est remplie de laine ou de crin, et recouverte d'une peau de mouton ou de chien clouée sur le bois. L'un des imprimeurs les prend une dans chaque main , les porte sur l'encrier pour les charger d'encre , et les agite l'une contre l'autre pour distribuer l'encre également; enfin il les promène sur la forme en frappant la surface de cette dernière plusieurs fois ; cette opération faite on imprime la feuille.
DB LA PRESSE STANHOPE. lig PRESSE STANHOPK.
Passons maintenant a la description de la presse Stanhope représentée dans la Planche ci-contre , fl°* i , s» et 3 y et Planche I , fig. a et 3 , à la f^n de ce Manuel. .
A A est un encadrement massif de fonte formé d'çne seule pièce , qui compose le corps de la presse, dans la partie supérieure dé laquelle est fixpa une >n à recevoir la vis b. Sa
pointe agit sur l'extrémité supérieure d'un glissoir <l , fixé dans une entaille en queue d'aronde formée entre les deux barres verticales e e du châssis. Ce glissoir soutient la platine DD , qui est attachée très solidement i son; extrémité inférieure, et la platine se trouvant parfaitement ajustée entre les guides ee, l'intervalle peut s'élever et tomber dans un plan parallèle à elle-même , lorsqu'on imprime à la vis b un mouvement de rotation. Le poids de la platine et du glissoir est contre-balancé par un contre-poids très fort E , placé derrière la presse , et suspendu à un levier F, appelé fourchette; ce contre-poids agit sur le glissoir pour le soulever, et le maintient constamment contre la pointe dç la vis.
Au point G de la figure n° a 9 sont deux pièces saillantes fondues d'un seul morceau avec le cadre principal pour soutenir le train lorsqu'il est mis en mouvement; à ces bandes £font attachées, au moyen die vis, les coulisses H, placées très exactement dâns un plan horizontal , afin que le train I puisse marcher dessus lorsqu'il est glissé sous la presse pour y recevoir la pression , ou qu'il est
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retiré en arrière pour que l'imprimeur puisse enlever la feuille tirée. Le train est mis en mouvement par la manivelle ou poignée K, au moyen d'une broche et de lanières de cuir, ou de cordes comme dans la presse en bois. Sur la broche ou essi<yi de la manivelle K, est fixée une roue L, autour de laquelle sont passées des bandelettes de cuir, dotit l'une s'étend jusqu'au bout du train pour le faire arriver, et les deux autres roulent autour de la roue dans un sens opposé pour ramener le train. Par ce moyen , »si la manivelle est tournée d'un côté, elle fait sortir la forme de dessous la platine , et , par un mouvement opposé , elle ramène la forme pour être tirée. Il y a pareillement une lanière d'arrêt^ qui de la roue descend à la pièce de bois M sur laquelle est placée la presse ; cette lanière est destinée à limiter le mouvement de la roue , et par conséquent le mouvement du train. Dans la plupart des presses, l'arrêt du train est opéré par la corde du rouleau. Le principal perfectionnement que le comte Stanhope ait introduit dans la presse , consiste dans la manière d'imprimer le mouvement à la vis b ; mouvement qui n'est point simplement donné par un barreau ou levier attaché à la vis, mais par un second levier. En effet, lavis b est pourvue d'un levier court g, fixé sur sa partie supérieure , et celui - ci est mis en communication par une barre de fer ou chaînon h avec un autre levier t encore plus court, qui est fixé sur l'extrémité supérieure d'un second fuseau /, et c'est à celui-ci qu'est attaché le barreau «a manche k.
Maintenant supposons que l'imprimeur tire ce